Je découvre ce film après avoir regardé la série, mais heureusement ce n'est pas gênant, les 2 se démarquant bien l'un de l'autre. En effet, ici on est dans du pur divertissement où le pitch de départ est propice à recréer des scènes classiques de films de western
(le saloon, les cartes, le bordel, les duels au pistolet, le serpent)
et d'oeuvres historiques
(les orgies de l'empire Romain, les duels à l'épée et les banquets du Moyen-Âge)
, sans pousser la réflexion au sujet des robots qui deviennent conscients. En revanche, le scénario montre progressivement le fonctionnement du parc
(le travail la nuit, comment rafistoler les robots, où sont situés les ateliers par rapport au parc)
et s'amuse avec les robots
(la vision infrarouge notamment, le serpent)
. D'un point de vue technique, la réalisation n'est pas extraordinaire mais les effets visuels kitsch ou bien la musique sont hilarants, l'ancienneté du film jouant un rôle comique tout à fait adapté à l'esprit de Westworld, à l'image de Yul Brynner délirant en robot
(les yeux, l'acide, la démarche, la fumée)
.
Enfin, parlons du film par rapport à la série. Première constatation, les hôtes sont les clients dans le film et les androïdes dans la série, les clients étant des invités dans le film alors que la série voit dans les androïdes des machines qui accueillent une personnalité. Sinon, je trouve que la série complète bien le film, en traitant plutôt les combines administratives, les jeux plus sophistiqués, la portée intellectuelle d'un tel pitch et les personnages. D'ailleurs, on peut voir les 2 protagonistes principaux comme étant Logan et William, alors que la patronne de bordel est Maeve et que Dolores est assimilable à Daphné, celle qui résiste à la drague.
Au final, ce film est à la fois l'occasion d'offrir une vision plus divertissante et amusante du sujet, tout en montrant le travail énorme d'adaptation fait par Jonathan Nolan et Lisa Joy sur la série pour bien se démarquer, en particulier en creusant énormément les personnages et la mythologie de cet univers.