J'adore Michael Crichton mais là on sent vraiment le premier film mal maîtrisé proche du ridicule nanar. Rien que l'introduction sous forme d'interview donne le ton sur la médiocrité qui va suivre, à se demander ce que le grand Yul Brynner fait là en robot tueur devenu incontrôlable. Peut-être qu'avec une qualité technique supérieure et des acteurs moins légers le scénario aurait pu faire de ce film un classique, mais un remake me paraît difficilement envisageable tant le sujet a été beaucoup mieux utilisé depuis.
Un excellent film d'anticipation culte de la part du célèbre auteur de Jurassic Park qui a crée la série Urgences. Avant les dinosaures de Jurrasic Park, il a eu les robots de WestWorld qui est le titre original. Un bon mélange de western et de science-fiction. Une magnifique reconstruction pour l'époque médiévale. L'époque romaine n'est pas assez développé pour le concept du parc d'attractions de Délos. Le robot cow-boy interprété par le légendaire Yul Brynner ( Ramsès II dans " les Dix Commandements") fut le "Terminator " de l'époque. Indestructible puisque il eut une suite Les Respacés du Futur où le légendaire acteur interprète tout le dernier rôle avant sa mort.
A son époque le film était une perle, mais il a mal vieilli. Le jeu des acteurs est bon, mais le rythme est lent. Cependant le film se laisse regarder et à voir en temps que précurseur de Terminator et de Jurassic Park (recyclage paartiel des thèmes de Mondwest par crichton lui-même).
L'écrivain Michael Crichton adapte ici pour la première fois l'un de ses romans au cinéma. L'idée de base est originale et stimulante. Le thème, plus classique, des créatures échappant au contrôle de leurs créateurs titille quand même la curiosité dans ce contexte. Mais les espoirs que l'on place dans le scénario sont un peu déçus. Le développement du thème et de l'action apparaît finalement limité, tout comme le portrait des personnages. La réalisation est laborieuse ; elle manque de relief et distille un rythme trop lent pour que l'histoire s'emballe vraiment. L'interprétation fade de Richard Benjamin et la musique parfois dissonante de Fred Karlin n'arrangent rien. Dommage de rester ainsi sur sa faim. On se console néanmoins avec quelques scènes surréalistes, notamment lorsque les personnages passent d'un univers à l'autre, à la fin : au cours d'une chasse à l'homme (un peu molle), deux "hommes de l'Ouest" pénètrent dans un jardin latin avant d'entrer dans un château médiéval... On s'amuse enfin de voir Yul Brynner dans un rôle étonnant de cow-boy-Terminator !
Film culte des années 70, « Mondwest » a aujourd'hui un peu vieilli. Eh oui, les effets spéciaux ont évolué, et les budgets avec... Il sera d'ailleurs très intéressant de voir à quoi ressemble l'adaptation télévisée à laquelle se consacre actuellement HBO pour observer ces changements. Toujours est-il que le plaisir a été là, que ce soit quant au contexte futuriste plutôt bien exploité, les décors malgré tout agréablement rendus et un récit plutôt original, voire assez excitant à plusieurs reprises. Il faut dire que Michael Crichton mène bien sa barque pour construire une histoire en deux parties bien distinctes, la première purement divertissante mais salutaire, et la seconde nettement plus portée sur l'action à travers cette course-poursuite agréablement rythmée, bien qu'un poil longuette sur la durée. On sera d'autant plus reconnaissant à Crichton de s'être limité à 85 minutes quand certains auraient continué pendant encore au moins une demi-heure. Peut-être un peu surfait donc, mais un spectacle néanmoins plaisant et souvent malin : appréciable.
Aux frontières du chef d'œuvre, Mondwest préfigure le Terminator de James Cameron et comporte les germes de Jurassic Park (un parc d'attraction qui se détraque est un thème que semble apprécier Michael Crichton). Le film a beau avoir quelques éléments datés ("le futur du passé" prend toujours de la bouteille avec les années...), les interrogations sur la limite entre le vrai et le faux, la déréalité qu'ils nous laissent sont toujours aussi pertinentes aujourd'hui. Ensuite, le final est un véritable sommet d'angoisse. Ne disant mot (ou presque), Yul Brinner est vraiment très impressionnant dans son rôle de robot détraqué.
Premier film réalisé par Michael Crichton, "Mondwest" nous présente un parc d'attractions futuriste qui propose aux visiteurs de se retrouver plongés dans diverses époques parmi des androïdes qu'ils peuvent tuer et avec qui ils peuvent coucher. Lancés dans une aventure dans l'Ouest des années 1880, deux amis vont devoir faire face à un androïde défaillant lancé à leur poursuite alors que le reste du parc s'effondre. Si le scénario du film n'est pas spécialement brillant, Crichton pose tout de même une problématique récurrente des films de science-fiction qui est la place du robot par rapport à l'humain. Ici, les hommes sont là pour s'amuser et vivre une époque qu'ils n'ont jamais connu et ne font pas attention à tout le travail de précision qui se cache derrière leur amusement. Intéressant et plutôt efficace dans son propos comme dans sa mise en scène, le film donne l'occasion à Yul Brynner de trouver un rôle assez dérangeant où le cow-boy qu'il était dans "Les Sept Mercenaires" devient une machine à tuer.
Dans un futur proche, une entreprise vous propose de partir en immersion au Far-West, au Moyen-Age, ou dans la Rome Antique, où les figurants sont des androïdes conçus pour interagir avec les visiteurs (dialogue, combats, sexe, etc.). Jusqu'au jour, où, évidemment, tout va déraper. On retrouve bien là du Michael Crichton tout craché, puisque celui signe est à la fois scénariste et réalisateur. Mais le bonhomme s'avère meilleur à l'écriture. "Westworld" disposant d'une mise en scène correcte, c'est plutôt au niveau des idées que le film est intéressant : hyper-complexité des machines et des systèmes rendant leur contrôle difficile, rapport homme/machine proche du rapport maître/esclave, immersion des hommes dans un univers où tout semble permis, etc. Le film n'amène pas ses propos jusqu'au bout, et sacrifie son dernier acte au profit de l'action (avec notamment un glacial Yul Brynner en pistolero expéditif !), mais se veut globalement divertissant. Au final, il s'agit donc d'un film de SF sympatoche, qui annonce "Jurassic Park".
Delos : un parc d'attraction reculé du monde et peuplés de robots perfectionnés où les clients fortunés peuvent réaliser tous leurs fantasmes. Nous sommes en 1983. Sur les conseils de son ami John Blane, client régulier du Delos, Peter Martin s'y rend aussi. Le duo endosse ensuite le costume de cow-boy pour un séjour à Mondwest, une reconstitution réaliste, parmi d'autres proposées, de la conquête de l'Ouest. Mais ils ignorent qu'en coulisse, Delos perd progressivement le contrôle de ces machines. Imaginé et réalisé par le talentueux Michael Crichton, ce film d'anticipation peu connu préfigure la vision cauchemardesque des supposées machines bienfaitrices pour l'Humanité qui se retournent contre leurs créateurs. Pire, celles-ci ne semblent obéir à aucune logique supérieure sauf à leur propre programmation. Le film a beaucoup vieilli en raison du progrès visuel et de la technologie mais l'histoire n'en demeure pas actuelle. Quelques trouvailles comme la vision pixelisée prouvent que Crichton connaissait les technologies et en maîtrisait les perspectives. Le rôle de Yul Brinner alias cow-boy-robot est magistrale.
Très bon film, avec une bonne ambiance de western. Bon concept (l'idée des robots). Je ne pensais pas du tout apprécier le film, cela ne me tentait pas. Mais contre toutes attentes, je me trompai ! Il est vraiment bien !
Avant-gardiste, innovant, visionnaire, la jaquette du DVD dit tout ces trucs et ne dit que des vérités, il a juste oublié de parler de Yul Brinner, qui joue son rôle plus qu'à la perfection, personne n'a pu jouer son rôle mieux que lui-même ou alors il faut s'en inspirer. Une trame originale pertinente, de très bons acteurs, et... tout le reste est excellent. Un chef d’œuvre magistrale.