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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mars 2009
Je m'avance encore prudemment dans la filmographie de ce jeune prodige: redoutant le pire à chaque fois....Allez savoir pourquoi! Ce film est exeptionnel! Avec des effets narratifs déjà vu et une intrigue des plus légères, nous avons une démonstration de cinema éclatante dans cette virée nocturne à Hong Kong ou realisation, lumière, décors forment une boule de poésie planante. Ce qui s'attende à un film pop corn avec de grosses fusillades seront déçu: des fusillades il n'y en a qu'une....mais quelle fusillade! On reconnait la patte de To immédiatement! C'est très bien mis en scène, une pression légère mais permanente, des séquences violente et poétique tout en gardant une image unique...Johnnie To signe un film à l'ambiance inimitable et s'impose véritablement comme l'un des réalisateurs les plus doués du moment sachant, comme des plus grands, accordé fond et forme sans perdre de vue le spectateur.
Alors voilà le fameux PTU. Pas de quoi se lever la nuit. Le film est un peu mou, presque chiant passé la moitié du film. Johnnie To et le gunfight de toute façon c'est du ralenti non stop : partisans des gunfights à la John Woo fuyez ! Il faut remarquer que les acteurs sont très bons, ce qui porte le film d'un bout à l'autre. Cela se laisse regarder, c'est un film poètique, mais la scène finale de gun fight au ralenti c'est vraiment de trop, on abuse du slow-mo pour un film qui n'en avait pas besoin car à trop vouloir faire de la "rêverie" on endort le spectateur. Alors 3 étoiles parce que la qualité visuelle est là ainsi que la présence des acteurs mais sinon ce film a été beaucoup trop surestimé et trop de gens on voulu suivre ce mouvement mainstream de glorification de "PTU"...
Je m'attendais vraiment à beaucoup de ce film, et il faut dire que la déception fut grande. Le film manque vraiment de profondeur et de rythme et n'a pas du tout réussi à me convaincre.
Mon Dieu ce film... Il est excellent, toute sa durée on est emporté, c'est un véritable chef-d'oeuvre, en plus l'histoire tient sur un ticket de métro mais il est vraiment génial. ça se passe en une nuit, pas d'avancement de temps, ça se passe en un trait. Mais ce film: c'est une pur bombe!
To toujours aussi grand, réussissant à faire passer des émotions juste en filmant, de nuit, l'îlotage d'une patrouille spéciale de la Police. Pas d'action à outrance, un film-roman qui surfe sur la lumière et l'ambiance irréprochables.
L'enchènement des actes isolés provoque un effet boule de neige de la monté de la violence dans ce film traitant le sujet de façon intimiste assez surprenant et déconcertant mais diablement efficace.
Johnie To est aujourd'hui l'un des metteurs en scène Asiatiques bénéficiant d'une des plus hautes cotes de popularité auprès des cinéphiles sinophiles, quelquefois à raison, mais finalement souvent à tort. "PTU" sorti en France en 2005 (si je ne m'abuse) fait partie du lot quantitativement important des productions-réalisations de cet homme apparemment obsédé par l'argent que sont à chaque fois susceptibles de rapporter ses blockbusters Orientaux. Le danger lorsque l'on vous sert une telle soupe, c'est que votre appréciation finale dépendra fortement de votre humeur. N'étant ce soir pas particulièrement coopératif pour être réceptif à un film relativement lourd et conventionnel, je ne suis jamais réussi à rentrer dans un long-métrage somme toute assez représentatif d'un anti-cinéma se développant à vitesse grand V à l'échelle mondiale. Au risque de paraître pédant, j'avoue rejeter de façon assez primaire tous ces rabâchages et autres melting-pot devenant souvent ersatz de films de genre déjà vus et revus cent cinquante mille fois. To ne s'est ici pas particulièrement troué (moins que dans "Breaking News" par exemple) mais il ne fait que nous resservir un produit aseptisé sans originalité. L'aspect nocturne a été traité à de multiples reprises, le scénario est bidon, les personnages inintéressants et caricaturaux au possible, les vilains-méchants-pas-beaux sont en carton, la lumière est moche, les acteurs mauvais, la photographie et la musique d'un autre temps, l'humour souvent gras et grotesque, le montage sans prise de risque, les passages sans dialogues inutilement étirés... Vous voulez que je vous fasse une liste, on en a pour des heures ! Je veux bien admettre que To a du métier pour réaliser vite et pas moins bien qu'un autre ou qu'il sait parfois tenir un suspense mais bon dieu pourquoi s'excite-t-on devant un banal produit commercial, absolument pas représentatif d'un style personnel ou d'une prise de position quelconque sur le fond comme sur la forme ?
Un art consommé pour faire enchaîner les registres de la tension, de la violence avec ceux de la démystification, de la comédie dans les mêmes scènes. Il y a vraiment un apparentement entre la manière des films asiatiques de mettre en scène la violence en la stylisant, en la théâtralisant à l'absurde et celle des meilleurs westerns spaghetti (avec le même étirement...). Remarque d'homme : la camaraderie combinarde masculine est représentée en bute à l'esprit légaliste, réglementaire des collègues ou supérieurs féminins. C'est le premier polar de Hong Kong que je vois et c'est vraiment bien.
Atmosphérique, envoûtant, sublime... Un jeu d'échec à échelle humaine, imprévisible, glaçant et remarquablement bien pensé. Une ballade unique, portée très haut par le style du grand Johnnie To. Brillant.
Les qui pro quo et la chasse à l’homme dans les rues désertes d’Hong Kong font de «P.T.U.» (Hong Kong, 2003) de Johnnie To un simili de film fantôme dans lequel s’affrontent les figures du cinéma de To. Police contre gang, To résume les deux pôles de son cinéma en une même entité, comme un seul corps de violence qui s’affronte face à face. Cette opposition fraternelle renvoie le film à une des plus grandes inspirations de To (cf. «Fong juk») : le western. Mu par une cadence moins affolé que dans «Chuen jik sat sau», «P.T.U.» respire selon un souffle quiet mais non moins inquiétant. La lourde nuit du film nappe les actions et enfouit la violence dans sa noirceur. Or l’obscurité ne vaut pas pour elle-même. A contrario de «Hak se wui» où les corps-ombres sont des entités indépendantes, les nébuleuses étendues de «P.T.U.» ne servent que les éclairages des lampadaires. Sous chacun des halos de lumière réside un protagoniste. Chacun de ses protagonistes est le rouage de la mécanique burlesque du film. Le burlesque n’a plus lieu dans la folie magistrale des corps mais dans les évènements. L’unité de l’être qui valait chez un Keaton est rendue à la masse des actes chez un To. L’engrenage farfelu s’engage lorsqu’un agent de l’antigang (L. Suet) perd son arme de service. Pour éviter la mise à pied, un camarade officier de la Police Tactical Unit (S. Yam) décide de passer la nuit à chercher avec lui son arme, volée par un gang de délinquants. La poursuite à l’horizontal dans un terrain miné et quadrillée voit la police affronter les gangs, s’allier avec eux, les trahir, produisant un imbroglio confus des intentions. Si To parsème ses ruelles d’Hong Kong de points lumineux ce n’est que pour figurer l’apparition opportune des idées des personnages. A l’instar de la lumière qui n’éclaire pas tout le décor, les motifs des agissements ne sont pas perpétuellement clairs. Les ruines des stéréotypes sont un terrain sur lequel To aime à jouer, «P.T.U.» en offre une danse sépulcrale.
Encore une fois,Johnnie To rend ses films brillants rien qu'avec la force de sa mise en scéne enchainant des cadrages magnifiques,des découpages inédits servant des scénes symboliques à travers un paysage urbain malheureusement vide.Comme le scénario qui part d'une idée propre au cinéma chinois devient confus à certains moments et se termine sur une note ironique discutable.Mais on ne peut pas cracher sur une telle demonstration de mise en scéne illustré par le génial Simon Yam.
PTU est probablement le film le plus ambitieux de Johnnie To ( son tournage s'est étalé sur trois ans ). Le scénario est des plus aboutis et la photographie nocturne est magnifique. D'ailleurs, il n'est pas question de jour dans PTU : en effet, Johnnie To a choisi de concentrer l'action de son film le temps d'une nuit, nuit à travers laquelle les personnages déambulent dans les ruelles sombres de Hong-Kong. Chacun cherche quelque chose et possède un but bien précis : un sergent qui cherche son flingue, un mafieux qui désire se venger de l'homme qui a tué son fils ou encore une flic de la Crim' en quête du Hibou . PTU est un polar habile et rythmé, filmé avec maestria par l'un des cinéastes asiatiques les plus prolifiques du moment. Johnnie To installe dès les premiers plans une ambiance prenante ( la scène du restaurant, pleine d'humour, est l'une des plus belles séquences du film ) et, comme avec The Mission, tout est dans le traitement des personnages et dans la mise en scène. Les destins se croisent, s'enchevêtrent jusqu'au final spectaculaire. Un excellent film, et peut-être même le meilleur de Johnnie To. Un chef d'oeuvre !
Si je mets une étoile c'est pour la réalisation de ce film qui est vraiment excellente, c'est très bien filmé et le montage est très intéressant... Après c'est le déluge, j'ai trouvé le scénario trop confus, on ne voit pas où les scénaristes veulent en venir, trop de questions se posent. Qui, comment et surtout pourquoi??? Je m'attendais à quelque chose de plus motivant et qui bouge plus que ça. Les acteurs sauvent la mise surtout celui qui incarne "Lo" le policier qui s'en fout de tout. Le début laissait présager un très bon policier mais au final on se retrouve avec une histoire sans queue ni tête qui n'apporte pas trop de réponses aux questions posées dans ce film. Dommage.
Polar noir et scénario tiré par les cheveux, néanmoins ce PTU rempli pleinement son rôle et suffira aux fans de Jonnie To même cette opus se démarque plus de son fameux "breaking News"
On se croirait à une cérémonie de thé au Japon, sauf que de 1 l'histoire se passe à Hong Kong, et de 2, c'est un film "policier" (censé être un MINIMUM dynamique.) D'un ennui profond malgré les belles couleurs et quelques plans sympa, mais difficile de faire pire en fait....... ^^