La Guerre des Mondes” version Spielberg est un film de science-fiction efficace et visuellement marquant, malgré un fond scénaristique un peu inégal. Adapté du roman de . Wells, le film transpose l’invasion extraterrestre en plein cœur des États-Unis modernes, en suivant un père de famille ordinaire, joué par Tom Cruise, obligé de fuir avec ses enfants alors que le monde s’effondre autour d’eux.
Le début du film est très réussi : l’installation de la tension, l’apparition des tripodes et le chaos ambiant sont filmés avec une vraie maîtrise. Spielberg sait créer la panique, le sentiment d’impuissance, et certaines séquences (comme celle de l’attaque dans la ville ou celle du ferry) sont vraiment impressionnantes. Tom Cruise, sans livrer sa performance la plus marquante, reste convaincant dans ce rôle de père dépassé par les événements.
Le film mise beaucoup sur le point de vue des civils : pas de soldats héros, pas de plan militaire à grande échelle — juste une famille qui tente de survivre. C’est un angle intéressant, mais qui peut aussi frustrer, car on reste dans l’ignorance d’un certain nombre de choses. Dakota Fanning, dans le rôle de la fille, est juste mais parfois un peu trop criarde, ce qui peut lasser sur la durée.
Là où le film pêche, c’est dans sa deuxième moitié. Le rythme ralentit, certains passages semblent traîner en longueur (notamment la séquence dans la cave avec le personnage joué par Tim Robbins), et le final paraît précipité. La résolution, fidèle au roman d’origine, peut paraître anticlimatique, voire décevante pour un spectateur qui s’attend à un affrontement spectaculaire.
Techniquement, rien à redire : les effets spéciaux tiennent encore bien la route, la photographie est soignée, et la musique de John Williams accompagne sobrement l’ensemble.
En résumé, “La Guerre des Mondes” est un bon film catastrophe/SF, porté par la réalisation solide de Spielberg, mais qui n’échappe pas à quelques longueurs et choix narratifs discutables. Un film qui impressionne par moments, sans totalement convaincre sur la durée.