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Norbert Sautelles
19 abonnés
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3,0
Publiée le 21 juin 2022
La constance du jardinier, un curieux titre pour un film d'espionnage qui est la narration d'une histoire d'amour et d'une vengeance. Film d'espionnage, car il est question de diplomatie, d'agent étranger dans un pays africain (Kenya) exploité par des firmes pharmaceutiques au profit, du profit, ce qui ne plait pas à des organisations non gouvernementales, et où vont se mélanger des mercenaires et des intérêts d'état. Ralph Fiennes, parfait dans un rôle rentré et inexpressif dont le métier est de rester imperturbable (il est diplomate et jardinier, c'est lui le jardinier du titre). Marié avec et amoureux de Rachel Weisz dans un personnage militant et provocateur. Mais, c'est l'une des qualités du film, leur histoire d'amour est crédible et bien écrite. Une fois que sa femme est retrouvée morte, il commence à se poser des questions (le film est un cadencement de flashbacks et de séquences actuelles) et passe du rôle de naïf à celui d'enquêteur qui essaie de comprendre, et se confronte donc à différentes choses qu'il ne soupçonnait pas. Et le film va au bout de sa logique, avec Ralph Fiennes qui va au bout de sa démarche tout en acceptant les conséquences. Le film a le mérite d'avoir été filmé au Kenya et malgré les drames, les décors et paysages naturels sont très beaux, et bien sûr le film ne masque pas les parties surpeuplées et pauvres de Nairobi. À ce titre il constitue un mélange réussi d'éléments documentaires et de fiction.
"The Constant Gardener" est un film à la réalisation assez classique, alternant entre flashbacks et moments présents. Il n'en demeure pas moins une enquête prenante à travers les regards croisés du diplomate campé avec talent par Ralph Fiennes et de sa femme assassinée jouée elle aussi brillamment par Rachel Weisz. Le résultat est une critique vibrante des excès du capitalisme et des pouvoirs de l'industrie pharmaceutique qui exploite la misère d'un continent dans un cynisme sans nom. Un sujet plus que jamais d'actualité.
Si le thème est intéressant, la réalisation du brésilien Meirelles donne le tournis et rend le film pénible à suivre. Par ailleurs les personnages principaux sont soit falots comme Justin Quayle soit des crapules comme Sandy Woodrow ou Sir Pellegrin.
Diplomate gentillet et détaché, Justin vit avec son épouse au Kenya. Il préfère se préoccuper de son jardin propret, plutôt que de l’activisme de son épouse. Jusqu’au jour où celle-ci est retrouvée brutalement assassinée… Les tourments africains étaient visiblement à la mode à l’écran au milieu des années 2000 ! La pauvreté, la guerre civile, le trafic d’armes et les enfants soldats étaient régulièrement évoqués, dans des films tels que « Lord of War », « Blood Diamond », ou même le méga-flop « Sahara ». « The Constant Gardener » parle quant à lui du poids des compagnies pharmaceutiques, qui exploitent la misère pour avoir accès à un réservoir de cobayes gratuits. L’intrigue en mode « gentils activistes contre diplomates et industriels tous pourris » parait quelque peu excessive. Mais le scénario du film est relativement bien ficelé. D’une part, il évoque en flashbacks la relation entre les deux époux (Rachel Weisz aussi charmante que déterminée, Ralph Fiennes en mari tout doux se prenant la violence du monde en pleine figure). D’autre part, le mélange entre aide humanitaire, industrie pharmaceutique, corps diplomatique, donne du corps à un récit qui tend limite vers l’espionnage. Normal, c’est adapté d’un roman de John le Carré ! Côté mise en scène, Fernando Meirelles fait le choix d’un style caméra à l’épaule et d’une image relativement sobre. La plupart du temps, cet aspect documentaire fonctionne très bien, rendant plus percutant et réaliste la dureté des conditions de vie, et la pression que subit le protagoniste. D’autant qu’il n’empêche pas de profiter de quelques jolis paysages. Mais il faut avouer qu’il y a quelques passages où les gros plans sont forcés et la caméra tournoie trop, le film devenant moins fluide. Heureusement, ils sont limités. A l’arrivée, « The Constant Gardner » est un drame/thriller prenant et réussi, posant des questions pertinentes sur l’aide « humanitaire » et les relations entre l’Afrique et l’Occident.
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5,0
Publiée le 26 septembre 2021
The Constant Gardener cherche à jongler avec trois styles cinématographiques la romance, le thriller et un réalisme social provocateur. Et il y parvient car sur ces trois styles diffèrent le film réussit et surtout dans le dernier. Une grande partie du mérite revient au réalisateur Fernando Meirelles qui a synthétisé ce manuel virtuel de différentes techniques cinématographiques. L'utilisation des décors l'utilisation des tournages en extérieur du montage du film et des gros plans sont tout simplement éblouissants. Si les scènes panoramiques du paysage africain sont à couper le souffle les gros plans des scènes en ville sont d'un contraste saisissant. La partie romantique du film a été ancrée par les deux personnages joués par Ralph Fiennes (Justin) et Rachel Weisz (Tessa). Leur première rencontre est présentée de manière dynamique Tessa étant une activiste sociale qui chahute Justin alors qu'il fait un discours politique. Cependant lorsque la salle est libérée et vide c'est Justin qui réconforte Tessa après son emportement. En même temps le principal coupable qui apparaît dans l'histoire est la main lourde de la cupidité des compagnies pharmaceutiques exploitant des victimes sans défense de la tuberculose dans le but de tester et de commercialiser un médicament expérimental. À un moment du film Justin apprend que l'industrie pharmaceutique n'est pas différente des marchands d'armes ce qui dans ce cas est un peu vrai. The Constant Gardener est un film important car il dénonce les pratiques peu recommandables des compagnies pharmaceutiques dans le monde entier...
" constant gardener" . Tiré d'un livre de John le Carré " constant gardener" séduit dans sa première partie. Malheureusement, la seconde partie est nettement moins réussie en raison de la mise en scène. F Meirelles, réalisateur Brésilien, se trouve vraiment à court d'idées dans les trois derniers quarts d'heure. En résumé, il s agit d un diplomate britannique réservé et honnête qui fait la rencontre d une journaliste interprétée par Rachel Weiz ( future Madame Daniel Craig à la ville). Ils entament une relation et ils décident de partir ensemble lors de son affectation au Kenya. Sur place, son épouse découvre qu un laboratoire anglais utilise la population locale, comme cobaye pour tester un médicament contre la tuberculose. Le laboratoire essaye de cacher qu une soixantaine d utilisateurs du médicament sont décédés des suites du traitement. L ex journaliste est assassinée pour la faire taire. Le diplomate commence son enquête à son tour et finit par savoir ce que son épouse avait découvert.. j avais vu le film lors de sa sortie en salle et de le revoir quelques années plus tard, de nombreux défauts apparaissent. Le film se laisse voir, mais on sent vraiment que le film pâtit de sa mise en scène. Ralph Fienes tient le film sur ses épaules. Rachel Weiz assure tres correctement le service. Mais c est une actrice vraiment trop neutre et ici du moins, sans beaucoup de charisme.
Film militant contre l'industrie médico-pharmaceutique et l'exploitation de l'Afrique par les anciens colonisateurs. Atmosphère glauque et oppressante. À ne pas voir quand on a le cafard. De belles images de l 'Afrique cependant. Et une histoire d'amour originale.
Ce soir sur Arte on programme ce film en hommage à John le Carré... Paix à son âme ! Car si le scénario est assez prenant, si les acteur sont assez bon, la réalisation est vraiment... une bouse ! Décousu mal monté, mais surtout MAL FILME, le cadreur avait dû trop forcer sur la bibine, des gros plans merdiques en veux tu en voilà, et je ne parle pas de la caméra qui s'agite, comme ça, on ne sait pas bien pourquoi...? Bref j'ai été obligé de mettre sur pause pour reposer mes yeux, deux fois tout de même ! Et quand on dit que les jeux vidéos peuvent provoquer des crises d'épilepsie, on devrait interdire ça !
Voilà encore un film à qui il ne manquait pas grand chose pour constituer un chef d’œuvre. Peut être un soupçon supplémentaire d’objectivité dans le portrait de l’« Éternel Jardinier » lui-même, et de celui de son épouse. Le jardinier est présenté non seulement comme un mari éperdument amoureux, mais surtout comme un homme pur et courageux. L’épouse est présentée de manière similaire. Ces portraits mettent surtout en exergue les qualités des protagonistes, mais occultent leurs défauts. L’excessive naïveté du mari, et l’excessive témérité de l’épouse qui en arrive à même négliger ses responsabilité de future maman. Ce parti pris psychologique concernant les protagonistes vient de Fernando Meirelles, lui-même, car les travers de ces personnages apparaissaient plus clairement dans le roman de John Le Carré. Mais ce parti pris ne justifiait aucunement les critiques acerbes reçue par de nombreux critiques de presse. En fait le film leur a de toute évidence déplu par l’aspect politiquement incorrect de son message. En effet, cette intrigue accuse clairement les gouvernements occidentaux d’opérer, par le biais de multinationales, et d’ONG, d’exploiter l’Afrique d’une nouvelle manière. Ultra moderne, hyper sournoise, super sordide. Même s’il était gênant pour certains de voir et d’entendre un raisonnement qui heurte, ces derniers auraient au moins pu avoir l’honnêteté de reconnaître le talent d’un cinéaste qui parvient à fusionner une histoire d’amour forte et belle, à un polar palpitant où, à mesure que le « héros » se rapproche de la vérité, et de l’horreur, son amour se renforce. Malgré son talent, l’iconoclasme de Meirelles semble loin de faire l’unanimité auprès des critiques de profession. Si l’on en juge par l’accueil mitigé de son excellent « Blindness ».
Un scénario original où tout n'est ni blanc, ni noir mais entre les deux : ainsi l'héroïne du film n'hésite pas à franchir la ligne blanche pour arriver à ses fins. Le film dénonce à tout va et, ce, avec une réalisation virtuose. La fin est superbe et le film ne fait pas de compromis avec le politiquement correct. Je suis sous le charme de cette histoire.
Du bon traitant du lobbying des puissants groupe pharmaceutique au détriment d'une population locale faisant office de cobaye L'amour triomphe toujours du reste dans cette épopée dramatique au cœur de l'Afrique Du très bon Meirelles !
Vu les notes des spectateurs, je m'attendais à beaucoup mieux. Je me suis ennuyé devant ce film qui manque vraiment de dynamisme. Même l'acteur principal, Ralph Fiennes, est mou. Il véhicule bien le stress, l'incompréhension, le flegme britannique mais à aucun moment on ne sent la révolte et la fureur qui devraient l'habiter suite à ce qui est arrivé à sa femme et surtout après avoir appris les raisons qui ont conduit à son assassinât. Certes, le sujet est touchant, on ne peut cautionner que les multinationales pharmaceutiques expérimentent à moindre coût leurs médicaments sur les populations africaines démunies. Mais tout est trop lent, trop mou, trop distant. Je ne me suis jamais senti en phase avec Justin Quayle. Le dénouement est très bien, mais là encore c'est mou et distant. Ce film est d'une platitude exaspérante.
The constant gardener nous emmène en Afrique avec un diplomate qui enquête sur la mort de sa femme militante. Les acteurs jouent bien et la réalisation avec des flash-back est intéressante. Mais le film maque de rythme et l’intrigue est sans surprise. Malgré tout, ce film qui dénonce une dure réalité mérite d’être vu.
Un magnifique film qui ne peut laisser indifférent. Il dénonce les agissements des laboratoires pharmaceutiques mais aussi les silences coupables des états. Tiré du livre de John le Carré, le film mêle espionnage, géostratégie ,enquête mais aussi une très belle histoire d'amour. On suit le parcours d'un diplomate qui cherche à découvrir qui a assassiné sa femme. Seul contre tous il ira jusqu'au bout de sa quête. Ralph Fiennes et Rachel Weisz forment un couple touchant et on ne peut s'empêcher de partager la détresse de ce diplomate anglais rongé par le chagrin et la culpabilité. A voir sans hésiter !!