Tropical Malady
Note moyenne
3,4
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55 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 juin 2012
Basé sur un principe que j'aime (le film change de registre à mi parcours). La première partie est barbante le cinéaste raconte une amourette sans intérêt par contre la suite est vraiment de meilleur facture. Le récit vire au fantastique et devient très bizarre, métaphysique et intrigante avec une fin énigmatique.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2012
Magnifique! Si le génie d'Akira Kurosawa et l'immense talent de Terrence Malick à filmer la nature n'est pas égalé par Apichatpong Weerasethakul, il s'en approche par contre grandement! Extrêmement sensuel et poétique, «Tropical Malady» compte assurément parmi les meilleurs films asiatiques de la décennie et impose son auteur (récemment couronné à Cannes) comme l'un des cinéastes les plus passionnants de ce début de siècle! Étonnantes d'ailleurs toutes ces critiques acerbes qui évoquent un long métrage arrogant, pour intellectuels blasés, etc… Existe-t-il film plus simple et plus limpide? Les images parlent d'elles-mêmes : il n'est question que d'amour et de désir entre deux êtres, que les personnages évoluent dans un monde réel ou fantasmé. Le talent d'Apichatpong Weerasethakul à naviguer entre onirisme pur et réalité tient presque du miracle : avec une touchante naïveté il transforme une chronique amoureuse simple et belle (sans être toutefois transcendante) en un conte uchronique et sujet aux interprétations les plus diverses (pour notre plus grand plaisir!). Son film est très abouti, tout comme sa maîtrise du matériau cinématographique est grande, faisant de «Tropical Malady» une oeuvre (toutes proportions gardées) quelque peu similaire à l'immense «Persona» d'Ingmar Bergman : même rupture physique au milieu du long métrage, même fusion de deux êtres qui se repoussent et s'attirent, même sentiment d'omnipotence du cinéaste. D'ailleurs, soit dit en passant le générique est vraiment fascinant et témoigne une fois de plus de la conscience qu'a le thaïlandais des possibilités du cinématographe. Alors certes, le propos est un peu trop ténu pour que «Tropical Malady» puisse prétendre au chef-d'oeuvre absolu ou au statut de film de la décennie, il n'empêche qu'il marque durablement le spectateur et redonne confiance quant à l'avenir du 7e art! Un sublime long métrage contemplatif, à condition de savoir se laisser porter par les (ou plutôt des) images. A voir!! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mai 2012
il y a de tres belles scenes dans ce film
des scenes touchantes qui sonnent vraies
dans la thailande profonde
je ne crois pas qu'il faille interpreter ce film comme etant contre la prostitution en thailande
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2012
Mulholland Thaï.

( spoilers )

Les Cahiers, dans leur commentaire du Top 10 des années 2000, avaient rapproché Tropical Malady de Mulholland Drive, dans la mesure où il s'agit de deux films qu'on peut séparer en deux parties. Je dirais que la comparaison peut aisément s'élargir, Tropical Malady étant, à l'image du Lynch, un film où se perdre a rarement été aussi intense et délectable.

Deux parties donc, totalement distinctes l'une de l'autre. La brutale apparition de la seconde, venant changer le cap du film, son ton, ses enjeux, semble défier les lois de la narration. Mais, sincèrement, la narration a-t-elle un intérêt ici ? Tropical Malady se construit davantage sur une atmosphère, des impressions, le ressenti physique. Il faut voir comment Weerasethakul parvient à retranscrire une ambiance, celle plus particulièrement d'une forêt thaïlandaise. Une chaleur qui ralentit les corps. Une moiteur qui envahit tout l'écran et qui permet de donner ce ton si particulier au film, développant encore plus sa lenteur pour déjà entraîner le spectateur dans une hypnose que de magnifiques plans viennent renforcer. La fascination absolue que provoque Tropical Malady naît d'un mélange de choses simples et de choses complexes. C'est ce que fait Lynch dans Mulholland Drive, film moins compliqué qu'il en a l'air. Ici, il y a la beauté géniale des plans qu'on sait pourtant très simples, se mêlant à une sorte de complexité spirituelle, un scénario qui perd le spectateur qui ne comprend lui-même pas cette perte. Certains diront du film qu'il est chiant, d'autres subiront seulement la fascination qui s'abattra sur eux. Et c'est ce mystère, cette incapacité à expliquer l'oeuvre qui lui donne un intérêt plus fort encore.

Tropical Malady est une très belle histoire d'amour. Mais puisque le film est ouvert à de nombreuses interprétations, et que la mienne n'est pas définitivement faite, je m'abstiens de l'évoquer. Ici pas de honte à se tromper sur un film dont l'intention serait différente de celle qu'on pourrait lui donner, sinon, justement, la volonté d'aller dans le sens du film en n'expliquant pas tout et en laissant à chacun(e) le soin de se tenir aux désirs et aux fantasmes de ce que le film produit chez lui/elle.

La seconde partie du film est un pur trip, une riche aventure faite de surprises diverses, d'autant plus intenses qu'elles donnent plus de force à l'onirisme du film. Car c'est véritablement d'un rêve éveillé dont il s'agit ici, l'impression pour le spectateur de traverser ce moment sous un état hallucinatoire avancé. Weerasethakul construit cette seconde partie en poussant plus loin la sensualité. Celle des deux corps amoureux du début fait place à une autre, plus sauvage, moins contrite. Dans son rapport à la nature on pense évidemment à Terrence Malick, parce qu'il y a chez le réalisateur thaïlandais une capacité particulière, l'impression de donner la parole à la nature, comme si la forêt dans laquelle se perdait le personnage s'exprimait entièrement, commentant sa beauté et sa dangerosité à la fois. La ressemblance avec Malick vient aussi de cette manière de mettre la Nature au-dessus de tout, et l'évolution d'un homme qui s'enfonce dans la forêt en perdant ses repères, ne disant quasiment jamais un mot, tâtonnant et prouvant ainsi son infériorité face à l'élément naturel, confirme cette idée. Chez Weerasethakul les corps se perdent et l'esprit survit, mais le cinéma du thaïlandais joue à la fois sur le physique et le mental, même s'il semble privilégier le premier.

Objet purement fascinant, référence à Lynch autant qu'à Malick mais sachant conserver son identité culturelle et en exprimer puissamment les racines, Tropical Malady est une grandiose expérience de cinéma dont une critique - la preuve ici - ne peut dévoiler un centième de la profonde magie.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2011
Si ce long métrage thailandais se doit d'être découvert, ce n'est clairement pas pour sa première partie qui n'est pas tout le temps bien agréable à visionner. Il faut dire que le thème qui y est traité - à savoir une classique histoire d'amour entre deux hommes - ne pourra jamais me passionner. Mais, je dois reconnaître que les deux comédiens jouent bien leurs rôles et que la photographie est superbe. Par contre, la mise en scène est d'une grande lenteur, ce qui pourrait donner envie à certaines personnes de faire l'impasse sur la seconde partie, et là ça serait bien dommage.
Je dirai même que ce serait une bien grave erreur, tant cette deuxième partie est d'une beauté bien envoùtante. En même temps le sujet dont il est question - le chamanisme - est une chose qui me passionne beaucoup. Alors, il est vrai que la mise en scène est toujours aussi lente, mais le choix de la part du metteur en scène de filmer la jungle de la sorte est totalement bénéfique à l'histoire. En fait, dans mes souvenirs, seulement Mel Gibson dans son " Apocalypto " et John McTiernan dans " Predator " n'ont filmer d'une aussi belle manière la jungle.
Plastiquement irréprochable et si l'on se laisse prendre par cette histoire très ancrée dans le surnaturel, on passe vraiment un merveilleux moment de cinéma devant cette seconde partie.
ClockworkLemon
ClockworkLemon

32 abonnés 222 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2011
Film thaïlandais admirable, d'une beauté troublante, mystique et poétique, « Tropical Malady » est un chef d'œuvre du cinéma contemporain. Réalisé par le thaïlandais Apitchatpong Wherasethakul, primé à Cannes l'année dernière pour « Oncle Boonmee » (personnage énoncé d'ailleurs dans ce film), ce film est un véritable ovni, un conte qui narre la passion entre deux hommes à travers la ville et la jungle thaïlandaise, filmées à merveille par l'artiste. Cette histoire d'amour troublante sera bouleversée par la disparition d'un des hommes et l'apparition d'une créature mystérieuse dans cet univers entre réalité et légende. Doté de trouvailles visuelles absolument éblouissantes, d'une narration simple et poétique et d'une musique envoutante, « Tropical Malady » est un conte thaïlandais sorti de l'univers d'un artiste de génie.
FAUX
FAUX

9 abonnés 236 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2011
A revoir... mais vrai beau souvenir 77%
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 avril 2011
L’importante spiritualité dont fait preuve Tropical Malady en fait un film au caractère expérimental évident : c’est un jeu de dissimulation permanent qui emmène son spectateur dans des profondeurs poétiques, mystiques et décapantes.
La critique complète sur: www.cinemarium.fr
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 septembre 2010
Troisième long métrage du cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul et récompensé du Prix du Jury à Cannes 2004, Tropical Malady se compose de deux histoires racontées l'une après l'autre : d'abord celle de Keng et de Tong, deux jeunes hommes qui vont tomber amoureux l'un de l'autre; puis celle d'une légende thaïe où un chasseur traque un homme transformé en tigre mangeur d'hommes. Ce conte rejoint la réalité quand, après la disparition de Tong, Keng part à sa recherche. Apichatpong Weerasethakul n'est pas un cinéaste facilement abordable, c'est un fait, pourtant il ne raconte rien de bien compliqué. Au contraire, il est le cinéaste des choses simples. Simple est le mot juste pour qualifier la première partie du film avec cette histoire d'amour entre deux hommes traitée de manière très pudique et attachante. Les deux hommes partagent des moments agréables, une séance de cinéma, une vue d'un paysage, et cela suffit à leur bonheur ave le fait d'être ensemble. Mais si cette première partie frôle plus d'une fois le sublime, la seconde avec la légende gâche l'ensemble, d'abord parce que le passage radical de l'un à l'autre n'est pas sans perturber, ensuite parce que cette seconde partie, d'abord intrigante, se révèle surtout vite ennuyeuse et devient un véritable calvaire malgré quelques plans superbes. Apichatpong Weerasethakul est un cinéaste auquel il faut se confronter afin de s'en faire une idée et de découvrir un autre type de cinéma, mais à titre personnel, si je lui reconnais certaines qualités, je ne suis pas un très grand fan.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2010
Du cinéma totalement déconcertant. Un conte hypnotique où l'ambiance qui s'installe a plus de sens qu'un dialogue ou une succession de scènes linéaires. C'est très beau, très lent, parfois même trop lent. Mais il y a un vrai regard fascinant. Le conte qui intervient au milieu du film, donne une idée métaphorique de ce qui se trame entre les personnages dans la première partie. Quelle belle idée. A voir au cinéma, c'est indispensable. C'est un cinéma des sens, difficilement regardable sur un écran de télévision.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 octobre 2010
Le film nous transporte dans une histoire d'amour commune entre hommes. Mais ce n'est pas leur idylle qui importe mais les univers où ils la vivent: la ville ennuyeuse et sauvage représentant la consommation par excellence et étant pour eux un terrain de jeu dans lequel ils exercent avec risques et enfantillages leur relation contre le luxuriant havre de paix qu'est la nature qui ici, leur permet de poser un regard sincère et mature sur leur amour. Cette passion brillamment filmée s'arrête nette rappelant ainsi que l'amour n'est pas éternel et peut être à tout moment être rattrapé par la mort pour laisser place à une poursuite trépidante entre l'un de nos protagonistes et un tigre mythique, ce tigre pouvant se réincarner en homme nu et bestial. Dès lors, le film nous subjugue par son silence inquiétant, son sens de l'irrationnel ne frôlant jamais le ridicule, sa beauté enivrante qui atteint une grâce extraordinaire durant le sublime face à face qui fera marque dans le septième art.
Un magnifique conte représentant la vie, ni plus ni moins.
manu_le_malinho
manu_le_malinho

6 abonnés 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 août 2010
Un début intéressant puis un voyage au bout de l'ennui....
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 juin 2010
Malgré une réalisation impeccable d'Apichatpong Weerasethakul, le film est déçevant. La première partie (une heure) est très intéressante analysant de façon originale la sexualité de deux hommes attirés l'un par l'autre. Puis le film bascule dans un huis-clos dans la jungle lorsque Keng part à la recherche de son ami mystérieusement disparu. Quelques longueurs et un final qui me laisse dans le flou rendent le film plutôt moyen. Sans doute n'ai-je pas tout compris aux croyances, aux légendes et aux délires métaphysiques de Weerasethakul.
La_Mort_Dans_L_Oeil
La_Mort_Dans_L_Oeil

38 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juin 2010
cinq étoiles - vision puissante - on dirait qu'Apichatpong ne sait jamais trop où caser son générique, alors cette fois c'est plutôt au début - il est militaire, il est beau - Keng se rapproche de Tong, lui offre son coeur - billets doux, karaoke fleur bleue - sourires, transparence - virées nocturnes en ville, il serre son corps contre lui à l'arrière de la moto, lui prend les mains et les porte à sa bouche - Tong s'éloigne et disparait dans la nuit noire - Keng est seul dans les ténèbres - alors le film s'invagine, même acteurs, autre histoire - une autre logique, celle du rêve - embardée obscure, nyctalope hors des sentiers, possession chamanique - le soldat perd le contact - progresser en aveugle, traverser la nuit d'encre - jungle vénéneuse, moite et luisante, phosphorescente - s'en remettre à la magie, la beauté, l'effroi - partir des nuits et des journées entières sur les traces du fantôme - qui traque l'autre ? qui chasse l'autre - créature sensuelle, mi homme mi bête - homme nu, tel un Adam de Bruegel sans son Eve - sur la piste d'un tigre fantastique, vorace, d'un conte mythologique étrange et ancien - et se laisser dévorer, cannibaliser, diffracter, hypostasier, insinuer spirituellement - ou être fatalement refoulés au dehors, recalés
Christoblog

920 abonnés 1 800 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2010
Le film est découpé en deux parties complètement distinctes.
Dans la première on suit la naissance d'un amour entre deux hommes : Keng, un jeune soldat, et Tong, un garçon de la campagne un peu simplet. Cette partie est absolument remarquable. Le film alterne des séquences courtes, souvent surprenantes (comme cette ouverture étonnante dans laquelle les soldats trouvent un cadavre), brillamment mises en scène. La direction d'acteur est stupéfiante de précision, chaque regard, haussement de sourcil, geste, semblent chacun porteur d'une signification profonde. La photographie est admirable, la nature montrée avec une sensualité inouie qui rappelle Terence Mallick ou Andrea Arnold. Rarement la naissance d'un amour aura été montré avec autant de délicatesse. Cette première heure donne donc l'impression de la découverte d'un cinéaste absolument majeur.

Après une heure, Keng erre dans la forêt, à la recherche de Tong, qui y circule nu, le corps entièrement tatoué. Cette partie est complètement muette, ponctuée de "cartons" comme dans les vieux films muets, évoquant des légendes de monstres et de fantômes un peu confuses. Vers la fin du film, on ne voit plus Tong mais un tigre : l'amant de Keng s'est il métamorphosé en monstre ? Si dans cette partie la nature sauvage thailandaise est aussi bien filmée que dans la première, la monotonie des plans lasse un peu.

Le film est dans son ensemble une véritable expérience sensorielle et intellectuelle, qui convoque toutes sortes de références variées et provoque des émotions aux nuances délicates. Une réussite.

Au détours d'une phrase, Tong semble annoncer le film primé à Cannes en 2010 : il parle d'un oncle qui se souvient de ses anciennes vies, jusqu'à 200 ans en arrière. S'agit il d'Uncle Boonmee ? D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
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