312 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
55 critiques spectateurs
5
15 critiques
4
14 critiques
3
8 critiques
2
5 critiques
1
5 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Très déçu après l'envoutant "Blissfully yours". Je n'ai probablement pas la maturité pour comprendre les intentions du réalisateur. Je ne suis pas arrivé à rencontrer le film. Tant pis pour moi !
Le chef d'oeuvre de l'année 2004. Un véritable défi lancé au cinéma en termes de structure narrative et de renouvellement des formes. En bref, un film cinématographiquement politique et révolutionnaire. Sensible, malléable, plastique, humide, étouffant, contagieux, asphyxiant, vertigineux. Une beauté qui donnerait envie de pleurer.
Certains cineastes veulent faire du cinéma plus qu'un divertissement grand public. Soit. Certains font même des films qui ne seront reellement compris que par des petites elites au fait du sujet pointu ( caché derriere la facade du film : reflexion sur l'art, la philosophie, message politique ) abordé par le réalisateur. Passe encore. Dans ces cineastes ( qu'on classe dans la vaste categorie du cinema d'auteur ), certains arrivent à concilier leurs exigences artistiques avec le respect du spectateur : ils font alors des films à la fois divertissant, prenant, beau visuellement et au fond riche. Exemple : Kubrick.
Mais d'autres s'enlisent dans leur pretention artistique et livrent un film qui ne plaira qu'à eux memes et parfois aux membres de l'elite se sentant concernés par le message.
Malheureusement, Apichatpong Weerasethakul rentre avec Tropical Malady dans la 2eme categorie, et en bonne place.
Un bon point toutefois : l'ambiance dans la jungle nocturne touche pendant 5 minutes au sublime. Trop peu pour justifier le deplacement d'un spectateur.
Avec Tropical Malady, Apichatpong Weerasethakul signe une oeuvre étrange et déroutante. Après une première partie relatant l'amour entre un soldat et un villageaois (Les deux acteurs sont épatants), le film s'engoufre dans un conte fantastique où ce même soldat part à la recherche de son amour dans la forêt... Très bien mis en scène, Tropical Malady se vit comme une experience unique.
2 films en un. Le cinéaste thailandais impose une fois de plus sa singularité avec ce film pas facile où l'on suit tout d'abord l'histoire d'amour entre deux hommes. La première partie du film nous présente les personnages et nous fait évoluer dans un monde humanisé et même de plus en plus mondialisé. Cette partie est plutôt réaliste, même si le ton employé par le cinéaste est déjà particulier. Ainsi, dès le début du film, il préfère montrer qu'expliquer. C'est au spectateur de faire l'effort de trouver une cohérence dans ce qu'il voit. Puis, après une heure de film, le métrage bascule totalement et on retrouve les mêmes personnages, mais héros d'un conte traditionnel thailandais. La première partie était déjà lente, mais c'est la deuxième qui devient purement contemplative puisqu'on suit un homme dans la forêt pendant une heure. Etrangement, c'est cette partie qui emporte totalement l'adhésion du spectateur et qui légitime l'ennui distillé durant la première heure. Plus le film se dépouille de tout artifice et plus il devient beau : ainsi il devient muet, sans autre musique que les bruits de la forêt et pourtant l'atmosphère devient plus lourde au fur et à mesure que l'homme perd tous ses repères dans cette jungle. Une forêt où l'on croise des animaux fabuleux, des singes qui parlent aux humains et autres étrangetés. Au total, il se dégage de l'ensemble une poésie singulière et profondément originale. Il faut simplement se laisser porter et ne pas se braquer face à un rythme très très lent. On peut être allergique, mais les cinéphiles purs et durs s'y retrouveront.
J'aurais bien mis une étoile mais c'est tellement encensé par la critique que je préfère carrément le plomber. De toute façon ce film est absolument nullissime. C'est un film d'étude immature et prépubère. Le réalisateur est absolument esclave de son medium, incapable de le dominer. C'est tarte à la crème, consensuel, et ça plaît parce que les films thai, c'est rare. Quand on voit le mal que se donnent d'autres réalisateurs... on est d'autant plus agacé de voir porter aux nues un navet mal monté, mal joué, mal filmé, mal scénarisé et mal dirigé... Bref, vous comprendrez que pour moi l'exotisme de son origine est à peu près sa seule valeur.
Un film fantastique, une "branlette intellectuelle" ! Effectivement ce n'est pas un film simple au premier abord, ce n'est qu'au troisième ou quatrième visionnage qu'on commence à bien se rendre compte de la profondeur de la réalisation de Apichatpong Weerasethakul. Les paysages sont magnifiques, et même en pleine nuit, on se sent litéralement emporté dans cette jungle... De plus les visages sont pendant tout le film pleins d'émotions... A voir de toute urgence, et ne pas se décourager dès le début.
J'ai hésité entre les 2 et les 3 étoiles pour ce film dont chacun a entendu bien de louanges... mais finalement peu d'analyse. Le film est divisé en 2 parties. A moins d'avoir lu la fiche promotionnelle du film avant, il n'est pas évident de faire le lien entre les 2. Après l'avoir vu, j'étais déroutée en apprenant qu'un des personnages principaux apparaît aussi dans le 2ème film. Malgré cette déconexion qui le rend aux yeux de certains ennuyeux, le film est agréable à regarder. Le sujet de la première partie est pêut-être le désir, qui se manifeste avec un tel naturel sous les tropiques?... Quelle est cette "tropical malady"? Le réalisateur aurait pu faire une nouvelle version de son envoûtant "Blissfully yours", mais il n'n est rien. En fait cette relation est seulement un prétexte pour accéder au deuxième plan de l'existence, la voie de l'esprit, le 2ème film. Celui-ci est obscur, au moins dans 2 sens. D'abord, parce que tourné la nuit dans la forêt, mais surtout parce qu'il y est question du chaman et du tigre, d'une métaphore dont malheureusement le spectateur ne perçoit pas le tissu. Pourtant on sent bien qu'il y a de la matière, que cette légende du tigre doit être prise au sérieux, que l'animal habite la forêt mais pas uniquement... Coment dire?