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robert_ginty
18 abonnés
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1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un couple englué dans les conventions de son époque révèle toutes ses frustrations suite à une tentative de rupture manquée. Pourquoi diable Patrice Chéreau a-t-il jugé bon d'expérimenter quelques gimmicks de réalisation (passage inaproprié au noir et blanc, apparition à l'écran de cartons se substituant aux dialogues) sur ce film qui ne s'y prêtait pourtant pas ? Ces artifices fragilisent l'oeuvre en rendant le spectateur beaucoup plus méfiant face à ce qui lui est montré. On s'aperçoit alors que certaines tirades de Pascal Greggory (à l'occasion excellent dans certains films, mais il faut avoir vu Arsène Lupin pour apprécier le résultat lorsqu'il n'est pas dirigé) sonnent complètement faux, que l'histoire n'est pas vraiment passionnante et que tout le film tourne à vide. Chéreau a perdu une belle occasion de ne pas faire le malin, sur ce coup.
Patrice Chereau est tombé dans le panneau. Adapter une nouvelle en 1h30 est forcément casse gueule. Il y a pourtant du bon dans cette mise en image. Les textes sont savoureux, dune subtile ironie, les acteurs sont justes, latmosphère gênante. Mais le spectateur reste forcément un peu imperméable. Et ne parlons pas de cette musique honteusement pompeuse, à la limite du risible.
Chéreau est un bon cinéaste qui, depuis maintenant presque trente ans construit une oeuvre ambitieuse et cohérente. Voilà donc presque trente ans que les films de Chéreau m'emmerdent. Il est incroyable d'être à ce point en total désaccord avec un metteur en scène (même si j'ai d'autres petites "haines"). Ici, tout était là pour me plaire, m'intriguer, me passionner et, comme d'habitude, je me suis ennuyé à mourir. Pourtant, une fois de plus, le film n'est pas en cause. La mise en scène est élégante et très travaillée, les acteurs sont formidables, la musique est par contre insipide. Mais le problème vient une fois de plus de ses personnages dont on se contrefout comme de l'an 40. Pour apprécier le film, il faut être au moins en empathie avec un des personnages. Personnellement, il m'est très difficile de m'identifier aux malheurs bourgeois de ces gens qui s'emmerdent et qui sont prisionniers des conventions sociales. Alors, le cinéaste arrive quand même à nous intéresser aux joutes verbales particulièrement cruelles auxquelles se livrent les deux époux, et il faut reconnaître que certaines scènes font mal, mais l'ensemble reste trop anecdotique pour que le film prenne vraiment son envol. Non, décidément, Chéreau ne fait pas des films qui me touchent.
WHAOU!!! ce film est magnifique!! l'histoire, un peu banal, un couple, une lettre, une rupture...mais voila , tout change quand Gabrielle revient apres avoir annoncé à son mari qu'elle le quittait pour un autre!! ce que décrit le film c'est cela, la déchirure d'un couple, la faiblesse d'un homme qui ne comprend pas, la modernité de cette femme...Chereau a fait un travail de mise en scene exceptionnel, le jeux du noir et blanc, la couleur qui revient doucement! les mots écrient plutot que crié... et que dire des acteurs, a part biensur qu'ils sont grandiose!! Pascal Greggory en mari trompé est parfait, et Isabelle Huppert nous montre une fois de plus que c'est vraiment la meilleur actrice francaise du moment!! alors n'hésitez pas, courrez le voir!!
Cest du théâtre filmé, empesé, maniéré. Dans un très long préambule en noir et blanc et voix off pour situer lhistoire sintercalent un dîner et une soirée en couleur, mondanités sinistres dont les propos vides et les plaisanteries namusent que les invités. Le décor est planté et la crise du couple peut éclater mais elle se perd dans le labyrinthe dun hôtel particulier morne. On en explore les recoins dans des séquences muettes esthétisantes qui najoutent pas grand chose à lintrigue, sur fond de musique discordante particulièrement pénible. Décors certainement authentiques mais pourquoi de grands bourgeois fortunés vivent-t-ils au milieu de peintures fanées avec baignoire écaillée ? Sans parler du personnel pléthorique devant lequel se déchire le couple avant de penser un peu tard à fermer la porte. Bizarres aussi les éclairs blancs et les répliques écrites façon cinéma muet. Je nai pas trouvé la nouvelle de Conrad. Dommage, il serait intéressant de savoir quelle est la part d'invention de Chéreau dans ladaptation. Ces deux bons acteurs auraient mérité un scénario moins ampoulé.
Prenez un cinéaste cérébral et parfois inspiré, ajoutez un scénario insipide sur l'adultère, le pardon et les conventions de l'image social, incorporez cette mixture dans le monde de la grande bourgeoisie fin XIX°, saupoudrez le tout d'effets visuels totalement inexplicables et injustifiés (outre d'auto satisfaire leur auteur), accommodez d'une musique à imposer l'aspirine aux plus indulgents. Vous obtiendrez un film ennuyeux, verbeux, prétentieux où seule l'exceptionnelle Isabelle Huppert sauve le spectateur de la catatonie.
Un naufrage inattendu du grand metteur en scène français : dialogues surécrits et prétentieux, mise en scène apprêtée et poseuse, interprètes surjouant médiocrement (Isabelle Huppert n'a jamais été aussi mauvaise).Un sommet d'ennui, un film affligeant.
Gabrielle : un huit clos magistral...mais assez long! Ce film est à voir : pour sa reconstitution historique le début du 19ème, le monde de la bourgeoisie...mais surtout pour ces deux acteurs...Chapeau particulier à Isabelle Huppert au sommet de son art!!!!
Au secours! Film à fuir pour ne pas mourir d'ennui. Mais est-ce un film ou une émission de France Culture? Tous les plus mauvais tics des films de l'intelligentsia française sont là: intimisme carcéral, interminables discussions oiseuses pseudo psychologico-intellos, ennui chic, étude sur le couple qui se déchire après dix ans de vie commune (mais étions nous fait l'un pour l'autre ou bien n'étions-nous pas conditionnés par notre culture bourgeoise)... Bref, un cinéma fait pour quelques poignées de décadents branchés du Marais.
Lincessant dialogue analytique de ce couple, réduit à néant la force et la beauté suggestive de limage. Alors u ne fois la logorhée en place, le reste nest que redondance autrement dit limage. Les effets de style et la photographie soignée naident malheuresement en rien, sauf à surligner cette redondance. Cela constitue presque un aveu Ne pouvant raconter une histoire et décrire des personnages à travers limage, Chéreau se cache derrière lesthétisme vide. Et si il est compréhensible pour certains que le dialogue riche est un élément nécessaire dans le cadre spécifique de la séparation au contraire dune rencontre comme celle dUn dernier Tango à Paris celui de Gabrielle reste néanmoins plus proche dun discours de séminaire psychologique sur lamour bourgeois quun dialogue organique et réaliste.