Excellente réalisation d'Emir Kusturica. Il nous offre des images magnifiques, des scènes truculentes et des séquences fantastiques assez délectables. Dans son univers très particulier, le metteur en scène Serbe nous délivre une comédie dramatique haute en couleurs qui nous parle d'amour et de rêves. La bande originale est grandiose et le jeu des acteurs savoureux, avec un coup de cœur particulier pour Faye Dunaway. Dans les personnages annexes, Lili Taylor dans le rôle de Grace et Vincent Gallo dans celui de Paul sont aussi excellents. Grand Prix du jury à Berlin en 1993, un superbe film à voir ou à revoir ; il n'a pas du tout vieilli.
Emir a donné à ce film "américain" tout ce qu'il lui manque désormais : du romantisme, pas d'happy end basique, de la taille dans le jeu d'acteur, de l'humour, une critique juste et fine : tout ce que le supémarché du cinéma est incapable de réaliser
Ne serait-ce que pour la chanson digne d'un trip "In The Death Car" d'Iggy Pop, le film Arizona Dream vaut le détour. Bien sûr; le film pourra surprendre par son côté "bordélique", et à juste titre : les acteurs eux-mêmes ont conseillés au pied levé certaines scènes, ont essayé des métaphores (comme celle du coq à roulettes, proposée par Johnny Depp juste à quelques secondes de tourner la scène) et l'on se retrouve avec une sorte de patchworks d'idées, d'essais, de métaphores bizarres de la vie... Mais subjectivement, j'ai aimé ce côté foutraque. Ces personnages doux dingues qui se disputent, s'aiment, s'envolent ensemble sur des machines volantes toutes plus farfelues les unes que les autres, on s'y attache, et on ne les quitte plus. Le duo Johnny Depp et (regretté) Jerry Lewis fonctionne très bien, deux comiques un peu fous de deux âges distincts, avec leurs personnalités propres qui évoluent au fil de l'intrigue. Un peu brouillon et foufou par moments, il faut aimer ce style. Mais si l'on doit retenir une leçon de vie d'Arizona Dream, c'est que les poissons ne sont pas ignorants parce qu'ils ne disent rien, au contraire ils savent tout et le gardent... A méditer, vous avez deux heures, le temps de voir Arizona Dream.
On accroche... ou pas ! J'ai eu du mal avec l'histoire du jeune homme pris d'amour pour deux femmes -dont l'une a la moitié de l'âge de l'autre- et par les histoires de son oncle. C'est un véritable capharnaüm ! J'aurai du le voir dans les années 90 ou au début des années 2000 pour l'apprécier. Je n'ai pas accroché, il est difficile d'aller au bout de la pellicule. Je retiens tout de même une bonne scène : Celle du suicide à coup de collant. L'ambiance des 20 dernières minutes avec les mexicains est également posée, j'aime bien. Idem pour les extraits du "Parrain 2" et de "Raging Bull" qui sont des indispensables du cinéma :)
Avec "Arizona Dream", Emir Kusturica s'est fait plaisir et nous livre une sorte de délire cinématographique, onirique et poétique. Produit et tourné aux Etats-Unis, le ciénaste serbe a conservé toutefois toute la saveur et le style qui a fait le succés et l'intérêt de ses oeuvres yougoslaves. Sa mise en scène est une nouvelle fois audacieuse et folle à l'image de cette histoire et de ses protagonistes. "Arizona Dream" a un côté "Bagdad Café" dans son ambiance que j'ai beaucoup apprécié. Ce long métrage nous fait réver et voyager malgré sa facette sombre et pas toujours gaie. Goran Bregović a encore une fois fait un excellent travail et a composé une B.O. mémorable qui accompagne parfaitement les images. La folie douce qui anime cette oeuvre est communicative et on en ressort avec cette impression bizarre qui fait les Grands Films.
Quel beau film ! De tous ceux de Kusturica, c'est certainement celui qui m'a le plus renversé. Les acteurs sont géniaux, spécialement Faye Dunaway qui prouve une nouvelle fois qu'elle vient d'une autre planète.
Avant d'aller récolter une deuxième palme d'or à Cannes en 1995 avec "Underground", Emir Kusturica avait sorti deux ans plus tôt "Arizona Dream", soit sa propre version du rêve américain. Autour de Johnny Depp qui rêve de partir en Alaska gravitent de nombreux personnages animés tous par le désir de concrétiser un rêve, que ce soit devenir acteur (Vincent Gallo), travailler avec son neveu et lui céder sa concession automobile (Jerry Lewis) ou tout simplement voler (Faye Dunaway). Si le film est assez déroutant la première fois par sa manière de filmer, "Arizona Dream" est le genre de films qui laisse une marque indéfectible sur le spectateur. Cette emprise, on la doit au style Kusturica mais également au casting prestigieux, à une multitude de détails comme ce poisson volant qui intervient pour guider Axel dans ses choix sans oublier la bande-son inoubliable signé Goran Bregovic et Iggy Pop. A mi-chemin entre la comédie et le drame, "Arizona Dream" séduit par son caractère décalé, par la folie qui règne dans les relations entre la mère et la fille à l'image du premier repas qu'ils partagent tous ensemble et par l'utopie des rêves des personnages de Johnny Depp et de Faye Dunaway et de leur amour impossible et adolescent. Indescriptible, étrange, surprenant, aucun adjectif ne semble assez fort pour qualifier ce film hors norme.
Toute l'ambiance de mr Kusturica, qu'elle soit musical ou dans les personnages. Une ambiance un peu manouche et simple qui nous parle des rêves des hommes.
Le film remplit totalement son contrat de nous évader, deux heures durant, de notre routine quotidienne, tout en suivant les projets/rêves des différents protagonistes ajouté à cela de beaux paysages, cela fait un bon film.
J'adore ce film depuis la première fois où je l'ai découvert au Mazarin à Aix-en-Provence, lors de sa sortie. Depuis, je l'ai vu je sais pas combien de fois.
Emir Kusturica est en pays yankee, très loin des terres du Temps des gitans et de Chat noir, chat blanc. J'adore aussi la BO (Goran Bregovic et Iggy Pop) que j'ai évidemment acheté à l'époque.
Le thème de voler me plait particulièrement, sans doute par ce que je n'arrête pas de rêver que je sais voler, depuis que je suis petite, donc un vieux rêve en somme !
Et puis, les acteurs : mais quels acteurs ! Johnny Depp, dans son meilleur rôle à mon avis, très touchant, un brin déjanté (comme tous dans ce film). Faye Denaway : vraiment excellente et très belle ! Et le bouquet, c'est Lili Taylor, complètement tarée, avec ses tortues (LOL !). Même Vincent Gallo et Jerry Lewis sont exceptionnels. La folie : c'est le thème clé du film : ils sont tous déjantés chacun à leur façon, avec leurs propres obsessions, leurs délires, leurs failles. La scène chez le concessionnaire est d'anthologie ! Johnny Depp y est irrésistible.
La façon de filmer est brillante, les personnages sont très creusés et attachants. En plus, on voyage ! Le film a été tourné pour l'essentiel à Douglas, dans l'Arizona, ainsi qu'à New York et en Alaska, balayant ainsi les trois extrémités du territoire nord-américain.
Bref, un incontournable que je vous conseille, si vous ne l'avez pas encore vu.
Excellent film avec des acteurs géniaux dont Vincent Gallo et Johnny Depp. C'est beau, magique, décalé, hilarant, émouvant et truffé de bonnes répliques... Un film a ne surtout pas manquer!
Ce film m'a terriblement ennuyée, de plus les longueurs sont épouvantables. Les personnages sont relativement attachants mais les épisodes loufoques sont trop nombreux. Bref, je n'ai pas du tout aimé.
Moi qui suit ouvert d'esprit, j'avoue avoir eu du mal à accrocher à ce film pourtant culte. Les acteurs sont très bons, la musique également, mais les délires oniriques m'ont moins emballés. Qu'on aime ou pas, à voir pour sa culture cinématographique.
Je n'ai pas pu saisir toutes les symboliques de cet énigmatique drame. Si ça trouve, il mérite la note maximale mais bon, après, encore faut il que je déchiffre certaines choses. Emir Kusturica est un visionnaire sans le moindre doute, sa vision du rêve américain reste simpliste mais reste parfois des plus obscure à interpréter. Peut être que le burlesque me dépasse tout simplement ? L'intrigue me surprend, et la vague de fantaisie qu'elle porte avec elle me fais comprendre que je suis un ignare. Je vais revoir ce film.
Je me demande bien ce que ce film réputé franco-américain peut bien avoir de français ! En tout cas, si c'est ça le rêve américain, c'est pour moi un cauchemar bien français. Ce nanar me semble interminable, les comédiens peu crédibles, bref je ne lui ai rien trouvé d'intéressant. Comme son affiche ne le cache pas, c'est le désert au niveau du plaisir à le regarder. willycopresto