Déception que j'ai eu regardant ce film, qui pourtant démarre bien, José Garcia dans un rôle dramatique et non de comique lui donne encore plus de prestance, un réel plaisir. Seulement c'est peu, l'histoire ne le met pas complètement en valeur. Le couperet est sous une réalisation lente, avec beaucoup de discours qui donne un effet élastique, beaucoup trop d'élasticité sur l'histoire qui fait du statu quo, cela étouffe le film. L'actrice Karine Viard qui ici est bien froide, je m'y suis même pas attacher. Des passages lourd comme par exemple la scène de dans la cabine d'essayage. La fin du film est ambigu pourquoi pas, mais on reste réellement sur notre faim de ne pas avoir vu quelque chose de plus sombre et nerveux.
Un rare film qui traite du licenciement et le monde de l’entreprise. Un scénario un peu excentrique qui finit trainer un peu à la fin mais le tout est porté par un José Garcia, impeccable comme d’hab !
José Garcia est méconnaissable ! Il devrait davantage s'essayer aux rôles dramatiques car ils lui vont bien. Le film dépeint avec quelques touches d'humour noir les recherches d'emploi d'un homme désespéré. Je mets en garde sur la moralité et la dépression qu'il peut générer chez le spectateur.
J'ai vu ce film hier et j'y repense encore aujourd'hui. Sa réalisation et son interprétation sont impeccables. L'acuité du regard de Costa-Gavras m'a vraiment impressionné dans la justesse des situations qu'il met en scène et qui concourent toutes à la ligne de fond de son propos. La réalité économique actuelle pourrait donc accoucher de monstres prêt à tout pour sauvegarder l'intégrité et le bonheur de leur clan. Stupéfiant de voir avec le recul que ce comportement est proche de celui qu'éprouve ce père quand son fils est pris en flagrant délit de vol. Les acteurs sont à l'unisson et José GARCIA m'a vraiment épaté dans un rôle à la psychologie fouillée et bien travaillée. Ce film soulève également la marmite sociale de sentiments refoulés qu'expriment ponctuellement le garagiste ou le PDG alcoolo s'ils venaient à perdre leur travail ; et que josé GARCIA met en application avec un méthodisme qui fait froid dans le dos. L'équation devient limpide : la monstruosité économique dans un monde qui cultive l'individualisme engendre la monstruosité humaine. Il n'est pas contre la société qui est responsable de sa situation : il tient à s'y maintenir et cette fin selon lui justifie tous les moyens, quitte à devenir un prédateur pour ses semblables. Karin VIARD est parfaite dans son rôle d'épouse ancrée dans la réalité matérielle et affective que son mari a déserté pour devenir le prédateur implacable et schizophrène indifférent à ce qui ne touche pas son trip . Seule la fin un peu facile m'a gâché le plaisir mais peut-être était-ce un ultime réflexe du réalisateur pour nous dire que tout cela, ce n'est que du cinéma. Merci au cinéma français de nous servir ce genre de film éloigné des daubes manichéennes et moralisatrices malheureusement bien trop envahissantes .
Le meilleur, et de très loin , rôle de de josé garcia. Costa gavras rebondit remarquablement, et signe une charge virulente teintée d'humour noir. Excellent.
A mi-chemin entre le "thriller social" et la farce à l'ironie mordante, Le Couperet sait ménager ses effets. José Garcia compose un personnage à la fois inquiétant, un peu risible et extrêmement touchant.
Voilà un palpitant thriller social,dont le point fort est de traiter des conséquences ravageuses de l'ultra-libéralisme sous l'angle du polar.Depuis 40 ans,Costa-Gavras étonne par sa capacité à s'emparer de sujets politiques forts de l'actualité.Dans "Le Couperet",un cadre licencié du secteur du papier,sombre dans la dépression,au point de passer à l'acte,et d'éliminer un à un ses concurrents pour les postes à pourvoir.Tout n'est pas crédible pour les besoins de la dramatisation du sujet.Mais ce film dispose de tant d'atouts qu'on se surprend à comprendre,voire à entrer en empathie avec cet homme,victime selon lui d'une injustice.Il se trompe seulement dans les coupables:ce ne sont pas les autres cadres ou les patrons d'entreprises,mais la société libérale,où chaque employé subit les délocalisations et les licenciements en masse.Le chômage,un fléau bousillant des vies.Costa Gavras prouve aussi son intérêt pour pénétrer l'intimité d'une famille standard,habitant dans un pavillon du Nord.La prestation de José Garcia,entre retenue inquiète et intensité fulgurante,montre à quel point cet acteur maîtrise le registre dramatique,et pas seulement comique.Beaucoup de cynisme dans "le Couperet".La fin justifie les moyens,avec une ultime pirouette comme dernière image.Fort.
Génial ! On retrouve dans "Le Couperet" José Garcia, habitué a des rôles sans profondeur, et qui se montre la surprenant, dans un personnage plus ou moins perdu dans une situation a la fois drôle et tragique, c'est tres agréable de constater le talent de cet acteur... De l'humour noir, et un regard critique sur la société tres juste dans cette œuvre tres drôle et tres prenante, présentée modestement, la mise en scene est simple, le scenario aussi... Un drame a la fois profond et leger.
Très bon thriller français avec un excellent José Garcia qui confirme sa grande qualité d'acteur dramatique et qui tient à lieu tout seul le film. Malgré quelques maladresses et une certaine monotonie, le film tient tout de même largement la route avec comme souvent chez Costa-Gavras une bonne satire sociale (les ravages du chomage et ses dérapages) mélangée à un suspens bien présent.
José Garcia est très performant mais le film tourne un peu en rond. La première demi-heure est forte, la seconde est creuse. On passe du tout au rien, c'est frustrant tant l'intrigue pourrait être choquante et jubilatoire.