J'ai énormément de mal avec le western, mais je persévère car il m'est arrivé dans un passé récent et moins récent de trouver chaussure à mon pied. Pour qu'un western ait une chance de m'intéresser il faut, comme je l'ai déjà dit, que les codes qui régissent le genre soient cassés, ou totalement, ou partiellement. Et, si ce n'est pas le cas, il me faut un ou plusieurs poids lourds au casting. "Vera Cruz" répond à mes deux critères personnels. Les codes sont cassés puisque tous les personnages importants de l'histoire sont complètement éloignés du traditionnel cow-boy vertueux. Il y a également deux poids lourds au casting (et deux autres acteurs qui allaient le devenir plus tard). Et pourtant, ça n'a pas fonctionné. Dès le départ, je me suis ennuyé. Le film a beau ne durer qu'à peine 90 minutes, mais il est long....long...trop long. Que de longueurs et de bavardages inutiles à supporter. Pour ma part, je ne vois, en ce qui concerne l'histoire, qu'une seule chose de réussie : le final. Et maintenant, venons-en au casting. On y retrouve Charles Bronson qui, à l'époque, enchaînait les petits rôles et qui, ici, n'a que quelques miettes à se mettre sous la dent, tout comme Ernest Borgnine. Denise Darcel fait une très belle Comtesse, mais est insipide au possible. Je ne parle même pas des autres personnages comme le Marquis par exemple, qui sont fantomatiques. Restent donc Gary Cooper et Burt Lancaster. Si les deux dégagent un charisme puissance 1000 au kilomètre carré, leurs talents d'acteurs ne sont jamais mis à contribution. Il y a même quelque chose d'assez indigne à voir Lancaster souvent sourire bêtement. Bref, "Vera Cruz", tout comme "Johnny Guitare" a certainement été un grand western en son temps et l'est peut-être toujours, mais moi, il m'a laissé de glace.