Vera Cruz
Note moyenne
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102 critiques spectateurs

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overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2016
Véritable entreprise de démolition du western classique, « Vera Cruz » est le film d’un franc-tireur qui va dynamiter Hollywood de l’intérieur, ouvrant grand la voie aux Fuller et Peckinpah à venir. Sans oublier Léone qui va s’y nourrir abondamment. Dans son geste même, « Vera Cruz » est à la croisée des chemins : western "historique" où les rapports entre les Etats-Unis et le Mexique, la guerre de Sécession, les colonies sont parties prenantes de l’histoire, mais dont les personnages font preuve d’un cynisme tout droit sortis du film noir. Aldrich se montre en effet d’un pessimisme (quasi) total sur les rapports humains. Que ce soit l’amitié, la loyauté, l’amour, tout est corrompu par les bas instincts qui animent les protagonistes. Et si le personnage de Cary Cooper sauve l’honneur en se ralliant finalement à la cause mexicaine, c’est plus par dépit que par réelle conviction. Car tout au long du film, la cupidité, l’égoïsme et amoralité de tous et toutes interdisent constamment la fraternité et l’entraide. Véritablement nihiliste, « Vera Cruz » est un geste radical anticipant le western Spaghetti qui apparaît une dizaine d’années plus tard. Et, tout comme dans la trilogie des dollars de Sergio Leone, notamment pour « Le Bon la brute et truand», ce nihilisme est constamment tempéré par le rythme joyeux insufflé au film. Ce jeu de dupe qui tourne autour de l’appropriation d’un trésor est prétexte à des péripéties enlevées, des rebondissements, des tromperies qui tiennent habituellement plus du film d’aventure que du western.
Seul (petit) bémol, l’interprétation outrancière de Burt Lancaster, tout en sourire carnassier, qui fait basculer son personnage dans la bouffonnerie et en amoindri la puissance subversive, le rendant un peu trop caricatural face à la complexité d’un Cary Cooper crépusculaire. Mais il fallait sens doute ce vernis de comédie pour faire passer un « héros » aussi immoral.
L’ensemble est d’une belle rugosité et « Vera Cruz » demeure un jalon important entre classicisme et modernité, annonçant dans un geste qui allie, entre grand spectacle hollywoodien et pessimisme d’un auteur, la puissance frondeuse du nouvel Hollywood. C’est aussi l’affirmation d’un cinéaste majeur qui n’aura de cesse de fustiger notre société et nos vices. A la fois drôle et tragique, « Vera Cruz » se suit comme un film d’aventure tout en étant un voyage au cœur de nos pulsions les plus destructrices.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 janvier 2016
Encore un western qui a pris un coup de vieux. Beaucoup de longueurs, des combats moyens dans l'ensemble. Peu de surprises malgré des personnages avec un certain charisme. J'ai bien aimé le début et les démonstrations de tirs dans le palais. Autrement, c'est long spoiler: et une fin en duel rapide et brute.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2016
Ce western historique a pour décor celui du Mexique en guerre où s'affrontent 2 clans : les partisans de l'empereur Maximilien contre les révolutionnaires de Benito Juarez ; les Français n'y sont pas représentés sous un bon jour car Napoléon III soutenait Maximilien, ce qui fut assez mal vu par les Américains. Robert Aldrich mène énergiquement cette histoire pleine de bruit et de fureur, en se livrant à une réflexion sur la morale, la guerre civile et l'armée, où tout le monde est un peu malhonnête et pas du tout chevaleresque, pas même Gary Cooper, noble héros par excellence. Maximilien est montré comme un tyran, ses partisans sont fourbes, la comtesse est une aventurière avide d'or, les mercenaires américains sont dépeints comme des tueurs, bref tout le monde essaie à un moment ou un autre de rouler son voisin ou son partenaire... Au-dela de tout ceci, Aldrich s'intéresse à l'opposition de 2 types d'aventuriers, 2 caractères d'anti-héros, qui reste la vraie trame du film, où la camaraderie, l'amitié puis l'antagonisme vont se développer au fur et à mesure que l'action avance. En filou charmeur, cynique, sournois, fruste, et ricanant au sourire carnassier, Burt Lancaster est déchaîné et mène la danse, tandis que Gary Cooper plein de finesse, est placide, racé, réfléchi, taciturne et un brin idéaliste. Le film a beau jouir de bonnes scènes d'action, d'une excellente interprétation, d'un humour surprenant dans ce type de western et d'une mise en scène brillante, je ne suis jamais parvenu à le compter parmi mes 10 ou 20 westerns de légende, je ne sais pas trop à quoi ça tient, peut-être le contexte, ou alors le côté non formaté qui fait que ce western truculent balaie pas mal de conventions, notamment par sa dérision à la fois féroce et cinglante... je crois qu'il possède une fausse bonne réputation qui lui a été donnée par les critiques de l'époque, il est pour moi assez surestimé, mais attention, c'est quand même un western majeur, un grand classique.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2015
Avec "Vera Cruz", Robert Aldrich signe un bon western qui se démarque, à l'époque, par les caractères sournois et perfides des personnages principaux. De grands noms les incarnent avec un Gary Cooper et un Burt Lancaster en tête d'affiche et Ernest Borgnine et Charles Bronson dans des seconds rôles. Le reste est beaucoup plus classique. La mise en scène est convenue et le scénario un peu trop comprend de nombreuses scènes d'action. Dans l'ensemble, le film est bien fait, bien rythmé et l'on ne s'ennuie pas. Il manque un supplément d'audace pour en faire une oeuvre hors norme et mémorable. Quoiqu'il en soit, on n'enlèvera pas à "Vera Cruz" son statut d'influence majeure pour les western qui ont suivi.
christine D.
christine D.

36 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juin 2015
A placer dans le top 10 des meilleurs westerns de tous les temps. Un film intelligent qui évite le piège du manichéisme et où les" chevaliers blancs" sont remplacés par des aventuriers vénaux (mais néanmoins sympathiques) . Et puis qui résisterait au sourire de Burt Lancaster ?
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 mars 2015
L'immense Gary Cooper en mauvais garçon ironique, l'intrépide et athlétique Burt Lancaster en affreux jojo magnifique nous plongent dans une aventure mexicaine sous Maximilien, fastueuse. La scène du tir sur les chandeliers est un morceau d'anthologie. Quand à la férocité et la malice des dialogues, elles valent leur pesant d'or. Une petite merveille emplie d'humour.
clint54
clint54

27 abonnés 495 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2014
...Deux grosses pointures de l'Ouest Sauvage, Burt Lancaster (producteur associé pour l'occasion ) et Gary Cooper en second couteau. Nous pourrions écrire les deux font la paire...et nous aurions faux. Ce film de 1954/1955 est tout simplement la marque de fabrique et la réussite de Robert Aldrich, il pose les bases de ses prochains films et aussi de ses futurs acteurs fétiches, Bronson et Borgnine. La force de ce film n'est pas seulement le scénario, mais tous les seconds rôles présents, une affiche alléchante. Alors cette complicité naissante entre les deux stars en pointe n'est qu'un leurre. La suite du scénario confirmera cette véritable dualité et forcément duel final inévitable.Mais ce film reste ouvert,vif, pleins de trouvailles et de plans séquences fort bien réussis. Pour cette époque, tourné exclusivement au Mexique, ce long-métrage est un véritable enseignement pour les prochains Westerns, on retrouve l'essence même de ce que l'on veut trouver. A loisir l'on peut s'identifier d'ailleurs aux personnages, les admirer, les détester aussi.Entre Un Lancaster tout sourire dehors et un revolver dans le dos et un Cooper en Gentleman Farmer un rien coincé quel personnage choisirez-vous ? C'est çà aussi la force d'un film aussi bien construit.
Shaka666
Shaka666

64 abonnés 504 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2014
Un excellent western avec deux grands acteurs, Burt Lancaster et Gary Cooper et avec même dans les seconds rôles Ernest Borgnine et Charles Bronson.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juin 2014
Au Mexique, des soldats et des mercenaires de la guerre de Sécession viennent vendre leurs services au plus offrant. Deux aventuriers vont décider de travailler pour l’empereur Maximilien. Chargés d’escorter un carrosse, qu’ils découvriront rempli d’or ; ils vont décider de s’en emparer. Et l’appât du gain va avoir raison des plus belles histoires d’amitié et même d’amour.
Ce western est le trait d’union entre classicisme et modernisme. En effet, les deux personnages sont effrontés et insolents et tranche férocement avec l’image véhiculé jusqu’ici du cow boy vertueux et propre sur lui. Ici le cynisme prime et tout est corrompu ; l’amour, la loyauté ou l’amitié. Cupidité, égoïsme et amoralité caractérisent tous les personnages. De fait, ce western annonce déjà les westerns spaghettis tournés 10 ans plus tard. C’est aussi le triomphe des gueules mal rasées et des tenues débraillées ; la mort du mythe du cow boy Marlboro. Pour preuve que le cinéma de Leone n’est pas loin ; ici, Bronson est le joueur d’harmonica. Ce nihilisme du sujet et des personnages créent donc aussi l’effet comique que l’on retrouve dans les westerns spaghettis. La paire de comédiens fait beaucoup aussi à la réussite du film : Burt Lancaster est magistrale avec son sourire carnassier ultra bright et Gary Cooper accepte de se mettre en difficulté en rompant avec son image de « bon gars ». Ce film est aussi bien enlevé avec de multiples rebondissements dont un final dense. Le seul bémol est que ce film a tout de même vieilli. C’est pourquoi, au milieu du gué, ma préférence va vers le produit abouti : le vrai western spaghetti à la Sergio Leone. Ce film pose les bases mais a le cul entre deux chaises.
A voir pour les cinéphiles curieux de l’évolution du genre
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2014
Réalisé par le grand Robert Aldrich (« les 12 salopards », « Bronco apache »...), « Vera Cruz » est un très bon western, devenu culte depuis bien longtemps. Le scénario, quasiment improvisé ou en tout cas revu et corrigé tout au long du tournage, ne constitue par l'intérêt principal du film. Pour autant il est suffisamment intéressant pour ne pas ennuyer. Les nombreuses scènes de batailles sont bien tournées et donnent beaucoup de rythme à ce film nerveux. Les effets spéciaux ont un peu vieillis, tout comme certains décors visiblement reconstitués en studio. Par contre certaines scènes filmées au Mexique sont vraiment superbes. Mais le véritable intérêt vient de la distribution hors norme et son duo principal constitué de Burt Lancaster et Gary Cooper. Les deux monstres sacrés offrent une prestation de grande qualité bien aidés par des seconds rôles également prestigieux, Ernest Borgnine et Charles Bronson en tête. Cette galerie de stars rend ce classique très agréable à découvrir, je vous le conseille si vous arrivez à le trouver (héhé!)
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2014
La plus grande réussite du film est incontestablement l'entente du duo Lancaster-Cooper. Leur opposition de style est assez jouissive et permet à leur personnage de s'exprimer pleinement, que ce soit dans les scènes comiques ou d'autres plus tendues. Car le film arrive à surprendre en faisant évoluer la relation des deux protagonistes, qui paraît simple de prime abord, mais bascule dans une complexité mesurée et convaincante. "Vera Cruz" aurait donc pu être un excellent western s'il avait eu un scénario plus travaillé. Car Aldrich, en reprenant le thème du voyage (cher au western), construit un récit plutôt pauvre en péripéties et en action, et préfère se focaliser sur des jeux d'alliances peu intéressants. Dans l'ensemble, le film n'est pas déplaisant, mais laisse tout de même un goût d'inachevé.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 avril 2014
Vera Cruz est un western drôle et parfois insolent, comme Aldrich les aime. Le scénario, tout en trahison fait la force de ce western où la confiance n’est nulle part. Le duo Cooper/Lancaster est réellement génial, et cette sombre histoire de pognon dans un carrosse est merveilleuse. Aldrich a une science de la mise en scène assez incroyable, et la photo des paysages laisse béat. On sent dans Vera Cruz les prémices du western spaghetti avec ses héros pas nécessairement gentils, ses paysages superbes et ses acteurs ultra-charismatique. Un très bon film.
Jean-philippe N.
Jean-philippe N.

126 abonnés 925 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2014
Western précurseur avec ce que cela entraine d'erreurs et de maladresses, malgré un casting hors pair. Anthologique, peut-être, une curiosité, sans aucun doute...
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2014
Attirés par l'appât du gain, deux mercenaires américains participent à leur façon à la révolution mexicaine. Robert Aldrich réalise un western qui révolutionna les codes standards du genre à l’époque. Considéré depuis par bien des aspects comme un précurseur aux "westerns spaghettis", "Vera Cruz" vaut principalement pour le duo mythique formé par le grand Gary Cooper et le souriant Burt Lancaster, ainsi qu’une jolie palette de seconds rôles. Action et rebondissements, humour et cynisme, poursuites, fusillades et duel final font partie de ce très bon classique.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 juillet 2013
Onze ans avant le lancement de la saga du dollars de Leone avec "Pour une poignée de dollars" (date de sortie : 1966), Robert Aldrich mitonnait un western spaghetti avant l'heure : "Vera Cruz" (1954), son deuxième long-métrage, seulement !!! La même année sortait sur les écrans son troisième, le non moins connu "Bronco Apache". Un ogre de talent qui ne manquait pas de fustiger les codes du western traditionnel !!
Pour ses débuts derrière l'écran, Robert Aldrich montrait pour la première fois des anti-héros comme des hommes violents, cyniques et cupides. Une première dans l'histoire du western. De même, Aldrich propose des plans larges et rapprochés, du pré-léonien ! Bouleversant les codes du genre, Robert Aldrich fait de son western, le premier méditerranéen qui a tout d'un grand : scénario, musique, casting avec sa galerie de trognes, ainsi que la mise en scène. Un travail mené d'arrache-pied qui mérite toutes les récompenses.
"Vera Cruz" : en compagnie de l'armée mexicaine, une association de deux malfaiteurs convoient une diligence jusqu'à Vera Cruz. Lorsqu'ils comprennent qu'elle transporte de l'or, ils décident de faire main-basse sur le trésor.
Scénario au diapason malgré des lenteurs de rythme. Je te pardonne Robert. Néanmoins, je tiens à signaler qu'il s'agit de maîtres en la matière puisque le scénario évoluait au fur et à mesure du tournage. Tous mes chapeaux Robert !! Signalement des scénaristes : Borden Chase ("La rivière rouge" d'Howard Hawks et "Les révoltés du Bounty" brandonien, c'est lui), Roland Kibbee (scénariste sur "L'homme de la Sierra", toujours avec Marlon) et James R. Webb (présent sur "Bronco Apache", il participera aux deux versions des "Nerfs à vif"). Il n'y a que du bon. Cool !
Au casting, il y a donc le tandem Gary Cooper ("Sergent York", "Le train sifflera trois fois")-Burt Lancaster ("Règlements de compte...", "Le prisonnier d'Alcatraz") qui fonctionne à merveille ! Des poncifs d'humour noir ponctuent le film au début et à la fin. Lancaster avec son sourire niais est extra et Cooper, dans un personnage plus traditionnel, se montre à la hauteur. Ils sont suivis par des pointures en la matière : Bronson, Borgnine, Jack Elam (c'est lui dans le générique de début de "Il était une fois dans l'Ouest" !), et Sara Montiel, la toute dernière regrettée.
La musique, quant à elle, se fait pâlichonne et ne se démarque pas vraiment du lot.
En revanche, pour la mise en scène (déjà dit plus haut), c'est du pré-Leone, sans la verve du réalisateur italien. Il y a bien un duel final dans l'art du western spaghetti, mais non doublé du montage alambiqué ainsi que des cadres pré-construits et stéréotypés de la marque Sergio Leone.
Alors oui, "Vera Cruz" a 10 ans de plus que le premier Leone, et c'est ça qui fait que le film fait aujourd’hui pâlot : la musique, les acteurs, la mise en scène. Robert Aldrich avait anticipé (super bon point Robert !!) ce que Sergio allait magnifier.
On se réconforte maintenant au charme de ce western grâce au casting extraordinaire d'un Aldrich en pleine forme, et de la tournure lyrique que prend le film via les sentiments des personnages.
Précurseur en la matière, Robert "le salopard" signait avec "Vera Cruz" un petit chef-d’œuvre d'anthologie.
Spectateurs, "à l'attaque" !!
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