Film incroyablement fort sur les blessures ténébreuses de l'enfance. Celles qui marquent à jamais et traversent les années toujours invisibles. Le réalisateur dresse un portrait intime et poignant des deux vies qui se réunissent comme un exorcisme nécessaire à l'éclosion d'une nouvelle vie. C'est évidemment terriblement délicat mais traité avec une délicatesse également exemplaire.
Deuxième plongée en apnée pour ma part dans l'univers torturé de Gregg Araki après "Nowhere" et même constat en sortie de pellicule : impossible de rester indifférent. Le réalisateur s'attaque ici de plein fouet à la pédophilie et les conséquences qui en résultent directement ou non. Apprécier le film en tant que tel s'avère assez compliqué car les images sont dures et cruelles, on n'a pas vraiment envie d'y revenir une fois terminé, en revanche il faut bien évidemment souligner l'aspect utile de ce type de métrage. Il jette un regard neutre et froid sur ce sujet sensible et pousse à la révolte lors de séquences difficilement soutenables. Clairement je n'ai pas passé un bon moment devant "Mysterious Skin" mais il faut reconnaître que le casting est formidable, Joseph Gordon-Levitt en tête, complétement halluciné et plus que concerné. Par contre, était-il bien nécessaire d'être aussi explicite et cru lors des scènes chocs ? D'autant que bien souvent, lors de ces mêmes scènes, on perd en crédibilité à cause du sur-jeu. Araki propose donc un thème difficile, toujours centré sur la jeunesse bien sûr, mais aux enjeux plus forts qu'à l'accoutumée. A voir une fois pour l'intérêt probant du sujet et pour les interprétations mais ce n'est pas à mettre entre toutes les mains ...
Étude psychologique du traumatisme enfantin, Mysterious Skin ne prend pas de gants pour parler de son histoire choquante et dérangeante. Mettant en avant la pédophilie, la prostitution, l'homophobie, le long métrage parle de sexualité sans tabou et parfois de manière ambiguë. Mais son final moral vient reconsidérer le traitement appliqué. Le long métrage se perd pourtant parfois dans des méandres sexuels longs, répétitif et omniprésent...
Je n'ai pas du tout aimé. Il y a une succession de scènes répugnantes ou comment un petit garçon tombe amoureux d'un homme, subit des attouchements et devient gigolo. Le tout avec des histoires extra-terrestres abracadabrantes.
Mysterious Skin est le genre de film qu’on aimerait voir plus souvent. A la fois, dérangeant et hypnotisant, on est scotché à son siège du début à la fin. La photographie est superbe, les acteurs au top, le scenario original, bref, un très bon film dans lequel le réalisateur mise d’avantage sur la suggestion que sur la violence imagée du sujet traité. A réserver toutefois, a un public averti !
Un des plus beaux films que j'ai vu. Tout est parfait, la réalisation, la pureté des images, les personnages qui sont loin d'être des archétypes. Ce film respire la vie, la vraie. Celle qui fait mal, qui est dure mais qui est aussi très belle et poétique. Les thèmes sont magnifiquement bien traités, les 2 personnages principaux joués par Joseph Gordon-Levitt et Brady Corbet sont de très beaux personnages, tout en opposition, en contraste et en saveur. Attachants donc. Un magnifique film à voir absolument.
"Mysterious skin" est certes que l'on appelle une oeuvre décalée, mais celle ci est une oeuvre décalée complètement aboutie, où les sujets sont multiples, allant de la découverte de sa sexualité à la pédophilie. Au delà de ça, ce qui amène une autre dimension à l'oeuvre est le lyrisme, la poésie apportée, comme une légèreté apposée sur des sujets importants, graves. Ajouter à ça des jeunes acteurs brillants (Gordon Lewitt et sa bande, les meilleurs passages du film) et vous obtenez ce cocktail gagnant, qui se termine en une sorte d’apothéose jubilatoire. Un chef d'oeuvre pour Gregg Araki, tout simplement.
Bouleversant ! Le scénario est d'une qualité exceptionnelle, les sentiments exposés sont humains, torturés et réalistes. Ce film est troublant par sa beauté et sa glaçante narration. Les acteurs sont parfaits dans leurs rôles, la musique n'est pas larmoyante : le film est pur, sans excès, sans dramatisation, sans cliché mais est d'une complexité surprenante. Un film difficile mais d'une intelligence redoutable!
(…) En optant pour une démarche analytique étrangère au manichéisme et au parti-pris, Gregg Araki adopte une posture de neutralité quant à la manière d'aborder ce sujet périlleux et assez casse gueule, (…) ce grâce à une forme de narration bien choisie. C'est là ou réside la belle idée du film et la grande force de ce cinéaste.
C'est un film bouleversant... Étant passé par les mêmes affres des deux personnages dans lequels malheureusement je me reconnais... je peux vous dire que la façon de raconter les faits, n’exprimant aucun jugement mais nous mettant face aux conséquences de ces actes, et absolument magnifique et délicate, malgré la violence des vécus... Un film à voir absolument. Merci Araki !
Attention ce film met mal à l'aise: à ne surtout pas voir avec enfants ou ados. Alors oui franchement certaines scènes sont difficilement supportables, je n'ai aucun problème avec le gore mais là la pédophilie c'était tendu à regarder.
En fait je ne connaissais pas du tout le synopsis avant de regarder ce film, je ne connaissais rien de l'histoire donc ce fut une surprise totale. Puis à la fin je me suis tout de même dit que c'était un film intelligent dans sa façon se faire passer les messages, et qu'on oublie pas facilement. Le personnage principal est assez attachant. Au final je trouve que c'est une réussite même si comme je le disais pas facile à regarder (heureusement que je l'ai pas vu au ciné, ce film est mieux à voir tranquille chez soi). 3.5 /5
Film coup de poing !!! Hyper choquant, hyper malsain !! Le sujet de la pédophilie est traité dans ce film de manière frontale et on se prend une caque en pleine face !! On est secoué, mal à l'aise et on a hâte que ca se termine tellement c'est insoutenable à regarder !! Un vrai bijou !! A voir mais pour public averti..
Gregg Araki adopte une posture de neutralité quant à la façon de traiter son sujet (la monstruosité du viol) en optant pour une démarche analytique étrangère au manichéisme et au parti-pris et ce grâce à une forme de narration bien choisie. C'est là ou réside la belle idée du film et la grande force de ce cinéaste.
Ce film est un peu brouillon, presque bâclé. L'ennui nous prend rapidement, passée notre curiosité du début. Le personnage principal porte le film à bout de bras. Le reste est sans grand intérêt et manque cruellement d'intensité et d'émotion pour un sujet aussi délicat.