Othello
Note moyenne
4,1
499 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

52 critiques spectateurs

5
14 critiques
4
20 critiques
3
10 critiques
2
7 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 août 2019
S’il y a bien un réalisateur de génie dont le travail dépendit de ses contraintes économiques, c’est bien Orson Welles ! Une fois Citizen Kane tourné, son parcours fut marqué d’affrontements avec le système hollywoodien et de difficultés financières. Othello en est un parfait exemple. N’ayant pas le budget nécessaire pour le tourner en une seule fois et pour réunir les comédiens ensemble, il décide de modifier radicalement son style cinématographique. Il oublie les longs plans-séquences multipliant les comédiens et les trucages optiques et opte pour une forme extrêmement découpée où les plans très courts se succèdent. Si le montage a toujours été un élément crucial pour Orson Welles (il a toujours fait une différence entre les rares films où il a eu le contrôle total sur le montage et les autres), il devient ici un élément déterminant avec cette adaptation de William Shakespeare. En effet, grâce à lui, il arrive à rendre tout à fait cohérent un film résultant d’un tournage sur 4 ans extrêmement compliqué (tournage en différents lieux et à différentes périodes de l’année, acteurs d’une même scène ne pouvant pas être réuni en même temps, utilisation de différents types de pellicules et de 5 directeurs de la photographie différents…). Le résultat est impressionnant spoiler: (la séquence de l’enterrement d’Othello est grandiose et constitue un des meilleurs pré-génériques de l’histoire du cinéma)
et arrive même à être spectaculaire (les décors sont tout de même signés Alexandre Trauner). Welles transforme ses contraintes économiques en éléments artistiques et un film qui serait devenu un échec entre les mains d’un autre en pur chef-d’œuvre qui reçu même le Grand Prix ex-æquo du Festival de Cannes en 1952, la Palme d’or n’existant pas encore. Après Macbeth, le génie de William Shakespeare rencontre celui d’Orson Welles qui donne une fois de plus une véritable leçon de cinéma.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 mars 2019
La célèbre pièce de théâtre du dramaturge théâtral anglais parlant d’un étranger hors d’Europe, l’interaction avec un maure sarrasin considéré comme faisant parti du monde musulman et les gens à peau noire. L’acteur campe le rôle maquillée, la ressemblance frappante avec les maghrébins arabes, beaucoup de sujet à interprétation. Originaire peut-être de Mauritanie ou d’ailleurs quelque part en Afrique, sa fonction fut général haut placée au service de la hiérarchie Vénitienne, une origine certainement noble puis devenu esclave, influençant sur le cours de l’histoire. Le propre réalisateur de son film a fait du théâtre, un milieu d’entraînement qu’il connaît, ce n’est pas une surprise l’expérience de tragédien, bien joué, les mouvements de caméra sont intéressants, ça tourmente à l’image du personnage. Un courageux, bien vu, orgueilleux attisant haine et manipulé inévitablement par un méchant, courra à sa perte, saisissant l’opportunité de son caractère impulsif irascible jaloux. C’est l’essence même de la tragédie Shakespearienne basée sur une nouvelle italienne, un classique dans son adaptation cinématographique.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 septembre 2018
Adaptation de Shakespeare, le film est novateur par sa technique. Cadrages, plans, mouvements de caméras ; tout y est extrêmement esthétique. Seul le montage est assez laid mais il y a une explication : le film s'est fait sur 4 ans à cause d'une faillite durant le tournage du producteur du film, obligeant Welles à user de ruse pour compléter les manques et les incohérence des scènes filmées. Pour finir, mon seul véritable ennui devant cet œuvre c'est le texte ancien, je ne suis pas bilingue donc entendre tout le long du vieux anglais ça gave sacrément...
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 décembre 2017
Sur le papier ça pouvait donner n'importe quoi : un jaloux compulsif manipulé par un méchant et qui tombe dans le panneau de façon tragique. Oui mais c'est du Shakespeare et de haute cuvée et en plus c'est Orson Welles qui s'y colle. Un Welles qui habite littéralement le personnage, un Iago tellement bien joué qu'on le déteste de suite, une Desdemone de rêve, une scène d'entrée d'une beauté à couper le souffle, des plans de folies. Que peut-on vraiment reprocher à ce film ? Peut-être les déclamations trop shakespeariennes aurait-elles pu être modernisé… non, ça ne gêne même pas ! L'un des chefs d'œuvre de Welles.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 janvier 2017
Orson Welles est un étrange personnage mais il en impose par sa grandiloquence et sa présence qui semblent convenir à merveille aux drames dramatico-dramatiques de Willy J'expire dans lesquels (presque) tout le monde expire sur un malentendu instigué par une abjecte félonie d'un odieux félon. Ainsi est Othello, le dindon de la farce et sa princesse ravie de la crèche, la ravissante cruche tête à claques et plus si affinités.

La mise en scène est clairement recherchée, surtout les premières minutes avec cette procession majestueuse sur cette musique digne d'un crépuscule des dieux. Tout est dans la grandeur de ces beaux mouvements de caméra et d'un jeu d'ombres et lumières soignées.

Cela dit, on ne l'apprécie que modérément, empêtré que l'on est dans ce baragouinage d'un vieil anglais sclérosé sorti d'outre-tombe dont la déclamation est incompréhensible. Même les sous-titres désirant coller au plus près à cette soupe ayant dépassé la date limite s'avèrent particulièrement pénibles à suivre.

On peut saluer un louable effort d'adaptation de cette pièce imbuvable de Willy Jesoupire bien que cet effort vain demeure voué à l'échec, tant la lourdeur incommensurable de l'oeuvre originale écrase toute vélléité à cet égard.

En vérité, nous préférons retenir notre respiration pendant 10 mn que de réitérer un autre visionnage de ce somnifère bavard débilitant.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2016
Orson Welles, qui interprète aussi le rôle titre, adapte brillamment la pièce éponyme de William Shakespeare, auteur auquel il était particulièrement attaché. Tout est parfaitement réussi : la direction d'acteurs, les décors d'Alexandre Trauner, la lumière – un noir et blanc superbe. Et surtout, impossible ne pas tarir d'éloges sur cette mise en scène somptueuse, géniale et regorgeant d'innovations, qui fait prendre à cette terrible histoire de trahison une force toute particulière. Un chef-d'œuvre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 mai 2016
Il s’agit ici de mon deuxième volet cannois pour ma seconde rencontre du moment avec le génie du cinéma Orson Welles.
« The tragedy of Othello : the Moor of Venice », titre originel du film, est la troisième adaptation au cinéma de la tragédie de Shakespeare jouée pour la première fois en 1604. La pièce fût portée à l’écran en 1922 dans une version muette et en 1946 à l’époque du parlant.
Véritable forcené du travail, Welles mit du temps à monter ce projet ambitieux : production incertaine (Orson ira jusqu’à jouer dans « Le troisième homme » pour réinvestir son cachet pour le financement de « Othello »), aléas de tournage (désistements de comédiens, costumes impayés, problèmes de doublage, de montage, de décors…). C’est donc en persévérant que le réalisateur de « La dame de Shanghai » s’est investi pour arriver à présenter, monter puis achever le métrage mettant en scène le héros désespéré shakespearien.
Scénario : Après un mariage secret avec Desdémone, Othello, le Maure vénitien, est désigné pour aller combattre la flotte turque sur l’île de Chypre. Vite rejoint par sa femme, Othello devient gouverneur. Son fidèle lieutenant Iago entre en action pour déstabiliser l’ordre établi.
A priori, sur le papier, cela pouvait être inadaptable. Et pourtant, maître Welles prouve qu’il a toutes les qualités et les idées pour mettre en scène des œuvres réputées difficile d’accès. Surtout quand on voit toutes les difficultés par lesquelles il est passé. Rien que pour ça, j’affirme qu’il s’agit d’un génie visionnaire hors norme du cinéma moderne. Je ne vais donner que trois raisons.
La première, c’est par la première scène du film. Démarrant par la mort d’Othello (magnifique visage charismatique d’Orson Welles) sur son lit de mort, les premières notes de musique s’apparentant à un requiem dont le compositeur Willy Ferrero (il a également travaillé pour Visconti sur « La terre tremble ») apporte toute sa démesure, la mise en scène et l’idée scénaristique de commencer par la fin est novatrice pour une pièce de théâtre filmée. Comment ne pas rester de marbre face à cette roublardise étonnante du réalisateur à transformer et façonner une quelconque pièce de théâtre en une telle tragédie antique dès les premières minutes ?
Le second atout de « Othello », c’est de pallier toutes les difficultés économiques, de costumes, de décors et de comédiens en une mise en scène baroque (comprenez esthétiquement finie). Egalement dotée d’un N&B parfait (et toujours de belles ombres portées tels Curtiz pourrait le faire), d’un rythme soutenu (les puristes diront que certains passages de l’original sont écourtés) et d’une ambiance oppressante (l’action se déroule dans un espace unique : le palais de Chypre est bordée par les falaises et la mer), le metteur en scène Orson Welles magnifie sa réalisation par sa griffe habituelle et rend ainsi « Othello » flamboyant, épique et lyrique. Parfois, on a même l’impression d’assister à un Visconti en N&B, la flamboyance des décors et des costumes se faisant sentir autour de sa patte.
Le troisième et dernier point, c’est bien par la direction du casting que le réalisateur de « La splendeur des Amberson » s’illustre. De n’importe quel acteur ou actrice, il obtient le meilleur. Et « Othello » ne déroge pas à la règle.
Ici, Orson Welles campe le Gouverneur Othello. A la fois arrogant, bienveillant, odieux, miséreux et misérable, il transcende son personnage et prouve (encore une fois !) qu’il est capable de tout jouer. Magnifique, Orson !
Dans le rôle de Desdémone, on trouve une Suzanne Cloutier (vue chez Duvivier dans « Au royaume des cieux ») à la sensibilité fragile, tout en délicatesse. Du beau travail en somme. Michael McLiammoir () prête ses traits à l'infâme Iago, lieutenant et serviteur d’Othello. D’une extrême justesse, McLiammoir affronte Welles dans un combat/duel d’acteur au sommet. Il en ressort une interprétation intense, digne d’être un représentant majuscule des meilleurs méchants du septième art. Machiavéliquement parfait, Michael incarne le mal shakespearien absolu, viscèrement parlant. Simplement extra !! Le duo Welles/McLiammoir atteint des altitudes totalement appréciables. Super !
De l’autre partie du casting de générique, on notera Joseph Cotten (l’éternel ami wellesien) et Joan Fontaine (« Rebecca », « Lettre d’une inconnue »).
Pour conclure, « Othello » (1952), est un chef d’œuvre d’époque qui ravira les amateurs de fresque biblique et les inconditionnels du cinéma en général. Un film mythique aujourd’hui qui a atteint ses lettres de noblesse une fois le tournage accompli. Le Grand Prix à Cannes (en 1952) est amplement mérité.
Spectateurs, pour une culture cinématographique complète.
Accord parental souhaitable.
PS : je pense que Disney s’est penché sur le perfide Iago de Shakespeare pour en faire le vil perroquet animé, copain de Jafar, dans « Aladdin » (1993).
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2016
Welles donne ici une de ses visions de l'univers shakespearien, il a beaucoup coupé la pièce, tranché, morcelé, compressé, mais respecté l'esprit du grand Will et ses dialogues étincelants. La splendeur baroque de la mise en scène contraste avec la sobriété du jeu des comédiens, où le génie de Welles éclate à chaque plan, notamment ce montage chaotique, sorte de kaléidoscope de contre-plongées, de subtils jeux d'ombres et de lumière, de perspectives architecturales... Ce film fut réalisé en plusieurs étapes, avec des bouts de ficelle, des costumes et des décors bricolés filmés dans divers pays méditerranéens parfois à plusieurs années d'intervalle, faute d'un budget réduit à peau de chagrin, mais il reste malgré tout fascinant par sa formidable machination au subtil engrenage, et la façon dont Welles fait oublier l'aspect théâtral. Le seul petit reproche vient du fait de certains comédiens, notamment l'âme noire Iago qui aurait nécessité un acteur plus charismatique et moins terne, et aussi Desdémone qui bien que très belle, reste assez fade, mais sinon le spectacle suit la lutte allégorique du bien et du mal. Bref, du génie à l'état pur, un grand auteur servi par un grand réalisateur.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2016
Film américain d'Orson Welles, 1952
Adaptation de la pièce de Shakespeare

Le texte semble respecté. Un général d'armée Maure, à Venise, se marie, en cachette, avec une jeune fille (Desdémone) malgré le père de celle-ci, sénateur. Or son aide, Iago, ne veut en fait, par haine et jalousie, que du mal à son maître, et fera tout pour que celui-ci doute de la fidélité de sa jeune épouse. Il le croira. Il tue alors sa femme. spoiler: Et... (Tout le monde connaît l'horrible fin...)


Chef d'oeuvre de Welles. Une mise en scène formidable, dans des décors étonnants, une réalisation expressionniste avec une superbe photographie en noir et blanc. Prises de vue, mouvements de caméra, angles surprenant, acteurs exceptionnels : le début du film en cela est éblouissant.
dai72
dai72

190 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2015
Un film absolument superbe dans sa dramaturgie, grâce à ses personnages et à son histoire imaginée par Shakespeare. Orson Welles est grandiose dans cette œuvre, nous montrant sa "gueule" et son talent !!
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2015
"En te voyant, la lune se bouche le nez et le soleil se voile la face. Pourquoi es-tu née?" lance Othello à Desdémone qu'il accuse d'infidélité.
Othello c'est le drame de la jalousie à l'état pur. Le sacrilège d'un amour souillé. Orson Welles en fait un tableau splendide. Quelle beauté des images, quelle interprétation et quel drame!! Une puissance visuelle et humaine magnifique.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mars 2015
Un jeu de manipulation extrême qui bascule dans la tragédie. Une atmosphère sombre et mystérieuse autour d'un général un peu tyrannique et jaloux. "Othello" d'Orson Welles est un petit bijou cinématographique, au-delà de la réalisation, toujours excellente de la part de cet immense réalisateur. Et des décors somptueux qu'il nous offre. Un film d'époque en noir et blanc qui n'a rien perdu de sa superbe et de son souffle.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 novembre 2014
Photo, casting, musique, décors, costumes... tout est splendide dans ce film de 1952! Un petit bémol au niveau de la mise en scène avec parfois des procédés un peu ringards. Le scénario inspiré de la pièce éponyme de Shakespeare n'a pas pris une ride: manipulation, racisme, jalousie, soif du pouvoir, vertigineux!
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2014
Othello, général vénitien Maure, se marie avec la belle Desdemone, fille d’un riche sénateur n’approuvant pas leur union. Qu’un Maure se marie avec une noble vénitienne attise les jalousies. Iago, un proche d’Othello, va tout mettre en œuvre pour détruire ce mariage, prêt à toutes les manigances.
Cette adaptation de la pièce de Shakespeare par Orson Welles s’est faite dans la douleur dont la faillite du producteur allongeant le tournage sur 4 années. Welles dû démontrer tout son talent de monteur : des scènes furent tournées dans deux lieux radicalement différents (studio et extérieur ; 2 pays différents) et parfois avec des années d’écart. Un travail de montage titanesque de 2 ans lui permis de composer avec toutes ces contraintes. Lui qui souhaitait faire un film avec de longs plans se retrouve avec un film haché à l’esthétisme singulier proche de l’expressionnisme allemand dans le traitement du noir et blanc et des contrastes. Ce film est donc une véritable effervescence visuelle baroque : silhouette dans la pénombre, ombres portées, perspectives déformées, contrastes exagérés,… La mise en scène aussi est virtuose : décors emprisonnant les personnages, cadrages au travers de barreaux ou derrière un voilage, alignements de colonnes de voûtes,… aucune respiration possible même à l’extérieur. Othello lui est statique et filmé en contre plongé ; Iago, lui est toujours en mouvement dans le champ et ses mouvements très chorégraphiés.
Du talent oui, de l’ennui aussi. Même si Welles parvient à faire de cette œuvre un produit cinématographique accompli, les textes du 16ème siècle, version anglaise de plus, sont peu appropriés à un art du 20ème siècle. Pas bilingue, on entend bien la poésie des textes de Shakespeare.
Convaincu de longue date par le talent de Welles comme metteur en scène et comme comédien ; mais le sujet de cette tragédie shakespearienne adaptée au cinéma ne m’a personnellement pas convaincue.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 août 2014
Un sujet captivant qui ne sera pas mis en valeur par Orson Welles ! La mise en scène est désagréable, des plans de caméra assez pauvres, filmé très près du visage au point de ne plus voir le moindre décor, des enchaînements qui laissent à désirer, des prestations d'acteurs pas vraiment inoubliables, le classique de Shakespeare méritait une adaptation cinématographique bien plus saisissante pour mettre en valeur cette intéressante histoire de manipulation.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse