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Je suis tombé sur un nouveau type de film : celui qui fait boire ! Que peut-on faire d'autre quand on subi une telle attaque de toutes les illusions qui font encore croire à un rêve d'humanité ? Sans parler de ma sensibilité de féministe convaincu ? Ce film, qui est un chef d'œuvre à bien des points de vue, est le pire pamphlet sur la lâcheté humaine qui n'ait jamais été filmé. C'est la pire expérience que puisse vivre un occidental laïc sur ses illusions dans l'être humain et particulièrement la femme. On ne sort pas indemne de ce piment infâme qui continue longtemps après à torturer notre philosophie scientiste et réduire les humains à des chiens. On peut s'imaginer être les derniers défenseurs de la république scolarisée et laïque ou définitivement accepter la merde immonde et pragmatique qui fait le terreau du reste du monde. Mais le plus éprouvant est sans doute la position des Femmes, celles qui par leur faiblesse physique finissent par contaminer leur force psychique. Le portrait de cette lesbienne honteuse et suicidaire autant que de cette étudiante fleur bleue qui ne dit pas non à trois rendez vous avec un homme avant de crier au scandale, tout ce qui reste dans notre espoir dans l'évolution mature et éclairée de la condition humaine est balayée en deux heures trente de supplice. Ce manque de courage pour affronter la solitude, qu'elle soit humaine ou existentielle. Cette lâcheté face à l'inéluctable ne tient plus face aux avancées sociales et scientifiques du vingtième siècle. Le phénomène de tribu, de patriarcat ancestral et pire : moral, est un supplice pour tout ceux qui se sont épanouis sous le joug de la raison. Lorsque la république donne la justice logique et l'individualité, le communautarisme offre le diktat de la loi du plus fort sur les plus faibles qui sont d'accord pour se sentir moins seuls. Je parle ici de statistiques et de théories, des exemples de réussites d'harmonie existent dans les deux mondes, mais un seul est par principe liberticide. Bref, ce film est dérangeant par son propos, mais aussi sa facture ultra classique qui parle de la violence sans la montrer réellement, et c'est presque pire, car en plus de la haine, il y a l'acceptation de ce que l'on pressent sans l'avoir enduré. Une forme très simple, un propos très fort, un dégoût qui reste quelques jours, un peu comme « Martyrs », les images en moins, les cauchemars idem. A déconseiller aux fragiles idéalistes qui croient que le vernis de la civilisation a recouvert la bête immonde et frustre qui sommeille dans la mondialisation. A moins que ce soit une vaccination ?
Ajoutée le 06 févr. à 00h24 Signaler un abus
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