La Raison du Plus Faible
Note moyenne
3,2
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103 critiques spectateurs

5
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3
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Le realisateur n'a pas, selon moi, su choisir l'accent a donner a ce film: un film plutot drole et fraternel, ou franchement dur et revoltant.

Je trouve aussi que la realisateur ne maitrise pas encore son art (je dis ca en toute modestie), car certaines scenes sont pas completement reussies.

Il a peut etre hesite entre les deux. C'est dommage car le fond du sujet etait interessant.
Le film se "laisse voir".
Mais le traitement du sujet manque de force selon moi.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Il y a du bon et du mauvais dans ce film. Dans le bon, il y a le jeu de certains acteurs, notamment Patrick Descamps et Claude Semal, et la
présence lumineuse de Natacha Renier. Il y a aussi cette banlieue industrielle, magnifiquement filmée, de façon souvent très graphique. Il y a
enfin une belle manière de montrer avec pudeur et sans misérabilisme le quotidien de ces gens pour qui la vie n’est pas facile.
Pour le moins bon, on notera en particulier certains dialogues improbables sous forme de longues diatribes enflammées qui ne cadrent pas
avec les personnages. Il y a aussi le pretexte incroyablement fallacieux pour lequel le personnage incarné par Eric Caravaca se lance
dans cette scabreuse entreprise de holdup. Il y a enfin cette fin interminable et mégalomane ‘façon film d’action’, que s’offre Lucas Belvaux alors qu’on sent
bien que le film est terminé.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Lucas Belvaux aura fait un magnifique parcours depuis sa première appariation en 1980 dans « Allons z’enfants ». De jeune acteur brillant, dont on a pas mesuré le vrai talent, il se réfugie dans la mise en scène qui lui vaut en 2003 la reconnaissance de ses pairs avec sa trilogie : « Un couple épatant », « Cavale » et « Après la vie ».

Il nous revient cette année avec « La raison du plus faible » vraisemblablement son film le plus personnel contenant des éléments émanant directement de son vécu, la Belgique, le milieu ouvrier familial… L’histoire par elle-même est intentionnellement simpliste. Quatre hommes au bord de l’exclusion et à court de ressources financières vont s’associer pour organiser « un casse ». Et sur cette base, Belvaux va nous dépeindre leur quotidien certes désespéré et désespérant mais aussi empli de vraies valeurs empreintes d’entraide, d’amour, d’amitié et de générosité.

De manière lancinante à l’image de la musique presque omniprésente sur tout le film, il provoque lentement la montée en puissance d’un drame dont on connaît l’issue dès le départ. Belvaux aime ses personnages et réussi à nous communiquer cette passion.

C’est la grande qualité du film, mais aussi son plus gros défaut. A trop vouloir s’épancher sur eux, le film traîne quelque peu en longueur et manque d’un vrai rythme. Mais cette imperfection est vite pardonnée au regard de ces plans aériens sublimes des cités ouvrières, de ses contrastes de lumière et d’actions et de cette formidable bande d’acteur que l’on voit trop peu souvent et c’est bien dommage : Lucas Belvaux en tête, rarement aussi intense, Eric Caravaca à faire fondre un cœur de pierre, Pierre Descamps (déjà excellent cette année dans « Itinéraires ») et Claude Semal, vibrant.
sunfred
sunfred

13 abonnés 171 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Lucas Belvaux prouve une fois encore qu’il est l’un des rares cinéastes hexagonaux à faire du cinéma engagé par le biais du film noir, sur le modèle des grands cinéastes Américains tels que Lumet ou Houston. Si « La Raison du Plus Faible » est en effet très noir, ce polar de la classe ouvrière est pourtant empreint d’un fort humanisme et de quelques notes d’humour très bien senties et s’avère vraiment prenant malgré son ancrage dans un quotidien malheureusement trop « banal ». La mise en scène au cordeau et la sincérité des acteurs, tous émouvants et si proche de nous, font de ce film un petit modèle du genre qui ne s’oublie pas au sortir de la projection et dont je ne comprends pas comment il a pu repartir de Cannes les mains vides.
rainman
rainman

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
C'est sûr, ce n'est pas vraiment le bon plan pour se détendre. Le film étant hyper proche de la réalité, la dimension de fiction met du temps à nous embarquer. Surtout qu'il y a peu de soutien musical (ah, cette bande-son "spécial usine" !). Mais une fois la première stupeur passée (on n'est décidément pas à Hollywood), quel plaisir ! Pas de cow-boys ni d'indiens. Seulement des gens comme vous et moi, tristes, gais, cons, gamins, sérieux, beaux et même dignes, des gens qui cherchent à vivre plutôt qu'à survivre.
Après le film, on a l'impression d'avoir de nouveaux copains : Marc, Carole, Patrick, Jean-Pierre, Robert. On ne les oublie pas si vite...
Incroyable, comme ce film donne à penser sur ce qui, en définitive, humanise et ce qui, en définitive, déshumanise...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Dans l'attente de l'action, c'est long, lourd, disgracieux, commenté et la sieste est proche. Puis dans ses dernières minutes, "La Raison du plus faible" émane une tension et un courage d'une beauté et d'une justesse exemplaires.
Renaud d
Renaud d

14 abonnés 6 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 août 2013
il y a deux scènes magnifiques (celles où Lucas Belvaux tente de convaincre ses comparses d'abandonner leur projet de hold-up); Lucas Belvaux est un très bon acteur et un très bon réalisateur.
il y a également deux erreurs de casting (Natascha Régnier et le gamin, aussi exaspérants l'un que l'autre), ainsi que deux problèmes majeurs: Le scénario n'est absolument pas crédible, aussi bien quant au mobile du crime que quant à la manière dont les protagonistes se font attrapper (un flic est la par hasard!!); et le fait de vouloir mélanger deux genres ( le film noir policier ainsi que le film social) se révèle tout à fait casse-gueule.
Pendant les 45 dernières minutes du film, on attend, las, que le couperet tombe.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
On a beau trouver sa précédente trilogie magnifique, le propos de celui ci bien louable, le casting resolument attractif... on a beau, on a beau, on a beau... mais au final, on est surtout déçu en sortant de la salle... combien de dialogue sur-lourd (nottament les deux trois monologue de Belvaux l'acteur qui font sortir completement le film de sa propre trajectoire), les situations souvent tirés par les cheveux, et globalement une direction d'acteur completement à côté de la plaque... le comble pour un acteur-réalisateur... bref, une deception de plus pour la periode estivale...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film courageux. Courageux parce que sans espoir. Et surtout pas réaliste pour un sou (encore moins "documentaire" comme le qualifie une spectatrice qui n'a pas dû en voir beaucoup). C'est un film sur un monde enfui, un monde passé, des âmes détruites. Si ce film avait été réaliste, on y aurait vu les ravages de l'acool, du jeu, des religions... Non, l'usine de bière (La fameuse Jupiler) est belle dans la nuit, le vacarme des machines est rassurant, c'est un travail fantasmé... Tout est fantasme. Et Lucas Belvaux s'invente une tribune quand il écrit son monologue. C'est encore courageux. Et fantasmé. Nul réalisme là-dedans. Les personnages sont légers, vidés, souillés.
Il faut aller voir ce film avec les yeux lavés des références du film "militant". Sortir des lieux communs du film social.
Le désespoir et la misère des vies ouvrières transparaît alors dans le Belvaux avec une cruelle proximité.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Le monde des ouvriers et des chômeurs, la France d'en bas (enfin, la Belgique d'en bas) vu par les bobos de la Rive Gauche parisienne, qu'est-ce que ça donne?
Un film lent et long, "social" soi-disant mais en fait glauque et, bien sur, manichéen jusqu'à l'écoeurement: le gentil chomeur l'est trop, trop fataliste d'ailleurs, à l'image des autres protagonistes du film qui commettent un acte peu crédible et sans espoir.

Aucun intérêt à aller voir ce film à peine réaliste sur un monde ouvrier qui n'existe plus et n'existera plus jamais (dans nos contrées en tout cas).

Ce film ne représente pas une réalité mais un fantasme: celui d'une classe dominante qui veut parler d'une population dont, au fond, elle ne connait rien!

Notre "élite" devrait prendre plus souvent le métro et se promener dans les rues de Paris et des grandes villes de Province: la réalité y est beaucoup plus cruelle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
J'avais adoré la trilogie "Un couple épatant... Cavale... Après la vie", dont j'ai mis longtemps à comprendre que les titres ne forment qu'une seule phrase (il était temps...). Mais là, Lucas Belvaux s'est surpassé ! Observation, finesse d'analyse, humour, vraie réflexion sur les rapports de classe (après tout, dit l'un des apprentis malfrats, l'argent volé revient aux ouvriers spoliés...). A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce thriller social montre la misère humaine et les extrêmités dans lesquelles peuvent tomber tous les hommes dans un certain cadre, un certain contexte social... "L'argent ne fait pas le bonheur." Ha bon ? Vraiment ? (...)

Un film qui secoue un peu et qui fait réfléchir sur notre condition et notre société. Le tout servi par une brochette d'acteurs de talent.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Déjà, je dois dire que Lucas Belvaux c'est un bon, sa trilogie est excellente (surtout "cavale" et "après la vie" ) et j'attendais son nveau film avec impatience.
Bien ou pas ? Moyen ... enfin pas moyen, disons plutôt : déséquilibré
la 1ere partie du film ets chiantissime, on dirait un reportage d'Arte sur la misere dans les quartiers pauvres de Belgique, une sorte de Full Monty pas drôle. Chiant, long, bref envie de sortir de la salle malgré quelques bons moments. En plus y'a un sale gosse roux qui joue hyper mal ..
la 2eme partie est brillante, de Drame Social le film se transforme en polar froid, réaliste, sombre. Là on est plutôt dans l'univers de "Face" pour ceux qui connaissent (honte à ceux qui n'ont pas vu ce formidable polar "social" britannique). La pression monte jusqu'à cette derniere 1/2 heure très réussie et ces 3 dernieres minutes de film carrément virtuoses. Rien que pr ces 3 minutes là le film vaut le coup.

Note : 1ere heure : --
2eme heure : +++

Note globale : + ou ++
alexis01
alexis01

11 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2007
Bien sûr, le point de vue du film n'est pas neutre. Mais pour ceux qui connaissent certaines régions européennes désespérées socialement, le film montre une vision assez juste de personnages perdus, pour qui tous les jours se ressemblent... Et ces personnages n'ont plus d'espoir parce que personne n'est là pour leur en donner. Alors en effet, pour sortir de ce gouffre, il ne reste plus que la volonté vaine de gagner au Lotto ou d'organiser un hold-up. S'ensuit un tension insoutenable, une belle histoire d'amititié et de solidarité, et beaucoup d'humour. Le film est tellement plus fort que ce que nous propose Hollywood car c'est avant tout un thriller social profondément humain. Bref, Lucas Belvaux est en pleine forme. Et pour le cinéma belge, c'est tant mieux.
jm6455
jm6455

7 abonnés 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2008
Un beau film que l'on peut classer dans la catégorie drame ou thriller social ou l'on passe de l'émotion à l'humour et la tendresse dans un environnement gris de cité ouvrière ou l'on vit difficilement avec ce sentiment d'injustice mais toujours avec de l'espoir et du rêve d'une vie meilleure. Le récit de ce que peut générer le démantèlement industriel dans un milieu peu favorisé. Des personnages attachants d'un bout à l'autre qui montrent l'exemple de la solidarité et qui se lancent dans une aventure dramatique déclenchée par le besoin presque vital d'une mobylette ou d'un scooter mais avant tout qui veulent s'en sortir et vivre.
Un film bien écrit et bien interprété par des comédiens que j'ai découverts et qu'il est interessant d'aller voir.
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