La Raison du Plus Faible
Note moyenne
3,2
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103 critiques spectateurs

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Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2008
Lucas Belvaux méle avec brio et avec habileté le cinéma de société et le cinéma de genre. En confondant probléme de chômage et braquage, Belvaux fait un film original et d'une qualité plus qu'honorable. Sa séléction au festival de Cannes a amplement été merité en vue de l'atmosphére du film consciencieusement instauré. La musique de Riccardo del Fra taille l'oeuvre dans un bois angoissant. C'est d'ailleurs la musique aux notes appuyées et saccadées qui enrobe le film de tension et lui confére ce côté si grave. Mais "La Raison du Plus Faible" n'est pas un film grave. Il traite de sujets graves ( les accidents du travail, le chômage par ceux qui le vivent et ceux qui le voient, le divorce ) mais il utilise pour en traiter une forme familiére, presque drôle - sans pour autant l'être -. L'humanité qui déborde des acteurs nous noient sous un déluge de colére. D'une colére qu'ils ont enfui en eux et qui éclatent parfois. Le quatuor gagnant du film ( Eric Caravaca, Patrick Deschamps, Lucas Belvaux et Claude Semal ) déborde d'énérgie ou d'envie de se battre. "La Raison du Plus Faible" est un film qui brise les préjugés : Les chômeurs ne sont pas des gens fénéants, ce sont les victimes d'une société monstrueuse. Une monstruosité à son paroxysme lors du dernier plan. Le côté film de braquage est trés bien géré par Belvaux. Il ne tombe jamais dans le piége hollywoodien qui consiste à amplifier exagéremment l'action. Ici on a un vrai déclencheur : la détresse du chômage. Le braquage prend une vraie identité et ne passe plus pour une esbrouffe inutile. "La Raison du Plus Faible" est finalement une oeuvre généreuse où la retenu de Belvaux ( en acteur et en réalisateur ) donne au film toute son intensité et sa force. On ressort de là ébaubit par ce qu'est devenu notre monde : on utilise l'autre comme un objet et il nous le rend bien.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Très bon film, et salutaire, même si je regrette un peu qu'il ne soit pas assez politique (j'ai retenu quasiment une seule petite phrase, de mémoire : "ils démontent l'usine pour aller exploiter d'encore plus pauvres ailleurs..."). Mais une réflexion salutaire sur les vertus du libéralisme, dont on voudrait nous faire croire, à l'aide d'une propagande quotidienne intense, qu'il s'agit de notre seule et unique chance. Dommage que ce film ne soit diffusé que dans une poignée de salles. Faut pas rêver...
groil-groil
groil-groil

105 abonnés 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
C'est MAGNIFIQUE !!!
Un grand film qui revisite dignement, à l'instar du précédent "Cavale", et sans second degré aucun, le Polar des années 70 !
De plus, c'est un Grand Film Politique, un grand film de gauche, un grand Film sur la cause Ouvrière !
rarement j'ai vu le monde ouvrier dépeint avec autant de vérité.
Le film m'a évoqué "Buongiorno Notte" de Marco Bellochio, pour le renoncement présent en les convictions de ses personnages.
Il m'a aussi fait penser à "Carlito's Way" de De Palma, car le personnage principal, quoiqu'il fasse, ou qu'il ne fasse pas d'ailleurs, est poursuivi et rattrapé par son passé, et c'est son passé qui sera le seul responsable de sa chute.
En plus de ça, c'est extraordinairement écrit, filmé, dialogué, mis en scène et cadré !!!
Grand Film !!!
thewall
thewall

15 abonnés 740 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le nouveau film de Lucas Belvaux confirme ici haut la main tout le bien que l'on pense de son cinéma. Partant d'un constat social évident, le cinéaste brosse le portrait d'une génération condamnée par l'horreur économique. Après avoir décrit par le menu des personnages attachants, il les entraîne dans un polar noir particulièrement tragique et bouleversant. Personne ne peut sortir indemne de l'engrenage terrible proposé par le cinéaste. Le tout est porté par une magnifique interprétation et par une mise en scène inspirée. Le dernier plan, magnifique et évoquant les grandes envolées de Tarkovski, boucle avec brio un film bouleversant.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Véritablement décevant, car il s'attelle trop peu au repertoire social auquel il était pourtant promis. Le long métrage jouit ainsi d'une très bonne première partie, portraits modernes sincères et touchants. C'est lorsqu'il passe à l'action, dans un certain sens, qu'il fait preuve de moins d'honnêteté, de vérité probablement. Le tout tient malgré tout très bien en place, grace à la réalisation solide et aux remarquables performances des acteurs.
velocio

1 539 abonnés 3 502 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
A voir
"La raison du plus faible"
de Lucas Belvaux

Présenté dans le cadre de la compète officielle à Cannes 2006, ce film de l'acteur-réalisateur belge Lucas Belvaux n'apparait pas du tout au palmarès et c'est dommage. Tourné à Liège comme les films des frères Dardenne, l'esprit de "La raison du plus faible" n'est pas très éloigné de celui qui imprègne ceux des deux frangins. Pas très loin non plus de l'oeuvre de Ken Loach. Mélange de film social et de film "noir", "la raison du plus faible" nous permet de faire connaissance avec 2 acteurs belges excellentissimes, Patrick Descamps et Claude Semal, qui complètent une distribution dans laquelle on retrouve Lucas Belvaux, le réalisateur, Eric Caravaca et Natacha Régnier. Les distributeurs de ce film ont-ils eu raison de le sortir en plein coeur de l'été ? J'espère que oui et que beaucoup de spectateurs y contribueront.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Lucas Belvaux nous livre un film sans concessions,brutal mais d'un réalisme saisissant.Des acteurs justes et une mise en scéne(Le dernier plan est incroyable) adéquat qui va de pair avec le son industriel qui regne durant tout le film.Un grand film à voir absolument.
Chef D'Oeuvre!
DAVS25
DAVS25

4 abonnés 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2008
On rentre dans le film tout doucement, on hésite, on apprend à connaitre les personnages, puis, en une scène, Lucas Belvaux nous prend aux tripes et c'est parti pour un film coup de poing au croisement de Ken Loach et des frères Dardenne. Ca fait du bien de se prendre de tels films dans la tronche. Des films qui nous obligent à rester en éveil car, demain, cette histoire peut nous arriver.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 octobre 2011
Un film coup de poing! Lucas Belvaux appuie la ou ca fait mal: le monde ouvrier, le chomage, l'absence de perspectives..... Aucune fioriture tout est filmé de facon realiste; pas d'effets de mise en scene, ce qui rend le propos du film encore plus fort. On s'attache a ces personnages, on les suit dans leur vie de tous les jours et on en vient a comprendre leur situation et leur motivation. Radical.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Décidément, Lucas Belvaux s'avère être un cinéaste de tout premier ordre! Après un début un peu longuet, où on a du mal à situer les personnages, ceux-ci se mettent peu à peu en place, leur mal-être nous touche vraiment, et on comprend très vite leur motivation. On devine pourtant que le hold-up est voué à l'échec, mais on finit par espérer le contraire, tant le destin de ces chômeurs malgré eux nous émeut. Une scène extraordinaire: celle où Lucas Belvaux(excellent tout au long du film) explique à Robert (Claude Semal) l'enjeu du hold-up (Et si on est obligé de tuer...).
Un final angoissant et triste clot ce beau film, avec une magnifique vue , à vol d'oiseau, du cadre de l'acion, et de la ville de Liège, omniprésente dans le film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Lors du générique, plutôt contemplatif et lent, je me suis dit: "au secours, je me suis trompée", mais dès le début du film, on s'attache aux différents personnages. L'histoire est simple, réaliste et brutale. La mise en scène est d'une grande simplicité mais elle laisse deviner une tension de plus en plus palapble. Quelques moments où l'on sourit, mais pour le reste, tout est très grave. Petit bémol: une fin un peu caricaturale et le jeu de certains acteurs peu crédible.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
On attendait Lucas Belvaux avec impatience après la superbe réussite de sa trilogie, et force est de constater que "la Raison du Plus Faible" ne tient pas toutes ses promesses : si Belvaux y mélange une nouvelle fois les genres (polar sec et constat social dépressif cohabitent dans un même film), c'est avec moins de bonheur cette fois. Est-ce la faiblesse de certains interprètes qui plombe les scènes qui se voudraient (un peu) drôles, mais on ne peut pas s'empêcher de penser au cinéma anglais - et à Ken Loach en particulier - qui sait autrement faire exister son prolétariat condamné par le libéralisme ? Quant au polar lui-même, si Belvaux fait naître une belle et juste tension dans sa description - minimale mais oh combien efficace - du casse, il commet à mon avis l'erreur de clore son film sur le personnage plus "cinématographique" du petit truand qu'il interprète lui-même, sacrifiant les autres personnages à un romantisme anarchiste séduisant mais assez hors sujet.
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Voici l'exemple type du film qui bénéficie à fond de l'effet positif des derniers succés du réalisateur, le tryptique Un couple épatant - Cavale -Après la vie, justement salué par la critique, et que j'avais moi même beaucoup apprécié. Même les plus grands journaux s'y sont laissés prendre. Pourtant, ce polar ci est une simple série noire qui me fait penser à la série des téléfilms qui passaient à la télévision le samedi soir dans les années 80. Accrocheur, prenant, souvent désespéré, mais sans réelle originalité. La psychologie est sommaire, le réalisateur s'applique surtout à décrire un milieu social, celui des anciens ouvriers amers d'avoir gâchés leurs vies dans des usines, avec souvent des séquelles physiques. On ne sent pas suffisemment ce qui peut pousser un jeune homme comme celui interprété par Eric Cavacana, certes aux abois financièrement, mais qui a une maison, une jolie femme, et un enfant, à s'engouffrer dans ce scénario boiteux, à suivre des "pieds nickelés" dans un coup très risqué. Le coup de la fierté perdue, de la motocyclette, sont un peu justes pour exprimer son état d'esprit. Quand à l'ancien truand interprété par Lucas Belvaux, lui non plus ne convainc pas tout à fait. Les scènes où il exprime ce que c'est que faire un casse, les risques que cela comporte, sont un peu forcées, manquent de conviction malgré la rage du personnage. Quand au final sur le toit d'un immeuble, il renvoie à la série noire, avec une image forte pour clôturer l'échec "en beauté", si j'ose dire. Belvaux est plus à l'aise dans la réalisation, souvent inspirée, proche des gens, absolument dépourvue d'effets "à l'Américaine". Les moments à suspens, à grande densité émotionnelle, sont traités comme les autres, arrivent souvent par surprise, comme l'apparition du vigile au moment où l'on ne s'y attend plus. Le réalisateur est peut être influencé, dans ce savoir faire, par le Kubrick de l'Ultime razzia, autre description clinique d'un hold up qui vire au cauchemar.
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