6 abonnés | Lire ses 413 critiques |
« La question humaine » est un film prétentieux et soporifique, le genre de film qui se pare d’un classicisme chic pour mieux masquer un vide sidéral du point de vu cinématographique. Une narration qui fait du surplace du fait de séquences qui s’étirent à l’infini, des dialogues assommants, une froideur à vous glacer un esquimau sur place. Tout ceci paré d’une mise en scène paresseuse, d’une interprétation sans saveur malgré la présence de Mathieu Amalric et Michael Lonsdale, et d’une photographie glacée dans des nuances gris bleu qui accentuent le côté impénétrable du récit. Le sujet du film était pourtant séduisant, une chronique de l’univers des grands groupes industriels et des perversions du néo-libéralisme. Mais le traitement qu’en a fait Nicolas Klotz est tellement artificiel et pompeux que ceux qui ont tenu jusqu’au bout des 2h20 ont bien du mérite (j’ai personnellement lâché au bout de 1h10, déjà une belle performance). A la vue des critiques dithyrambiques qu’en a fait la presse spécialisée, on reste dubitatif tant le fossé avec le ressenti du spectateur lambda est immense. « La question humaine », c’est le summum du cinéma intellectualisé : lugubre, ennuyeux et désespérant de suffisance. Consternant !
Ajoutée le 06 nov. à 10h53 Signaler un abus
En cours...


