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Il était un père
note moyenne
4,0
120 notes dont 33 critiques
39% (13 critiques)
24% (8 critiques)
12% (4 critiques)
21% (7 critiques)
3% (1 critique)
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Votre avis sur Il était un père ?

33 critiques spectateurs

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 172 abonnés Lire ses 1 175 critiques

3,5Bien
Publiée le 11/12/2014

Yasujirô Ozu signe un beau film sur les relations père-fils, en filmant les habitudes, la séparation et les retrouvailles entre Shuhei et Ryohei. La première demi-heure est magistrale avec un montage d'une grande précision et des moments particulièrement intenses et émouvants. La suite est plus répétitive, due certainement au fait que le cinéaste ne traite cette relation que par le thème du temps qui passe. Néanmoins, la fin est superbe, à la fois sobre et pudique. Un film qui dit beaucoup des mœurs et de la culture japonaises.

CrazyMox

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/05/2014

Ce film est d'une beauté exceptionnelle. On y voit le Japon traditionnel, sans artifice. Filmé de manière très sobre mais envoûtant littéralement le spectateur avec la force du lien entre le Père et le Fils, le tout avec pour décor le Japon traditionnel des années 40. Un film qui rend humble et nous pousse à l'admiration.

Chinawezi

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1,0Très mauvais
Publiée le 28/07/2005

Film parfaitement maîtrisé servi par des acteurs très touchants. Malheureusement, le scénario est beaucoup trop fade et le rythme beaucoup trop lent même pour un film de cette époque. A réserver pour les fans de longs métrages japonais, ou aux possesseurs d'une carte illimitée qui souhaiteraient entamer une digestion tranquille après un bon repas.

chrischambers86

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/10/2016

Ce film admirable d'Ozu est liè tout entier à son histoire personnelle! Les choses que l'on voit très clairement dans l'histoire en terme de parti pris narratif, c'est une grande dèfiance à l'encontre de la pèripètie! Dans "Il ètait un père", le cinèaste japonais s'est totalement concentrè sur cette relation père / fils! Jamais Ozu ne s'èloigne de ses deux personnages interprètès superbement par Chishū Ryū et Shuji Sano! Ozu ne les èdulcore pas, ne les affaiblit pas, ne les minimise pas du tout! Dans cette oeuvre, il va jusqu'au bout des choses et chacun est à sa place! Qu'est-ce que c'est un père ? Qu'est-ce que c'est la filiation ? Comment transmet-on les valeurs, les goûts ou les passions telle que la pèche par exemple ? L'image du sacrifice du père ou les diffèrentes ètapes de la sèparation sont des rebondissements tragiques à jamais dans les mèmoires avec pourtant une fin belle et parfaite : Spoiler: le père et le fils passent enfin une semaine ensemble et c'est un trèsor pour que le fils continue à vivre pour le reste de sa vie! Ce qui fait la marque d'un grand cinèaste, c'est aussi l'ouverture quasi infinie de cette espace pour chaque spectateur qu'il soit japonais, amèricain ou europèen! Grâce à ce choix stylistique, le public va pouvoir alimenter sa propre rèflexion ou douter de ses propres idèes sur la relation père / fils! Et ça c'est sublime...

btravis1

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2,5Moyen
Publiée le 30/06/2005

Bon film sur une relation père/fils ; quelques scènes sont un peu longues, mais l'ensemble reste parfaitement maîtrisé. Malheureusement la copie proposée n'est pas de très bonne qualité, le son notamment (présence continue d'un bruit sourd), ce qui gache forcèment le film. A découvrir malgré tout.

Teresa L.

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4,5Excellent
Publiée le 30/03/2013

Magnifique, génial, sobre et sans exhibition. A partager indéfiniment.

soniadidierkmurgia

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 17/03/2018

Cinéaste du temps qui passe à travers l'observation minutieuse et distanciée de la vie de ses contemporains via le prisme des relations familiales, Yasujiro Ozu réalise avec "Il était un père" son film le plus personnel qui était aussi son préféré. Le scénario du film avait été rédigé en 1937 juste avant qu'Ozu ne soit mobilisé durant vingt mois en Chine pour la Guerre du Pacifique. Entre temps, la censure avait fait son œuvre et le cinéma devait désormais se plier à des règles strictes d'écriture visant à renforcer le patriotisme. Ce n'est qu'en 1942 qu'il accepte de retoucher le premier jet du scénario pour se conformer aux codes en vigueur. Peu importe en réalité, l'essence du film reposant sur la relation indéfectible qui unit un père à son fils par-delà les différences de points de vue et les aléas de la vie. Ozu parle en réalité de lui-même qui comme le jeune Ryohei (Shuji Sano) a été éloigné une dizaine d'années de son père resté à Tokyo pour son travail de grossiste en engrais pendant qu'il poursuivait ses études à Kyoto. Shuhei (Chishu Ryu), professeur de mathématiques dans un collège de province élève seul son jeune fils depuis la mort prématurée de sa femme. Homme de rigueur et de principes, il s'adonne avec application à sa mission d'enseignant dans laquelle il puise la force pour surmonter le deuil et le poids moral de l'éducation de son fils. La mort accidentelle d'un de ses élèves lors d'un voyage de fin d'année bouleverse profondément la confiance en soi de Shuhei qui se sentant indigne de la mission qui lui a été assignée, renonce à son métier, décide de partir seul à Tokyo et d'envoyer son fils au collège à Ueda. Se sentant orphelin une deuxième fois, le jeune Ryohei accepte difficilement cette décision unilatérale que son père tente de lui faire accepter en jouant un peu lâchement de son autorité à partir d'un discours éducatif assez peu mobilisateur. Père et fils suivront désormais deux routes séparées entrecoupées de rares retrouvailles qui seront autant de bonheur rempli de la joie toute simple d'être ensemble réunis lors d'une partie de pêche, d'un repas ou d'un bain au sauna. Le souhait de rapprochement régulièrement exprimé par le fils qui ne sera jamais réalisé sera la seule pointe de discorde au sein d'une relation empreinte de respect mutuel mais aussi du maintien de la hiérarchie entre le père et son fils. Réaction plutôt paradoxale, le désir d'indépendance surtout dans les sociétés occidentales étant le plus souvent exprimé par les enfants vis-à-vis de leurs parents. Chez Ozu, derrière le conformisme social et la placidité de façade, les sentiments intenses et tumultueux se traduisent souvent par une mise à distance physique kilométrique importante entre parents et enfants ("Le fils unique", "Voyage à Tokyo"), résultat d'une désertification des campagnes probablement mais aussi peut-être réaction à la pression trop grande que fait peser sur les épaules de chacun le poids de l'institution familiale japonaise. Ozu dont la caméra laisse le temps au temps, parvient à saisir l'indicible qui se lit autant sur les visages que dans les attitudes et les gestes anodins qui règlent nos vies. Il ne se passe objectivement rien dans les films d'Ozu et pourtant rien ne peut nous décrocher de l'écran, émerveillés que nous sommes d'observer la vie qui passe. Mais le miracle des films d'Ozu c'est aussi l'illusion charmante d'une poésie qui parait naitre de l'observation du spectateur autant que du savoir-faire du metteur en scène. Cinéaste unique dans l'histoire du cinéma mondial, Ozu s'est peut-être approché par une autre voie, plus prosaïque, de l'art cinématographique cher à Robert Bresson.

Scorcm83

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3,0Pas mal
Publiée le 10/12/2017

Film visionné il y a un long moment. Je me souviens avoir apprécié certaines parties mais avoir été tout de même assez rebuté par la lenteur exacerbée du film. A revoir dans de bonnes conditions.

Attila de Blois

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2,0Pas terrible
Publiée le 05/02/2017

Du Ozu pur jus. Nul doute que ceux qui apprécie le cinéaste japonais seront séduit par "Il était un père". Dans ce dernier, on retrouve sa marque de fabrique avec ces plans fixes au ras du tatami et ses histoires faisant la part belle aux relations familiales sur fond du contexte social de l'époque. Personnelement, son cinéma m'ennuie notamment à cause d'une intrigue creuse et vide et du manque de caractère des personnages. Son style épuré n'arrange pas les choses...

Hannoy

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2,5Moyen
Publiée le 25/03/2014

Épuré à souhait, sans faux-semblant. La version remastérisé est lamentable, elle gâche tout le film!!(!)

Sionsono2

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3,5Bien
Publiée le 01/01/2013

Le film japonais le plus vieux qu'il m'as été donné de voir mais j'avais l'impression qu'il était plus récent que "Tokyo Story" mais passons. Le film se base sur les vieilles traditions japonaises et le respect familial. On retrouve un père qui fait tout pour que son fils réussisse, donc ils ne se voient peu, voir presque pas. On retrouve un film touchant mais on n'est pas assommé par des sentiments exagérés ou une musique qui est soûlante. On est dans le simple et le direct, ce qui se fait de mieux dans le cinéma. Il a été réalisé pendant la deuxième guerre mondiale, ce qui pourrait expliqué le fait que les protagonistes sourient tout le temps! La qualité est bonne, comme le son.

QuelquesFilms.com

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3,5Bien
Publiée le 15/11/2012

Un film épuré, sans artifice dramatique, fondé sur les valeurs familiales nippones : sacrifice des parents, respect des enfants, prépondérance de la réussite sociale sur la dimension affective. La relation entre le père et son fils, tout en frustration d'amour partagée, est d'autant plus touchante que les sentiments sont retenus et que l'interprétation est sobre.

Arthur de Bussy

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4,0Très bien
Publiée le 20/05/2012

Il convient de faire la peau à ce préjugé tenace selon lequel Ozu serait le plus japonais des cinéastes, celui qui incarnerait le plus les valeurs traditionnelles nippones, même s'il est vrai que sa sensibilité est typiquement extrême-orientale. Son sens de la retenue, la prépondérance des thèmes familiaux (surtout filiaux) dans ses films, ces moments « vides » et contemplatifs, son goût pour les plans fixes à ras du sol n'appartiennent qu'à lui, et c'est d'autant plus évident si l'on compare son art à celui de ses compatriotes : jamais un seul n'a suivi une telle conception esthétique du cinématographe. Ozu fut même, aussi étonnant que cela puisse paraître, davantage inspiré par le cinéma américain. C'est donc un artiste bien plus complexe qu'il n'en a l'air, et son cinéma épuré à l'extrême, merveilleusement suggestif, est donc loin d'aller de soi. On pourrait reprocher à « Il Etait Un Père » un apparent consensualisme, accusation que l'on pourrait baser sur ce fameux cliché d'un Ozu « zen » et surtout sur ses conditions de réalisations, marquées par le contexte historique et la censure alors en vigueur. Il est vrai que le scénario de son long métrage a été revu en conséquence. Mais il ne change en rien la sensibilité d'Ozu ou son expression, la preuve : quand ses contemporains réalisaient des films de guerre, il préfère rester dans les thématiques relationnelles, familiales et quotidiennes qui lui sont chères. A ce titre, je ne peux qu'une fois de plus louer le talent de Yasujiro Ozu à sublimer la redondance, la banalité de la vie, ces petits « rien » qui en font toute l'humanité et qui chez lui, à l'inverse de bien d'autres cinéastes, sont chargés de sens. Sans doute est-ce sa façon d'accepter la brièveté de la vie, ou au contraire de se révolter en silence contre le temps qui passe, ce temps qui traverse douloureusement la plupart de ses films... Toujours est-il qu'il n'a pas son pareil pour illustrer avec finesse, justesse et densité les sentiments humains! Chaque image, chaque mot n'en est que plus précieux, tout comme l'est son art. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/

Plume231

Suivre son activité 533 abonnés Lire ses 4 605 critiques

4,0Très bien
Publiée le 28/03/2011

Un film aussi paisible qu'une petite étendue d'eau claire sous un beau soleil. Seuls deux morts, deux ondulations, viennent troubler cette tranquillité. Dans les mains de n'importe quel cinéaste, cela aurait donné une oeuvre ennuyeuse, dans les mains de Yasujiro Ozu, cela devient magique. Tout Ozu était déjà dans ce film : réalisation en plans fixes uniquement, relations entre les générations (nettement plus respectueuses que les oeuvres plus tardives du Maître!), rythme lent mais toujours égal, événements a-priori (et uniquement a-priori!) insignifiants et puis Chishū Ryū, l'acteur fétiche, qui trouve peut-être ici son plus grand rôle. Pour résumer, un très très beau film.

Cartouch-le-vengeur-islandais

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 49 critiques

4,0Très bien
Publiée le 04/11/2010

Chez Ozu il y a bien sûr une réflexion magnifique sur la famille dans la société moderne, il y a évidemment une mise en scène éclatante de maitrise et d'humanisme, il y a à n'en pas douter une direction d'acteur toute en subtilité, il y a également une écriture parfaite au niveau du récit et des dialogues, mais s'il y a bien une chose qu'il faut retenir de son cinéma c'est l'émotion. Une émotion qui passe simplement par le regard d'un père envers son fils. Bouleversant.

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