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    Il était un père
    note moyenne
    4,0
    126 notes dont 27 critiques
    37% (10 critiques)
    33% (9 critiques)
    15% (4 critiques)
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    27 critiques spectateurs

     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,5
    Yasujirô Ozu signe un beau film sur les relations père-fils, en filmant les habitudes, la séparation et les retrouvailles entre Shuhei et Ryohei. La première demi-heure est magistrale avec un montage d'une grande précision et des moments particulièrement intenses et émouvants. La suite est plus répétitive, due certainement au fait que le cinéaste ne traite cette relation que par le thème du temps qui passe. Néanmoins, la fin est superbe, à la fois sobre et pudique. Un film qui dit beaucoup des mœurs et de la culture japonaises.
    CrazyMox
    CrazyMox

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    5,0
    Ce film est d'une beauté exceptionnelle. On y voit le Japon traditionnel, sans artifice. Filmé de manière très sobre mais envoûtant littéralement le spectateur avec la force du lien entre le Père et le Fils, le tout avec pour décor le Japon traditionnel des années 40. Un film qui rend humble et nous pousse à l'admiration.
    SebD31
    SebD31

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    5,0
    Un film infiniment profond sur la relation intime qui lie un père et son fils. Certaines scènes sont parmi les plus belles de l'histoire du cinéma. Un chef-d'oeuvre méconnu mais indispensable !
    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Ce film admirable d'Ozu est liè tout entier à son histoire personnelle! Les choses que l'on voit très clairement dans l'histoire en terme de parti pris narratif, c'est une grande dèfiance à l'encontre de la pèripètie! Dans "Il ètait un père", le cinèaste japonais s'est totalement concentrè sur cette relation père / fils! Jamais Ozu ne s'èloigne de ses deux personnages interprètès superbement par Chishū Ryū et Shuji Sano! Ozu ne les èdulcore pas, ne les affaiblit pas, ne les minimise pas du tout! Dans cette oeuvre, il va jusqu'au bout des choses et chacun est à sa place! Qu'est-ce que c'est un père ? Qu'est-ce que c'est la filiation ? Comment transmet-on les valeurs, les goûts ou les passions telle que la pèche par exemple ? L'image du sacrifice du père ou les diffèrentes ètapes de la sèparation sont des rebondissements tragiques à jamais dans les mèmoires avec pourtant une fin belle et parfaite : spoiler: le père et le fils passent enfin une semaine ensemble et c'est un trèsor pour que le fils continue à vivre pour le reste de sa vie! Ce qui fait la marque d'un grand cinèaste, c'est aussi l'ouverture quasi infinie de cette espace pour chaque spectateur qu'il soit japonais, amèricain ou europèen! Grâce à ce choix stylistique, le public va pouvoir alimenter sa propre rèflexion ou douter de ses propres idèes sur la relation père / fils! Et ça c'est sublime...
    Yoloyouraz
    Yoloyouraz

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    2,5
    Précieuse réflexion sur la relation père-fils, l'oeuvre de Y.Ozu n'atteint pas les sommets auxquels elle était promise à cause d'un script finalement sans génie.
    Anaxagore
    Anaxagore

    Suivre son activité 92 abonnés Lire ses 135 critiques

    5,0
    «Il était un père» (1942) est un film étonnant, voire étrange! Le culte du père, l'insistance constante sur l'esprit de sacrifice et sur le sens du devoir peuvent difficilement ne pas être mis en parallèle avec le culte de l'empereur et la structure patriarcale d'une société japonaise bridée par la censure et engagée dans une guerre impérialiste criminelle. À cet égard, ce film représente tout ce que Yoshida (l'anti-Ozu) exécrera et tentera de déconstruire vingt-cinq ans plus tard! Et pourtant il n'est pas un seul moment où l'on puisse soupçonner Ozu, ou l'un de ses acteurs, de faire obséquieusement le jeu d'une propagande imposée de l'extérieur. La sincérité du réalisateur et de ses acteurs (même si le fils devenu adulte semble en effet un peu fade) ne laisse aucun doute, en sorte que ce film merveilleux se laisse regarder abstraction faite de toute référence au contexte délétère de l'époque. Il est vrai qu'il est sujet de propagande (comme le culte de la volonté amorale chez Riefenstahl ou la haine violente de la classe bourgeoise chez Eisenstein) plus pervers que la valeur intrinsèque du renoncement, du devoir ou de la piété filiale. Je ne nierai pas pour ma part avoir été ému par tant de beauté, de simplicité et d'humilité. Ozu touche à l'universel quand il nous montre ainsi la persistance des liens naturels au-delà du cours inexorable du temps. Et que dire de la réalisation, sinon qu'elle est magnifique? Tout l'art du cinéaste est déjà présent: composition minutieuse et simplicité souveraine du cadre, plans fixes à hauteur de tatami, contemplation humble de la vie quotidienne, sens miraculeux de la respiration cinématographique et de la durée. On regrettera seulement une bande-son qui a horriblement souffert des injures du temps, mais ce sont là considérations d'épicier quand on est face à un tel bijou!
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,5
    Le film que j'aime le moins sur les trois Ozu que j'ai vu, mais est-ce pour autant que je n'ai pas aimé ? non ! Disons que ça m'a rappelé "la confession d'une jeune fille" et "du côté de chez Swan" de Proust, et dieu sait que j'adore Proust, mais disons que j'ai pas forcément eut le déclic que j'ai eut avec les autres films, ça m'a moins parlé parce que peut-être je n'ai pas aimé autant mon père que le garçon du film, qui comme Proust aimait sa mère, ce garçon ferait tout pour être avec son père. J'aimerai en parler un peu plus longuement mais je vais risquer de "spoiler" même s'il n'y a rien à spoiler, mais ça gâcherait la découverte de ce très grand film à ceux qui justement auraient une relation forte avec leurs parents.
    Sionsono2
    Sionsono2

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    3,5
    Le film japonais le plus vieux qu'il m'as été donné de voir mais j'avais l'impression qu'il était plus récent que "Tokyo Story" mais passons. Le film se base sur les vieilles traditions japonaises et le respect familial. On retrouve un père qui fait tout pour que son fils réussisse, donc ils ne se voient peu, voir presque pas. On retrouve un film touchant mais on n'est pas assommé par des sentiments exagérés ou une musique qui est soûlante. On est dans le simple et le direct, ce qui se fait de mieux dans le cinéma. Il a été réalisé pendant la deuxième guerre mondiale, ce qui pourrait expliqué le fait que les protagonistes sourient tout le temps! La qualité est bonne, comme le son.
    Teresa L.
    Teresa L.

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    4,5
    Magnifique, génial, sobre et sans exhibition. A partager indéfiniment.
    Hannoy
    Hannoy

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    2,5
    Épuré à souhait, sans faux-semblant. La version remastérisé est lamentable, elle gâche tout le film!!(!)
    Scorcm83
    Scorcm83

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    3,0
    Film visionné il y a un long moment. Je me souviens avoir apprécié certaines parties mais avoir été tout de même assez rebuté par la lenteur exacerbée du film. A revoir dans de bonnes conditions.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    4,0
    Il convient de faire la peau à ce préjugé tenace selon lequel Ozu serait le plus japonais des cinéastes, celui qui incarnerait le plus les valeurs traditionnelles nippones, même s'il est vrai que sa sensibilité est typiquement extrême-orientale. Son sens de la retenue, la prépondérance des thèmes familiaux (surtout filiaux) dans ses films, ces moments « vides » et contemplatifs, son goût pour les plans fixes à ras du sol n'appartiennent qu'à lui, et c'est d'autant plus évident si l'on compare son art à celui de ses compatriotes : jamais un seul n'a suivi une telle conception esthétique du cinématographe. Ozu fut même, aussi étonnant que cela puisse paraître, davantage inspiré par le cinéma américain. C'est donc un artiste bien plus complexe qu'il n'en a l'air, et son cinéma épuré à l'extrême, merveilleusement suggestif, est donc loin d'aller de soi. On pourrait reprocher à « Il Etait Un Père » un apparent consensualisme, accusation que l'on pourrait baser sur ce fameux cliché d'un Ozu « zen » et surtout sur ses conditions de réalisations, marquées par le contexte historique et la censure alors en vigueur. Il est vrai que le scénario de son long métrage a été revu en conséquence. Mais il ne change en rien la sensibilité d'Ozu ou son expression, la preuve : quand ses contemporains réalisaient des films de guerre, il préfère rester dans les thématiques relationnelles, familiales et quotidiennes qui lui sont chères. A ce titre, je ne peux qu'une fois de plus louer le talent de Yasujiro Ozu à sublimer la redondance, la banalité de la vie, ces petits « rien » qui en font toute l'humanité et qui chez lui, à l'inverse de bien d'autres cinéastes, sont chargés de sens. Sans doute est-ce sa façon d'accepter la brièveté de la vie, ou au contraire de se révolter en silence contre le temps qui passe, ce temps qui traverse douloureusement la plupart de ses films... Toujours est-il qu'il n'a pas son pareil pour illustrer avec finesse, justesse et densité les sentiments humains! Chaque image, chaque mot n'en est que plus précieux, tout comme l'est son art. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    Le_P
    Le_P

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    4,0
    Je mets 3 étoiles, mais j'aurais pu mettre n'importe quelle note, tellement le film m'a dérouté. Contrairement à ce que disent certaines personnes, il n'est vraiment pas évident de faire abstraction de la très mauvaise qualité de la copie. En revanche, le film décrit avec une finesse extraordinaire la relation entre un père et son fils dans un Japon encore marqué par la Seconde Guerre mondiale. Magnifique mais chiant, donc.
    MlleVi
    MlleVi

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    4,0
    Oui a la pellicule qui crepite. 1942, ca nous rajeunit pas. Cette abnegation d'un pere pour son fils. C'est toute l'histoire d'un peuple où on ne montre pas ses sentiments.
    Juu-l
    Juu-l

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    5,0
    Mon premier Ozu... sans doute pas le dernier. Quelle splendeur dans cette poésie; un film pur et créatif. La relation père-fils dans un Japon patriarcal où l'on passe l'honneur avant l'intérêt de soit. "Il était un père" interpose le charme d'une telle relation et la culture japonaise. Dans un Japon qui entre dans l'ère industrielle, les relations s'abiment, le travail nous sépare; la relation s'effrite, ce tord et finit par casser: chacun prend ces distances mais on n'oublie pas qu'un jour on c'est aimé. Des plans fixe long et contemplatif très posés Ozu alterne entre la vision d'un père aveuglé par un honneur perdu et celle d'un fils qui ferait tout pour rester avec son père. « Il était un père », c'est aussi un film vrai qui concerne beaucoup de monde. Personne ne peu contredire les décisions d'un père qu'on aime: on se soumet même si cela va contre notre bien. Ozu pose là un vrai problème faut-il se risquer à blesser un père pour son propre intérêt? Un père qui croit prendre les bonnes décisions, qui nous a éduqué et qui, pour nous, est la raison même, que l'on ne peut pas contredire de part ses nombreuses expériences qu'il nous a lui même raconté. Les nombreux vides sont là pour nous faire réfléchir: les discutions entre le père et le fils sont de plus en plus dénuées de paroles, on se contemple en regardant tout ce temps qui est passé en étant séparé. Mais en attendant on ne profite pas de ces quelques moments de face à face, on se regarde en se disant qu'on peu perdre du temps car il en reste encore. Or à la mort du père, le fils regrette tout ces instants passé à ne rien faire, a rester distant de son père sans profiter de sa présence avec une impression d'un temps que l'on a perdu. Un film qui m'a beaucoup touché et qui restera, pour moi, une fable intemporelle...
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