Il était un père
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Note moyenne :   3,9 pour 79 notes dont 27 critiques  | 
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Teresa L.

0 abonné | Lire ses 50 critiques |

  4.5 - Excellent

Magnifique, génial, sobre et sans exhibition. A partager indéfiniment.

Sionsono2

7 abonnés | Lire ses 550 critiques |

  3.5 - Bien

Le film japonais le plus vieux qu'il m'as été donné de voir mais j'avais l'impression qu'il était plus récent que "Tokyo Story" mais passons. Le film se base sur les vieilles traditions japonaises et le respect familial. On retrouve un père qui fait tout pour que son fils réussisse, donc ils ne se voient peu, voir presque pas. On retrouve un film touchant mais on n'est pas assommé par des sentiments exagérés ou une musique qui est soûlante. On est dans le simple et le direct, ce qui se fait de mieux dans le cinéma. Il a été réalisé pendant la deuxième guerre mondiale, ce qui pourrait expliqué le fait que les protagonistes sourient tout le temps! La qualité est bonne, comme le son.


QuelquesFilms

0 abonné | Lire ses 205 critiques |

  3.5 - Bien

Un film épuré, sans artifice dramatique, fondé sur les valeurs familiales nippones : sacrifice des parents, respect des enfants, prépondérance de la réussite sociale sur la dimension affective. La relation entre le père et son fils, tout en frustration d'amour partagée, est d'autant plus touchante que les sentiments sont retenus et que l'interprétation est sobre. http://www.quelquesfilms.com/filmotech_detail.php?id=70

Arthur de Bussy

12 abonnés | Lire ses 476 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

Il convient de faire la peau à ce préjugé tenace selon lequel Ozu serait le plus japonais des cinéastes, celui qui incarnerait le plus les valeurs traditionnelles nippones, même s'il est vrai que sa sensibilité est typiquement extrême-orientale. Son sens de la retenue, la prépondérance des thèmes familiaux (surtout filiaux) dans ses films, ces moments « vides » et contemplatifs, son goût pour les plans fixes à ras du sol n'appartiennent qu'à lui, et c'est d'autant plus évident si l'on compare son art à celui de ses compatriotes : jamais un seul n'a suivi une telle conception esthétique du cinématographe. Ozu fut même, aussi étonnant que cela puisse paraître, davantage inspiré par le cinéma américain. C'est donc un artiste bien plus complexe qu'il n'en a l'air, et son cinéma épuré à l'extrême, merveilleusement suggestif, est donc loin d'aller de soi. On pourrait reprocher à « Il Etait Un Père » un apparent consensualisme, accusation que l'on pourrait baser sur ce fameux cliché d'un Ozu « zen » et surtout sur ses conditions de réalisations, marquées par le contexte historique et la censure alors en vigueur. Il est vrai que le scénario de son long métrage a été revu en conséquence. Mais il ne change en rien la sensibilité d'Ozu ou son expression, la preuve : quand ses contemporains réalisaient des films de guerre, il préfère rester dans les thématiques relationnelles, familiales et quotidiennes qui lui sont chères. A ce titre, je ne peux qu'une fois de plus louer le talent de Yasujiro Ozu à sublimer la redondance, la banalité de la vie, ces petits « rien » qui en font toute l'humanité et qui chez lui, à l'inverse de bien d'autres cinéastes, sont chargés de sens. Sans doute est-ce sa façon d'accepter la brièveté de la vie, ou au contraire de se révolter en silence contre le temps qui passe, ce temps qui traverse douloureusement la plupart de ses films... Toujours est-il qu'il n'a pas son pareil pour illustrer avec finesse, justesse et densité les sentiments humains! Chaque image, chaque mot n'en est que plus précieux, tout comme l'est son art. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/

Plume231

325 abonnés | Lire ses 3341 critiques |

  4 - Très bien

Un film aussi paisible qu'une petite étendue d'eau claire sous un beau soleil. Seuls deux morts, deux ondulations, viennent troubler cette tranquillité. Dans les mains de n'importe quel cinéaste, cela aurait donné une oeuvre ennuyeuse, dans les mains de Yasujiro Ozu, cela devient magique. Tout Ozu était déjà dans ce film : réalisation en plans fixes uniquement, relations entre les générations (nettement plus respectueuses que les oeuvres plus tardives du Maître!), rythme lent mais toujours égal, événements a-priori (et uniquement a-priori!) insignifiants et puis Chishū Ryū, l'acteur fétiche, qui trouve peut-être ici son plus grand rôle. Pour résumer, un très très beau film.

Cartouch-le-vengeur-islandais

1 abonné | Lire ses 49 critiques |

  4 - Très bien

Chez Ozu il y a bien sûr une réflexion magnifique sur la famille dans la société moderne, il y a évidemment une mise en scène éclatante de maitrise et d'humanisme, il y a à n'en pas douter une direction d'acteur toute en subtilité, il y a également une écriture parfaite au niveau du récit et des dialogues, mais s'il y a bien une chose qu'il faut retenir de son cinéma c'est l'émotion. Une émotion qui passe simplement par le regard d'un père envers son fils. Bouleversant.

Juu-l

3 abonnés | Lire ses 93 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

Mon premier Ozu... sans doute pas le dernier. Quelle splendeur dans cette poésie; un film pur et créatif. La relation père-fils dans un Japon patriarcal où l'on passe l'honneur avant l'intérêt de soit. "Il était un père" interpose le charme d'une telle relation et la culture japonaise. Dans un Japon qui entre dans l'ère industrielle, les relations s'abiment, le travail nous sépare; la relation s'effrite, ce tord et finit par casser: chacun prend ces distances mais on n'oublie pas qu'un jour on c'est aimé. Des plans fixe long et contemplatif très posés Ozu alterne entre la vision d'un père aveuglé par un honneur perdu et celle d'un fils qui ferait tout pour rester avec son père. « Il était un père », c'est aussi un film vrai qui concerne beaucoup de monde. Personne ne peu contredire les décisions d'un père qu'on aime: on se soumet même si cela va contre notre bien. Ozu pose là un vrai problème faut-il se risquer à blesser un père pour son propre intérêt? Un père qui croit prendre les bonnes décisions, qui nous a éduqué et qui, pour nous, est la raison même, que l'on ne peut pas contredire de part ses nombreuses expériences qu'il nous a lui même raconté. Les nombreux vides sont là pour nous faire réfléchir: les discutions entre le père et le fils sont de plus en plus dénuées de paroles, on se contemple en regardant tout ce temps qui est passé en étant séparé. Mais en attendant on ne profite pas de ces quelques moments de face à face, on se regarde en se disant qu'on peu perdre du temps car il en reste encore. Or à la mort du père, le fils regrette tout ces instants passé à ne rien faire, a rester distant de son père sans profiter de sa présence avec une impression d'un temps que l'on a perdu. Un film qui m'a beaucoup touché et qui restera, pour moi, une fable intemporelle...

Ancien utilisateur

  5 - Chef d'oeuvre

Il convient de faire la peau à ce préjugé tenace selon lequel Ozu serait le plus japonais des cinéastes, celui qui incarnerait le plus les valeurs traditionnelles nippones, même s'il est vrai que sa sensibilité est typiquement extrême-orientale. Son sens de la retenue, la prépondérance des thèmes familiaux (surtout filiaux) dans ses films, ces moments « vides » et contemplatifs, son goût pour les plans fixes à ras du sol n'appartiennent qu'à lui, et c'est d'autant plus évident si l'on compare son art à celui de ses compatriotes : jamais un seul n'a suivi une telle conception esthétique du cinématographe. Ozu fut même, aussi étonnant que cela puisse paraître, davantage inspiré par le cinéma américain. C'est donc un artiste bien plus complexe qu'il n'en a l'air, et son cinéma épuré à l'extrême, merveilleusement suggestif, est donc loin d'aller de soi. On pourrait reprocher à « Il Etait Un Père » un apparent consensualisme, accusation que l'on pourrait baser sur ce fameux cliché d'un Ozu « zen » et surtout sur ses conditions de réalisations, marquées par le contexte historique et la censure alors en vigueur. Il est vrai que le scénario de son long métrage a été revu en conséquence. Mais il ne change en rien la sensibilité d'Ozu ou son expression, la preuve : quand ses contemporains réalisaient des films de guerre, il préfère rester dans les thématiques relationnelles, familiales et quotidiennes qui lui sont chères. A ce titre, je ne peux qu'une fois de plus louer le talent de Yasujiro Ozu à sublimer la redondance, la banalité de la vie, ces petits « rien » qui en font toute l'humanité et qui chez lui, à l'inverse de bien d'autres cinéastes, sont chargés de sens. Sans doute est-ce sa façon d'accepter la brièveté de la vie, ou au contraire de se révolter en silence contre le temps qui passe, ce temps qui traverse douloureusement la plupart de ses films... Toujours est-il qu'il n'a pas son pareil pour illustrer avec finesse, justesse et densité les sentiments humains! Chaque image, chaque mot n'en est que plus précieux, tout comme l'est son art. [4/4]

gimliamideselfes

213 abonnés | Lire ses 2462 critiques |

  4.5 - Excellent

Le film que j'aime le moins sur les trois Ozu que j'ai vu, mais est-ce pour autant que je n'ai pas aimé ? non ! Disons que ça m'a rappelé "la confession d'une jeune fille" et "du côté de chez Swan" de Proust, et dieu sait que j'adore Proust, mais disons que j'ai pas forcément eut le déclic que j'ai eut avec les autres films, ça m'a moins parlé parce que peut-être je n'ai pas aimé autant mon père que le garçon du film, qui comme Proust aimait sa mère, ce garçon ferait tout pour être avec son père. J'aimerai en parler un peu plus longuement mais je vais risquer de "spoiler" même s'il n'y a rien à spoiler, mais ça gâcherait la découverte de ce très grand film à ceux qui justement auraient une relation forte avec leurs parents.

Sebjuicy

54 abonnés | Lire ses 541 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

Un film infiniment profond sur la relation intime qui lie un père et son fils. Certaines scènes sont parmi les plus belles de l'histoire du cinéma. Un chef-d'oeuvre méconnu mais indispensable !

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