Il faut constamment garder à l'esprit que ce film date de 1981, une époque où, pour reprendre la fable, on réalisait Star Wars avec des pots de yogourt. Alors certes, Vermithrax Pejorative n'est ni Drogon, ni Smaug, ni même un Magyar à pointes mais un vieux dragon en carton-pâte.
Ceci étant posé, la réalisation permet de maintenir l'attention en éveil à coups de ficelles : d'abord une patte, puis une autre, un petit coup de gueule incendiaire, c'est peu à peu que d'effeuille notre dragon.
Pour le reste, on est dans du classique de chez classique, un conte mêlant plusieurs influences, les vierges sacrifiées, le roi et la princesse préservée, la lame magique... mais il y a aussi de belles surprises pour une époque et une société de production alors encore peu au fait des questions de genre : Valerik/Valerian en atteste. Il y a aussi le sacrifice ultime de la princesse, à la façon d'une Antigone, qui ne sera pas sauvée tant elle souhaite réparer avant tout une injustice. Rappelons qu'on est dans une production Disney.
Enfin, le héros n'est ni un nigaud ni un guerrier courageux mais un savant mix des deux, une bonne gueule bien sympathique.
Au final, on obtient un classique du genre, à une époque où on redécouvrait la fantasy, portée à l'écran alors avec un succès et un talent très inégaux.