Enter the Void
Note moyenne
3,4
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536 critiques spectateurs

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131 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 mai 2010
Gaspar Noé accouche d'un chef d'œuvre indescriptible qui ne se regarde pas mais se vit
jamesluctor
jamesluctor

168 abonnés 1 704 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2010
C'est un chamboulement total. J'ai revu totalement mon approche des stupéfiants et autres drogues en voyant ce film. Car c'est avant tout ce qu'il est : une vraie hallucination, un trip vertigineux, visuellement unique... Le film est véritablement psychédélique, et se révèle être à lui tout seul une philosophie.
Il y a l'histoire du film : Oscar, dealer, abattu par la police, dont l'âme suit sa soeur et les autres personnages. Mais ce film est une vision globale de la Vie. On parle de vie, de mort, de destin, de promesses, de violence, d'amour, de haine... Il y a un tel foisonnement de thème qu'il me serait impossible de les citer sans revoir le film. Ce que je retiens maintenant, concernant la vie, c'est les opportunités qu'elle propose. La vie peut être gâchée (la scène de l'avortement, la mort d'Oscar), comme elle peut servir à bâtir quelque chose (le final, certes prévisible, mais d'une intensité folle.). Le sexe est ici vu non plus comme une dégradation comme dans les autres drames, mais bel et bien comme un échange et quelque chose de "bon" (cette espèce de fumée qui se dégage et ces lumières clignotantes le suggèrent sincèrement). On s'éloigne vraiment de la vision nihiliste de "We fuck alone", court métrage du même réalisateur.
Dans ce film, on survole des rues, on traverse les murs, la caméra semble libre de toute limite, et monte même jusque dans les nuages pour pénétrer dans un avion...). Le film donne t il mal à la tête ? Non ! Mais aux yeux, oui (dur de regarder l'écran pendant certains moments du film où la caméra plonge dans les lumières, créant des effets de strombinoscopes difficiles à regarder longtemps). Il faut prêter toute votre attention à la conversation entre Oscar et son ami sur le livre des morts tibétain, ça sera votre carte routière pour tout le film.
Un pur voyage métaphysique.
chrischambers86
chrischambers86

16 171 abonnés 13 132 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2010
Huit ans après le très scandaleux "Irrèversible", Gaspar Noè revient avec ce nouveau pari formel! Inspirè du livre des morts tibètains qui traite de la rèincarnation, "Enter the Void" est un film hypnotique et mystique qui entremêle passè, prèsent, futur, en provoquant de vèritables rèactions physiques si l'on accepte de lâcher prise durant 2h30 pour s'embarquer dans ce trip cèrèbral! Beaucoup de drogue, beaucoup de sexe mais finalement beaucoup d’amour aussi! Un style indescriptible, qui met mal à l'aise, qui intrigue, qui oppresse, qui mèrite d'être vu sur grand ècran pour une totale immersion! Le Sound Design est bluffant, très peu de musique mais plutôt des nappes èlectro quasi constantes et vraiment suffocantes! Certains plans dans la citè tokyoïte sont à couper le souffle! il est seulement regrettable que la mise en scène, vèritablement aèrienne, finisse par être un peu rèpètitive à la longue et que quelques coupes supplèmentaires n'auraient pas fait de mal au rythme du rècit! Que l'on aime ou non se balader sans limites avec cette camèra tournoyante, cinèmatographiquement parlant, "Enter the Void" n'est pas une oeuvre commerciale mais une expèrience unique, étrange et hallucinatoire qui repose beaucoup sur les effets spèciaux! Quant à la version française, oubliez là, ce film d'une beautè et d'une originalitè hors-norme est à voir uniquement en V.O...
serbitar38
serbitar38

7 abonnés 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2011
Un choc !
Malgré une mise en scène un peu piétinante au milieu du film et une répétitivité d'effets parfois lassante, Enter the void est belle et bien une expérimentation psycho-hypnotico-érotico-furieuse, un objet cinématographique unique et fasninant jouant d'une subjectivité des plus troublante et d'une virtuosité visuelle hallucinante. Gaspard Noé est définitivement l'un des cinéaste actuel les plus ambitieux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mai 2010
Un chef-d'oeuvre qui commence par une longue descente aux Enfers, pour nous montrer les choses les plus essentiels de la vie. Dans un registre toujours aussi choquant, provocateur et gloque Gaspar Noé, révolutionne une fois de plus le 7ème Art, et nous en met plein la vue. Un long-métrage qui se définit à lui tout seul comme un cours d'éducation sexuelle, civique et sociale. Il y a une telle densité dans son film qu'on se demande, où lui est venu toutes ces idées pour réaliser un film aussi novateur... Sacré Gaspar, tu m'étonneras toujours !... j'attends avec impatience ton prochain film !...
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2010
Gaspar Noé revient pour un bad trip hallucinant qui ne fera pas l'unanimité. On est libre d'aimer ou de détester Enter the Void, mais tout cinéphile se considérant comme tel se doit de se confronter à cette expérience, d'abord parce que visuellement c'est inédit, ensuite parce que techniquement, c'est d'une maîtrise rare. Gaspar Noé nous emmène dans un voyage étrange qui peut autant fasciner que rebuter. La première partie filmée intégralement en caméra subjective (à l'image du film La Dame du Lac) avec des noirs pour mimer le clignement des yeux est d'une audace rare, puis la deuxième partie nous fait voyager entre passé et présent, enfin la dernière partie nous fait observer le monde d'un autre point de vue, celui de l'esprit d'Oscar qui lévite en attendant son sort. Si l'on peut reprocher au film de ne pas éviter certains clichés (l'enfant surprenant ses parents en plein coït), qu'il traîne quelque peu en longueur sur la fin et que le final flirtant avec la pornographie est assez dérangeant et inutilement longuet, Enter The Void reste une expérience étrange qui n'a pas, à ma connaissance, de précédent dans l'Histoire du cinéma. Gaspar Noé aime toujours les images-chocs mais ne sombre pas dans la violente noirceur de ses précédents films, préférant ici s'intéresser à d'autres de ses obsessions comme la représentation du sexe à l'écran, la question du destin et du temps lié ici à l'espace. Adaptant le livre des morts des moines tibétains, Noé a l'intelligence d'éviter le discours métaphysique au rabais ou la philosophie pour les nuls, préférant faire du cinéma en mettant tout cela en images retravaillées. Cinéma de sensation pure, Enter the Void est à voir et impose Gaspar Noé comme le réalisateur le plus audacieux de l'année avec Nicolas Winding Refn (Valhalla Rising).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 mai 2010
générique brutal, entrée soudaine et violente dans le monde de l'image.
saisis, nous partons alors avec Oscar -comme avec un autre Ulysse- vers une aventure infinie : nuit de la conscience, départ hallucinatoire, extase psychédélique.
vision mise à mal, flottante, errante, tourbillonnante. images qui échappent.
puis l'événement, l'accident, l'impact du temps. la mort. peut-être.
tout revient, ou plutôt, les traumas se dénouent, à travers elles.
palimpseste des femmes, la mère, la soeur, l'amante, transparence, échos, chocs.
impression de séparation, d'envolée transcendante, par des trous de vers, des bris de vie. la vie ailleurs continue, mais hallucinée.
SEX - MONEY - POWER : tridimension tokyoïte, soutenue par ce qui ne porte pas de nom, qui n'apparaît pas illuminé, mais qui est là rampant : MISERE - AMOUR - VIDE
ce que nous voyons : cette composition d'un visuel cinématographiquement inégalé, vertigineux, sensationnel. une ivresse vitale, dans une urgence faisant resurgir tous les traumas de la vie, toutes ces rencontres, terribles ou merveilleuses...
ce que nous ne voyons pas : éblouis ou ombrés, entre deux regards, entre une vision "subjective" et un oeil omniscient, le cercle qui se brise, la fin des images, la coupe, nette. retour du réel, criant. ici ou à l'écran. hors du temps.
même invisible, le vide est omniprésent. il dynamise la vie, les plus pleines des présences. il arrive au coin de la rue, à toute vitesse. il jaillit, dans les désirs détournant les jouissances, comme une scansion. et puis spectralise nos certitudes, nos repères, et même finalement, nos rapports fixes aux temporalités et aux spatialités. cela bouge. tangue. secoue.
ça nous poursuit aussi.
gravé en nous.
ainsi, Noé invente ici l'intensité ultime de ce qui s'appelle image.
il nous donne, comme une grenade dégoupillée,
de l'explosion imminente,
du bonheur testamentaire,
quelque chose de supraluminal.
expérience filmique à jamais bouleversante.
gimliamideselfes
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mai 2010
Bon je met la note, juste pour pouvoir écrire une critique, je pense que c'est pas le genre de film qu'on peut noter, c'est totalement abstrait, ça s'apparente à un trip que chacun prendra comme il le veut, pour certain ça sera le bad trip total, d'autres vont adorer et revouloir une dose. Je pense que c'est le Noé que je préfère, c'est envoûtant, très travaillé, un film qui se vit.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 septembre 2011
Enter the void est une expérience cinématographique unique, un trip visuel réalisé par un metteur en scène de génie. Tout ici est sensation organique. Noé a selon moi réalisé le film parfait. Voir Enter the void et mourir...
Yorik24
Yorik24

288 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2010
Gaspar Noé a réussi à me tuer pour la première fois de ma vie !
stebbins
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2011
Trois ans d'attentes, une promo fracassante, une avant-première désarçonnante et cinq jours... Cinq jours pour digérer l'expérience ; cinq jours pour sortir d'un tunnel de perplexité, d'une noirceur fluorescente, surexposée, pénétrante et obsédante ; cinq jours donc, pour me remettre du choc Enter The Void, pour mettre des mots sur un ressenti plus que considérable, pour tenter de démêler le vrai du faux, le laid du beau... Gaspar Noé, le cinéaste le plus extraordinaire du territoire national ( ironie oblige... ), nous avait laissé sur le flicker agressif de son précédent long métrage, le sublime et renversant Irréversible. Quelles images auraient pu suivre cet épilogue stroboscopique, ultime vision d'une journée de bonheur détruite par le temps et la barbarie humaine ?... Réponse dans ce vortex fourre-tout, spirale vertigineuse inaugurée par un générique ultra-graphique, flamboyant, abrutissant, poussé à bout... Le vide est déjà là car Noé semble avoir déjà tout dit dans ses deux premiers films... Erreur ! Si auparavant le cinéaste affichait une certaine fatalité - voire un certain nihilisme selon certains contestataires - ici le temps " détruit tout ", peut-être, mais c'est surtout le cinéma qui recompose le temps avec une démesure indescriptible. Et puis cette caméra acrobatique, insaisissable, rasant les murs d'un Tokyo jamais vu de la sorte, une caméra complexe, qui se décompose pour mieux s'adapter aux trois points de vue du film... La caméra de Gaspar Noé, c'est à la fois l'instrument d'une virtuosité terrassante ainsi qu'une baroudeuse survitaminée, culottée, unique... Du plan-séquence d'ouverture ( un chef d'oeuvre à lui tout seul, sommet de la subjectivité au cinéma ) au coït ultime, Noé nous bombarde de couleurs saturées, de sons turgescents et d'impressions saisissantes. Cinéaste majeur du cinéma contemporain, Noé signe une oeuvre sur les choix que l'homme entreprend au fil du temps. Cinéma de l'Acte, du contact. Tel est l'impact...
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