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ollavatelli
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4,0
Publiée le 26 mars 2017
Entre nous, je ne m’attendais pas à un tel résultat en lançant ce film. Moi qui m’attendais (sans voir la BA) à une production de science-fiction et un peu action, je me retrouve devant une énorme expérience cinématographique. Il suffit des premières minutes pour se rendre qu’on est devant une production hors du commun.
Tout d’abord, le film est découpé en trois parties avec une prise de vue différente pour chacune, qui se réfère au mieux à la situation (le présent en vue subjectif, la vue derrière le dos d’Oscar pour son passé ; et la vue volante pour son esprit). Les trois parties seront tout aussi intéressantes les unes que les autres. Je ne vais pas cacher que cette production va alterner un peu de mauvais avec du bon pendant tout son visionnage. Les effets d’images épileptiques durent trop longtemps et font vraiment mal aux yeux et le film est beaucoup trop long (certaines scènes de jeux de lumière ou écrans noirs sont longuets). Oui mais voilà que malgré tout, je n’ai pas réussi à abandonner le film : j’étais comme hypnotisé. Cette œuvre dégage une force psychique qui nous pousse à poursuivre et à s’y intéresser jusqu’au bout. C’est là où tout se cache tout le potentiel de ce film : la manière dont nous est présentée l’histoire : les plans de caméras, les transcendants effets sonores et les jeux de couleurs (hors épileptiques) nous font vivre un voyage incroyable de l’esprit.
Mais un voyage assez glauque et froid car l’histoire est assez triste et développe notamment l’idée de la mort et l’après mort. Les images sont sombres (où tout se passe la nuit) mais les plans des rues de Tokyo la nuit colorées par les affiches publicitaires et les magasins sont magnifiques. Que dire du Love Hotel à la fin scène esthétiquement fascinante. Toutes les scènes dégagent une certaine froideur, même les scènes de sexe par exemple. J’ai eu l’impression que les personnages étaient inaccessibles, ce qui ne m’a pas fait ressentir une réelle émotion ou une grande empathie. Pourtant l’histoire est bien écrite (bien que disproportionnée par rapport à la durée du film) et complète donc le problème vient juste des personnages. J’apporterai une critique sur la surenchère de scènes de sexe à la fin dans le Love Hotel qui est inutile (un peu oui mais pas autant). La répétition de la scène d’accident est elle aussi pas utile de la mettre autant de fois : scène malgré tout impressionnante et choquante de brutalité et de réalisme (ça nous fait carrément sursauté pendant notre « voyage »). Dans le même style, on a aussi la scène de la mort d’Oscar en subjectif qui est incroyable. Enfin, j’ai trouvé la scène finale vraiment intéressante et montre que le réalisateur est allé au bout de ses idées. Au si étonnant que ça puisse le paraître, j’ai trouvé que le film s’achève brutalement par rapport au tout le reste qui prend beaucoup trop son temps. Après le film, on sentira vraiment que Gaspar Noé a eu de beaucoup d’audace mais qui l’a poussé son œuvre jusqu’au bout avec notre sentiment de son travail complétement abouti.
Enter the void n’est donc pas un film mais une expérience spirituelle. Ce que l’on ressent durant ce film n’est pas véritablement dû à l’histoire (un peu bien évidemment mais pas totalement) mais plus à la manière de la présenter avec des images et des sons précis et sensoriels. La production de Gaspar Noé est totalement hypnotisante, et ça malgré une certaine longueur et quelques petits défauts.
Vraiment fou ce film, les longue scène et les effets de lumière, l'ambiance , toute les petites références , j'ai rarement meme jamais vu un film comme ça.. pff un vrai film artistique quoi a couper le souffle .. a la fin quand il sort du tunnel ( le vagin a sa soeur) et par l'esprit en paix wtf , il est vraiment génial après si vous ne connaissez rien du milieu, ni d 'ouverture d 'esprit , les longues scène ne le regardé pas.
Trip métaphysique délirant, Enter The Void est une belle et pérennante hypothèse de cycle de la vie, de ce qui régie les lois de nos existences, de l'après mort, de la réincarnation. Gaspard Noe signe une folie lancinante en trois parties hypnotique, psychologique et réfléchie. Ses idées sont représentées à l'écran avec énormément d'imagination jusqu'au final de la renaissance simple mais légitime. Grandiose !
Gaspard Noé, ultra libre, détaxé de tout conformisme, nous livre encore un ovni. Sa liberté nous perd mine de rien. Les effets visuels sont surprenants donnant la réel impression parfois d'avoir pris quelque chose. Cependant trop de stimulants ou autre psychotrope et c'est l'overdose. C'est un peu ce que l'on ressent à la moitié déjà et à la fin, malheureusement. Dommage car la réalisation est vraiment extraordinaire notamment toute la première partie (plans subjectifs impressionnants, plans séquence et plans virevoltants, chers à l'artiste).
Voila un projet audacieux auquel j'adhère beaucoup plus n'est-ce pas Gerry ? Cette fois Gaspard Noé qui était à l'origine du fameux (et légèrement écoeurant) Irréversible nous offre un film hallucinatoire sur la vie après la mort ou les visions précédant le décès du mourant. Nous sommes dans Tokyo, une ville connue pour son milieu de la nuit particulier, ses couleurs et ses lumières qui son ici parfaitement adéquates au film (on peut d'ailleurs constaté que la passion de Noé pour le rouge est toujours présente). On se retrouve dans un film en vision subjective, ce qui est apparemment bien plus courant que ce que je croyais et c'est vraiment très bien tourné. Chaque scène est... Bluffante, intrigante voire hypnotique. Le récit possède une structure complètement éclatée avec des retours dans le passé, des voyages dans le futur... Certaines scènes comme celle de la découverte du Love Hotel fait probablement partie des plus cultes que j'ai pu voir de ma vie. En faite tout le film est conditionné par un dialogue entre le protagoniste et son ami Victor qui parlent de ce qui se passe après la mort. Et c'est ainsi que nous partons sur une expérience sensorielle de 2h avec des mouvements de caméra uniques et tortueux je pense pour l'équipe technique, une sorte de voyage spirituelle d'Oscar qui fait un retour sur sa vie, principalement sa relation particulière avec sa soeur (que j'aurais presque envie de placer sous le sigle de l'inceste vu certains passages), son traumatisme d'enfance avec la mort violente de ses parents (une scène forte qui nous montre comment tout peut se briser en un instant) ou comment son destin fut scellé funestement dès lors qu'il commença à dealer pour satisfaire ses besoins. On ne peut pas en dire grand chose car en soi nous ne faisons qu'observer le film, le personnage est passif, puisqu'il regarde le monde réel à travers des hallucinations. C'est en tout cas une expérience unique, vraiment très intéressante et je pense désormais que Gaspard Noé peut-être considéré comme un des meilleurs réalisateurs français (ou dû moins l'un des plus originaux) au même titre que Jean-Pierre Jeunet ou Quentin Dupieux. 16/20
Film français de Gaspar Noé, 2010 Inclassable. Le film de Gaspar Noé est une oeuvre totalement originale, surtout du point de vue de sa réalisation. Le scénario : un frère et une soeur, orphelins, vivent à Tokyo. Lui se drogue et deale, elle est danseuse (presque) nue. Vers le milieu de l'histoire, il est tué lors d'un contrôle de police. Suite à cela, son "âme" erre au-dessus de la ville, suit sa soeur et ses souvenirs d'enfance se mêlent à la vie des vivants. Il se réincarnera (peut-être) en un petit bébé. La réalisation est d'une très grande créativité. Le cinéaste crée un monde étrange et beau visuellement, totalement urbain avec plein de néons de couleurs très vives. Le thème drogue/sexe/mort n'est pas très original, par contre la technique cinématographique du cinéaste est hors du commun, du jamais vu. Ce qui donne ici une véritable oeuvre d'art visuelle. Bien qu'il y ait des longueurs et des répétitions à certains moments, l'ensemble d'une grande unité esthétique présente d'incontestables qualités picturales, musicales et cinématographiques.
"Enter the Void" fait partie de cette catégorie de films qui ne laissent pas indifférent et se vivent comme une véritable expèrience cinématographique. Cette oeuvre de Gaspar Noé respire l'originalité et l'intelligence. En premier plan, sa mise en scène étonne par son inventivité notamment avec des prouesses techniques à foison (de magnifiques travellings par exemple) et un visuel léché et coloré. L'utilisation quasi-omniprésente d'une prise de vue subjective, rarement autant usée au cinéma, distingue une nouvelle fois ce film de la masse. Les thèmes de la réincarnation, de la drogue sont bien mis en valeur par une ambiance psychédélique. La longue durée du film est le style marqué de Gaspar Noé pourront en rebuter plus d'un mais il est jouissif de se laisser porter dans le tourbillon de cette aventure spirituelle.
Ce film est dingue ! Un véritable trip cinématographique signé Gaspard Noé (Irréversible). La longueur de cette expérience psychédélique peut être déconcertante, mais il faut saluer la prouesse technique et la virtuosité du chef opérateur Benoît Debie.
Enter The Void est un OVNI. Il n'y a pas deux films comme celui-là et pourtant ca n'en fait pas un bon film. Tout d'abord la première partie est très réussie. La vue subjective est sublime ce qui rend le film plaisant à suivre. Le début de l'histoire annonce une intrigue qui va nous prendre aux tripes malheureusement ce n'est pas le cas. La première et meilleure partie s'achève à la mort du héros. Vient ensuite la seconde partie qui est autrement plus ennuyeuse, la vue subjective laisse place à la vue à la troisième personne. C'est toujours très classe visuellement mais l'histoire se dégrade rapidement. On suit l'enfance de Oscar et c'est franchement ennuyeux. La seule scène intéressante est celle de l'accident qui nous met littéralement une claque. Pour finir on attaque la dernière partie qui est franchement pourrie. On s'ennuie ferme. Il y a que des travelling en plan large qui survole Tokyo et c'est interminable. Les quelques scènes de dialogues sont plates et inutiles. Le film s'achève sur plusieurs scènes de sexe pas très utiles à montrer. Je vais encore rajouter quelque chose qui concerne l'ensemble du film. Les clignotements multicolores qui interviennent de manière intempestive sont justes affreux. Ce n'est pas artistique c'est juste super dégueulasse et ca fou le mal de tête.
En conclusion après 2h40 interminable et un éclatement de la rétine, je reste déçu par ce film. Je ne retiendrai que la première partie qui était fantastique, tout le reste est à jeter 2/5
Mise en scène raté,le film mise trop sur la technique,sur le coté psychédélique a deux balles,la vue subjective insupportable qui occupe 60% du film,guerre que le flashback qui permet de découvrir le passé de Oscar et par la même celui de sa sœur est intéressant,mais rien ne pousse a avoir de l'empathie pour ces personnages,dont au final tout ce qui leur arrive ne touche pas,une surenchère pour du néant absolu. Que dire des twist complètement pourris et à l'emporte pièce,sans parler de cette fin pathétique à l'image de la nullité globale du film qui pourtant semblé très prometteur... Bref 30 min a sauvé sur plus de 2h30 de film,un moyen métrage aurait suffi... Le cinéma de Gaspard Noé décidément n'est pas fait pour moi,il faut croire
Après avoir détesté "Irréversible", j'ai décidé de voir "Enter the void" par curiosité, comme son prédécesseur, il divise encore aujourd'hui le public.. et bien c'est totalement compréhensible... Parce que là... Je suis bon prince, je mets une étoile parce quand même j'ai été plutôt bluffé par la prouesse des 30 premières minutes, vue à la 1ère personne et on ne s'ennuie pas trop mais ensuite spoiler: Après que Oscar se soit fait tirer dessus... La deuxième partie commence, remonter dans le passé du personnage, et qu'est-ce qu'on s'ennuie! J'ai dû regarder au moins 30 fois ma montre! Et puis bon il n'y a pas que ça qui me déplaît dans ce film, au final malgré quelques prouesses, Noé se contente de filmer un couple qui fait l'amour (Super intéressant...), filmer du sang, de la drogue, du sexe mais aussi un pénis, bravo... Noé se contente aussi de la vacuité des dialogues apparemment, écrits à la va-vite probablement.. Et puis comme l'affiche l'annonce, on se retrouve devant une palette de couleurs, mais évidemment mal-gérée, à se détruire la rétine!! Noé en est content, tellement que ça en devient prétentieux! Au final, un peu comme "Irréversible", "Enter the void" a un objectif, faire parler de lui...
Alors je vous avoue de suite ces durs de parler de ce film car c'est vraiment une expérience a part et j'ai du mal a lui donner une note tellement ce film est différent, étrange, visuel, sensoriel. du coup j'ai mis 3,5 car le film se segmente en 3 partie les deux premières sont d'une justesse et d'une force vraiment génial mais la 3eme est de trop je pense que le film est trop long trop long pour le trip visuel dans lequel il nous améne . ce film est absolument a voir car c'est unique y a que gaspard noé qui peut nous sortir un film comme ça ! et c'est particulier on nage entre le glauque et l'émotion .
Difficile d'émettre une critique banale et classique pour parler d'un film si original et complexe. Enter The Void va bien plus loin qu'un simple film, il nous remet en question en tant qu'humain, nous parle de la vie, de la mort, du sexe, des liens du sang, le tout avec une mise en scène propre à la Gaspard Noé, à savoir une caméra virevoltante, un sound design juste impressionnant, beaucoup de scènes sexuelles et/ou violentes filmées de façon frontale, mais comme on ne l'avait jamais vu auparavant dans n'importe quel art. On peut véritablement parler, à l'instar d'un film comme The Tree of Life, d'oeuvre d'art, car Noé y distille de l'abstrait, de l'explicite, et nous fait passer par tout un tas d'émotions primaires en 2h35. Plus qu'un film, une expérience, que je conseille à tout le monde (sauf aux épileptiques).