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Aaaarrrrrgh
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2,5
Publiée le 3 mars 2018
Il y a cette volonté de la part de Lynch de brutaliser le spectateur, le perdre dans sa mise en scène/abyme. C'est à double tranchant. Effectivement, il y a matière à honorer le chaos général calculé, brillamment orchestrer, avec l'utilisation exagéré du champs contre champs et du gros plan presque difforme, sans parler du montage presque épileptique, accentuant le malaise. Tout cela a un but bien sûr: nous sommes spectateurs actifs, en souffrance, perdus au côté de l'actrice. Laura Dern est hypnotique, on comprend petit à petit qu'au delà l'histoire d'amour et d'adultère, le film parle surtout de cinéma, de l'ambivalence entre l'acteur et le personnage. Néanmoins, et c'est purement subjectif, que c'est austère ! Le non conformisme que l'on défend peut nous tourner le dos. On aime quand même. C'est un amour assumé et unilatéral, sans retour.
Inland Empire, un nouveau film totalement Lycncheen. Mais M. Lynch, quel intérêt de suivre un film dont on ne comprend ni le scénario, ni la trame, ni la logique, ni même les personnages ? Pour reprendre une phrase du film (78 minutes) « je ne comprends pas bien ce que je fais la » et bien nous non plus, et à la 78ème minute ou après on ne comprend pas mieux. Mullholland drive et Lost highway était long et ennuyant mais Lost Highway avait commencé fort tandis que Mullholland drive avait un petit côté intriguant. Inland Empire, c’est une bouillie de style où l’intrigue n’est pas introduite, où les personnages ne sont jamais présentés, où on ne sait pas ce qu’il se passe, où l’on a des scènes surréalistes sans explication. Bref, l’impression est que Lynch nous prend pour des cons ! Et il s’amuse à cela pendant 3h, 3h qui sont d’un ennui mortel puisqu’on n’y comprend strictement rien. Rajoutons le fait que l’image n’est pas toujours jolie, que le casting est banal, voire mauvais, et que le peu de dialogue ne présente aucun sens. Inland Empire, c’est un film qui bernera peut-être le spectateur crédule, puisque celui-ci n’aura rien compris, mais c’est surtout un film à fuir ; un film dans un délire psychédélique lynchéen. Avec ce genre de film, Lynch ne devrait pas être un réalisateur connu (attention : connu ne veut pas dire bon), il devrait être dans un hôpital psychiatrique (le désordre intellectuel se soigne).
Bon je suis évidemment ressorti de ma séance ciné avec un goût amer, et le considère comme Dune, Mulholland drive ou encore Blue velvet comme étant l'un des pires films de l'histoire. Disons qu'avant la séance, ça avait l'air sympa puisque c'était de David Lynch, et en plus les images délirantes que j'avais vu sur le net étaient intéressantes. Après quand j'ai commencé à regarder, j'ai accroché, il y avait une ambiance et une attention permanente et avant tout captivante, la technique de filmage est appréciable, (perso moi je suis un grand fan de celle ci), c'est celle qu'utilise en permanence Lars Von Trier : La caméra à l'épaule une des règles du Dogme 95. Bref jusque là ça va, d'autant que l'on ne peut voir que des grands acteurs/actrices. Laura Dern, Harry Dean Stanton, etc. Après ça commence à se tasser au début du deuxième tiers du film (euh, à 50 minutes puisque le film dure 3 heures). Et là ça part en carnage comme dans tous les films de Lynch, c'est le Bronx, et c'est incompréhensible. Après c'est à peine si je regardais. Je le déconseille aux moins de 10 ans. Je vais me montrer généreux et attribuer un petit 2/5.
Un chef d'oeuvre de David Lynch. L''univers imaginaire est très étrange. Ce n'arrive pas à comprendre où le réalisateur veut m'amener. Le scénario est complexe et danse . Une poutresse technique impressionante.
Un film de 3 heures qui en dure 5 tellement il est incompréhensible. Le scénario est obscure et même si les acteurs sont bons (Jérémy Irons, ...), on s'ennuie.
Pour son dernier film, Lynch renoue avec le style schizophrène et pas forcément doté de sens qu'il a déjà utilisé dans Mulholland Drive. Difficile d'attacher des sous-entendus supplémentaires à Inland Empire qui a autant d'interprétations possibles que de spectateurs potentiels. La griffe est unique et géniale même si on ne comprend rien. Mais à force de ne rien comprendre, on en vient quand même à se poser des questions. Les acteurs eux-mêmes n'ont jamais su de quoi le film parlait, tout comme les promoteurs qui durent se contenter d'un slogan très vague de crainte de n'avoir pas tout saisi. Partant de là, qu'est-ce qui justifie les caprices du réalisateur à chaque scène ? Pourquoi s'avouer qu'on a apprécié si c'était juste un diaporama sans logique ? Mais quand Lynch nous tient, c'est comme un chaton par la peau du cou : on est bien obligé de rester collé à nos fauteuils, à moitié en train de subir et à moitié en train d'adorer. Par contre, ses gros plans ne sont qu'un exemple des répétitions auxquelles il a fini par s'adonner, et il vaut peut-être mieux qu'il se soit ensuite retiré du cinéma, ou on aurait fini par s'énerver pour de bon d'aimer son oeuvre. Quoiqu'il s'il revenait, il serait bien capable de nous surprendre avec encore un tout autre registre...
D'une catastrophe sans précédent ce Lynch. Sans inspiration, bordélique, filmé entièrement au caméscope (que c'est moche), un scénario sans queue ni tête et attendez, cette blague dure trois heures !!! Ça plaira à Télérama, pour les autres on repassera. Il était temps de prendre sa retraite Monsieur Lynch.
J'avoue que je n'étais pas très concentré ( en même le début du film n'est pas des plus avenant) en tout cas en long, en large et en travers je n'ai rien pipé au film et l'esthétique de l'ensemble ne m'a pas spécialement emballé non plus. Lynch c'est peut être un peu emballé après Mulholland Drive ou alors sous la pression il a voulu enfumé tout le monde.
Euh... Je ne sais pas quoi dire. Il y a BEAUCOUP trop chose à dire, en fait. Avec Inland Empire, David Lynch semble faire le résumé de sa carrière et de son style, en poussant dans ses derniers retranchements toutes les facettes de son style qu'il a jusqu'ici plus ou moins exploitées durant sa filmographie. On y retrouve donc des acteurs que l'on a pour la plupart déjà vu dans d'autres de ses films (Laura Dern et sa maman Diane Ladd, Justin Theroux, Harry Dean Stanton ou encore Naomi Watts). La réalisation est toujours aussi magnifique, avec ces décors et ces éclairages ainsi que ces cadrages millimétrés, mais cette fois tourné en Digital Video, on a donc à un film en 60 image par seconde (si je ne dis pas de bêtise) et c'est assez déroutant. La narration est certainement la plus mystérieuse de sa filmographie, mais on ne décroche à aucun moment et c'est assez incroyable pour être noté. Des moments de frayeurs sont à noter, particulièrement la fin avec un visage qui hante encore mes cauchemars. Impossible de tout dire, il faudrait faire un dossier dessus. En résumé, un film rétrospectif qui définit à merveille la "politique des auteurs" établie par Truffaut, et qui réfléchit également sur la condition d'acteur dans le cinéma et dans la vie de tout les jours. A visionner en connaissant bien l'oeuvre de Lynch pour en comprendre les enjeux. Lynch nous livre certainement là son dernier film, et clôt sa grand carrière de bien belle manière. Et comme je ne sais absolument pas quelle note lui attribuer, ce sera cinq étoiles (remarque, Inland Empire les mérite ses cinq étoiles).
Critique de "Inland Empire". [Inland Empire ou la rencontre de l'incompréhensible et l'absurde] Trop long et trop ennuyeux, Inland Empire ressemble à une synthèse ratée de Lost Highway et Mulholland Drive (que j'avais aimé au passage). A l'heure passée, il n y plus de fil conducteur ça part dans tous les sens avec un enchaînement incohérent de scènes incohérentes et incompréhensibles à vous irriter. J'ai quand même regardé jusqu'à la fin parce que j'avais rien d'autre à faire. En gros Inland Empire , c'est deux heures cinquante minutes de pur délire irrationnel où il n'y a rien à comprendre. Passez votre chemin. [Edit 0,5/5 parce que 1 c'est trop]
Ma note, en vérité, est aussi aléatoire que je suis indécis à propos de ce film testamentaire où Lynch brasse tous les grands thèmes de son cinéma, citant la plupart de ses films, de façon volontairement absconse. Plutôt que de s'écharper à déchiffrer chaque scène pour en tirer des messages cryptiques, comme la clé vers une compréhension nouvelle et définitive des nœuds émotionnels de l'intrigue, je crois surtout que l'ami David invite à se laisser porter par un cauchemar de plus en plus labyrinthique, devenu si touffu que même l'auteur lui-même relâche sa propre maîtrise pour redonner toute leur emprise et toute leur force aux peurs et aux mécanismes intimes qu'il a cherché à décortiquer tout le long de sa filmographie. Ainsi, en refusant de se livrer comme un tout que l'on peut disséquer organe par organe, en laissant apparemment irrésolus bien des visions et bien des symboles, Inland Empire regonfle a posteriori d'une force nouvelle toute la filmographie de David Lynch, brise la maîtrise apparente du réalisateur qui arrange ses films comme s'il pouvait réellement cerner la complexité des tourments qui l'ont toujours intéressé, et redonne au cinéma toute sa force en tant que vecteur d'espoir face à l'incertitude et de catharsis face à nos peurs les plus enfouies (les différents niveau de lecture imbriqués dans un jeu de gigognes mettent directement le spectateur au cœur du film). S'il est sans doute un peu long, et que j'ai comme pas mal de monde été assez perdu pendant une bonne heure et demi, le parti-pris de cette oeuvre testamentaire est parfait de modestie, s'offrant non comme l'aboutissement d'un univers et d'une Oeuvre fermés sur eux-mêmes, mais au contraire sur l'ouverture de celle-ci vers son public et vers tout ce que le cinéma peut encore nous offrir, tout ce que l'Art peut encore soulager. Très difficile d'accès, et pas complètement fait pour moi, mais je salue le geste.
Amateurs de l'étrange et du bizarre, adorateurs de l'incompréhensible, de l'inquiétant, de l'angoissant et de l'énigmatique, ce film est pour vous. Pendant près de 3 heures, David Lynch nous emmène dans un cauchemar hypnotique, dans lequel il vaut mieux être préparé à se perdre. Au niveau du scénario, ça va être très difficile à résumer, mais disons que nous aurons affaire à une mise en abîme dans une mise en abîme dans une mise en abîme (et ainsi de suite...). Ce que je reproche à ce film, c'est son esthétique : en effet, habitué aux merveilleuses images particulièrement léchées que David Lynch nous proposait dans ses précédents films, j'ai été déçu par la photographie de celui-ci. Ma déception s'arrêtera simplement à cela, mais c'est déjà beaucoup pour moi, car ce que j'appelle l'"esthétique Lynch", c'est sacré! Pour le reste, on retrouve les thématiques lynchiennes, et la bande son, comme à son habitude, est particulièrement bien trouvée. La durée du film pourra en rebuter certains, et c'est sûr qu'on ne le regardera pas tous les jours. Mais les amateurs de l'étrange auront compris : il faut au moins le voir une fois, car ce film n'est pas seulement un film : c'est une expérience.
Escroquerie auteuriste ou film génial ? Je serais tenté de répondre: certainement un peu des deux. Ce qui est sûr, c'est qu'à la différence de films comme "Lost Highway" ou "Mulholland Drive", ce film de David Lynch ne m'a pas fasciné. Captivé par les trois premiers quarts d'heure et ému par les vingt dernières minutes mais surtout énervé devant une partie centrale pompeuse qui peine à créer un mystère digne d'intérêt, la faute à des associations d'idées très souvent laborieuses qui ne permettent pas d'interpréter l'histoire racontée. Le film peine à trouver son rythme en accumulant les pistes d'une façon aussi prétentieuse que vaine. Car finir par demeurer indifférent devant le destin de l’héroïne est bien un aveu d'échec de ce cinéma certes époustouflant visuellement mais qui se veut hypnotique. La machine lynchienne se rouille, se caricature à force de s'auto-citer et ne parvient qu'à être pleinement efficace lors d'un final qui semble enfin dire quelque chose sur la tentative de l’héroïne à vaincre ses peurs et à se retrouver. L'idée que des sensations et des images peuvent prendre la forme d'un propos est belle et ambitieuse mais peine à se concrétiser dans "Inland Empire", film malade traversé de séquences insauvables ou enthousiasmantes (la chorégraphie de "The Locomotion" de Little Eva est magnifique), et d'acteurs parfois insupportables mais globalement superbes. Un objet inclassable et profondément inégal.
Autant je suis un grand fan de Lynch que ce film ci, bien que jouissant d'un bon visuel et de bons acteurs ne ma a aucun moment transporter comme j'ai pu être pendant le visionnage de lost hiwghay par exemple. Dommage!!!
Il y a des films qui sont autre chose qu'un film, à la frontière entre l'imaginaire et l'inconscient et qui remettent en question notre perception du cinéma. "Inland empire" est de ceux-là. Il se vit comme une expérience hors normes où tout ce qui se déroule sous nos yeux, tout ce que l'on écoute nous permet d'entrer dans de nouvelles dimensions de la perception, d'accéder à de nouveaux territoires. Il est vain de se servir des repères habituels de narration pour définir cette oeuvre. C'est une véritable invitation à ouvrir notre esprit. Peut-être annonce-t-elle le début d'une nouvelle ère avec des champs de vision à perte de vue devant nous.