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    La Graine et le mulet
    note moyenne
    3,3
    3078 notes dont 652 critiques
    répartition des 652 critiques par note
    190 critiques
    128 critiques
    36 critiques
    81 critiques
    73 critiques
    144 critiques
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    652 critiques spectateurs

    velocio
    velocio

    Suivre son activité 359 abonnés Lire ses 1 177 critiques

    2,5
    Publiée le 6 janvier 2008
    Sur le port de Sète, une famille d'origine maghrébine se bat pour faire aboutir son projet : l'ouverture d'un restaurant spécialisé dans le couscouis au poisson sur un vieux rafiot amarré le long d'un quai. La famille est même double puisque Slimane, le père de 61 ans, à l'initiative de ce projet, est divorcé. Pendant 2 heures 1/2, on assiste à la vie de cette grande "famille", puis à l'"inauguration" du resto. Beaucoup moins artificiel que "l'esquive", le film précédent d'Abdellatif Kechiche, "la graine et le mulet" aurait pu être un film excellent s'il avait été plus court. Avec certaines scènes trop étirées qui ont tendance à le plomber, c'est un film intéressant, bien interprété, souvent très juste. Malgré son prix du meilleur espoir féminin à la Mostra de Venise, j'ai quelques réticences par rapport à Hafsia Hersi, qui joue le rôle de Rym, la fille de la nouvelle compagne de Slimane : à mon avis, "elle en fait" souvent un peu trop ! Question musique, il est rare d'entendre un morceau de Mohamed Abdel Wahab dans un film français. Profitons en !
    RENGER
    RENGER

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    4,0
    Publiée le 29 mars 2008
    Troisième long-métrage pour Abdellatif Kechiche, après avoir traité pour sujet principal, le quotidien des sans papiers et des immigrés (La Faute à Voltaire - 2001) et de la banlieue (L'Esquive - 2004), c’est autour de la précarité de l’emploi d’être choisie comme nouveau thème. Une œuvre simple mais humaine, où l’on part à la rencontre de Slimane, un sexagénaire ouvrier immigré qui vient d’être licencié car il n’est plus assez rentable d’après son responsable. Il a un rêve, celui de retaper un vieux bateau afin de le transformer en restaurant spécialisé dans le couscous (d’où La Graine et le Mulet : la semoule et le poisson !). Séparé de sa femme, il doit faire face à des enfants pas souvent compréhensibles, mais qui finalement, lui viennent tous en aide lorsqu’il doit réaliser son rêve. Mais entre les refus et les difficultés à faire comprendre ce qu’il désire, les choses ne s’avèrent pas si simple pour Slimane. Entre rires, disputes et moments de vérités, Kechiche réussit sans le moindre mal son infiltration dans la vie privée d’une famille hors du commun. Comme l’émission Streep Tease, on suit pas à pas les membres de cette famille, comme si nous y étions. Partageant ainsi des moments de bonheur intense, de joies et de peines, Habib Boufares et Hafsia Herzi sont impressionnants face caméra. L’un reste en réserve, stoïque, alors que l’autre, c’est tout son contraire, elle n’a pas sa langue dans sa poche (mention spéciale pour son interprétation et sa danse finale, à la fois envoutante et sacrificielle, ainsi qu’à Alice Houri, lors de la séquence d’hystérie face à Slimane, vraiment impressionnante !). Bien que le film avoisine les deux heures trente, on reste facilement captivé et émerveillé par tant de talents et de courages. Une réalisation qui obtenu plusieurs récompenses, dont pas moins de quatre Césars, ainsi que le Prix Louis Delluc 2007 (considéré comme le Goncourt du cinéma).
    lucyinthesky4
    lucyinthesky4

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    5,0
    Publiée le 23 décembre 2007
    Un film d'un réalisme hallucinant: la vie s'y fait jour devant nous grâce à des comédiens formidables, une atmosphère irrésistible, une chronique sociale pertinente et jamais démonstrative... et un cinéaste géniale qui n'hésite pas à tordre le temps (des scènes étonnament longues), à creuser les multiples sens du récit, à déconstruire le langage, à faire parler les corps, et tout simplement à donner vie à tout ce que sa caméra touche. Plus fort que du cinéma, un chef-d'oeuvre vivant !
    Stephenballade
    Stephenballade

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    3,0
    Publiée le 1 octobre 2016
    Avec de nombreux prix, des nominations restées au stade des nominations, un accueil chaleureux de la presse, le grand gagnant de la cérémonie des Césars de 2008 s’avérait être un spectacle intéressant. Intéressant, ça l’est mais je ne saurai être aussi enchanté que l'ensemble de la presse. Abdellatif Kechiche a signé une réalisation qu’il a voulue intimiste pour nous faire partager l’histoire d’un sexagénaire fatigué se raccrochant à ce qu’il peut après un divorce et un licenciement synonyme de précarité et annonciateur de fin. Le réalisateur a réussi à créer cette intimité, tant et si bien que nous avons presque l’impression de participer en temps réel au couscous dominical pour lequel il ne nous manque plus que les odeurs des plats fumants, avant de suivre le difficile montage d’un projet ambitieux. Et quand je dis ambitieux, c’est par rapport aux moyens disponibles. Seulement il y a tant de monde autour de la table lors du repas familial, que les conversations fusent de tous les coins et on a un peu de mal à discerner l’une ou l’autre, sans compter que la scène a presque lieu en temps réel. On a alors l’impression de faire du sur place, et c’est ce qui caractérise les 30/45 premières minutes de ce film. L’ennui s’installe, mais c’est là qu’intervient une scène intéressante, dont on n’a que faire sur l’instant, mais qui a son importance pour la suite, car elle a le mérite de déterminer la psychologie du personnage qu’est Majid (Sami Zitouni), et qui mériterait des baffes pour bien des raisons. On notera l’excellente prestation de Hafsia Herzi, aux multiples talents : vraiment douée sur le plan dramatique (je suis toujours admiratif de voir des comédiens parvenir à verser des larmes), elle est en même temps un rayon de soleil pour le personnage central, et nous gratifie même de danses orientales, sans qu’elle soit parfaite physiquement parlant. A noter également la performance d’Alice Houri qui, par l’intermédiaire de son rôle Julia, amènera la scène la plus forte émotionnellement, qui n’est rien d’autre qu’un élément supplémentaire à la longue litanie finale que va vivre Slimane Beiji, un final auquel le spectateur assiste sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Sur un titre qui fait penser à une fable de La Fontaine, la réalisation est bonne, et la mise en scène amène une photographie intéressante, notamment avec ce contraste amené par cette vieille et infatigable mobylette à la peinture bleu fané qui se promène sans faiblir en ce début de 21ème siècle. Cependant, le réalisateur n’a pas su éviter les clichés, comme le fait que les maghrébins roulent en Peugeot, ou certaines expressions et intonations qu’on prête volontiers aux gens de cette communauté. Et puis surtout, c’est beaucoup trop long ! si long que j’ai lâché l’affaire au bout de 32 minutes, pour la reprendre dès le lendemain en invétéré curieux, fort de mon expérience en matière de films qui prennent tout leur sens à la fin. Cela dit, "La Graine et le mulet" est un film atypique, car il ressemble davantage à un reportage plus qu’autre chose, dans lequel on a laissé libre cours aux participants, en filmant la détresse, la solitude, la solidarité, la joie, l’hypocrisie, mais aussi l’échec, l’honneur, l’espoir et l’accomplissement. Tous les ingrédients qu’on retrouve dans les fables de La Fontaine. Je finirai cette critique par le titre, que je trouve bien trouvé. Car au final, le film pourrait se résumer à une histoire d’un homme têtu comme un mulet dont le destin finit de basculer sur une simple histoire de graines. Le spectateur peut être agacé par un début poussif, par des scènes beaucoup trop longues, visant à développer la psychologie des personnages, d’autant plus que la B.O. est pour ainsi dire aux abonnées absentes la plupart du temps. Malgré ces écueils, "La graine et le mulet" réussit à aiguillonner peu à peu notre intérêt, jusqu’à nous faire compatir du sort de Slimane Beiji. Au final, on ressort plutôt content d’avoir vu ce film, ne laissant pas le spectateur tout à fait indifférent. Mais après ? Que reste-t-il ? Certes on y repense, mais on n’a pas forcément envie de revoir ce film, et on est loin de garder un souvenir impérissable de cette aventure humaine. Si des fois je ne pige pas certaines notations quant à certaines œuvres cinématographiques, en tenant compte de tout ce que je viens de dire, je comprends aisément qu’on puisse donner à ce film toutes les notes possibles et imaginables, de 0,5 à 5 sur 5. Moi-même, j’ai eu beaucoup de mal à me décider entre les notes allant de 2 à 3,5.
    cristal
    cristal

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    5,0
    Publiée le 29 décembre 2007
    Dans des silences absurdes qui pénètrent plus profond que l'intime des hommes, Kechiche sublime. Sublime la condition humaine et ses tracas imprévus dans la bulle familiale. Et quand son film parle, respire le vrai, avec un goût du verbe et de la chair, il sacralise la famille. Dans tous les cas, crié, chuchoté, dicté ou silencieux, son film est la preuve d'une renaissance française absolument flamboyante. Se côtoient dans cette fresque de visages qui s'excusent ou s'expliquent, la vie et la mort, la dignité et la danse, le couscous et le thriller. Mais "La graine et le mulet" est avant tout un drame. Un drame de l'exil et de la tolérance, qui pointe l'absurdité du système, l'incapacité de certains employeurs, et qui nous montre, avec toute la poésie dont le réalisateur devait de se munir, la démarche humaine. Démarche de fabrication, de transmission (familiale et intellectuelle) et de contre-courant. A travers les injustices qui barrent la route au(x) désir(s), les personnages trouvent toujours un moyen d'aller au bout de leurs envies, jusqu'à y perdre pied s'il le faut. Dans cette France ensoleillée mais dont la lumière semble vaguement filtrée sous des nuages gris de bord de mer, les gens cohabitent avec bonheur, héritent de la culture des autres, bravent les dangers et les faux-espoirs. Tout est parfait donc, dans cette famille de partage, jusqu'à l'idée du père pour renouveller son statut, qui déçide d'ouvrir un couscous sur une épave qu'il reconstruit lui-même avec un de ces fils. Et le cinéaste, magnifique témoin d'une famille dont les nerfs s'arrachents peu à peu, filme cette tragédie avec simplicité, sans effets gratuits, juste une véritable utilisation des mots comme une action différente. Ici, parler signifie comprendre, se comprendre, échanger et tout simplement parler pour le plaisir que cela a à nous procurer. Et Kechiche, en subtil observateur, suit ce destin familial banalement dramatique, extraordinairement incroyable autant que simplement impensabl
    reymi586
    reymi586

    Suivre son activité 145 abonnés Lire ses 2 102 critiques

    5,0
    Publiée le 16 septembre 2016
    De loin mon film préféré d'Abdellatif Kechiche qui nous raconte si bien cette histoire. Une histoire, une vraie ! On y est plongé avec toutes cette palette de personnages, autour d'une table à discuter, à rire, à pleurer ou à partager un bon couscous. Habib Boufares est extrêmement touchant dans sa pudeur et la jeune Hafsia Herzi, pleine de caractère, crève l'écran. Une merveille !
    Fritz L
    Fritz L

    Suivre son activité 120 abonnés Lire ses 530 critiques

    0,5
    Publiée le 7 janvier 2008
    Horripilant est l’euphémisme que j’utiliserai pour ce machin. Avec un esprit hautement pernicieux, Kechiche nous embarque dans un récit qui se veut hautement sarcastique sous un vernis de générosité. Chacune des scènes qu’il nous oppose apporte son lot de contradictions entre « Clichéstory » et « « Dévoyé spécial ». Ca traîne en longueur à l’image de la graine qui doit arriver, seule Hafsia Herzi sauve quelques scènes. Un des pires souvenirs de 2007 !
    Sylvain P
    Sylvain P

    Suivre son activité 116 abonnés Lire ses 889 critiques

    5,0
    Publiée le 17 décembre 2007
    On pouvait douter, se dire que L'Esquive était un chef d'oeuvre grâce à son casting irréprochable, que Kechiche avait eu de la chance... Après avoir visionné La Graine et le Mulet, on peut être sûr d'une chose, Kechiche est le plus grand directeur de casting de France. Les comédiens forment une grande famille crédible. Ils donnent à chacun de leur personnage une vérité qu'on ne voit nulle part ailleurs dans le cinéma. Ils nous entraînent pendant 150 minutes dans une vie quotidienne, banale mais dont on ne peut se défaire et qui n'ennuit jamais. Le suspens final est très bien mené. Après deux chefs d'oeuvre, Kechiche s'installe comme un grand parmi les grands.
    Santu2b
    Santu2b

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    3,0
    Publiée le 28 février 2011
    Après "L'Esquive", déjà primé aux césars en 2006, Abdellatif Kechiche confirme le potentiel de son talent avec ce troisième long-métrage. "La Graine et le mulet" a pour cadre l'histoire attachante de Beiji, fraîchement licencié de son emploi, envisageant d'ouvrir un restaurant sur un vieux bateau.Tout en demeurant nettement moins dithyrambique que la presse française, l'oeuvre est cependant filmée avec une énergie incontestable ainsi qu'une direction d'acteurs hors-pair parmi lesquels se détache la vitalité prometteuse d'Hafsia Herzi. Cela n'évite pas quelques longueurs mais le plus grand art de Kechiche réside justement dans le fait de nous montrer une à une ces scènes de la vie quotidienne absolument anodines et insignifiantes sans que ce ne soit réellement pesant. Cela en devient même passionnant. A voir, ne serait-ce que pour le final.
    Fabrice G
    Fabrice G

    Suivre son activité 98 abonnés Lire ses 389 critiques

    5,0
    Publiée le 24 décembre 2007
    Abdellatif Kechiche nous offre un film déchirant, simple, drôle, vrai. L'histoire d'une famille péniblement recomposée, centrée autour de Slimane, maghrébin d'une soixantaine d'année qui, suite à un licenciement abusif décide d'ouvrir un restaurant sur un bateau, de laisser "quelque chose" à ses proches, de prouver à tout le monde qu'il en est capable. "La Graine et le Mulet" en référence au plat qui nous sera montré en long et en large jusqu'à nous faire saliver. Car la grande richesse de ce film, c'est son authenticité. Kechiche filme la vie, il invite le spectateur à s'asseoir à la table familiale, il nous présente ses personnages et nous donne l'impression de les connaître. Tous sont parfaits et pourtant presque aucun n'est professionnel, mais l'ampathie naît rapidement et on ressent une réelle complicité entre chaque individu, il nous semble alors que l'on regarde un documentaire, mais non, c'est bien un grand film de cinéma! Le réalisateur aime les femmes et détruit tous les clichés inhérents à l'image convenue de la femme arabe soumise et silencieuse. Ici, les femmes ont une force de caractère impressionnante, elles mènent la barque et n'en sont que plus attachantes. Ainsi de Souad la maman au coeur généreux à Lilia, la fille de Slimane, drôle et meneuse, de Julia la bru mal mariée et au bord de la crise de nerf à l'incroyable Rym (Hafsia Herzi, la révélation du film!), belle-fille gouailleuse, belle et courageuse, elles ont toutes spectaculaires. Alors que les hommes existent dans leur silence... ce qui ne les rend pas moins attachants. L'oeuvre mêle les genres et les thèmes, l'espièglerie de la jeunesse à la sagesse des ainés, la comédie au drame, il réussit à créer un suspense halletant quand "la graine" vient à disparaître. Bien sûr le film est ancré dans notre époque, dans une réalité sociale que nous connaissons tous, mais n'est à aucun moment didactique ou démonstratif. Rarement un film n'aura été aussi juste. Sans aucun doute, mon préféré de 2007.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 28 août 2012
    Une histoire à hauteur d'homme, simple, et épique à la fois. Juste une envie d'ailleurs, tout en restant au même endroit. Touchant.
    Cinephilegirl
    Cinephilegirl

    Suivre son activité 93 abonnés Lire ses 495 critiques

    5,0
    Publiée le 13 janvier 2008
    Une excellente chronique, servie par des acteurs en tous points excellents. C'est bien simple: on ne se croirait pas devant un film mais bel et bien devant une tranche de vie tout ce qu'il y a de plus réelle. A voir absolument!
    Guillaume182
    Guillaume182

    Suivre son activité 91 abonnés Lire ses 1 189 critiques

    4,0
    Publiée le 29 août 2013
    Joli film et bravo à Kechiche pour le scénario. 2h30 de film qui passe en un éclaire. Une bonne histoire, une caméra, un peu de talent et hop c'est emballer. Il film la vie, la misère de ces gens qui veulent réaliser des choses. Beaucoup de solidarité, de l'amour comme dans "La faute à Voltaire" Il suffit qu'il ai un pourri, pour tout foutre en l'air et dès le début on le sait. Il y a ce jeune qui n'en fait qu'à sa tête et personne ne lui dit rien. Même si Kechiche ne juge pas, c'est bien cette jeunesse qui est montré du doigt, une jeunesse qui manque clairement d'éducation et qui fait n'importe quoi, bien qu'il y ait le personnage de Hafsia Herzi. Et puis la fin est juste trop forte et ça c'est une marque de fabrique de Kechiche. Des scènes géniales par exemple la femme qui tape une crise de nerf incroyable ou bien les 15 dernières minutes. Voilà un film qu'il faut voir, les politiques et les gens de la citée devraient en prendre de la graine.
    oranous
    oranous

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    5,0
    Publiée le 12 décembre 2007
    Quel beau film, c'est vraiment un film magnifique je vous conseil vivement de le voir tellement il est beau. Un film très drôle. Certains personnages comme Rym sont vraiment très drôle. C'est un film drôle certes mais aussi tragique. Tragique dans le sens où Slimane fait des centaines de démarches sans succès, mais heureusement il crois en lui en son projet et ... il va lui arriver tellement de déboire sans pour autant désespérer. Mais en fait il aime tellement sa famille qu'il se sacrifie. J'aime l'ambiance qui se dégage du film. A la fin on reste sur notre fin et notre faim. C'est en effet une fin qui est plus ou moins ouverte et après avoir passé 2h30 devant un film dont le but est de faire un couscous et bien je dois reconnaitre que mon appétit cri famine. (Bon j'exagère un peu.) La graine est le couscous, le mulet une sorte de poisson car la spécialité familiale est le couscous de poisson. Les acteurs sont vraiment exceptionnels. ET une musique toujours aussi belle. C'est la caméra a l'épaule qu'Abdellatif Kechiche nous fait découvrir un univers où au final la solidarité reste maitresse. Un nouveau coup de cœur de l'année.
    cinono1
    cinono1

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    3,5
    Publiée le 29 mai 2013
    Kechiche filme une famille qui pourrait ressembler à la sienne dans une forme de naturalisme qui favorise la comparaison avec Pialat, une acuité et un vrai amour pour ses personnages. On ne sait jamais de quoi seea faite la scène suivante, si les ressentiments familiaux jailliront ou si tout ce monde sera se retrouver. Il réside aussi dans ce film une dimension de fable, dans ce désir d'une vie meilleure. J'aime bien les derniers plans quand tout part à vau l'eau mais que les gens se mettent à danser...Sinon sans être ennuyant, le fil est sans doute trop long et nous apprend peu de chose mais il faut reconnaitre à Kechiche la faculté de nous faire pénétrer à l'intérieur de cette famille. Son style, recherche du vrai, est beaucoup plus travaillé qu'il n'y parait (multiples plans courts à l'intérieur de scènes relachées).
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