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OSC4R _
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3,0
Publiée le 28 septembre 2022
Il y a : - Des gros plans - Du couscous - Des gros plans sur du couscous
L’histoire est touchante, sincère et c’est brillamment interprété. Le choix de comédiens non professionnels fonctionne parfaitement. On y croit à ces personnages et à leurs relations.
Mais est-ce que 2h30 étaient nécessaires ?
Le film commence après une heure d’exposition. Il enchaîne les scènes interminables et répétitives alors que tout aurait très bien tenu en 1h45.
Abdellatif Kechiche réussit un très beau film décrivant l'envie pour une famille maghrébine de s'insérer dans la société française et de réussir. On y découvre à quel point la famille est importante pour les arabes, c'est un socle familiale où l'on mange le couscous tous ensemble. Kechiche a lancé la carrière de Hafsia Herzi, elle a d'ailleurs désormais perdu son accent marseillais de banlieue et son langage en verlan pour un français très correct. Kechiche nous montre avant "Mektoub my love" qu'il aime les formes bien ronde. Pour la scène finale de la danse, il a demandé à Hafsia Herzi de prendre quelques kilos pour avoir des fesses bien plus rondes. Une danse d'ailleurs très sensuelle où le réalisateur se plaît à faire des gros plans de son postérieur. Un très bon film permettant de nous montrer des maghrébins français qui essayent de s'en sortir malgré leurs difficultés.
j'ai adoré ce film revu hier soir, et qui m'a de nouveau fait l'effet d'une grande "claque salutaire", l'histoire est poignante, les acteurs éblouissants, surtout le père et la jeune fille qui fait une prestation de danse du ventre pour essayer de sauver son pauvre beau père , et en plus ça se passe à Sète, qui est une ville que j'adore pour sa diversité de population, son ambiance chaleureuse et joyeuse (oui, même maintenant, en 2022, allez y voir si vous ne me croyez pas) ! un film merveilleux !
Slimane Beiji est un ouvrier fatigué qu’on pousse vers la sortie. Il va alors monter le projet de créer un restaurant où l’on servira un couscous de poisson avec les membres de sa famille; une famille où les vives tensions ne demandent qu’à ressortir. Une nouvelle fois j’ai senti chez Abdellatif Kechiche une recherche de naturalisme et d’authenticité avec des scènes qui s’étirent et des acteurs qui ne sont pas dans le contrôle. Alors oui il en sort quelques bons passages, oui cela ancre le film dans une réalité, mais personnellement ça ne m’attire pas. J’ai eu du mal à me passionner pour des personnages et une histoire trop communs, trop quotidiens. C’est le revers de la médaille, je trouve son film trop long, manquant de souffle et d’évasion. Il y a aussi un tempo qui ne me convient pas avec ses scènes qui s’étirent comme je le disais et qui tournent très souvent en rond ou des acteurs soliloquent et ont fini par m’user. Je ne dirais pas que c’est mauvais car je vois l’intention, mais ça ne m’intéresse vraiment pas.
A mourir d'ennui! Bien que n'aimant guère le "cinéma social" (Ken Loach m'insupporte, mais oui!) j'ai regardé ce film avec, au départ, une certaine bienveillance. Esprit de clocher, peut-être car j'habite près de Sète... Mais Dieu qu'il est ennuyeux! Mal foutu, mal joué, bourré de clichés, avec des acteurs qui parlent tellement faux que c'en devient insupportable. Un film long, long, long comme un jour... sans couscous, dont le succès a été construit par des idéologues. A FUIR ABSOLUMENT!
Poignant , simple et sincère . Le rythme lent et de longues scènes presque documentaire rende ce bijou exquis. La scène de la danse du ventre est très fort en émotion. Du beau cinéma français
Belle histoire, acteurs qui jouent vraiment bien, mais il y a vraiment trop de longueur. En plus quand on travaille dans la restauration et le tourisme il y a vraiment des incohérences.spoiler: En réalité et même pour une soirée éphémère et privé il n'aurait pas eu l'autorisation d'organiser cet evenement.
Une révélation ! Largement primé aux Césars et à Venise, ce film sur les immigrés d’Afrique du Nord de la deuxième génération, tourné caméra au poing avec des acteurs-amateurs, a révélé un metteur en scène de talent et une actrice, Hafsia Herzi, particulièrement convaincante dans la scène où, précisément, elle essaie de persuader sa mère de se rendre au restaurant. Des histoires familiales compliquées et crédibles où le souci des apparences, la fierté, l’honnêteté, les non-dits, les rivalités et les cancans sont de mise. La fin est bouleversante à double titre, certes à cause du vieux mais aussi pour le geste généreux de sa femme. Un film très prometteur rappelant Ken Loach. Une précision : le mulet du titre est... un poisson qu’on peut mettre dans le couscous.
Malgré quelques longueurs (le métrage dure tout de même plus de 2h30 !), Kechiche arrive à capter parfaitement le quotidien des gens du peuple, ceux de basse ou moyenne extraction, avec leurs histoires, leurs amours et leurs galères. On suit notamment celles de Slimane qui, après avoir été remercié après 35 ans de bons et loyaux services dans la réfection de bateaux sur des chantiers navals, essaie contre vents et marées de monter son propre restaurant à l’aide de toute sa famille. On est ici ancré dans le réel de ces Sétois qui trompent leur femme, suent sang et eau après avoir travaillé toute la journée à la criée ou encore font du couscous pour toute une armada. Et puis il y a cette fin formidable avec deux histoires en parallèle qui ont des résolutions différentes plus ou moins heureuses, le tout porté par des acteurs criant de réalisme, nous donnant un beau film social sur le décalage entre générations ! D'ailleurs, on pourrait même trouver dans le titre outre le fait que "la graine" c'est de la semoule et que "le mulet" c'est du poisson qu'on peut mettre dans le couscous, une toute autre explication : la première serait l'avenir qui réside dans les mains des femmes prenant les choses en main et le second symboliserait le côté têtu des hommes, incapables de changer car ce vocable est aussi donné à certains ânes...
Abdellatif Kechiche est un réalisateur extrêmement talentueux mais qui a le défaut de ne pas assez couper ses films. Une fois de plus, La graine et le mulet n’échappe pas à cette règle. Comme à son habitude, il réussit à obtenir de ses comédiens pouvant être non-professionnels (c’était le premier vrai rôle dans un long-métrage pour Hafsia Herzi) ou expérimentés (comme Sabrina Ouazani ou Bruno Lochet) des prestations criantes de vérité : on pourrait même régulièrement penser être confronté à un documentaire ! Hélas, Kechiche étire trop longtemps un récit au final assez mince et à la conclusion décevante. La graine et le mulet est donc une œuvre bourrée de talents mais pouvant ennuyer par un clair manque de concision. Dommage !
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1,0
Publiée le 10 octobre 2020
Absolument l'un des pires films que j'ai jamais vus et l'un des pires films jamais réalisé. La Graine et le mulet est un travail amateur dans tous les aspects imaginables. De mauvais acteurs et un concept tout aussi mauvais. Le film n'est pas lent mais ce sont des conversations interminables dans lesquelles les personnages parlent simultanément (donc vous ne pouvez pas comprendre). Les longues séquences de danse du ventre (embarrassantes) de gens assis dans un restaurant en attente d'être servis et d'Habib Boufares courant et courant et courant et courant dans les rues s'éternisent pendant un quart d'heure. Il ne reste plus un morceau à aspirer ni un attrait visuel, ni une signification symbolique ni aucun un avancement de l'intrigue. Kechiche colle sa caméra sur un trépied et sort pour le déjeuner. Quand il revient il est toujours en train de filmer et vous pouvez regarder tout le désordre...
On se traîne pendant plus de 2 heures. Ce sujet aurait pu être traité avec plus de force c’est peut être dû aux acteurs qui n’arrivent pas à passer l’écran.
La Graine et le Mulet ne sera clairement pas le film d'Abdellatif Kechiche qui m'aura le plus séduit (il risque plutôt d'être celui qui m'aura le plus lassé). Autant La Vie d'Adèle était une ode très convaincante à la découverte de sa sexualité, autant ce film m'a l'air bien creux et son succès vient plus du fait que ce film fait pleurer dans les chaumières en montrant à l'écran des personnages issus de milieu modeste essayant de s'en sortir. L'intrigue est assez simple (un père de famille âgé dans la galère financière jetant ses dernières forces dans un projet de restaurant) mais ne m'a pas particulièrement convaincant. La faute à une durée de film complètement disproportionnée. Le film est d'une longueur abyssale. Et ce, alors que l'intrigue de base ne justifie pas forcément une film particulièrement long. Au final, le film dure deux heures trente (et on sent clairement passer chaque minute). Cette volonté de rallonger jusqu'aux limites de l'interminable chaque scène est très pesant.spoiler: Le film d'ailleurs s'achève sur une non-fin. On ne sait pas du tout comment et si Slimane va réussir à se dépêtrer de cette fâcheuse situation (c'est vraiment une fin en suspens complètement raté).
Côté casting, même si le choix de ne pas recruter des acteurs professionnels est honorable, on ne peut pas vraiment dire qu'il soit payant. L'acteur principal n'est pas du tout convaincant et si son interprétation de personnage taiseux se voulait naturelle, elle s'avérera ennuyante avant tout. La faute en partie à un script rendant son personnage particulièrement peu intéressant. Le reste du casting (Hafsia Herzi notamment) s'avère en revanche plus séduisant. À éviter.
En 2007, Abdellatif Kechiche confirmait dans son troisième long-métrage son style qui allait faire de lui l’un des cinéastes français les plus marquants des années à venir. Séquences très longues, scènes naturalistes, fascination pour les corps, en particulier les corps des femmes : si certains tics peuvent paraître agaçants, nul doute qu’ils sont la patte d’un réalisateur au style exigeant, obsessif et profondément original. Portée par de très bons comédiens, cette ode à la ville de Sète de près de 2h30 est une chronique familiale et sociétale tour à tour rayonnante et désenchantée sur la vie, l’amitié, l’amour, l’immigration, les rapports de classes, qui oscille constamment entre tendresse et dureté.