C'est le premier film de suspense autour de la préparation d'un couscous ! Mais c'est aussi une belle histoire où il est question d'échec, d'honneur, d'espoir, d'accomplissement. Par le biais de scènes symboliques, Kechiche évoque un chemin de croix, expiatoire, et finalement la transmission d'un rêve, vecteur de générosité et de solidarité. Il faut passer le cap des premières scènes, un peu soûlantes, et oublier quelques longueurs sur les 2 h 30 du film, pour apprécier l'acuité sociologique et psychologique du réalisateur, l'authenticité du jeu des acteurs et la force dramatique de l'ensemble, avec un final proche de la transe. Une oeuvre faussement simple. Humaniste.
Une chronique familiale happante, d’une puissance émotionnelle simple et pétrie d’humanité, servie par une direction d’acteurs impressionnante (avec notamment la révélation Hafsia Herzi), et récompensée par le César du meilleur film.
Des acteurs qui jouent extrêmement bien, une belle histoire, une superbe peinture de la communauté maghrébine en France ; mais trop de réalisme engendre des longueurs. J'aurais souhaité un peu plus de cinéma !
"La graine et le mulet" est le genre de film d'auteur qui me laisse totalement indifférent. Je ne peux pas dire que c'est mal interprété ou mal réalisé. Je peux juste dire que je n'ai pris aucun plaisir à suivre cette histoire.
TRop long, trop long, trop long... Et c'est bien dommage car l'histoire en vaut la chandelle. Un film profondément humaniste, un hommage aux femmes sans ambage mais que de longueurs, parfois justifiées mais souvent inutiles...
Une tranche de vie d'une famille déchirée par des problèmes d'actualité travail, honneur, famille...filmé avec justesse, les personnages sont attachants, on a vraiment l'impression de partager ce moment.
Je craignais de me retrouver, au vu des critiques dithyrambiques et des césars gagnés, devant un film lourdement didactique ou bien pensant. Mais non, «La Graine et le Mulet» mérite bien ses césars. Kechiche a réussi son pari de concilier social et romanesque : contrairement au commun des films français à prétention sociale, pleins de clichés sur les méchants patrons, faisant presque l'apologie du misérabilisme, idéologiquement douteux, «La Graine et le Mulet» est centré sur les rapports humains et est dénué de tout racolage politique. Kechiche choisit de montrer des gens simples, vivant une vie simple et c'est en cela qu'il peut être qualifié de social car montrant telle quelle la société, sans la noircir ou la sublimer. A cela s'ajoute la chronique d'une famille d'origine maghrébine, et c'est quand éclatent les conflits familiaux qu'intervient le romanesque, où jalousies, rancoeurs, tromperies, etc. prennent le pas. Mais le tout reste d'un naturel réjouissant, respirant la joie de vivre malgré les difficultés de la vie. Il faut dire que cet enthousiasme vient pour beaucoup de la jeune et talentueuse Hafsia Herzi, illuminant le long métrage de sa fougue et de son naturel. Et les autres interprètes sont eux aussi remarquables, dirigés avec sincérité par Abdellatif Kechiche. Honnête et pudique, «La Graine et le Mulet» vaut surtout pour son humanité. Bien que de facture classique (voire académique), parfois maladroit, il parvient à nous émouvoir sans jamais se départir de sa subtilité et tomber dans le grand-guignolesque, le sentimentalisme balourd ou la superficialité convenue. C'est un film vrai, très bien interprété, joliment photographié et les 2h30 un peu lentes au début passent finalement très vite. A voir! [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Une œuvre pleine d’une puissance dure à cerner, qui aborde beaucoup de sujets. Certaines scènes sont impressionnantes de véracité. Des acteurs formidables. Pas déçu du tout.
S'il y a un mot qui résume bien l'oeuvre d'Abdellatif Kechiche, c'est inégal. Ces films ne sont jamais mauvais (enfin « L'Esquive », on est quand même limite), jamais très bons, juste inégaux. « La Graine et le mulet » en est le parfait exemple, et on se demande même comment il est possible de faire alterner autant de bonnes choses avec un ennui parfois criant. Car des qualités, il y en a : un vrai regard, un certain talent dans la direction d'acteurs, quelques moments très drôles, des personnages assez touchants... Mais pourquoi 2h30? Encore seraient-elle justifiées, mais ce n'est pas le cas. Il faut voir certaines scènes (une en particulier, insupportable) durer et durer et durer sans que l'on sache bien pourquoi, si ce n'est nous emmerder tant elles ne font que ressasser les mêmes choses sans aucune progression. Heureusement que l'oeuvre sait toutefois retrouver un vrai allant dans les 20 dernières minutes, à l'image d'une fin très forte bien que des plus brutales. Le résultat n'est pas déshonorant, loin de là, mais le réalisateur tunisien serait inspiré de concentrer nettement plus son propos à l'avenir, alors celui-ci saura enfin nous intéresser du début à la fin.
Voila un exemple parfait de film qui aurait gagné à être écourté. Toutes les scènes sont intéressantes, sont porteuses de messages et d'émotions, mais sont si étirées qu'elles en deviennent lassantes. Dommage, car il y a vraiment de beaux moments simples et authentiques, joliment réalisés et joués. Et cette parabole sociale à être trop diluée d'être diluée perd beaucoup de sa force.
Constamment sur le ton de la justesse et de l'authenticité, La Graine et le Mulet nous séduit dès les premières secondes. Un parler vrai, une histoire qui semblerait véridique, Kechiche a un talent indéniable pour mettre en scène la réalité. Habib Boufares a une incroyable prestance, il est vraiment touchant. Son personnage, un homme fatigué qui s'est sacrifié toute sa vie pour subvenir au besoin de sa famille comme tant d'autre père, force l'admiration. La liaison qui l'uni avec sa belle fille émeut également, tout comme son obstination et sa persévérance pour atteindre son but. Et même cet objectif ultime est loin d'être égoïste, jusqu'à son dernier souffle Slimane se sera sacrifié pour sa famille, pour leurs offrir à tous un futur viable. Film exotique, lumineux et jovial dans une société morose, réaliste et plein d'espoir. Kechiche nous met du baume au cœur, on respire, on rit, on pleure, on vit à travers le film. Pur chef d’œuvre, merci !
Pour moi ce ne fut pas le chef d’œuvre annoncé par la presse unanime, mais un film d'auteur plutôt bon mais aussi très particulier dans la manière d'être filmé et réalisé; à vrai dire, c'est un film assez intimiste qui raconte le rêve d'un homme qui cherche à trouver une nouvelle vie heureuse en voulant fonder un restaurant avec l'aide de tout un quartier. Le jeu d'acteur est naturel même si ces acteurs ne sont pas exceptionnels. Parfois un peu long mais d'un autre côté c'était voulu. Le dénouement final est lui-même à la fois émouvant et assez inattendu. En bref vu comment je n'arrive pas bien à retranscrire ce que j'ai pensé de ce film je conclut qu'il est particulier en son genre à défaut de ne pas être vraiment bluffant.
« La graine et le mulet » est le troisième film d’Abdellatif Kechiche qui est aussi l’auteur de « La faute à Voltaire » et de « L’esquive », deux films très remarqués à leur sortie. « La graine et le mulet » est autant une chronique sociale qu’une comédie de mœurs. Le film brosse le portrait d’une famille recomposée avec ses joies, ses tensions et ses rivalités. Le personnage central est Slimane, père de famille divorcé, introverti et taiseux, qui la soixantaine passée, perd son emploi dans une entreprise de réparation de bateaux. Il décide alors de monter, avec l’aide des siens, un restaurant dont la spécialité sera le couscous de poisson, d’où le titre du film. Abdellatif Kechiche, à travers cette histoire familiale, présente une galerie de personnages authentiques et chaleureux. Les acteurs débutants ou amateurs choisis par le réalisateur jouent avec beaucoup de spontanéité, à commencer par Hafsia Herzi, révélation de ce film. Les dialogues sont bien écrits, s’inscrivant le plus souvent dans de longues séquences, comme la scène du repas dominical avec toute la famille qu’Abdellatif Kechiche filme avec passion. Avec « La graine et le mulet », Abdellatif Kechiche présente une œuvre pleine d’humanité et de sincérité teinté de réalisme social. Un film enthousiasmant autant par son sujet que par la grandeur de son interprétation et de sa mise en scène.
C'est vraiment ennuyeux et sans aucun intérêt je me demande comment ce film a pu triomphé au césar 2008 , si vous vous voulez perdre votre temps regarder ce film
Que dire que les films français qui ont beaucoup de récompenses , sont bien fait pour les français ! Parce que là ,c'est très faible... Il ne démarre jamais , j'ai l'impression , jamais , le film a semblé me prendre ... Un film surtout beaucoup trop long , semé d'embûches. La réalisation et le mode de tournage est quand même mauvais , ca m'agace ... Que retenir de ce film , où les acteurs ont très mal joué ... En tout cas , l'histoire vaut le coup , mais juste ça , car le film ne surprend pas du tout