Le cinéma italien ou l'un des plus grandioses du monde qui s'est vautré dans les méandres du téléfilm et de la zèderie de bas étage edpuis les années 80-90. Heureusement, on assiste à son renouveau avec des films comme Arrivederci Amore, Ciao du grand Michele Soavi, ou cet inestimable Romanzo Criminale. Ancien acteur, Michele Placido (qui, sans jeu de mot aucun, n'a rien d'un cinéaste placide) livre avec cet opus un véritable chef d'oeuvre. Explications. Comment définir le film ? Polar noir, gangster story scorsesienne voir leonienne, film politique et historique ? Un peu de tout en fait. Placido trouve ici la force propre aux grands récits comme Les affranchis, la cité de dieu, scarface. Dans le genre, on a rarement vu aussi bien que cette romance criminelle, véritable fresque de personnages. Il mix cela à une reconstitution dantesque des années de plomb, avec évènements (et même images d'archives à l'appui). Il inscrit, comme le roman, sa freque mafieuse dans l'italie sombre des 70s. On ne le félicitera jamais assez (idem pour la BO). C'est aussi un défilé d'acteurs géniaux : Kim Rossi Stuart, Pierfrancesco Savino ou Stefano Accorsi. Des talents révélés qui donnent l'ampleur nécessaires à leur personnages; Aucun rôle n'est négligé, même les seconds, et les personnages sont très bien écrits, l'interprétation est sans faille. Anna Mouglalis use de sa beauté glaçante dans le rôle de Patrizia, une interprétation qui rappelle le charme de Stefania Sandrelli dans l'inestimable Nous nous sommes tant aimés d'Ettore Scola. Troublant. Mais Romanzo Criminale, c'est aussi 2h20 de maîtrise formelle, de violence maîtrisée, de rythme, de charme. On est pris dans la fresque. Romanzo Criminale est illico presto un standard du genre qu'il transcende, l'un des meilleurs films de ces dernières années. A voir et revoir absolument. Cehf d'oeuvre. C'est dit