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Spiriel
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2,5
Publiée le 5 février 2008
Film habité d'une douce fraîcheur, évitant les clichés qui guettaient, doté de beaux personnages, Lady Chatterley est un film agréable et réussi. Cependant on est loin de l'ambition des Renoir et Truffaut dont ce réclame Pascale Ferran. L'exploration des personnages, bien que subtile, reste simple. On est cependant touché par certaines scènes dans lesquelles, au-dela des conventions, les deux héros cherchent le bien-être et la complicité d'une personne socialement étrangère mais pourtant pas si différente. Bien entendu, l'enthousiasme fou de la critique (après-coup d'ailleurs) est ridicule et injustifié.
Une grande deçeption,j'attendais de le voir avec impatience mal m'en a prit de le faire,film ennuyeux,lourd,insipide,parfois vulgaire c'est une sorte de version érotique de martine à la campagne.
Après quarante minutes pénibles à tenter d'entrevoir la condition amoureusement infirme de Lady Chatterley, ce fut une agréable surprise de voir un objet filmique englobant son propos, avec ce qu'il faut de grâce et de retenue. Surprise, certes. C'est peu. Peu, au vue de la prestation de Marina Hands, qui s'embourbe dans une naïveté forcée et, on doit le dire, peu crédible; peu aux vues de la distribution des seconds rôles que l'écriture des dialogues n'a pas aidé. Seul Jean-Louis Coulloc'h tire son épingle d'un jeu presque muet, presque mort mais ayant assez de pulsion et d'intuition pour se révéler lui-même, et ainsi se révéler aux autres.
Un film d'une étonnante sensualité, sensualité qui s'exprime non seulement par les scènes d'amour, filmée sans artifices sans pour autant être crues, mais aussi par les plans sur les gestes des mains (préparer le thé, bricoler, toucher la mousse sur un arbre, cueillir des fleurs etc.), les corps (la sueur sur le visage de l'actrice),la représentation des sens qui leur ait attribuée et l'attention portée à la nature (la terre, la foret, le vent, la pluie). L'histoire d'amour ne tombe jamais dans le mièvre, et la réalisatrice arrive à rendre beau et boulversant un sujet on ne peut plus classique et trivial. L'esprit du roman est aussi très bien respecté. Seules quelques longueurs entâchent ce film et ont faites que je ne lui attribue pas 4 étoiles.
Rien de bien exceptionnel. C'est pas mal joué et c'est bien réalisé. A part ça, ca ne casse pas des briques. C'est même plutôt mou. Mais bon, c'est une adaptation et, si le livre est mou, le film est mou. 3 étoiles quand même pour avoir réussi à faire ce film avec si peu de moyens.
Je dirai tout d'abord que ce film se singularise par sa fémininité et que c'est l'expression même de celle-ci, dans ses délicatesses et ses nuances subtiles, qui m'a touchée. Si ce n'est pas le chef-d'oeuvre que l'on a proclamé ici et là, ce n'est pas non plus le navet que quelques-uns se sont plus à caricaturer. Excessivement soigné, peut-être trop au goût de certains, il se déroule avec une lenteur calculée qui allie la fraîcheur et la solennité, sans une once de vulgarité, et bénéficie de l'interprétation empreinte de charme de Marina Hands. Fête des sens, il mêle complicité et tendresse, sensualité et passion. Ode à la vie d'une jeune femme frustrée par l'infirmité de son mari, il s'accompagne d'une célébration lyrique des beautés de la nature. L'une des scènes les plus réussies n'est-elle pas celle où les amants nus se poursuivent sous la pluie ? Pascale Ferran a eu raison de faire de son garde-chasse un homme plus tendre que rustre, sinon l'attachement de la jeune aristocrate aurait paru incompréhensible Ce qui la lie à son amant est, au-delà du plaisir sensuel, celui d'une proximité immédiate dans l'ordre de la sensibilité. Tous deux sont d'autant plus proches qu'ils partagent le goût des choses simples. S'il y a des naïvetés et si la fin est décevante, les presque trois heures de la version intégrale ne m'ont pas semblé fastidieuses, car il y a dans cette projection une fluidité, une harmonie, une volupté auxquelles il est difficile de résister. La plus grande faiblesse réside dans les concessions accordées par la cinéaste au discours social, abordé de façon simpliste et conventionnelle, comme si l’auteur voulait s'en sortir d'une pirouette et se donner ainsi bonne conscience à propos d'un sujet épineux. En définitive, le personnage du mari infirme, homme sans corps et sans vie charnelle, m'est apparu davantage comme une victime qui n'a guère que son statut social pour tenter d'exister, face à une épouse qui lui échappe et qu'il aime.
Un film rare, beau, envoûtant. Au-delà de la qualité des images, de la reconsitution historique, le film bouleverse grâce à l'extraordinaire justesse interprétative des deux protagonistes, qui forment un duo certes non conventionnel mais pour autant parfaitement crédible. Mérite une mention spéciale Jean-Louis Coull'och, l'indispensable moitié de ce brillant duo, au rôle extrêmement délicat, car de peu de paroles. Qu'il n'ait pas ou peu d'expérience cinématographique préalable ne l'empêche nullement de s'imposer d'emblée comme un acteur majeur, dont on espère voir exploiter l'énorme potentiel présentement dévoilé dans de nombreux autres films. Il surprend au fil du film en déclinant une palette de nuances émotionnelles qui octroient à son personnage une densité psychologique remarquable, donnant le change avec toute l'authenticité nécessaire à sa frêle partenaire féminine. Ensemble ils portent le film de bout en bout, émouvants et même fascinants de courage, de liberté, de justesse de ton. Surprenants, voire époustouflants, "gonflés", ils se dénudent sans complexe pour nous faire participer au plus près à l'aventure sensuelle et sentimentale de leurs personnages. L'émotion est intemporelle, leur amour moderne, noble, enviable. Deux coeurs candides que la fusion des corps rapproche petit à petit, délicieusement. On en redemande.
L'adaptation du célèbre roman de D. H. Lawrence par Pascale Ferran est très bien réussie. Elle y montre la lente rencontre progressive et intime de deux amants que la différence de condition sociale sépare puisqu'elle est chatelaine et lui garde forestier. C'est la rencontre de l'homme des bois avec la femme de son employeur. Il est rustre mais pas sans délicatesse avec les choses de la nature et donc avec cette jeune femme tolérante, insatisfaite par son mari (convalescent à la suite d'une blessure reçue durant la guerre) et ouverte à la condition humaine. Les deux personnages principaux sont remarquablement interprétés avec justesse et beaucoup de retenu. Cet amour est filmé sans pudeur et sans voyeurisme, avec sensualité mais sans érotisme. La réalisation est sobre et sans artifice visible.
Long, très long, un écureuil, quelques feuilles, de la mousse sur un arbre et entre deux plans séquence nature, des duos, voir des duels. Joutes de silences, de regards amenant peu à peu vers la découverte... Les sens sont ici au premier plan. Tandis que certains films se font désagréables au fil du temps, ici, nous avons la sensation d'un film asiatique devenant de plus en plus agréable. Une sensation de légèreté, de plaisir... Et si ce film ne proposait simplement qu'une initiation au sens de la vie ?
Voir ce film sans a priori...Lady C dont son mari a perdu l'usage de ses jambes a la guerre et dont son amant est le garde-chasse du domaine. Ils se découvrent littéralement l'un l'autre. Que dire qu'il s'agit d'un amour pur, sans mesquinerie, sans peur mais triomphalisme donc fragile entre ses deux être. Il conduit jusqu'à un très beau lyrisme (elle et lui nus dans les champs!, il faut avoir vu les deux heures précédentes pour ne pas rire évidemment). Voilà un film OVNI dans ce monde matérialisé et marchandé.
Marina Hands, nature, spontanée et souvent très belle, est le seul véritable attrait de ce film dont le nombre de récompenses me laissent pantois ! D'une longueur assomante et probablement inévitable, le film qui est sensé parler de passion amoureuse manque cruellement d'émotion et de crédibilité. On ne croit pas une seconde à cet amour ! Enorme erreur de casting dans le rôle du garde chasse. Il est lourd, pataud, limite débile. Bref LADY CHATTERLEY en plus d'être bien souvent chiant, il est dénué d'émotion. A ce titre la déclaration d'amour du garde chasse ajoutée aux larmes presque risibles de la Lady bref ça tombe à l'eau. C'est pas un ratage total mais c'est vraiment pas terrible.
Un film mystique sur le désir. Marina Hands est renversante, et la présence brute de Jean-Louis Coulloc'h agit magnifiquement en contrepoint. La musique est superbe. Les images sont belles. Tout fonctionne. On ne s'ennuie pas une seconde. La scène la plus belle : celle de la naissance des poussins, qui correspond à la prise de conscience du désir fou qui anime la Lady. Renversant.
Le cinéma chiant a encore de beaux jours devant lui . Pascal Ferran nous offre un film long , chiant comme la mort , niais , sans interet , et très nombriliste . c'est le film parfait pour plaire aux cahiers du cinéma . Beaucoup de gens ont peur pour l'avenir du cinéma d'auteur , moi j'ai peur pour l'avenir du cinéma populaire et intelligent .
Ce film m'a EXTREMEMENT déçue ! Je pensais trouver plus de sentiments ! Biensûr qu'il y en a eu, et ces moments là ont été tres beau ! Mais seulement ces moments là. Pendant au moins la moitié du film on nous montre la progression de la jouissance des deux amants ! Je trouve que ça ne vaut pas un cezar du meilleur film !
Une ode à l'amour et à la nature transcendés par l'excellente interpretation de Marina Hands , une poésie de tous les instants, Pascal Ferrant filme cette histoire d'amour passionné avec une rigeur rare, une intensité étonnante, quelque part assez proche d'un Terrence Malick dans cette façon d'infuser aux éléments une telle force au point d'en faire des personnages secondaires de l'oeuvre, un bijou de mise en scène et d'interpretation, un grand film charnel parfois un peu desservi par quelques longueurs mais d'une beauté indéniable.