Derniers Avis : Les Contrebandiers de Moonfleet - Page 2
Les Contrebandiers de Moonfleet
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soulman
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5,0
Publiée le 26 décembre 2020
Chef d'oeuvre du genre, ce Moonfleet reste un formidable film d'aventures où le personnage de l'enfant recueilli, constamment en danger, donne une dimension intemporelle à cette histoire de bandits de grands chemins. Stewart Granger y trouve peut-être son meilleur rôle et la mise en scène de Fritz Lang est d'une beauté à couper le souffle, chaque scène étant parfaitement découpée dans un intérêt dramatique. La beauté des décors et l'utilisation des couleurs ajoutent à la fascination que continue d'exercer Moonfleet sur le spectateur qui a su garder des yeux d'enfant.
“Les Contrebandiers de Moonfleet� est un film à costumes de Fritz Lang dont le scénario lui a été confié par la MGM qui n’avait pas fait appel à lui depuis “Fury� en 1936. L’histoire se déroule au dix-huitième siècle sur les côtes anglaises. John a dix ans et est déjà orphelin. Il arrive à Moonfleet en espérant que son oncle Jeremy Fox acceptera de s’occuper de lui. Ce dernier est un homme libertin et sans scrupules et n’a pas envie de s’encombrer d’un enfant. Une histoire de trésor secret va néanmoins les lier. Entièrement tourné en studio, sauf quelques scènes en rivage, dans un format que Fritz Lang n’appréciait guère, le cinémascope, le film se situe entre le style cape et d’épée et l’ambiance gothique du cinéma classique. Fritz Lang a su donner une essence originale à cette oeuvre qui manquait de complexité en apparence. Le final est tout à fait honorable et place “Les Contrebandiers de Moonfleet� au rang des films qu’il faut voir. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Extraordinaire film sur l'enfance, les terreurs jouissives de l'enfance, l'apprentissage de la vie et le rite de passage, les mystères sombres que l'on cherche à percer, un film à mettre au rang de "La Nuit du Chasseur" de Ch. Laughton. Et Stewart Granger (que le site Allociné mentionne bizarrement à peine dans la présentation): quel seigneur ! Un grand acteur de la grande période d'Hollywood pas assez évoqué. une occasion de le découvrir ici.
Chassant sur les mêmes terres que "L'île au trésor" de Stevenson, ce récit initiatique conte la relation qui se noue entre un jeune garçon et un mentor exerçant un métier bien peu recommandable, âme noire et tourmentée. Il en résulte un film d'aventures qui se passe uniquement au sol plutôt qu'en mer, tourné dans des studios aux décors fabuleux (avec quelques plans en extérieur fort sympathiques), quelques éclairages expressionnistes, une intro quasi-muette prenante et une galerie de personnages qui marquera les jeunes enfants qui visionneront ce film. Pas trop d'action donc mais un divertissement familial assez enlevé, comportant un duel particulièrement épique et une chasse au trésor qui tient en haleine. C'est donc hautement recommandable, pour toutes et tous, avec quelques séquences de haut niveau, signées par un F. Lang inspiré. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Lang fait d'un récit d'aventures un film langien sur un homme souffrant d'un fort sentiment de culpabilité. Jeremy Fox (Stewart Granger dans un de ses meilleurs rôles) est une superbe canaille et sa relation avec le jeune John Mohune qui a foi en lui malgré tout est au coeur du film. Un classique et l'un des films de Lang les plus étonnants. Voir ma critique complète sur mon blog.
« Les Contrebandiers de Moonfleet » est un film sur lequel je lisais depuis des années des analyses enthousiastes.
Il occupe dans la filmographie du grand maître allemand une place à part. C’est son premier film en Cinémascope. C’est un film de cape et d’épée, tourné en studios. Son jeune héros, un orphelin, rappelle Dickens ; son intrigue sur fond de piraterie évoque Stevenson.
J’ai profité d’une rétrospective Fritz Lang à l’Action Christine pour le voir enfin. Quelle ne fut ma déception !
J’ai eu l’impression de voir un de ces nanars italiens des années 50 : « Le Pirate de l’épervier noir » ou « Le Fils du corsaire rouge ». Je lis que les décors sont gothiques avant l’heure ; je trouve sinistre cette lande battue par les vents et criardes ces rivages aux couleurs artificielles. J’entends qu’il s’agit d’un conte initiatique emblématique de la noirceur des personnages langiens ; je vois surtout un gamin tête-à-claques et un héros, fort mal joué par Stewart Granger dans son pantalon en cuir moulant, dont on sait par avance qu’il renoncera à son métier de contrebandier pour embrasser un choix plus vertueux.
Les cinéastes de la Nouvelle Vague firent des « Contrebandiers de Moonfleet » l’un de leurs films cultes. On se demande bien pourquoi.
Tout est réussi dans ce film: les décors (sensationnels), les personnages, les lieux étranges et mystérieux..... Sauf l'aventure un petit peu mollassonne..... C'est dommage. Il manque du rythme et l'intrigue avance trop doucement. Cependant on aime cette ambiance de bandits et de faux bourgeois. Est-ce également de ce film que Walt Disney s'est inspiré pour la scène du puits dans "Bernard et Bianca"???
Autant le dire tout de suite, "Les Contrebandiers de Moonfleet" est certainement le moins bon film que j'ai vu de Fritz Lang. Le film met un temps un fou à démarrer, chaque transition d'une scène à l'autre est lourde et j'ai surtout énormément de peine à croire que Lang est derrière la caméra, tant le prétendu "film d'aventures" est poussiéreux, sans relief (un scénario peu inventif) et peu attachant (l'écriture des personnages secondaires laisse à désirer). Le film devient plus intéressant au moment où Jeremy Fox veut renvoyer John Mohune par la mer, non seulement parce qu'il réussit à mettre ses enjeux en évidence (la fuite, la recherche du diamant) et aussi parce qu'il se crée enfin une complicité entre les deux principaux personnages. Le film n'est finalement pas si mal, mieux en tout cas que ce que la première demi-heure laissait présager, mais reste mineur dans la filmographie de Lang.
Dans la hiérarchie du cinéma, Monfleet est un de ces films parfaits dont le nombre ne dépasse probablement pas les 2 chiffres. Il regroupe à lui seul comme les 98 autres tout ce que le septième art représente : des richesses visuelles, intellectuelles, émotionnelles, éducatives et créatrices de générosité qui rendent nos vies plus belles. Lang n'est pas mon cinéaste préféré mais s'il fallait désigner un premier parmi tous les réalisateurs depuis 1895, ce serait lui que je choisirais, ce n'est donc pas un hasard que Moonfleet soit tant admiré et aimé de 7 à 77 ans selon une formule consacrée. Il y a dans Moonfleet une élégance de mise en scène moins visible par exemple que celle de George Sydney (Scaramouche) mais plus humaine car elle touche chaque personnage au profond de lui même ( J'en cite un : Anna qui voit se retourner contre elle le plan qu'elle avait imaginé). S'y ajoute une profondeur sur l’enfance et tout cela avec beaucoup de mesure sans jamais chercher à montrer quel grand réalisateur il est. Il réalise de même un final totalement en accord avec la vraie vie, sans que la mort ou l'illusion nous sautent aux yeux à la première vision. Par ailleurs, le romantisme de ce film est évident bien que aucun personnage positif ne nous en apporte l'apaisement. Il n'est du qu'au talent de son auteur qui a su le créer dans des décors artificiels soigneusement construits. Enfin, comme le veut Lang, ce film est un spectacle du début à sa fin, première qualité pour captiver le spectateur et lui donner envie de revenir.
Un film d'aventures de facture classique ... très classique même ! Voilà, tout est dit ou presque, il ne manque que les réclames et les actualités de l'époque et on se croirait à la "dernière séance" avec Monsieur Eddy ! Le film, même s'il a un peu vieilli, reste tout à fait regardable, les acteurs ne sont pas mauvais et quelques scènes d'action viennent relever le tout. Je suis un peu resté sur ma faim malgré tout et j'attendais mieux de Fritz Lang. Quelques invraisemblances n'arrangent rien et le scénario n'est pas des plus originaux ... A voir, en se mettant dans le contexte de l'époque, pour cinéphiles et amateurs du genre.
Ce film m'a convaincu plus avec sa photographie assez bonne pour l'époque, les décors bucoliques qu'on ne se lasse pas d'admirer surtout dans ce climat d'aventure, d'incertitude et même de sentiments, et d'ailleurs après avoir un tel dénouement si convaincant, je ne peux que lui attribuer les quatre points bien mérités.
Après les films qu'il a réalisés dans son pays d'origine (entre autres "Le Docteur Mabuse", "M le Maudit" et "Metropolis"), on pouvait sincèrement s'attendre à mieux de la part de Fritz Lang. Car si "Les Contrebandiers de Moonfleet" n'est pas désagréable à suivre, il faut bien dire que quelques choix dérangent : la direction des acteurs est assez inégale et ne met en valeur que les rôles principaux, au détriment des rôles secondaires, la réalisation de Lang paraît un peu faible et les ressorts scénaristiques utilisés sont faciles. Il n'empêche que le charme "vintage" des années 50 fait son effet, avec son atmosphère étudiée, ses costumes d'époque et cette chasse au trésor, intéressante au demeurant. Mais concrètement ce long-métrage ne nous apporte rien et reste dans la filmographie du cinéaste autrichien une de ses œuvres les moins indispensables.
Echec critique et public à sa sortie, renié par Fritz Lang qui n'a pas eu la main sur le scénario et qui détestait le forma Cinemascope : "Moonfleet" est un film maudit. Il serait pourtant dommage de passer à côté de ce mélange de récit initiatique et de film d'aventure, dont l'action se déroule autour d'une bande de contrebandiers britanniques. Le film offre de bonnes performances d'acteurs, avec un attachant Jon Whiteley (alors que son personnage d'enfant fouineur aurait pu être crispant), un George Sanders excellent en Lord hypocrite, et un Stewart Granger impeccable en flibustier trouble. Quant au scénario, il décrit un touchante histoire d'amitié, qui demeure cependant très classique et assez prévisible. Mais Lang se rattrape sur la mise en scène, qui nous livre une atmosphère presque gothique, et des décors efficaces (le film a été quasi entièrement tourné en studio).
Trente-sixième film de Fritz Lang et vingtième Américain, "Les Contrebandiers de Moonfleet" nous fait suivre les aventures de John Mohune, un jeune orphelin qui arrive dans un petit village au bord de mer pour trouver Jeremy Fox, ancien ami de sa défunte mère et maintenant à la tête d'une bande de contrebandier. Film de commandes, Fritz Lang n'a pas eu énormément de contrôle sur ce film, qu'il renia d'ailleurs, mais sans être l'un de ses meilleurs, loin de là même, c'est une belle aventure de Cape et d'épée qu'il nous livre. Il nous présente un univers sombre, tout comme la galerie de personnages où seul le gamin semble sortir de cette noirceur. Le déroulement de l'histoire est convaincant, avec un suspense tenant de bout en bout. Il nous gratifie de quelques belles scènes (celle en taverne notamment), agrémenté de belles couleurs et d'une bande-originale impeccable et adéquat au récit. Les interprétations sont plutôt bonne et en particulier Stewart Granger dans le rôle de Jeremy Fox, excellent (tout comme son personnage d'ailleurs, intéréssant et très bien écrit) ainsi que Jon Whiteley dans le rôle de l'enfant. Malgré tout, on est très loin des meilleurs œuvre du cinéaste Allemand, il n'y a guère de génie que ce soit dans l'écriture, l'atmosphère ou encore la réalisation et l'ensemble se révèle assez très classique, mais dans l'ensemble, ca reste agréable à regarder. Un bon film d'aventure et de cape et d'épée.
Film d'aventure plutôt bon enfant avec un peu d'humour et une jolie morale; je ne connais Fritz Lang que de réputation mais je dois avouer que je m'attendais à quelque chose de plus substantiel. Pour autant, c'est loin d'être mauvais, ça accuse un peu les années mais ce petit côté vieillot (dans la photographie, la mise en scène, les costumes un peu kitsch) donne un certain cachet qui est loin d'être déplaisant, le gamin est plutôt convaincant et surtout, il n'est pas tête à claque et Stewart Granger est très charismatique. Le vrai problème c'est que par moment, ça se traîne un peu, voire beaucoup pour un film de seulement 1h25. Sympathique mais pas extraordinaire.