Derniers Avis : Les Contrebandiers de Moonfleet - Page 3
Les Contrebandiers de Moonfleet
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Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
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3,0
Publiée le 6 mars 2014
Après moult réflexions, je ne vais mettre que trois étoiles à ce (pour certains) classique du cinéma. Car la rénovation de l'image, certes bien faite, laisse à désirer. Surtout que le scenarii est moyen. Réellement, beaucoup trop de déjà-vu pour cet ancien long-métrage, gâchant le plaisir que procurait pourtant la réalisation ultra-précise et idéalement bien faite de Fritz Lang.
Lang fut obligé d' ajouter a cette fin qu' il aimait une scène plus édifiante . C' est pour cela qu'il ne semble pas avoir beaucoup de sympathie pour ce film . Et pourtant , " Les contrebandiers de Moonfleet" est l' un des meilleurs films de la " période américaine" de Lang et c'est sans doute l' un des meilleurs films d' aventure jamais tournés....... Stewart Granger est exceptionnel ! Et cette fin ! L' un des meilleurs films de Fritz Lang !
Adapté du roman de John Meade Falkner, cette histoire accroche le spectateur dès le début, grâce à une mise en scène palpitante. Les couleurs volontairement sombres du premier quart d'heure renforcent l'ambiance étrange qui règne. C'est le premier film en cinémascope tourné par Fritz Lang dont on reconnaît le génie cinématographique par la maîtrise de la réalisation. Bien qu'il fût mécontent du montage imposé par la production, il conçut l'un de ses plus grands chefs-d'œuvre. La musique de Miklos Rozsa sert admirablement chaque instant crucial, le rendant encore plus saisissant. Stewart Granger donne toute la mesure de son talent dans la peau d'un Jeremy Fox magistral, à la fois trafiquant et protecteur du jeune John Mohune, brillamment interprété par le jeune Jon Whiteley. George Sanders (Lord Ashwood) n'a qu'un rôle secondaire. Bien que tourné entièrement en studio, ce film est une grande réussite et nul n'est besoin d'effets spéciaux genre "Pirates des Caraïbes" pour assurer un succès, même si cinquante ans séparent ces deux pellicules. Un grand film d'aventure comme on n'en fait plus ou presque.
Débutant sur un beau générique de mer déchaînée se brisant sur les rochers côtiers, Moonfleet n'est pas un film d'auteur, ni une leçon de cinéma qui propose moult analyses pour cinéphiles en manque sous le seul prétexte qu'il est de Fritz Lang. La signature du grand réalisateur s'appose ici davantage comme un gage d'une qualité inévitable de savoir faire technique, rigoureusement démontré par le documentaire vidéo présent sur le dvd Warner (la genèse de Moonfleet) : les angles de caméra, les déplacements et la structure du décors sont pensés pour offrir au regard du spectateur le strict nécessaire dans son état de spectacle cinématographique le plus élevé possible. Tourné en 1955, Moonfleet s'appréhende ainsi comme un film moderne, grâce au rythme, au scénario rempli de péripéties et à une virtuosité aussi flamboyante qu'économe. Nous devons tout cela à Lang, mais il n'empêche que je préfère considérer Moonfleet comme un grand film d'aventure, parfaitement maîtrisé pour plaire au public en lui montrant qu'un divertissement cinématographique peut être raffiné tout en restant prenant. Ce qui rend Moonfleet doublement agréable à regarder pour le cinéphile, et personnellement je l'apprécie d'autant plus que je suis fan de Tim Burton. Toute la fabuleuse première partie que l'on suit à travers les yeux de John Mohune présente les lieux de l'intrigue avec intelligence, dévoilant des décors baroques, établissant une ambiance lugubre et sacrément amusante, qui m'évoque Sleepy Hollow (ou l'imagerie gothique de Burton en général)...La musique de Miklos Rosza s'y accorde à merveille, un vrai bonheur que cette musique, qui synthétise en une seule BO aussi bien les sombres descentes dans les ténèbres d'un Danny Elfman que les aventures trépidantes d'un John Williams ! Le reste de l'histoire nous propose une intrigue agréable, excitante et haletante, mettant en jeu des personnages bien développés, ne cédant jamais à une psychologie de comptoir désormais omniprésente dans nos blockbusters contemporain. Stewart Grangers et John Witheley délivrent un duo génial de anti-héros et héros truculents, quant à George Sanders il incarne encore un personnage british, froid et à l'humeur saillante. Le tout file à bon train, emballant autant d'endroits exotiques magnifiés par la photographie là encore très burtonnienne que de séquences exaltantes(un combat sans doute très difficile à mettre en scène, une infiltration comique et théâtrale qui annonce déjà les Pirates des Caraïbes & co...), avec un certain fond plus complexe qu'il n'y paraît. Bref, Moonfleet n'est pas un chef d’œuvre de Cinéma, ni une œuvre de cinéphile en particulier, c'est surtout une aventure très réussie et adorable, à un point où l'on se dit dès la première vision qu'on va pouvoir regarder ce film des dizaines et des dizaines de fois sans se lasser, et ça, n'est-ce pas la preuve d'une valeur indéfectible ?
Sympathique adaptation du roman éponyme, Moonfleet est un film d'aventures réussi (grâce à la contribution du Cinemascope et de la Technicolor en grande partie) mais reste un film vraiment mineur dans la filmographie d'un des plus grands réalisateurs de tous les temps : on retrouve pourtant un cynisme très marqué dans les relations qui nouent les personnages, cynisme qui s'approfondira dans les deux derniers films hollywoodiens de Lang. Le public visé s'avère ici nettement plus familial que les chefs-d'oeuvre du maître comme M.
Un film plutôt bien réalisé et bien joué seulement le scénario manque réellement de rebondissements pour un film d'aventure ou d'épaisseur pour un film ayant plus d'ambitions.
Angleterre 1957, un orphelin de 10 ans s'attache au chef d'une bande de contrebandiers. Un film d'aventures palpitant, mis en scène dans une technicolor flamboyante.
On a là un film qui transpire son époque, impossible de ne pas repérer les années 50 à la photographie de ce film, à ses décors, à ses costumes. Et quelque part c'est bon aussi de retrouver ça, ça donne déjà un certain cachet au film. On a ici un film d'aventure pour morveux tout à fait sympathique, qui est plutôt court et qui ne se laisse regarder sans déplaisir, mais, car oui il y a un mais, j'avoue que j'attendais mieux de l'ami Fritz. Certes il y a des trucs pas mal dans la mise en scène, quelques contre plongées, quelques scènes qui font un peu expressionnistes, mais c'est tout. J'ai eu l'impression de voir un film somme toute très classique et sans grande ambition. On ne manquera pas de me signaler que Lang a renié son film sur lequel il n'avait que peu de contrôle, mais bon, le mal est fait. Dommage. Après je dirai que le gamin n'est pas encore trop pénible, ça aurait pu être pire et que ça reste quand même une belle histoire avec ce Fox qui est quand même un personnage de cinéma plutôt bien rendu. Mais ce que je disais au début reste vrai, ça sent les années 50, un peu trop sans doute et le film a quand même pas mal vieilli. Du coup je suis un peu mitigé, c'est sympa, mais vieillot et on aurait pu faire mieux. Mais ça reste un film correct et un divertissement sympathique.
Prétendument chef d'œuvre "crépusculaire" de la période américaine du maître, ses admirateurs devraient déjà se renseigner et assimiler le fait que Fritz Lang a renié ce film ! C'est tiré d'un roman pour enfants, et si on enlève les scènes de tavernes (pas si mal) ça nous fait effectivement un film pour enfants. L'intrigue n'a ni queue ni tête, Stewart Granger joue comme une savate, Georges Sanders a l'air de se demander ce qu'il est venu faire dans cette galère, le môme est une vraie tête à claques, c'est rempli d'invraisemblances, de clichés et d'erreurs de script. Les images sont jolies, la musique aussi mais ça ne suffit pas à faire un film
Un grand classique du film d'aventures mis en scène avec efficacité par le grand Fritz Lang. Stewart Granger trouve ici l'un de ses meilleurs rôles, ambigu juste comme il faut. Un film qui ne vieillit pas. Idéal pour les fêtes de fin d'année.
Un film aux décors travaillés, un vrai plaisir visuel au niveau éclairage et Stewart Granger est vraiment un acteur photogénique. Malheureusement le scénario n'est pas captivant pour ne pas dire ennuyeux et on pouvait s'attendre à beaucoup mieux de Fritz Lang de ce point de vue.
Très bon film d'aventures qui sent bon la nostalgie des 50-60's. Tous les ingrédients du film d'aventure sont réunis ici. Stewart Granger qui n'était pas n'importe qui à l'époque, ainsi que le gamin très espiègle font de ce film un excellent divertissement qui a du également comblé à plus d'un titre un Fritz Lang pour le coup très fun.