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scorsesejunior54
178 abonnés
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1,0
Publiée le 12 novembre 2008
Deuxième réalisation signée Bruno Dumont que je découvre dans un laps de temps assez court et deuxième déception (quoique pour la première on était carrément rentré dans le domaine de l'énervement). Ainsi donc le récit de cette guerre imaginaire a été l'instigateur d'émules auprès de notre intelligentsia que constituent nos critiques Hexagonaux... Le début de ce long-métrage respire le parfum le plus détestable qui soit, lequel avait entièrement dominé cet affreux "TwentyNine Palms" : celui de l'élitisme gratuit et infondé qui vous donne la furieuse envie de tout débrancher et d'aller faire autre chose. Disons que les 90 minutes insupportables que l'on pouvait craindre ont ici été réduites à un petit quart d'heure ; bon point ! D'autant plus que la description des sentiments éprouvés par ces jeunes qui vont tout quitter pour aller faire une guerre absurde dont on ne connaît ni le but, ni la place occupée dans l'espace-temps donne lieu à quelques courtes scènes inspirées où les regards expressifs prennent le pas sur toute autre forme de narration et laissent de côté la notion d'artificiel à laquelle beaucoup auraient recouru. Malheureusement, tout cela ne dure pas et on se retrouve très vite embarqués dans des combats à peine réalistes, tout juste grossiers. "Oui mais on ne voit pas l'ennemi, c'est ce qui le rend plus terrifiant encore" semble nous dire le metteur en scène. Redondant, les amis... Doit-on vraiment croire à un conflit entièrement dépersonnalisé ? Ou veut-on mettre à plat l'hypocrisie qui s'en dégage et ainsi admettre qu'il s'agit ni plus ni moins d'une métaphore caricaturale des luttes armées dans lesquelles les défenseurs de la bannière étoilée se sont immiscés depuis quelques années (les points de ressemblance sont criants) ? Sinon, la guerre c'est moche, on tue, on pille, on viole et on se venge ; ok, quoi de neuf ? Certainement pas un cadre trop statique, une interprétation monotone ou une fin ratée. Long, ennuyeux et pas très fin. A éviter.
J'ai loué ce film par simple curiosité, car j'avais vu sur la pochette que le film avait plutot bien marché a Cannes. Désormais, il fait partie de mes préférés! Trés peu de dialogues, pas de musique, mais c'est justement le silence et les plans fixes qui ont un role majeur dans ce film. bien que cette guerre soit fictive, ca fait réfléchir. un must!
Je me suis faite bernée. Par la Bande annonce. Jolis plans, jolie musique, regards éloquents.. C'est bien simple, les seuls moments à peu près potables sont présentés dans la B-A. Le réalisateur nous sert un film plat, insipide, très mal tourné, mal interprété bref un véritable calvaire! Cela fait des années que j'attends de pouvoir voir ce film et bon Dieu j'ai failli me suicider pendant le visionnage tellement cette daube pue.
Comment peut-on comparer FLANDRES avec le chef d'oeuvre FULL METAL JACKET ? Comment peut-on attribuer le grand prix du jury du festival de cannes à ce film à la mise en scène d'une lenteur presque infinie(la plupart des longs plan-séquences insignifiants et sans intérêt) et aux personnages inexpressifs (en particulier dus aux dialogues quasi inexistants et d'une extrême platitude)? Comment Bruno Dumont peut-il qualifier son produit de "film d'amour" quand le personnage principal féminin est représenté comme une putain? Restent les quelques scènes de combats et d'embuscades qui parviennent à créer un choc chez le spectateur (voire même du dégout).
Un chef d'oeuvre totalement maitrisé, comme tout les films de Bruno Dumont d'ailleurs. Mais celui-ci va encore plus loin dans la folie de ses personnages. L'actrice est sublime. A voir très vite pour ceux qui aiment "le" cinéma.
Un spectacle visuel étonnant et méditatif, la recherche d'intériorité des personnages atteignant des profondeurs psychologiques pratiquement indécises, qui ne jouent que sur les ressentis. Dumont, comme dans '39 Palms', reprend son thème préféré, l'impossibilité ou la complexité de l'amour, et nous offre une œuvre, d'abord cinématographique, de plus émouvante.
Un film ambitieux et profondément percutant. Quelques silences qui confinent au sublime, de magnifiques visages...A mon sens, nous sommes d'ailleurs plus proche de la photographie que du cinéma : les images de Flandres restent imprimées sur la rétine bien après le visionnage. Le film de Bruno Dumont est formidablement bien construit : composé de deux parties ( l'une s'incorpore à l'autre grâce au montage parallèle. Ainsi, le réalisateur présente une structure intéressante car fort peu arbitraire ), on y suit deux groupes de personnages. D'un côté, deux femmes ( dont l'une désire oter la vie à sa future progéniture ) ; de l'autre, trois hommes envoyés au front d'une guerre imaginaire ( inversement, l'un d'eux fait tout pour échapper à la mort et pour oter la vie d'un ennemi quelconque ). Au final, Bruno Dumont nous propose un regard à la fois cynique et beau sur la nature humaine en nous faisant par de son relativisme : ceux qui ne partent pas au front sont parfois aussi cruels que ceux qui y sont envoyés de force ( cela dit, Dumont ne se contente pas d'inverser gratuitement les choses, comme en témoigne la violence des scènes de guerre, et plus particulièrement celle du viol ). Sans se contenter de nous livrer le énième film sur les traumatismes provoqués par la guerre, Bruno Dumont signe avec Flandres un film emprunt d'humanité.
Le scénario de ce film tiens sur une seule page A4, le jeux d'acteur est bon et le son un des meilleurs que j'ai entendu. Le film est super lent. Violent. Peu intéressant. C'est incroyable qu'un réalisateur arrive à trouver du financement pour un résultat pareil. Je ne le recommande vraiment à personne.
Aucune émotion, l'amour, la violence, l'horreur, la mort, l'amitié : tous ces sentiments sont balayés. Reste uniquement la jalousie, la possession et la vengence. Ce film est une réflexion très réussie sur l'essence de l'homme. Les acteurs sont parfaits. J'ai vraiment été surpris par ce réalisateur.
La reconstitution minimaliste éblouissante et ultraviolente d'une guerre imaginaire. Une guerre intérieure. Tout le film traite de l'impossibilité d'aimer. Et c'est très talentueux et très beau. Aucun cynisme, aucune froideur, bien au contraire : une perception très aigue du manque d'amour.
L'(in)humanité ! Que ce soit les paysages froids du "59" ou l'étendue désertique au climat torride, magnifiquement rendus, le constat est identique. La bestialité humaine fait froid dans le dos... Dans une ferme du Nord, des hommes patientent à leurs manières avant le grand départ pour l'inconnu. Deux jeunes femmes, légèrement marie-couche-toi-là (!), les satisfont comme elles peuvent. Une fois le foutre envoyé, ils le sont aussi en terrain ennemi. Seule leur survie compte, quel qu'en soit le prix à payer... Habitué du Festival de Cannes et de ses récompenses, Bruno Dumont y a décroché, pour la seconde fois, le Grand Prix du Jury (après "L'humanité"), sans oublier la Mention Spéciale Caméra d'Or pour l'extraordinaire "La vie de Jésus". Oeuvre brute au pessimisme extrême sur le nihilisme inhérent à la condition humaine et toutes les dérives qui en découlent, Bruno Dumont nous bombarde son "Full metal jacket", dépouillé de tout artifice. Mis à part ce conflit ignoble ("oeil pour oeil, dent pour dent") et une direction irréprochable de ses comédiens amateurs, sa description clinique de la société (symptomatique et répétitive) est d'un ennui poussé à son paroxysme. Ames sensibles s'abstenir !
Quelle image sombre et négative non seulement de la jeunesse "rurale" mais aussi de ces soldats qui partent en guerre! De ce film, on n'en ressort pas bouleversé. Il ne renvoie que des ondes négatives et ça ne touche même pas. Même quand cette ado apparemment un peu dérangée de nature ( et non pas du départ de ses amis-amtants ) pleure sur le sort de ses "amis-amants" qui devront bientôt s'en aller en guerre, on ne pleure point avec elle. Parce qu'on n'arrive pas à cerner le peu d'amour qu'elle pourrait ressentir ou éventuellement exprimer pour l'un ou pour l'autre garçon de son entourage.. et vice-verca. La preuve, en sautant sur le premier venu pendant l'absence de ses amants en guerre. Où se situe donc l'intérêt de mettre en évidence une jeunesse blasée et qu'en retire-t-on comme moratilé? Rien, c'est simple, rien. Quant au contexte "guerrier", quelques "erreurs" concernant l'avancement du groupe de soldat en patrouille ( détail mais quand même), et l'absence de tout fait historique et/ou réel dans ce contexte dérange un peu. Où sont-ils? Quelle est la mission? Pourquoi telle ou telle scène choquante ( où l'on en retire finalement aucune moralité ).. Tout ça reste sans réponse et donc, on s'ennuie. Enfin, les acteurs font de leur mieux, ça se voit. C'est déjà ça.
Haine et tension sournoises chez des nordistes hagards qui partent dans une guerre inconnue perdre l’humain qu’ils n’avaient plus, ou presque. L’épure des images de Dumont transmet une force vibrante d’un indestructible pessimisme.