Derniers Avis : Henry, portrait d'un serial killer - Page 3
Henry, portrait d'un serial killer
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Un visiteur
4,5
Publiée le 24 juillet 2014
Waouh,que dire,c'était incroyable. Déjà rien que la bande-annonce fait froid dans le dos,mais alors le film...La BO est superbe,colle parfaitement,est terriblement glaçante et inquiétante. Michael Rooker livre une excellente interprétation. Tout comme Tom Towles et Tracy Arnold. C'est le biopic le plus terrifiant que j'ai vu à ce jour. Après quatre ans de lutte de la part du réalisateur du film,"Henry,portrait d'un serial killer" est finalement sorti au cinéma,le film avait été jugé "immoral" et censuré pendant longtemps. Ayant vu le film,je comprend qu'à l'époque,ça ait pu choqué,et encore maintenant je pense que ça choquerait. Certaines scènes sont particulièrement traumatisantes,et ne sont pas sans rappeler "C'est arrivé près de chez vous". On pourrait aussi le qualifier de "Snuff" en raison des moments footage,très réalistes. En même temps le film parle de Henry Lee Lucas,l'un des plus grand serial killer de tous les temps,dont on ne saura peut être jamais combien de crimes il a commis,le seul sûr étant celui de sa mère. Mais j'ai lu sa biographie sur le net,et vu ce qu'elle lui a fait subir,on ne peut pas vraiment lui en vouloir. Bref,un excellent film,avec de bons acteurs,un petit budget pourtant,des effets spéciaux très convenables pour l'époque,une BO flippante,et...des moments traumatisants,à ne surtout pas voir si vous êtes sensibles ou facilement choqués. Pour les amateurs du genre,vous vous régalerez.
1986. En remontant presque 30 ans en arrière, on peut imaginer la claque que fut "Henry, portrait d'un serial killer" pour tous les yeux curieux qui auraient pu se poser dessus. En effet, à cause de son réalisme et de sa violence, le film de John McNaughton sera censuré jusqu'en 1990. Brut, cru et sans détours dans les faits qu'il montre et dans sa réalisation (musique synthé omniprésente, image crade), il ne relate pas une histoire vraie mais s'inspire du tueur Henry Lee Lucas. Michael Rooker y est immédiatement terrifiant grâce notamment à une introduction habile qui oppose ses morts et une vie normale en surface. Le récit devient ensuite très caricatural et les meurtres s'enchaînent sans véritablement lier le tout. Malgré une volonté du réalisateur de faire correspondre images et violence à travers l'utilisation de la caméra, avec le temps, "Henry, portrait d'un serial killer" a perdu de sa force et le fait qu'il ne soit pas exempt de défauts plombe un peu l'intérêt du spectateur.
En ce moment, je suis à la recherche de films choquants. Suite à la lecture d'une critique sur ce film, je me lance dans le film. Et j'en ressors en pensant tout simplement... Que c'est un des pires navets que j'ai pu voir. La musique est stéréotypée, le scénario est inexistant, on ne s'attache pas aux personnages,... C'est bien dommage puisque l'acteur Michael Rooker ne semble pas mauvais du tout, mais c'est sans compter le doublage français ignoble qui met le coup de grâce. Néanmoins, je ne compte pas le doublage dans la note -on serait dans le négatif sinon- qui donne au film un côté niais jamais égalé encore. Si vous souhaitez voir de la violence gratuite foncez, même s'il n'y a pas grand chose à voir, mais n'y allez pas avec l'intention de voir une bonne morale, ou une description de la vie d'un serial-killer.
Henry et ses amis sont plutôt une belle bande de dégénérés.. On les suit tout le long du film commettre leurs crimes de façon aléatoire et sans réel plan. Soutenu par une image sale et une bande son appropriée le film met mal à l'aise c'est certain. Mais il manque au film autre chose que ces images brutales et un scénario décousu. Une approche réaliste de la figure du serial killer mais rien de plus.
Terriblement brutal mais filmé sans complaisance, "Henry, portrait d'un serial killer" est un véritable choc cinématographique. D'une part, le film impressionne par l'interprétation de Michael Rooker, totalement habité par son personnage, et d'autre part, par la mise en scène froide et calculée de John McNaughton qui dévoile l'implacable mécanique du meurtre avec une rare cruauté. Mais le film va encore plus loin que le simple portrait en questionnant notre rapport à l'image et notre position de voyeur. Le meurtre serait un événement cautionné par la société, en témoigne l'évocation de la vidéo. Il s'agit bien évidemment d'une thèse contestable, mais audacieuse et pleinement assumée. Le seul défaut de taille que j'imputerais au film serait le fait qu'il explique le traumatisme de Henry durant son enfance. Sans cela, le film aurait été encore plus fort, car moins explicatif et certainement plus déroutant. Nerveusement éprouvant, "Henry, portrait d'un serial killer" est un thriller singulier, effrayant, et stylisé.
Un film dans la même lignée que le "Maniac" de Lustig. Même thème, même image cradingue, même musique dégueulasse à base de synthé et de boite à rythme. On y suit les "exploit" macabre de Henry, un type un peu traumatisé par son enfance pour le moins particulière, accompagnée de son complice, Otis, dealer, violeur, adepte de l'inceste et meurtrier à ses heures perdues. Apparemment, le personnage d'Henry est basé sur un véritable serial-killer américain, Henry Lee Lucas, qui est un peu le Francis Healmes outre-atlantique. D'après ce que j'ai pu lire, le personnage d'Henry est fortement édulcoré par rapport à la réalité. C'est vous dire le niveau de folie du bonhomme. Le film n'a rien d'extraordinaire en soi. Seule l’interprétation de Michael Rooker (le redneck atrophié de Walking Dead) est digne d’intérêt. Les meurtres semblent être placé ici et là de manière un peu aléatoire et la personnalité des différents protagonistes est relativement peu développé.Bref, un film sympathique (je ne sais pas si le mot est bien choisi), mais assez anecdotique.
Insoutenable du début à la fin, "Henry, portrait d'un serial killer" lançait une horreur réaliste et brutale qui se fourvoira dans une complaisance et une psychologie de bas étage que John McNaughton a subtilement évité pour nous laisser, spectateurs impuissants, dans l'impossibilité de donner un pourquoi au Mal.
S'inspirant du tueur en série Henry Lee Lucas, ce film retrace l’itinéraire d'un des plus grands et des pus abjectes meurtriers des USA. Une des choses qui frappent dans ce film c'est l'approche quasi documentaire avec une photographie clinique qui donne au film une atmosphère morbide et sordide. Le réalisateur a fait le choix de ne prendre aucun parti, et de ne montrer aucun manichéisme ni moralisme, juste de relater avec réalisme le quotidien de ce serial killer tel qu'il l’était.
J'avais raté à sa sortie début 1991 "Henry portrait of a serial killer". A l'époque, j'étais jeune, chevelu, polard et léotardien.
Le film ressort plus de vingt ans plus tard, auréolé d'une réputation sulfureuse. Il s'inscrit en effet à la frontière de deux époques. La fin des années 80 voit le crépuscule du film d'horreur américain : "Vendredi 13", "Freddy", "Massacre à la tronçonneuse" ne peuvent plus être regardés au premier degré. L'heure sera bientôt à la parodie : "Scream", "Scary Movie" ... A la frontière de ces deux époques, le film de John Mac Naughton creuse un sillon qui s'annoncera très fertile : la plongée dans la psyché d'un serial killer, le film d'horreur psychologisant. Un film qui ne cherche pas à faire peur par l'accumulation de scènes terrifiantes, mais plutôt à comprendre les ressorts psychologiques d'un serial killer. Et du coup un film autrement plus terrifiant lorsqu'on arrive à la conclusion qu'il n'y a rien à comprendre, que cette violence est gratuite, et que rien ne l'arrêtera.
"Henry, portrait of a serial killer", s'était heurté à une censure intransigeante qui avait retardé sa sortie pendant plus de 4 ans (le film date de 1986 mais ne sort qu'en 1990 aux États-Unis). La raison en est dans son amoralisme. Pas un seul représentant de l'ordre n'apparaît, qui entraverait la folie meurtrière de Henry. On ne sait quasiment rien de lui, sinon qu'il aurait fait de la prison pour avoir assassiné sa mère dans d'obscures circonstances. Il partage un appartement minable dans la banlieue de Chicago avec un compagnon de cellule, guère plus équilibré que lui, et avec la sœur de celui-ci, qui a la mauvaise idée d'en tomber amoureuse. Le film est construit sur la tension dramatique créée par d'un côté le déchaînement de violence gratuite dont on sait Henry capable et de l'autre la candeur de sa colocataire dont on redoute qu'elle connaisse une issue macabre. La conclusion du film sera à la hauteur des craintes qu'on avait nourries. Gore, macabre, désespérante. Un film culte.
Le voyeurisme morbide qui déstabilise tant les spectateurs de ce film, trop longtemps victime des censures américaines et européennes, a pourtant su en faire une œuvre culte. La violence qui explosait dans le cinéma américain des années 80 choque ici par le réalisme malsain, entre documentaire et nouvelle vague, avec lequel John McNaughton a choisi de la filmer grâce à sa petite caméra 16mm. Sans effusion de sang grandguignolesque ni crimes glamour, tout dans Henry, sur le fond comme sur la forme, n’est que froideur et cynisme. Même si son scénario dérisoire rend l'immersion difficile mis quelques dialogues intenses aident finalement à nous captiver pour le quotidien qu’a pu avoir le (vrai) tueur en série Henry Lee Lucas. Car, comme précisé dès l’introduction, il s’agit là que d’une fiction tissée autour de faits bien réels, et cette limite floue entre réalité et fiction participe pour beaucoup à ce sentiment de culpabilité que parvient à nous procurer cette petite perle de cinéma underground dont le schéma narratif était dès lors déstiné à devenir une référence.
Je m'attendais à du gore, du malsain, au final, il n'y a que quelques scènes qui sortent du lot. Le reste ce sont des passages vraiment inintéressants. Comment dire que ce film est un navet monumental, qu'on peut encore parler de films dérangeants et gores. Sérieusement, passez la route, ce film n'est ni prenant, ni spectaculaire.
Ce film est plutôt vieux, je ne traiterai donc pas de la qualité filmographie, des décors ni de la réalisation. De toute manière il y a déjà beaucoup a dire sur le scenario. dès le début c'est plutôt, on pense donc que ça va commencé a un moment donné mais non, on s'ennuie durant tout le film. finalement henry n'est pas le seul serial killer du film, sont pote l'est aussi, et limite plus que lui. les scènes de meurtres sont inutiles, nulles, affligeante même. ils ne font que tuer des gens de différentes façon a chaque fois, ce qui n'est pas plaisant pour le spectateurs qui aime (en tout cas c'est mon cas) quand il y a une répétition, une technique de meurtre, un modus operendis quoi. surtout qu'il est stipulé au début du film que c'est une œuvre fictive, et bien j'y aurai mis plus de sang et plus de rebondissements. Au final ce film est ennuyeux, a eviter.
Le mérite de ce film c'est de vouloir s'éloigner de l'image "glamour" des tueurs en série que leur a donné Hollywood, en les montrant comme raffinés et considérant le meurtre comme un art, là on les voit comme ils sont réellement, des pauvres types, des médiocres ayant des physiques passe-partout vivant dans un univers froid, glauque, qui tuent anonymement, au gré de leurs envies. Autrement si on a le droit à cinq ou six séquences (je ne sais plus !!!) de meurtre(s), dont une qui nous interroge de manière troublante sur notre fascination et notre voyeurisme, John McNaughton a peur de son sujet (ce qu'on ne peut pas lui reprocher, au contraire, mais dommage qu'il n'est pas le courage d'aller jusqu'au bout !!!) et tente d'échapper souvent à la dureté de celui-ci en incrustant des séquences inutiles ou en ne filmant pas directement des meurtres tels quels ; de plus les cinq ou six scènes où tout est montré ne vont pas dans le sens de la monotonie mais sont bien différentes les unes des autres comme pour ne pas ennuyer le spectateur, comme si la vie d'un tueur en série devait être un spectacle pas trop désagréable. Un thème avec une ambition de traitement audacieux mais qui ne va pas jusqu'au bout.