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carter311
14 abonnés
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4,0
Publiée le 3 octobre 2009
Deux mots, deux prénoms : Bowie, Keechie.Une belle histoire d'amour à la bonnie and clyde, qui finit évidemment d'une manière tragique.On reste quand même touché par le style de Nicholas Ray qui ne nous montre que des gestes de cette amour, une montre, une lettre.
Voir ce film par hasard après Bronco Apache et Bonnie and Clyde est éclairant. Des histoires de couples proscrits en cavale, de morts masculines et de paternité annoncées. La vieille histoire de fuites d’Europe et de nouvelle vie se reproduit sur le continent américain. Sauf que le mythe prend un aspect affreusement ironique quand il est donné à voir un jeune américain condamné à mort par détermination familiale, sociale… l’horreur de la crise des années trente. C’est superbe, une histoire tragique contée sans pathos inutile, un sens de la mise en scène, de l’image animée formidable.
Premier film de Nicholas Ray: rien à dire, c'est captivant, c'est bien fait et le cinéaste y met ses obsessions propres à lui... et ça marche. Chaque plan a été pensé et le duo d'acteurs est exceptionnel mis en valeur grâce à la beauté des images en noir et blanc... Du grand cinéma comme il ne s'en fait plus.
Le premier et probablement le meilleur film de Nicholas Ray. Un diamant noir, souvent imité, jamais égalé ! Cette histoire d'un jeune couple en fuite est absolument boulversante.
Premier film du génial Nicolas Ray... On devine déjà son travail sur les scènes d'intimités. Sa mise en scène est déjàa bien établie et joue parfaitement avec le NB. Les jeunes acteurs jouent parfaitement. Le scénario n'est pas des plus original mais Ray évite les écueils en nous invitant dau sein du jeune couple. Un très grand film.
Le road-movie est un peu pour le cinéma ce qu ‘est la saga familiale pour la littérature ou l’album concept pour la musique, un genre établi la plupart du temps rasoir. Une fois les protagonistes jetés sur la route tout devient symbolique et les rencontres ou les incidents de parcours sont des éléments faciles à introduire et auront de toute façon une valeur initiatique ou cathartique. Pas d’exception ici même si l’on peut reconnaître à Nicholas Ray un naturalisme bien maîtrisé pour un premier film avec un parti pris systématique de gros plans des personnages alternés avec des prises de vues chaotiques surplombantes de voitures toujours en fuite.
Premier film (ou presque) du réalisateur de Johnny Guitar et de La fureur de vivre, ce film noir, tout en conservant les éléments du genre, s'en démarque, dans le bon sens. On est ici assez loin du film de gangster, à mi-chemin avec les films sociaux qui vont suivre à vrai dire. Ray n'en rajoute pas dans la noirceur, offrant plus de variété à ses personnages, le film n'étant pas noyé dans le désespoir tout du long. En fait, Ray s'intéresse plus à la tentative de réinsersion par tous les moyens de Bowie (l'amour, et ce mariage grotesque, en particulier), à qui on n'offre ni seconde chance ni pardon, le seul moyen étant juridique, donc financier, pour pouvoir "vivre" à nouveau. Le film est bien foutu à tous les niveaux, mise en scène, fluidité du scénario, interprétation... On ne peut qu'apprécier l'absence de caricature des personnages et de leur relation (on est loin du prototype Bogart), donnant de la crédibilité et de l'authenticité à l'ensemble.
Superbe film, dont la beauté visuelle s'allie à celle des dialogues. Malheureusement les sous-titres sont très mauvais, ce qui n'est pas du tout le cas de ce film.