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La voie lactée
note moyenne
3,1
105 notes dont 24 critiques
17% (4 critiques)
38% (9 critiques)
17% (4 critiques)
17% (4 critiques)
13% (3 critiques)
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Votre avis sur La voie lactée ?

24 critiques spectateurs

Estonius
Estonius

Suivre son activité 209 abonnés Lire ses 3 166 critiques

4,0
Publiée le 21/01/2017
Non ce n'est pas un film sur l'hérésie, (même si la documentation sur le sujet est impressionnante) mais bien un film anticlérical très subtil puisqu'en confrontant le dogme catholique officiel et celui des hérétiques on en arrive à conclure que c'est charabia contre charabia. La scène du duel est à ce propos assez savoureuse, Il est dommage que le film n'ait cependant pas davantage de rigueur : ainsi la scène avec Priscilien et ses disciples est trop longue, la scène de la restitution du chapelet n'est pas claire… Terzieff et Frankeur sont très bons, si les petits rôles masculins sont inégaux, côté féminin, Edith Scob en Vierge Marie et Delphine Seyrig en prostituée vienne éclairer ce film déroutant, dont le message ne sert à rien (un film n'a jamais converti personne), mais qui fera passer un bon moment à ceux qui sont déjà convaincus !
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

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4,0
Publiée le 27/06/2011
Un film absolument exceptionnel de Luis Bunuel, assurément un de ses meilleurs ! "La Voie Lactée" est une remise en question de la religion, une analyse rationnelle de celle-ci, un film parlant du Christ en mettant de coté tout mythe, toute légende, et montrant celui-ci simplement comme un homme... Bunuel fait preuve une fois de plus d'une audace inouïe et d'un génie inimitable, s'attaquant une fois de plus aux mœurs bourgeoises et a la religion catholique sans la moindre retenue, et faisant plus dans la critique pertinente que dans la provocation, sans pour autant l'éviter totalement, et c'est ce qui fait le charme particulier de ce grand film.
Flavien Poncet
Flavien Poncet

Suivre son activité 144 abonnés Lire ses 1 073 critiques

5,0
Publiée le 27/02/2007
«La Voie lactée» (France, 1969) est le deuxième film de Luis Bunuel depuis son retour en France, suivant «Belle de jour» (France, 1967). Et quel retour ! Ayant pour titre le nom de notre galaxie, le film parle de ce qui nous concerne, de chez nous, de notre rapport au ciel donc au divin. La force majeur et inébranlable du film c'est que ses dialogues s'inspirent directement de textes du Dogme chrétien ou en rapport. Information qui ne nous est donné qu'a posteriori, nous assenant un coup inévitable, alors que le public ne croyait qu'assister à une fable bunuelienne. Certes si l'agencement judicieux des scènes appuient l'anticléricalisme du cinéaste, ce sont les situations (véridiques tant dans les écrits de Sade que dans la Bible) qui donnent à elles seules au film toute sa dérision et son humour délicieux et délectable. «La Voie lactée» est en fin de compte un road-movie initiatique, ou plutôt ré-initiatique où le bout du chemin demeure le message virulent du : débrouille toi seul et ne t'entache pas de la foi. Les situations sont drôles à souhait et porte dans leur humour toute l'affrosité du Dogme chrétien. La scène de clôture où le Christ clame que quiconque aime une chose plus que lui n'est pas digne de lui incarne l'opposition suprême quant au pacifisme chrétien. En conclusion, ce film de Luis Bunuel est à l'apogée de l'anticléricalisme, déjà perçu par «Viridiana» (Espagne, 1961) et «Nazarin» (Mexique, 1958). Le montage démantibulé du film, où les flash-backs s'imbriquent sur la même lignée temporelle que le voyage présent, confère à «La Voie lactée» l'onirisme ironique de Bunuel. Assurément chef d'oeuvre du cinéma de Luis Bunuel.
VodkaMartini
VodkaMartini

Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 499 critiques

5,0
Publiée le 12/04/2006
Forcément, si vous êtes versaillais, que le défunt Jean-Paul II est votre idée de l'humaniste ultime, que vous rendez grâce au seigneur pour les si jolis terre-plein fleuris que votre mairie vient d'installer au milieu du sens giratoire à la sortie de la nationale la plus proche, ce film n'est pas pour vous. Blasphématoire et érudit, ce Bunuel ne prétend pas faire dans la dentelle. Il revendique haut et fort son anti-cléricalisme, et si l'approche menace à tout moment de tomber dans la caricature, le réalisateur retombe toujours sur ses pattes. L'humour serait-il la forme la plus aboutie de la charité?
Francky S.
Francky S.

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4,0
Publiée le 21/05/2013
L'Humanité Dimanche évoquait lors de sa sortie en salle un film "classique par sa forme, baroque par son esprit". Analyse pertinente pour un road-movie qui nécessite de bonnes connaissances théologiques de la part du spectateur au risque d'être complétement largué. Et même avec un tel bagage, "la Voie Lactée" fait montre d'un symbolisme si équivoque qu'il est difficile d'en livrer une interprétation qui tient la route. L'intrigue est la suivante : deux vagabonds partent pour Saint-Jacques-de-Compostelle motivés, non par la foi, mais par l'appât du gain (si si) ; au cours de leur périple, ils traverseront les époques et feront de drôles de rencontres -dont Jésus himself. A l'image des personnages débattant du dogme catholique tout au long de ce pèlerinage surréaliste, on ne cesse de s'interroger, de chercher ce qu'a bien pu nous signifier Buñuel. Au final, on ne comprend pas grand-chose sans pour autant s'ennuyer tant un étrange charme opère. "La Voie Lactée" est en avant tout un film sur la vérité et sur sa quête. C'est elle qui fait tourner le monde et s'écharper les hommes, nous suggère Buñuel. Contrairement à ce qui est avancé la plupart du temps, en aucun cas l'on n'assiste à une parodie voire une diatribe de la religion. Seul le clergé est mis à mal, à la différence du Christ qui, par un contraste saisissant, est montré jovial, prêchant quasi rigolard au milieu de ses disciples. Apparaissant ça et là, il est totalement étranger aux querelles qui assez ironiquement portent sur des sujets absents de son enseignement. Buñuel fait sienne la thèse qui fut celle d'un Nietszche ou d'un Renan selon laquelle l'Eglise n'a fait que dévoyer pendant 2000 ans le message originellement bon du Fils de l'Homme. Le périple s'achève sur sa célèbre parole "Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive", en guise de clé de compréhension. Parole prophétique à coup sûr après une heure quarante-sept de conflits verbaux et physiques. Long-métrage métaphysique, à la fois froid, rigoureux -comme un janséniste- et absurde, "la Voie Lactée" est une oeuvre foncièrement imperméable mais fascinante. Pas un chef d'oeuvre, à cause d'une mise en scène se contentant du minimum syndical, mais un objet cinématrophique ô combien intriguant.
Jipis
Jipis

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4,0
Publiée le 05/06/2012
La voie Lactée est avant tout un cours de théologie de haut niveau sur l’absence la plus importante de tous les temps. Au cours d’un pèlerinage, les doctrines de Dieu sont expliquées, commentées, contestées, imposées à travers des temps porteurs d’analyses dans des parcelles de vérités menant certains protagonistes enflammés jusqu’au duel. Sur le chemin de Compostelle, l’aumône est bizarrement offerte au nanti possédant quelques pièces. La fonction de l’hostie succède aux messages cryptés. Certains propos imposent un fantôme crée par l’homme afin de le dresser à vie contre ses congénères dans des luttes entretenant une sauvagerie. « Le christ est né de sa mère sans rompre sa virginité ». Il y a de quoi deviser éternellement sur de telles affirmations. Sur le pré, le champ de bataille, la taverne, le procès. L’immaculée conception est expliquée derrière une porte close représentant le dernier rempart d’une réticent. Les envolées théologiennes pondérées ou musclées se succèdent alimentées par le cafetier, le gendarme, l’homme d’église, le paysan, et le mendiant. Chacun essaie de comprendre le message des écritures dans une diction différente mais concise commune gommant par sa rhétorique toutes les différences. La compréhension d’un tel concept à l’avantage de réunir tout le monde. L’esprit se triture par la foi. L’acceptation ou la contestation envers des textes sont les seuls ingrédients entretenant la continuité ou le refus d’une croyance. La nature ayant horreur du vide, ses hotes alimentent un sujet extensible par des exposés contradictoires perpétuels sans arbitre. « La voie Lactée est une sorte d’Agora, une tribune à l’air libre ou au fil de rencontres plus ou moins métaphysiques deux mendiants en route vers Compostelle emmagasinent des informations sur un silence céleste interminable. Chacun d’eux en fonction des exemples se débat entre affirmations, différences et athéismes. Le regard et l’écoute s’adaptent à un cas par cas représentant toujours une évolution. La base de données du créateur s’alimente par l’accumulation des expériences d’esprits sur le terrain. L’affirmation et la contestation se livrent un combat sans fin à l’intérieur de procédures divines ambiguës. Finalement c’est l’homme qui parle le mieux de Dieu
il_Ricordo
il_Ricordo

Suivre son activité 84 abonnés Lire ses 401 critiques

3,0
Publiée le 08/02/2012
La Voie lactée est une parodie dans tous les sens du christianisme, mais il ne tombe jamais dans la méchanceté. Certes, Luis Buñuel règle une fois de plus ses comptes haineux avec la religion, mais il aurait faire bien pire que cette bouffonnerie. Il se sert d'un germe d'intrigue (deux hommes font le chemin de Compostelle) pour développer de puissants tableaux sur des personnages et des situations hypocrites et ridicules : le prêtre-fou, la fête de l'école, l'inquisition... toutes ces scènes présentent des personnages bornés, imbéciles, intégristes : tous ces aspects de la religion (plus ou moins contestables) que Buñuel exècre. La mise en scène Buñuel a faibli dans la dernière partie de son œuvre, mais le surréalisme est toujours présent : des tableaux anachroniques se mêlent au cadre principal : un tribunal d'inquisition, un duel du XVIIIème, et l'histoire du Christ lui-même. On pourrait reprocher à Buñuel d'exagérer certains traits qu'il dénonce, mais le plus décevant dans ce film est le manque d'unité et de cohérence. Ce n'est pas le fait de tourner outrancièrement la religion en ridicule qui pose problème, car cela il le fait très bien, mais c'est qu'on a le sentiment d'être face à un film à sketchs, avec des dialogues empruntés au théâtre absurde, des personnages qui partent à la recherche d'un Godot, et encore on n'est jamais sûr. Le spectateur n'est pas convaincu, puisque les personnages eux-mêmes ne le sont pas.
Parkko
Parkko

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4,0
Publiée le 22/01/2012
Ce que j'aime dans le cinéma de Luis Bunuel c'est qu'il n'y va pas de main morte. Certains peuvent trouver ça trop grossier, mais j'apprécie ce style chez le réalisateur car ce n'est jamais gratuit ou facile, il n y a pas de manichéisme, tout le monde ou presque est condamné, et du coup ça passe bien. Dans La Voie Lactée, on voit très rapidement que le film va être anti-clérical (thème cher au réalisateur). C'est une sorte de pamphlet complètement fou mais aux idées scénaristiques que j'ai trouvé très bonnes et au récit fluide et agréable à suivre. Un film qui sort du lot, captivant et intriguant. Un Bunuel un peu oublié, mais qui fait parti de mes préférés du réalisateur.
Chambermaid
Chambermaid

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4,0
Publiée le 10/08/2008
Bunuel réalise un road movie empli de métaphysique. Se servant du périple de deux vagabonds pour Saint-Jacques de Compostelle, le cinéaste délivre une réflexion sur l'importance du religieux dans la société mais aussi sa nature ambiguë et contradictoire. A travers une description iconoclaste et poétique des ces deux individus, le récit se constitue d'une suite de séquences en apparence très différentes, toutes reliées par un traitement soutenu du décalage, frôlant parfois le surréalisme. On traverse ces séquences brillamment reliées entre elles par l'anticléricalisme violent et romantique de l'auteur. Agressive, sa mise en scène n'en sort que renforcée et permet de dépasser le didactisme pesant pour devenir un véritable parcours initiatique, tant pour les personnages que le spectateur. La longue route qui sépare Paris de la ville espagnole est également présentée par Bunuel comme un conte atemporel, mélangeant la temporalité, permettant de très belles séquences, constituées à la fois d'onirisme et d'ironie.
Jack H
Jack H

Suivre son activité 18 abonnés Lire ses 335 critiques

2,5
Publiée le 25/08/2007
Une comédie satirique sur le christianisme et la religion en sens large du therme. C'est avec un humour plaisant que Luis Bunuel tente de bousculer quelques croyances en tirant de longs monologues à la fois instructifs et drôles dont le but est de provoquer gentillements les plus pieux. A première vu cela peut paraitre rébarbatif (surtout si l'on ne rie pas) mais il s'avère que la mise en image de cette (ou ces) histoire(s) est trés originale. Peuplés de personnages en tout genrez "La voie lactée" nous propose différentes entrées et sorties, des jeux d'apparitions, de disparitions, on cotoye le fantastique, cela donne du rythme et une marque unique. Le film suit le pelerinage de 2 protagonistes et biffurque de temps en temps vers d'autre récits sans s'en méler les pinceaux, de part cette originalité le film se démarque tout naturellement des comédies qui lui sont semblables. De plus on assiste à de sacrés numéros d'acteurs (les monologues) magnifié par des longs plan-séquences sobres (pas de larges mouvements de caméras). La plupart des scènes sont représentatives d'une idée et non d'un fait, d'où des passages irréalistes. Une oeuvre intelligente, légerement provocante mais qui souffre des ses propres qualités : l'humour ne peut pas convenir à tout le monde, les monologues peuvent vites tomber dans l'ennui si l'on décroche des propos tenues et le côté rustique de la mise en scène peut être déplaisante si la légèreté fantastique n'est pas au rendez-vous. A voir si l'on est motivé ET intéréssé par la religion (en tant que critique ou croyant) car les avis de Bunuel sont à écouter et voir.
riicoolaa
riicoolaa

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5,0
Publiée le 21/05/2006
Excellent. Cependant une bonne connaissance de la religion chrétienne est requise. LB nous montre la part de mystère intrinsèque à toute religion et comment les hérétiques tentent de rationnaliser ces mystères, ainsi que le traitement de ceux-ci par l'Eglise. LB ne semble pas prendre parti, peut-être était-il attiré par les mystère irrationnels (même s'il était athée ...). A voir absolument.
weihnachtsmann
weihnachtsmann

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3,0
Publiée le 06/09/2018
Une complète analyse de la religion par le biais du voyage et des rencontres des deux clochards. C’est complexe et savant. On pourrait regarder ce film comme préambule aux « rois maudits »
ygor parizel
ygor parizel

Suivre son activité 74 abonnés Lire ses 2 500 critiques

2,0
Publiée le 06/09/2011
Vraiment d'un ennui profond, illustration du dogme catholique au travers des scènes plus soporifiques les unes que les autres. Du bla-bla religieux et des touches surréalistes habituelles dans le cinéma de Buñuel, laborieux comme résultat.
Anaxagore
Anaxagore

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2,5
Publiée le 06/06/2006
«La voie lactée» (1969) est sans conteste l'un des films les plus désopilants et les plus énigmatiques de Bunuel. Mais quelle est sa signification au juste? L'interprétation courante qui voudrait qu'il soit un simple brûlot anti-chrétien semble un peu courte. Elle fait en effet peu de cas du mélange de répulsion et de fascination que la réalisateur nourrissait à l'égard de la religion de son enfance. Il était certainement anticlérical, mais ce n'est pas l'Église catholique en tant que telle qu'il vise ici. Et son rapport au christianisme compris dans sa globalité est plus complexe qu'il n'y paraît. On sait qu'en vertu même de son surréalisme Bunuel était fasciné par ce qui lui semblait être l'absurdité de la foi chrétienne. Il rappelle d'ailleurs dans le film le «credo quia absurdum» de Tertullien et cela avec un accent moqueur d'autant plus ambigu qu'il se délecte de cette absurdité. Ce goût surréaliste pour le non-sens explique par ailleurs qu'il passe complètement à côté de l'essence même du christianisme, dont l'effort bimillénaire ne s'est pas satisfait, c'est le moins qu'on puisse dire, de l'adage de Tertullien. D'où le caractère paradoxalement creux des discussions théologiques qui émaillent tout le film. «Le voie lactée» aurait pourtant pu être une réussite si le degré d'intérêt suscité par les scènes avait été constant. Or, bien des séquences m'ont paru fastidieuses, en particulier celles qui réunissent un Christ et des apôtres d'opérette. Par contre, d'autres sont proprement jubilatoires, à l'exemple de celle où un jésuite et un janséniste se battent à l'épée en s'envoyant fort aimablement à la figure leurs conceptions respectives en matière de prescience divine, de prémotion et de grâce suffisante, alors qu'une religieuse de Port-Royal se voit littéralement crucifiée. Un film inégal donc, comme c'est hélas souvent le cas avec le réalisateur espagnol.
bsalvert
bsalvert

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1,0
Publiée le 10/07/2011
Encore un film avec mode d'emploi non fourni, comprendre par là que je n'ai rien compris.
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