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guillebotis
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1,5
Publiée le 15 octobre 2024
Un demi-siècle nous sépare de ce film. Les dialogues récités, monocordes, typiques du cinéma de Truffaut, signent aussi une époque qui appartient désormais à l'histoire du cinéma français. La survivante Catherine Deneuve a su traverser le siècle sans rien changer de son jeu impassible et de son débit précipité si caractéristique. A regarder comme une oeuvre vintage au scénario simplet qui fleure bon les années 70.
On voit bien ce qui a pu intéresser François Truffaut dans ce sujet qui est à l'origine, sans doute, une série noire (de William Irish): ce sont les transformations successives du couple que composent, tantôt avec légèreté, parfois plus gravement, Belmondo et Deneuve. D'abord romantique sous le ciel de la Réunion, suivant le contexte d'une annonce matrimoniale passée par Louis Mahé, puis amoureux et insouciant dans une apparence de comédie sentimentale, le couple qu'on accompagne au bout du film est un couple d'amants tragiques. Commencé sous les auspices exotiques et planes de l'île de la réunion, l'aventure se dénoue au coeur desspoiler: Alpes enneigées . On mesure ainsi, par ce saisissant contraste métaphorique, le parcours déclinant de deux héros perdus. L'intrigue brouille les pistes; on attend un drame psychologique et sentimental, et le film dévie brutalement vers l'intrigue policière, façon Truffaut, c'est-à-dire tout en humanité, en fantaisie parfois et en surprises souvent. Sirène, le personnage de Julie-Deneuve l'est assurément par ses comportements équivoques, sa face cachée spoiler: et ses mensonges , son hypocrisie, suggérés tout au long du film par le réalisateur. Elle entraine Louis dans une histoire d'amour ambigüe -mais une histoire d'amour tout de même- compliquée et aventureuse comme les aime Truffaut. Sans que je connaisse le roman de William Irish, je devine tout ce que le metteur en scène a pu y glisser de personnel et d'original.
"La Sirène du Mississipi" est un récit de passion et de trahison. Truffaut y explore les méandres de l'amour et de l'identité avec une finesse psychologique remarquable. Le jeu des acteurs, particulièrement celui de Belmondo, est exquis. Une œuvre complexe et envoûtante.
Il y a des films, qui en plus ou au-delà de leur valeur intrinsèque, peuvent prendre une importance personnelle majeure. C’est le cas de ce film, qui m’a suivi toute ma vie. A un moment de ma vie de jeune adulte où je pensais surtout à moi-même, il m’a montré brillamment l’importance de l’amour, même un amour maudit. Film magnifique.
J'interprète cette histoire comme celle d'un aveuglement doublé d'une manipulation, et non comme une histoire d'"amour" (même passionnelle) : Belmondo est aveuglé par la beauté de Catherine Deneuve, femme fatale et cupide, jusqu'à perdre toute sa fortune. Cela aurait pu s'avérer intéressant, mais de retournements de situation en retournements de situation, on ne croit plus à ce scénario particulièrement tarabiscoté. Il aurait fallu rester sur cette voix de l'aveuglement plutôt qu'imaginer une Deneuve repentie ou un Belmondo capable d'aimer une femme qui l'a escroqué, car vers la fin ça devient trop "je t'aime moi non plus". Et puis Belmondo convoitant une femme comme un caniche, ça passe difficilement, d'autant qu'au début il était millionnaire ! Encore une fois on n'y croit pas. Point fort tout de même : les décors agréables et variés.
Avec ces deux acteurs, on s'étonne qu'ils jouent un peu les naïfs et les perdants. spoiler: Il s'agit d'un perdant, victime d'une arnaque qui tombe amoureux de l'escroc après avoir découvert que l'escroc a lui-même été victime d'une arnaque. Ils deviennent amoureux l'un de l'autre mais continuent d'empirer les choses par leurs fautes. Cela dégénère autant que possible, mais ils restent accrochés l'un à l'autre. Même la fin est un peu choquante et se termine de manière ironique.
Dur de deviner comment cette histoire se développerait. Truffaut parvient à nous faire croire que c'est possible et que deux perdants pourraient réellement s'aimer, peu importe la façon dont ils se connectent et à quel point leurs comportements peuvent être mauvais.
Je dois avouer que je suis assez partagé envers ce film, réalisé par François Truffaut et sorti en 1969. D'un côté, j'ai aimé, notamment la première partie du film que je trouve superbe, autant sur le plan de l'écriture que de la mise en scène et puis, d'un autre côté, j'ai trouvé l'ensemble un peu mou ! Et notamment dû à une seconde partie (qui prend plus de temps d'écran que la première) que j'ai trouvé peu inspirée. Je n'ai d'ailleurs pas lu le roman éponyme de William Irish dont est tiré le film (que la majorité des spectateurs ont apparemment préféré) mais c'est en tout cas ici l'histoire d'un homme qui doit se marier avec une femme qu'il a rencontré par petites annonces. Mais la femme qui l'attend au port n'est pas celle représentée sur la photo qu'il a reçu. Un thriller qui est donc, dans la première partie très efficace puisqu'on se demande quelles sont les intentions de cette étrange femme dont on sait pertinemment qu'elle n'est pas celle qu'elle prétend être. L'ambiance est également très bonne, la chaleur moite de la Réunion se prête très bien à ce mariage frauduleux. Mariage frauduleux dont le mari n'est d'ailleurs pas totalement dupe mais est malgré tout tombé sous le charme de cette femme. Les personnages sont ainsi très bien écrits et puis s'essoufflent, au même rythme que l'intrigue, dans cette deuxième partie. Seconde partie, intrigante dans un premier temps puis assez vite lassante car elle a tout d'un film de cavale assez classique. Ce qui est très dommage car les personnages avaient pourtant du potentiel mais ils deviennent de plus en plus prévisibles, rendant alors l'histoire de moins en moins captivante. De plus, si Jean-Paul Belmondo montre qu'il peut sortir de ses rôles habituels pour incarner ici un homme transi d'amour et plutôt soumis au désir d'une femme ; Catherine Deneuve reste quant à elle plutôt apathique, ce qui correspond bien à son personnage de femme froide et manipulatrice mais donne quelques fois l'impression de manquer de relief. "La Sirène du Mississipi" n'est donc clairement pas le meilleur du réalisateur même s'il n'est malgré tout pas désagréable à regarder !
Ce film a une dimension nostalgique et constitue un documentaire de valeur pour les habitants de la RéunioN , il a une dimension nostalgique qui est indéniable cest émouvant de revoir ses images anciennes cependant la première partie du film est dynamique et pleine de retournement de situation mais la deuxième partie est terriblement ennuyeuse avec des discours pseudos poétique de ce qui doit être la représentation des années 60 d’une relation toxique, la fin est laborieuse et pleine d’insatisfaction pour le spectateur
un énnorme navet. le film n'as absolument aucun sens, la mise en scènes est affreuse sans aucun sens, l'histoire n'existe pas et ne raconte rien, les acteurs jouent très mal, le film est incompréhenssible ont passe sont temps a essayer de décoder PIRE que du morse..... chaque scènes ne s'emboitent pas entres-elles, les moment WTF ?? sont constantes.
Poème sur l'amour fou orchestré par un cinéaste fou amoureux de sa comédienne. Un chef d'oeuvre absolu qui souffle le chaud et le froid, parfois dans une même séquence.
Dommage que la rencontre entre c'est deux légende du cinéma français n'est pas trouvé un meilleurs scénario. Mes ce films reste un très beau moment à voir
Je ne sais pas pourquoi mais pour moi "la siréne du Mississipi" est un classique vu au moins une dizaine de fois. J'ai lu des critiques trouvant le film mou et trop mielleux, personnellement je trouve que ce thriller romantique signé Truffaut et réunissant Belmondo et Deneuve est surperbe de bout en bout. C'est vrai que la fin est un peu gnan gnan car Truffaut, contrairement au reste du film, y met 95% d'amour pour 5% de trame policière, mais l'ensemble est vraiment bon et Jean Paul Belmondo y sort de ses habituels rôles de flic solitaire et cogneur. 4 / 5
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 6 mai 2021
J'essaie de trouver quelque chose de positif dans La Sirène du Mississipi. Le mieux que je puisse faire est de dire que Truffaut voulait faire un film aussi fastidieux, douloureux, puéril, ennuyeux illogique et sans cervelle qui décrit l'expérience de l'amour. Si c'était son but alors il a réussi mais la solution à son exercice est vraiment une corvée à regarder. Il y a une scène qui mériterait une parodie quand Belmondo compare les traits du visage de Deneuve à ceux d'un paysage. Pendant tout ce temps je n'ai pensé qu'à un glacier ou une banquise et a deux pêcheurs solitaires portant des surplus de l'armée sur un lac gelé du Minnesota. Le seul autre point intéressant est la résurrection de la théorie du déterminisme climatique de Bouffon. Les tropiques sont présentés comme le paradis et les choses se dégradent progressivement à mesure qu'elles se refroidissent c'était plutôt assez drôle...
Hitchcock, Renoir, Truffaut ? Le mieux c'eût été 100% Truffaut. C'est là qu'il est le meilleur, dans une chronique douce-amère de la vie en France, une sorte d'Ozou français. Un "à la manière d'Hitchcock" cela ne peut pas être génial. Le maître voulait faire un film avec Deneuve. Tout à fait son genre. Après tout, Tippi Hedren, Eva Maria Saint, Kim Novak, n'étaient pas meilleures actrices. Et puis, une fois doublée, sa mauvaise diction et son débit trop rapide seraient passés à la trappe. Belmondo, bien sapé, élégant, aurait pu faire un autre Cary Grant. Maintenant, je voudrais conclure à la manière de Gala. Ce film est sorti le 18 juin 1969. Un intervenant dit qu'alors Bébel était dans les bras d'Ursula Andress. De 1965 à 1967, Deneuve a conclu un improbable mariage avec un photographe anglais. Or, à cette époque là, votre serviteur allait au cinoche rue des Cévennes. Etait-ce au printemps 1969? Je me suis retrouvé assis juste derrière le couple Truffaut-Deneuve. Oublié le David Bailey! Je dois reconnaître que la Catherine était une belle plante. Comme Ursula Andress ou Laura Antonelli; dans un autre genre ...
Le début a tout du mélo avant de virer vers un road-movie passionnel qu'on aimerait voir partir à la "Bonnie and Clyde" mais... On a par exemple bien du mal à comprendre cet homme, qui agit comme un fugitif alors qu'il ne l'est pas encore, on ne croit pas au suspense fantoche qui veut nous interroger sur la réelle personnalité de la femme alors que c'est plutôt flagrant ! À force de vouloir intégrer une multitudes de références et de clins d'oeil, Truffaut s'est une peu perdu, voir s'est pris les pieds dans le tapis. Par exemple il est indéniable qu'il a été influencé par "Sueurs Froides" de Hitchcock, et il termine son film en hommage au chef d'oeuvre "La Grande Illusion" de Jean Renoir. Truffaut signe donc un film qui n'est pas un thriller assumé tant le suspense n'est pas intéressant voir vain, le mélo en tient pas plus la route tant on ne croit jamais à la sincérité de la femme (Deneuve). Site : Selenie