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yannick R.
119 abonnés
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4,0
Publiée le 11 mai 2018
Un excellent Truffaut avec un Belmondo dans un contre-emploi d’une rare intelligence. Il joue la passion dévorante à merveille et Deneuve, tour à tour femme enfant, fatale, naïve, cruelle, désarmante est au sommet de sa beauté.
Une création d’une indiscutable qualité dont la simplicité du scénario tranche parfois avec le jeu trop appuyé des acteurs. Un très bon film à ne pas douter cependant!
Ce film, tiré dune nouvelle policière de W. Irish, est un bon film d'aventure, sur fond d'exotisme et colonialisme ou presque. On suit Belmondo et Deneuve dans un road movie entre La Réunion et la France en passant par la Suisse et la Nouvelle Calédonie ou presque. Le film est un peu trop long à mon goût d'autant plus qu'on s'attendrait à une fin plus tragique. Le rabibochage final nous laisse perplexe en tant que spectateur.
Tombée par hasard sur ce film, j'y ai découvert une nouvelle facette du jeu de Jean-Paul Belmondo qui m'a beaucoup plut. Ici pas de rôle de héros, Jean-Paul Belmondo interprète un riche entrepreneur dépendant de l'amour, au point de tout quitter. François Truffaut adapte à la perfection l’œuvre de William Irish, avec une justesse et une maîtrise de son sujet. Les images défilent et nous plongent davantage dans l'univers des deux amants. Si on a aucun doute sur le rôle de Julie, on se questionne énormément sur le positionnement de Marion. Son indépendance, son désir et son positionnement face aux hommes qu'elle côtoie. Catherine Deneuve est magnifique est époustouflante dans ce rôle, son duo avec Jean-Paul Belmondo fonctionne parfaitement. Leur interprétation nous mette le doute à chaque seconde sur leurs intentions. Tantôt victime, tantôt auteur, on se demande bien qui dupera l'autre en premier. La fin nous laisse un peu coi...Un très beau film autant par ses costumes, ses décors, le jeu de caméra ou encore l'utilisation de la lumière, je vous le recommande vivement.
D'abord dans le cadre superbe de La Réunion, une romance noire sur l'amour passionnel, largement inspiré de l'univers d'Hitchcock (Marnie, Soupçons, Vertigo). Pour autant, on n'y retrouve pas la précision au couteau et la puissance psychologique du maître. Le duo d'affiche fonctionne bien et le mystère du personnage de C. Deneuve est fascinant.
La sirène c’est celle qui lui mange la vie. Elle est telle Carmen. Il l’a dans la peau et elle fait son malheur. L’aventure n’est qu’un drame à venir et Truffaut amène le suspense avec méthode
Un Truffaut pénible, où s'enchaînent les retournements de situation improbables et les effets kitsch. Deneuve et Belmondo s'en sortent néanmoins plutôt bien, et parviennent à donner chair à quelques jolis dialogues sur l'amour.
Dommage, le couple Belmondo-Deneuve ca donne très envie sur le papier. Mais malheureusement le scénario n'est pas à la hauteur et l'on s'ennuie vite. Il y a trop de longueurs.
François Truffaut porte à l’écran Waltz into darkness, un roman à suspense de William Irish. Dans cette adaptation libre, le chef de file de la Nouvelle Vague française privilégie le drame passionnel romancé sur une trame policière allégée au détriment du suspense. Le générique de début de La sirène du Mississipi est composé de petites annonces de rencontre. Certaines sont lues simultanément à haute voix ce qui créé une certaine cacophonie. Cette introduction se révèle prémonitoire aux fausses descriptions (les petites annonces de rencontre) et aux malentendus (cacophonie) associés déclinés par le film. La première partie de La sirène du Mississipi convainc. Puis, assez rapidement, le récit s’étiole et se réduit comme La peau de chagrin référencée en fin de métrage. Le film cumule ainsi quelques scènes maladroites ou inutiles, des paraboles tracées à gros traits et des répliques qui relèvent de poncifs ou de banalités. François Truffaut emprunte à plusieurs reprises à Jean-Luc Godard (Pierrot le fou, Masculin féminin) mais la grammaire godardienne n’entre jamais en osmose avec le récit. Le film témoigne de la passion de son auteur pour Catherine Deneuve : « Ta beauté est une souffrance. C’est une joie et une souffrance. » dit Louis à Julie. Dix ans plus tard, dans Le dernier métro, Gérard Depardieu soufflera cette même réplique à Catherine Deneuve.
Une épique romance, fait de troubles et mensonges. Deneuve en ai la magnifique orchestratrice. On ne sait pas d'ailleurs, ce qu'il anime, au fond. Braquer un Belmondo bien distrait, au coeur de guimauve, c'est bien rare. M'étonnes qu'elle en a grassement profité ! Oui François, tu es le cinéaste de la passion.
À l'époque où il n'était pas encore Bebel, Jean-Paul Belmondo, tourna donc sous la caméra de Truffaut. De cette unique collaboration, ressort un flim plus que moyen, à l'histoire peu emballante et aux scènes souvent longues... Aux vues des possibilités, un beau gâchis.
Deuxième film de Francois Truffaut dans ma journée, une seconde claque et un envoûtement de plus. Ce long métrage-ci vaut notamment pour la prestation exceptionnelle de ces comédiens, un éloge pour eux, Jean-Paul Belmondo tout particulièrement. A mes yeux, il est le plus grand comédien de sa génération, sa filmographie parle à elle seule. Son pendant féminin, Catherine Deneuve est quand à elle des plus troublante, son personnage fait froid dans le dos. Encore une réussite et une beauté éclatante, je me languis de poursuivre mon incursion dans son oeuvre.
Une histoire d'amour et une affaire policière, un couple brisé et uni, un Belmondo tantôt à contre-emploi tantôt dans son registre, "La Sirène du Mississipi" ne cesse ainsi de créer d'étranges dissonances et de les assembler dans une disharmonie qui comporte même des ruptures de rythme flagrantes et une narration très vite malmenée. En effet, après le retournement de situation qui clôt la partie à La Réunion, le film s'emballe et visite alors une série de lieux, une obligation vue la situation dans laquelle se trouve les deux personnages principaux. Outre ces péripéties, ce qui est au centre du film est bien l'histoire d'amour entre Louis Mahé (Belmondo) et Julie/Marion (Deneuve), une relation difficile, d'abord parce que l'on ne sait jamais si la femme est sincère, et à ce propos Deneuve est formidable dans un jeu à la fois très démonstratif et mystérieux, et aussi parce qu'on ignore sans cesse quelle est la vraie puissance des sentiments qu'ils éprouvent l'un envers l'autre. Truffaut aura réalisé un magnifique film sur l'amour parce qu'il aura réussi à mettre en scène ce sentiment aussi bien par les regards ou la gestuelle que par la parole (le "je" et le "vous") : un moment de sensualité et de vérité où chaque image semble être une urgence.
Je n'ai pas tuer elle, j'ai tuer pour elle! Voila une phrase qui résume bien La sirène du Mississipi. Jean-Paul Belmondo fait une incursion chez François Truffaut qui lui donne un rôle à contre emploie. Dans un mariage fait à partir de petites annonces et de lettres qui dans ce mariage ce ponctue par un étrange baiser. Au fur et à mesure que la mystérieuse Julie se découvre et se révèle mensonge par mensonge. Quand on voit le film et Catherine Deneuve, on comprend pourquoi Truffaut est tombé amoureux.
Le rôle de Julie tenu par Catherine Deneuve est taillée par son image. Cette femme donc on ne connait pas ses attentions dont le pauvre Belmondo va perdre pied. Le long-métrage est sur le thème de l'usurpation d'identité. Les dialogues choses rares sont signés François Truffaut. Un petit détail anecdotique ou le héros fait une cure de sommeil dans une clinique ou le réalisateur passera un an plus tard aprés sa rupture avec Catherine Deneuve.
Un peu long à se mettre en route le film ne démarre qu'au moment ou Julie disparaît et extorque son mari.
Le plus Hitchcockien de tous les Truffaut. Les interprétations sont remarquable, l'ambiance est pesante et oppressante. Mal compris par la critique malgré son succès en salle.
Avec ce film, Truffaut semble concilier deux passions, celle pour Hitchcock à travers une intrigue remplie de faux-semblants, et celle pour les femmes avec une Catherine Deneuve parfaite en femme fatale au parcours sinueux. Il se montre parfaitement pour établir des rapports faits de désirs, d'abandon, de vengeance et de souffrance. Le couple dégage un parfum de mystère et d'alchimie qui fait le sel du film. Belmondo en contre-emploi total dans le rôle d'un homme emporté par son désir et les décors de la Réunion sont les autres atouts de ce thriller passionnel.