Avec Jungle Fever, Spike Lee film l'union naissante d'un couple Black/Blanc. Cette satire sociale est vraiment bien faite et n'a aucun parti pris, comme souvent avec Spike Lee, tout le monde en prend pour son grade. Le scénario est intelligent, bien construit et intéréssant, et l'écriture est bonne, que ce soit dans les rebondissements, les dialogues ou les personnages. Sa mise en scène est bonne et originale et la bande son qui accompagne le film est prenante et colle bien au récit. Spike Lee évite de tomber dans la caricature et le mélo. Wesley Snipe trouve là son meilleur rôle (ce qui n'est pas très compliqué vu sa filmographie) et les autres interprétations sont impeccables. Ce film me conforte dans mon opinion du Spike Lee fin 1980's début 1990's, c'est souvent excellent. Il nous livre une comédie intelligente, touchante, subtile et charmante.
Un film retrace la vie de 3 personnages dans une amérique raciste. Ce qui m'a le plus plu dans ce film c'est le jeu des acteurs. J'ai été notamment surpris par Wesley S. et Samuel n dans des rôles differents que ceux qu'ils jouent maintenant. je les ai trouvés excellents. L'histoire en elle même est intéressante et nous réserve des petites surprises. A voir!
Spike Lee, fidèle à son habitude, utilise la prétendue "cause noire" pour son strict bénéfice en proposant cette arnaque cinématographique qui a plus à voir en réalité avec la question de l'adultère qu'avec la question du racisme (la première servant l'indignation de la seconde) Un film malhonnête qui prétend donner des leçons de tolérance tout en présentant des personnages à la moralité douteuse (Italien ou Afro américain, être un con n'est pas une question de couleur de peau!!
Un film sur le racisme très bien traité, on voit tous cas de figures et c'est fait intelligemment. Le film ne fait pas culpabiliser les blancs contrairement à un autre film décrié récemment par Spike Lee. Ici le film se tourne vers une vision plus pacifiste de mixité. La distribution est géniale, tous les rôles sont brillament interprétés (Samuel L Jackson, Spike Lee, John Turturro toujours justes).
Sujet fiévreux, mise en scène soft, très léger comme mise en œuvre, assez surprenant de la part du réalisateur de Do the right things, avec à peu de choses près les même acteurs qui jouent les mêmes rôles, pour le presque même résultat. Là où ça pêche, c’est qu’il arrivait dans le précédent à survoler les débats. Là il est tellement concerné par le sujet, qu’il s’emmêle tout, et tombe dans le fait divers sans le vouloir. C’est seulement une coucherie entre un black et une italo qui veulent goûter à l’interdit, ce qui n’a aucun intérêt, car ça ne remet rien en cause. Si ils avaient voulut se marier, on aurait eut quelque chose de plus intéressant. Les tensions entre communautés sont surlignées, au feutre noir, comme pour nous dire que c’est insurmontable, or c’est faux. Spike fait un pas en arrière, et son film à au moins dix ans de retard. Les insultes racistes qu’on entend ça et là, c’est que de la rhétorique pittoresque pour amuser le spectateur, la touche ghetto. Sinon les seconds rôles crèvent l’écran. Que se soient Samuel Jackson (énorme) où Halle Berry en accros au crack, (énorme elle aussi), ou Ossie Davis en pasteur rétrograde figé dans le passé, (énorme). Ce n’est pas normal que les seconds rôles fassent oublier les acteurs principaux en quelques scènes comme ça. Soient le rôle titre est mal écrit, soit ils n’ont rien à dire. Au fait Wesley Snipes dans le rôle titre, je sais pas si c’était une bonne idée…
On le sait, Spike Lee est obnubilé par son district, Brooklyn et son melting-pot racial. Après une comédie dramatique, Do The Right Thing, il s’attaquait à sa première vraie tragédie : Jungle Fever.
Le style Spike Lee est désormais bien connu après 5 films : on tourne à Brooklyn, on parle de la lutte des races sous fond d’adultère et/ou de sexe libéré, un des personnages aura un nom compètement fantaisiste (Ossie Davis, ici), tout en s’assurant que les dialogues comportent leur lot d’insultes raciales, qu’on énumèrera au moins une fois pendant le film : ici c’est Wesley Snipes qui s’en charge, pendant un repas avec Annabella Sciorra. Où Jungle Fever diffère énormément des autres films de l’auteur, c’est qu’on ne rit presque jamais. Le film est une pure tragédie dans la lignée des grandes sagas d’amours contrariées. Point de salut pour la famille Purify, dont seul la petite fille finira heureuse (mais inconsciente), point de salut non plus pour la famille Tucci. Seule l’histoire d’amour très touchante entre un excellent John Turturro et la toujours très juste Tyra Ferrell (ça doit être le nom qui fait ça) connaît une fin en demi-teinte. Et pour ce qui est de la tragédie, Spike Lee s’en sort vraiment bien, grâce à un scénario qui monte crescendo avant ses 10 dernières minutes, déchirantes. Il est alors d’autant plus dommage que Spike Lee n’y aille pas avec le dos de la cuillère mais avec le tranchant de la tronçonneuse… A trop jouer sur la misère humaine, le film semble parfois trop manipulateur et donc pas assez sincère.
Ne nous y trompons quand même pas, Jungle Fever est un sacrément bon film, très bien mis en scène. Juste un peu exagéré par moments. Dommage.
Une fois de plus, Spike Lee me déçoit… Après une très bonne entame où les personnages et les situations sont habilement posés, le film dérape tout à coup dans un verbiage sans intérêt et devient une thèse – une de plus – sur le racisme. Tout le monde en prend pour son grade, Blancs et Noirs étant renvoyés sur un pied d’égalité en ce domaine dans un salmigondis de poncifs aussi éculés que vains. C’est certes généreux mais c’est surtout naïf, sans hauteur de vue et la fin est d’un conventionnel qui frise le ridicule. Mais plus que tout, le défaut majeur ici est de ne pas respecter les promesses du titre : Jungle Fever, la fièvre de la jungle… Il n’en est jamais question dans cette histoire d’amour tiédasse entre un noir de Harlem et une Italienne de Brooklyn qui semblent si peu faits l’un pour l’autre qu’on n’y croit à aucun moment. Un raté et deux étoiles pour la première demi-heure.
Dans le genre drame inter-racial à voir, en voilà un; hélas s'il ne suffit pas d'avoir de bonnes intentions pour mettre en place une intrigue cette oeuvre a les qualités de ses défauts et ses héros, tout comme son alibi, ne sont pas ce qu'on croit: Ainsi, en dépit des apparences il est évident que J.Turturo obtient le centre d'intérêt d'une histoire parfois morne, sans oublier que les critiques de Spike Lee à l'encontre de la lourdeur des 'whitties' - et de leur manque d'ouverture en musique comme en tout sinon leur majorité par ailleurs envahissante - (tu es sorti avec ma soeur ?...) - se développeront plus tard dans ses autres films. Clip moraliste.
une catastrophe du début à la fin.Les dialogues sont simplistes pour ne pas dire ridicules. etant noire je n'est absolument adhérée avec cette vision extremement grotesque , reductrice et caricaturale du racisme et des echanges inter-raciaux.Le film est truffé de lieux-communs qui rendent le film d'un ennui total. La réalisation même si le filme date un peu, est effrayante, wesley snipe est definitivement un très mauvais acteur.à retenir( le moment ou il réfléchit le doigt sur le lèvre est hilarant) J'ai vraiment cru que c'était un film comique mais non, c'est du n'importe quoi un mélange de tout et rien la musique est absurde du walt disney à stevie wonder(j'adore stevie wonder mais ça ne m'a pas aidé)et la scène de la fin????je cherche encore. enfin bref super kitch mais dans le mauvais sens du therme.
Spike Lee toujours égal à lui-même à cette époque! Toujours des films dans lesquels sont décrits les problèmes raciaux dans les quartiers populaires des Etats-Unis. Un film qui est toujours bon à regarder toujours aujourd'hui mais qui n'est pas assez pimenté!
Spike Lee est le cinéaste de la communauté afro-américaine le plus percutant.Et ce qu'il avait réussi de façon magistrale avec "Do the right thing",il le réitère sur un plan sensiblement différent avec "Jungle Fever".Son postulat est simpliste:la formation d'un couple inter-racial.Celui-ci provoque des ondes de choc dans leur entourage proportionnel à un tremblement de terre.Jugés,rejetés par les leurs;ils se heurtent de plein fouet au racisme ambiant.L'incommunicabilité des races est au coeur de cette comédie dramatique,par ailleurs un peu trop explicative.Spike Lee a la lueur de suivre d'autres récits parallèles comme ce modeste épicier italien qui s'éprend d'une black cultivée,ou un junkie qui fait atrocement souffrir ses parents pasteurs.Le bilan qu'il fait des relations noirs/blanc est sans appel:la cohabitation est possible,la fraternité proscrite,et l'amour carrément vilipendé.Tout cela dans le Harlem de 1991.Wesley Snipes est la tête d'affiche du film,mais c'est Samuel L.Jackson,sidérant en drogué irrécupérable et John Turturro,pour la paix des peuples,qui lui volent la vedette.Sublimé par une BO entièrement composée par Stevie Wonder,"Jungle Fever" dégage une vitalité imparfaite,mais sincère.Le principal.
Film précurseur du racisme non pas qu'anti noir mais le racistes des noirs pour les blancs. Spike Lee a plus de 10 ans d'avance sur le sujet avec son film Jungle Fever.
Coté acteur, on a vu Wesley Snipes dans des rôles plus musclés (Les 3 Blade, Demolition Man), et son jeu d'acteur bien qu'étonnant reste crédible.
J'ai vu un film... qui traite de la vie des afro-américains... Des blacks, quoi ? avec son lot de racisme, de préjugés et... de stéréotypes. Cette histoire d'amour (impossible ?) est filmé avec beaucoup de finesse. Les messages sont délivrés avec une certaine tendresse pour les comédiens qui s'approprient les personnages avec justesse. Je trouve que tous les rôles sont intéressants, et ont une certaine densité...