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Vivre sa vie: Film en douze tableaux
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note moyenne
4,0
326 notes dont 46 critiques
22% (10 critiques)
46% (21 critiques)
26% (12 critiques)
2% (1 critique)
2% (1 critique)
2% (1 critique)

46 critiques spectateurs

JeffPage

Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 531 critiques

3,5Bien
Publiée le 14/01/2013

4ème film de Jean-Luc Godard, celui-ci s'attaque au film a scénettes, dans le style de Rosselini. Dans ce film, il raconte la vie de Nana qui, de galère en galère, va finir par devenir prostituée. Ce qui frappe avant tout, c'est la manière froide que Godard a de décrire le métier, faisant dire à l'un de ses acteurs, sur un ton monocorde, les règles du travail. Cela donne une impression étrange, renforcé par l'absence de scène de sexe, donnant parfois l'impression de voir un documentaire ethnographique, étude de la prostitution mis en scène, avec le soucis de la mise en scène du réalisateur. Le fait que le film soit coupé en 12 donne l'impression de voir un film à sketch, genre auquel Godard était habitué à l'époque. Au final, on a affaire à un très bon Godard, mettant à nouveau Anna Karina sur le devant de l'affiche pour un résultat des plus réussi.

chrischambers86

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4,0Très bien
Publiée le 12/12/2012

Dans les annèes 60, Jean-Luc Godard s'est très vite imposè comme l'une des personnalitès les plus originales de cette nouvelle gènèration de cinèastes. "Vivre sa vie" rèvèle une fois de plus un crèateur extraordinairement fècond, une oeuvre en douze tableaux pouvant difficilement être classèe dans un genre cinèmatographique plutôt que dans un autre! En jeune vendeuse qui n'arrive plus à joindre les deux bouts en se livrant à la prostitution, Anna Karina trouve en Nana le plus beau rôle de sa carrière! Drôle et triste, sensible et magnifique, il faut voir ce petit animal plein de grâce pleurer devant "La passion de Jeanne d'Arc" ou danser dans une salle de billard pour apprècier sa prestation à sa juste valeur! D'une ètonnante originalitè et de surcroît admirablement interprètèe, le film se termine par la plus sèche des manières! Mais pouvait-il en être autrement! A noter la très belle partition de Michel Legrand où Godard utilise remarquablement le temps d'une scène une chanson de Jean Ferrat: "Ma môme"...

nekourouh

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4,0Très bien
Publiée le 26/05/2012

Film sur l'art, la liberté, l'amour à partir d'un budjet très mince. Ce qui frappe dans un premier temps, c'est cette pure économie de moyens : faire du cinéma et même du grand cinéma avec peu d'argent. Le résultat est très bon, ce qui venant d'un metteur en scène comme Jean Luc Godard n'a rien de surprenant. La mise en scène est tout d'abord appréciable. Le jeu d'acteurs est intéressant, Karina se libère peu à peu au fur et à mesure du film jusqu'à livrer une prestation satisfaisante. Les plans sont esthétiquement bien établis et la gestion du mouvement semble être l'un des principaux atouts du film. Cette gestion du mouvement vient accompagner une rupture totale des liens sensori moteur: image perception, image affection, image action. L'exemple phare de cette rupture est cette étrange scène où Anna Karina danse d'une manière assez frivole, dans la salle possèdant la table de billard, accompagnée d'une musique simple. Honorable également dans ce film, la musique. De qualité certes, mais surtout très bien utilisée dès le générique de début. Concernant le scénario, on ne pourra qu'apprécier l'ode à la liberté que signe Godard à travers ce film. Pouvoir disposer librement de soi même dans la phrase de Montaigne qui apparait au début du film "Il faut se prêtrer aux autres mais ne se donner qu'à soi même". Qu'elles sont les conditions qui font de nous des êtres capables de nous prêter aux autres sans pour autant nous donner ? Comment nous donner à nous mêmes ? Tant de questions essentielles qui animent le film. Cette jeune femme est-t-elle finalement libre ou victime de son manque de réflexion? Les dialogues également sont de grande qualité. Sommes nous réellement assez libres pour pouvoir vivre nos vies ? "Vivre sa vie" apparait également comme le tableau représentant la passion de Godard pour son actrice et sa femme: Anna Karina. Dans sa complexité, ce film ne pourra ravir que le public capable d'ouvrir ses sens et son esprit.

Guillaume182

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/05/2012

Tout simplement géniale. Vivre sa vie se décompose en douze parties et raconte l'histoire d'une femme qui se prostitue pour lutter contre l'ennuie, mais aussi et surtout pour subvenir à ses besoins. Godard dévoile une nouvelle fois une vision atypique du cinéma qui s'exprime avec des cardages magnifiques, des angles improbables et une mise en scène ingénieuse et au-delà de cela ce qui m'a le plus touché dans ce film ce sont les dialogues et les pensées philosophiques d'Anna Karina:On est toujours responsable de ce qu'ont fait, tout est beau il n'y a qu'à s'intéresser aux choses, l'art et la beauté c'est la vie. J'ai adoré la scéne du dialogue philosophique qui est un subtil questionnement sur la vie en société. Anna Karina est d'ailleurs bouleversante, douce avec un regard mélancolique bref elle est tout simplement captivante. Godard dépeint le milieu de la prostitution. Il est clair que ce film est pour Godard une déclaration d'amour à Anna Karina, sa caméra ne la quitte pas du regard. D'une autre manière on peut voir dans ce film une nouvelle critique du capitalisme. Captivant et parfois hypnotisant, Vivre sa vie est un pur chef-d'oeuvre!

alexisrucher

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 26/01/2012

"On doit tout mettre dans un film", écrivait Jean-Luc Godard dans un article publié en mai 1967. Oui, on doit tout dire et pour cela bousculer les codes de la narration traditionnelle, insérer un dialogue philosophique ou une référence cinématographique majeure. Dans ce film daté de 1962, on trouve de tout: Brice Parain et la question du langage, un extrait de "La Passion de Jeanne d'Arc" de Carl Dreyer avec le beau visage souffrant de Marie Falconetti, des trucs de série B (le film est du reste dédié aux films de série B), une lecture du "Portrait ovale" d'Edgar Poe, bref c'est du Godard pur jus made in années 60, intelligent et terriblement provocateur. Le comble de la provocation étant atteint par ces deux vues de dos qui marquent le début du film, admirables et en même temps si peu conformes aux codes cinématographiques. Pour le reste, c'est "l'histoire d'une petite vendeuse qui gagne sa vie tant mal que bien et qui trouve plus facile de se laisser aller à la prostitution" (dixit Jean-Luc Godard). Et cette petite prostituée est bien sûr incarnée par la délicieuse Anna Karina dont - suprême audace ou simple paradoxe - on ne verra que le haut du dos nu. Un film qui fête ses 50 ans et qui n'a pas vieilli.

brunocinoche

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 01/06/2011

L'association Godard Karina n'a jamais été aussi magnifique, le plus beau rôle qu'il ait offert à sa muse de l'époque. Un film fort, percutant et émouvant.

Antonin T.

Suivre son activité 32 abonnés Lire ses 48 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 17/05/2013

Le plus beau rôle d'Anna Karina. Un film d'une grâce et d'une retenue époustouflante.

Bertie Quincampoix

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4,5Excellent
Publiée le 29/05/2016

Organisé en douze chapitres, le quatrième long-métrage de Jean-Luc Godard invente des nouveaux codes cinématographiques qui marqueront des générations entières de réalisateurs (n'y a t-il pas un certain Quentin Tarantino qui affectionne particulièrement de découper ses films en chapitre ?). Ce film, intello mais pas complexe, offre des réflexions sur le cinéma lui-même mais aussi sur des thématiques plus métaphysiques comme le sens de la l'existence, la liberté et la possibilité du choix individuel, les liens entre le langage et la pensée... L'héroïne, superbe Anna Karina, se surprendra elle-même à philosopher dans un café avec un inconnu, interprété par le penseur Brice Parain. Une œuvre ancrée dans l'ambiance pré-soixantuitarde, portée par une musique magnifique et entêtante signée Michel Legrand et la chanson Ma môme de Jean Ferrat, qui fait lui-même une apparition, et par une mise en scène totalement novatrice de Godard.

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 133 abonnés Lire ses 1 004 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 24/05/2016

"Vivre sa vie : film en douze tableaux", portait d'une femme qui se prostitue pour remédier à l'ennui et surtout parce qu'elle manque d'argent, peine à émouvoir, malgré une modernité formelle incontestable (refus du champ-contrechamp; travelling fracturé qui mime le bruit des mitraillettes; filmer les visages dans les miroirs, etc.), à cause d'un ensemble qui cherche à créer du drame en s'appuyant sur un sentiment d'indifférence (les longues explications sur les réglementations de la prostitution; le final abrupte). Le film m'intéresse surtout par ses digressions sur la pensée, l'amour et la responsabilité, qui donnent une profondeur à un personnage au fond peu aimable mais finalement assez attachant, magnifiquement incarné par la sublime Anna Karina. Rarement un cinéaste n'aura autant crié son désir de filmer une actrice tout en étant incapable de faire surgir une véritable émotion autour du personnage qu'elle incarne : un véritable paradoxe pour ce film intéressant par sa mise en scène mais distant et inégal dans son contenu.

Plume231

Suivre son activité 519 abonnés Lire ses 4 613 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 19/12/2011

Le sujet est très fort et Anna Karina, dont la beauté photogénique fait encore des étincelles, est merveilleuse. Il y a des séquences très fortes dans ce film mais on a toujours l'impression que ces séquences sont fortes, grâce bien sûr à son actrice, le plus souvent pas grâce à Godard mais malgré Godard. Je vais pas faire mon naïf, je sais très bien que Jean-Luc Godard est un cinéaste beaucoup plus intellectuel qu'émotionnel. Il y a deux-trois excellentes idées de mise en scène intellectuelles comme celle où on nous explique de manière très détaillé le mode de vie d'une prostituée mais pour le reste on a l'impression qu'il prend un malin plaisir à se couper l'herbe sous le pied, et cela à mesure que la fin approche, et ainsi d'empêcher toute émotion, toute force à son oeuvre (au passage Porthos ne meurt pas dans "Vingt ans après" mais dans "Le Vicomte de Bragelonne" !!!). "Vivre sa vie" est loin d'être une oeuvre qui laisse indifférente mais elle aurait pu encore moins laisser indifférente si Godard avait abandonné quelques-uns de ses réflexes intellos.

gimliamideselfes

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4,0Très bien
Publiée le 26/07/2010

Lorsque Jean Luc Godard filme Anna Karina c'est quelque chose, si le film est moins fou, plus posé, plus austère que Pierrot le fou, à bout de souffle et consort il n'en reste pas moins un film troublant, intéressant, avec une mise en scène qui montre sans arrête sa raison d'être, jouant avec les angles de vues, les partis pris. On a aussi une magnifique discussion sur la philosophie, et une lecture de Poe totalement déroutante.

sigma95

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 11/06/2007

Merveilleux film, touchant et superbement bien mis en scène.

Shékiinä

Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 687 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/06/2013

On connaît l'amour que porte Jean-Luc Godard pour la littérature, notre chère capitale et toute forme d'art. Dans Vivre sa vie : Film en douze tableaux, il expose cet amour pour tous ça (comme dans beaucoup de ses films). Vivre sa vie est un film remarquable, un des plus discrets de sa filmographie mais qui mérite qu'on s'y penche dessus. Douze scénettes du quotidien morose d'Anna, une femme touchante dont on ne sait pas grand-chose à part qu'elle n'a pas l'air heureuse et qu'elle cherche à donner un sens à sa vie insipide ; et histoire aussi de gagner plus d'argent elle va alors se prostituer. Douze scénettes de la vie quotidienne filmées comme seul Godard savait filmer, avec des prises de vues de toute beauté, de dos, ou de face sur le doux visage d'une Anna Karina charmante et adorable, un noir blanc qui capte admirablement la lumière, et une belle musique de Michel Legrand.

Top of the World

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 11/05/2016

Nana rompt avec son compagnon, Nana se prostitue, Nana "fait de la philosophie sans le savoir"...Nana, c'est Anna (belle an(n)agramme) Karina, dont le visage inoubliable est amoureusement filmé par Godard. Ces douze tableaux (on pense aux "Tableaux parisiens", une des sections des Fleurs du Mal de Baudelaire) forment une sorte de poème narratif rigoureusement agencé et traversé de fulgurances sidérantes (comme quand un montage complètement saccadé illustre le mitraillage sonore d'une fusillade). Le regard acéré que porte Godard sur la société du début des 60's l'amène à filmer des personnages principalement intéressés par l'argent et la matérialité au détriment de la fantaisie (Nana danse joyeusement devant des hommes indifférents). L’héroïne, elle, choisit finalement l'amour, la vérité des sentiments, le silence à la place des mots (voir la discussion passionnante avec le philosophe). Spoiler: Un silence que le cinéaste lui accorde dans une scène magnifique où les dialogues ne sont pas dits mais énoncés par des sous-titres. Quelques instants plus tard, les deux amants parlent enfin mais c'est le cinéaste lui-même qui prête sa voix au personnage masculin. L'une des thématiques majeures du film, la relation entre l'artiste et sa muse, apparaît alors, rendue d'autant plus évidente par le texte d'Edgar Allan Poe cité à ce moment. De manière générale, une des grandes forces du film est de remarquablement intégrer à son propos les différents auteurs cités, qu'ils soient philosophes, romanciers ou cinéastes (Montaigne, Dreyer, Platon...). Grand film sur la condition de la femme (et notamment l'objectivation qui la menace) à la dimension sociologique évidente, "Vivre sa vie" est le geste radicalement moderne d'un artiste qui invente sa propre grammaire cinématographique, une oeuvre à la richesse telle que sitôt son visionnage terminé, le spectateur n'a qu'une envie: s'y replonger.

soulman

Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 462 critiques

4,0Très bien
Publiée le 03/05/2016

Magnifique portrait de femme, hommage de Godard à sa muse, Anna Karina, superbe, c'est aussi un témoignage sur le début des années 60. Un des films les plus narratifs de son auteur et un hommage réussi à Falconetti. Cependant, même si ce n'a pas beaucoup d'importance ici, la fin est un peu expédiée...

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