Derniers Avis : Cent mille dollars au soleil - Page 3
Cent mille dollars au soleil
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Coach Jordano
23 abonnés
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5,0
Publiée le 20 mai 2018
Ce film est juste une pure merveille... des acteurs fantastiques au sommet, un scenario bien ficelé et des dialogues de génie! A voir et revoir sans modération
Henri Verneuil est l'un de mes réalisateurs préférés donc il est fort logique que ses films sont presque tous des chefs d’œuvres pour moi. Je me rappelle de cette réplique
Oh tu sais, quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent.
Jean-Paul Belmondo et Henri Verneuil auront tourné huit films ensemble sur près de 25 ans. Le réalisateur avait dirigé l’anti-héros d'« A bout de souffle » (Jean-Luc Godard en 1960) dans le cinquième sketch de « La Française et l’amour » puis sur le célèbre « Un singe en hiver » où Belmondo avait fait la connaissance de Jean Gabin pour aboutir à un chef d’œuvre incontournable tiré de l’œuvre d’Antoine Blondin. Ils se retrouvent donc en 1964 alors que Belmondo vient tout juste d’achever « L’homme de Rio » avec Philippe de Broca. un autre de ses réalisateurs fétiches. De son côté Lino Ventura a lui aussi déjà travaillé avec Henri Verneuil dans « Les lions sont lâchés » en 1961. Quant aux deux acteurs, ils étaient réunis sur le plateau de Claude Sautet pour « Classe tous risques » (1960). Autant dire que tout ce petit monde est alors en proximité. On ne parlera pas de Michel Audiard qui est alors partout et notamment au générique de trois des films précités. Il connaît d’autre part très bien Henri Verneuil. Cette réunion au sommet puise sans doute ses sources dans l’envie de retrouver l’ambiance d’ « Un Taxi pour Tobrouk » (Denys de La Patellière en 1961 avec Lino Ventura) à laquelle on injecterait un soupçon du suspense du « Salaire de la peur » (Henri-Georges Clouzot en 1953), le tout teinté d’une bonne dose de dérision, façon "Les tontons flingueurs" (Georges Lautner en 1963), qui brandirait en étendard la présence du génial Bernard Blier. On l’aura compris, le film se passe dans le désert saharien, (le film est tourné au Maroc) où la confrérie des camionneurs est soumise à la dure loi de « la Betterave ». La betterave comme le sobriquet donné au patron diabétique de la compagnie de transport de marchandises qui règne en maître sur cette vaste région, interprété par un Gert Fröbe génialement explosif et grandiloquant en grande gueule qui dirige tout son monde à la schlague. L’entrée qui emprunte beaucoup à la dramaturgie du « Salaire de la peur » place le film sur les bons rails. Une course poursuite s’engage entre Rocco (Jean-Paul Belmondo) qui s’est emparé d’un chargement précieux que «La Bettererave » destinait à un conducteur novice et « Le Plouc » (Lino Ventura) à ses trousses payé pour le retrouver et ramener le précieux chargement. Sur les interminables pistes du désert marocain, les camions roulent seulement arrêtés par les avatars de la route qui sont l’occasion de l’entrée en scène d’un Bernard Blier absolument génial en routier libidineux, débitant le jargon d’Audiard comme personne. Le saccage d’un relais d’essence tenu par le trop méconnu Pierre Mirat, constitue de même un intermède très réjouissant. Mais la route est longue et Henri Verneuil comme quelquefois « Rocco », semble s’endormir au volant, peinant à relancer l’action de son film qu’il a sans doute eu tort d’étirer sur plus de deux heures. Il tente de s’en sortir en injectant une pointe de suspense dans le dernier tiers mais sans grande conviction. Le film reste donc sympathique mais semble malheureusement de nos jours, un peu atone. Un manque de rythme plutôt rare chez Henri Verneuil. On notera la présence de la très accorte Andréa Parisy qui trompera tout son monde.
Belmondo Lino et Blier (même si ces deux derniers ont un rôle assez différent de celui de leurs grands succès) avec Audiard aux dialogues : ça pouvait difficilement être mauvais.
Ce film pouvait être reçu comme drôle en 1964 : aujourd'hui il est insupportable. Raciste, colonialiste, sexiste, les stéréotypes méprisants et dévalorisants sont mobilisés tout au long du film, tandis que le spectateur et la spectatrice sont incités à être indulgents envers ces grands enfants que sont les hommes, qui boivent, se battent pour un rien, et en même temps sont forts et ont, eux, un vrai sens de l'amitié. A bannir totalement
S'il n'est pas toujours d'une très grande finesse, Cent mille dollars au soleil, qui fait penser par certains aspects au Salaire de la peur, se laisse regarder avec le plus grand des plaisirs. Il faut dire que beaucoup d'ingrédients de qualité y sont réunis. La mise en scène de Henri Verneuil est magistrale, et les plans larges sur le désert marocain sont magnifiques. Les dialogues, cultes, sont signés Michel Audiard. Et quel plaisir de retrouver autant de grands acteurs dans une même séquence – mention spéciale au drôlissime Bernard Blier. Un bon divertissement.
Michel Audiard aux dialogues, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura dit « Le Plouc » et Bernard Blier au casting, Henri Verneuil a su s’entourer des meilleurs talents de l’époque pour réaliser Cent milles dollars au soleil. Tourné en noir et blanc dans le désert marocain, le film dévoile une sorte de western où les chevaux auraient été troqués par des camions. On peut également percevoir dans ce film une réponse d’Henri Verneuil au Salaire de la peur réalisé une décennie plus tôt par Henri-Georges Clouzot. Quelques répliques bien senties signées Michel Audiard et la musique de Georges Delerue viennent relever une réalisation maîtrisée mais classique et un scénario linéaire non dénué de quelques longueurs. Le portrait non complaisant de ces trois ouvriers pas spécialement vertueux sur les terres d’une ancienne colonie française vaut aussi pour son réalisme niché dans quelques répliques pas uniquement pittoresques…
Pour ma part je trouve 100.000 $ au Soleil plutôt décevant, je ne l'avais encore jamais et avec Verneuil derrière la caméra Ventura, Belmondo sans oublier Bernard Blier devant la caméra je m'attendais à un palpitant film d'aventures bien troussé et dynamique mais en 2 heures il ne se passe pas grand chose. Certes les dialogues sont bons et les acteurs à l'aise dans leur rôle mais malheureusement le scénario est assez pauvre en péripéties car c'est un film d'aventures qui a peu à offrir à part une course-poursuite en camion et je me suis un peu ennuyé devant 100.000 $ au Soleil ; ça manque aussi d'un véritable méchant, pas vraiment d'adversaire à affronter. Dommage mais c'est comme ça.
Un film d'aventures comme ont en tournait dans les années soixante, avec aventuriers blancs arrogants, indigènes paresseux, paysages exotiques. Une bonne dose de machisme et de racisme paternaliste qui ne passerait plus aujourd'hui. Ca manque de souffle malgré le décor somptueux de l'Atlas marocain et le scénario est faiblard. Audiard en fait beaucoup dans ses dialogues, Belmondo cabotine, Ventura est un peu plus sobre. Le meilleur reste Gert Frobe, sous-utilisé. On éprouve tout de même du plaisir à revoir tous ces grands comédiens des sixties.
Un "western sur roues". Une course-poursuite dans le désert est l'occasion de réunir un sacré trio d'acteurs. Pas beaucoup de psychologie, c'est un film d'action assez linéaire qui bénéficie quand même de dialogues excellents et souvent drôles. L'originalité vient du fait que les protagonistes sont amis... "Quand je pense qu'on a failli avoir des mots"!!!!!!
Un très bon film d'aventures. Servi par deux grands acteurs, le scénario nous entraîne dans une course poursuite en plein désert. Les dialogues font mouches et les seconds rôles sont excellents (mention spéciale à l'excellent Bernard Blier). Un divertissement de qualité à voir ou revoir.
Je vois pas en quoi celà pose problème qu'il soit en noir et blanc, de plus la version colorisée est affreuse et de plus c'était peut être pas une question de choix mais de moyens, j'en connais pas beaucoup de films français en couleur avant 1964, c'est pas Hollywood. C'est vrai qu'il aurai pu être en couleur mais d'origine. Quant au film je cherchais des défauts, j'ai pas trouvé. Une époque ou on pouvait encore faire les choses convenablement, il illustre bien l'époque et ces milieux là, les dialogues sont impeccable évidement, les acteurs très bon dans leur rôles, ... aucun défaut pour moi.
Dans ce genre de film avec de tels acteurs, il y a toujours des dialogues et des petites anecdotes extraordinaires et dont on sent une authenticité certaine. Le début avec la tournée des bars entre chauffeurs est fendard. Même les dialogues et les scènes suivantes sont terribles, avec parfois une petite musique comique, notamment l'arrivée du bavard Bernard Blier auprès du camion de Lino Ventura ensablé. On n'en fait plus des comme ça :( Tout est bon !
Un classique ! Une histoire relativement simple, portée par une solide réalisation et des dialogues ciselés et une interprétation magistrale... Indéniablement un film d'acteurs... Et il est visibles que les comédiens ont pris du plaisir à jouer... Le film a admirablement bien vieilli... Une belle leçon de cinéma, rafraîchissante par rapport aux navets qui sortent régulièrement dans les salles obscures à l'heure actuelle !!!
Avec Verneuil et Audiard à la baguette, Belmondo, Ventura et Blier dans la cour de récréation, on se doute bien qu'il y'aura du spectacle Du cinéma que j'aime, grand spectacle et grands dialogues, indémodable, populaire et unique!!