Le Trésor de la Sierra Madre
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JCADAM
JCADAM

6 abonnés 370 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2021
Sans être un chef d'œuvre, le Trésor de la Sierra Madre est un film passionnant sur la soif de l'or, est son impact sur les relations humaines. Le scénario est solide avec une belle mise en scène et des acteurs très bon dans leurs différents rôles. Cependant le début est un peu lent, mais le film monte en puissance avec une fin ironique à laquelle je m'attendais pas et qui sort de l'ordinaire. Un bon petit western, en général je ne suis pas fan de ce genre en noir et blanc mais ce grand classique est une exception à la règle.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2020
A mi-chemin entre le western et le film d’aventures, John Huston réalise ici l’un de ses meilleurs films, dans les sommets arides des montagnes de la Sierra Madre.
En dehors de son amour pour l’aventure, Huston se distingue également en tant que formidable adaptateur de romans. Troisième des six longs-métrages que le cinéaste et Humphrey Bogart tourneront ensemble, Le Trésor de la Sierra Madre est une adaptation du roman éponyme de B. Traven, paru en 1927.
Cela fait déjà plusieurs années que John Huston projette d'adapter Le Trésor de la Sierra Madre quand la Warner achète les droits du roman de Bernard Traven, en 1941. Alors lorsqu’en 1947, le studio lui propose de réaliser l’adaptation de l’ouvrage culte de Traven, Huston accepte immédiatement. Ce roman est lui-même inspiré d’un poème germanique du XVIIIème siècle et raconte l’histoire de trois Américains à la recherche d’un trésor, trois hommes dont les destinées sont bouleversées par cette quête.
Huston a pris un certain plaisir à créer une collusion entre la littérature et le septième art. Il débute le travail d'écriture pendant la guerre, alors qu'il est enrôlé dans les troupes américaines. Officiellement, Huston ne rencontrera jamais l'écrivain, qui lui notifie cependant sa satisfaction à la lecture du scénario. Mais lors de la pré-production, Huston fait la connaissance d'un certain Hal Croves, qui se prétend envoyé par Traven pour le représenter. Ils s'entendent à merveille, si bien que le cinéaste embauche Croves comme conseiller technique. Des années plus tard, on apprendra qu'il s'agissait de Traven lui-même. Il faut dire que l’auteur a toute sa vue entretenu le mystère autour de son identité, considérant que seule son œuvre compte.
Le film livre un instantané sans concession du Mexique des années 1920. Années Folles en France, Roaring Twenties aux États-Unis, cette décennie promet beaucoup d’amusement des deux côtés de l’Atlantique. Au Mexique, les dorures ne sont pas sur les robes charleston, mais dans la tête de desperados désireux de faire fortune, et ce quel qu’en soit le prix.
C’est dans ce contexte postrévolutionnaire fragile qu’un duo d’Américains expatriés sans le sou va faire la connaissance d’un chercheur d’or vieillissant (interprété par Walter Huston). Dobbs (Humphrey Bogart) et Curtin (Tim Holt) le suivent dans la Sierra Madre, chaîne montagneuse qui donne son titre au film. On pense que trouver le bon filon est le plus dur, l’expérience des infortunés compères de la Sierra Madre va prouver que le garder est encore plus difficile. Dans ce décor âpre, la vie en est quasiment absente. En dehors de sordides lézards et de bandits sans foi ni loi, rien ne résiste à cet environnement. Le moral des hommes est mis à rude épreuve.
Aux côtés de Bogart, qu'il retrouve donc pour la troisième fois (après Le Faucon Maltais en 1941 et Griffes jaunes en 1942), le réalisateur impose la présence de son père, Walter Huston, dans le rôle du sage Howard. Le comédien accepte ce rôle de vieil aventurier rusé et édenté, et apprend l'espagnol pour satisfaire aux exigences du cinéaste, qui tient à filmer les autochtones dans leur langue natale : Le Trésor de la Sierra Madre est ainsi entièrement tourné en extérieurs au Mexique.
A ce titre, ce long-métrage est souvent considéré comme étant la première fiction hollywoodienne tournée presque entièrement à l’extérieur des Etats-Unis (Houston le présente ainsi dans ses mémoires), à tort. Une affirmation à nuancer car il semble qu’il y ait eu d’autres films américains tournés hors du pays, ne serait-ce que les derniers films de Rex Ingram, comme Baroud, tourné en 1933 au Maroc.
Lors de sa sortie américaine, le film reçoit un excellent accueil de la critique, qui salue sa densité psychologique, son esthétique et la qualité de sa mise en scène. Il continue de fasciner aujourd'hui encore : pour William Friedkin, « c'est un film incontournable sur l'avidité et l'un des meilleurs films à suspense jamais réalisés ».
Nommé quatre fois aux Oscars 1949 (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur second rôle masculin pour Walter Huston et meilleur scénario adapté), Le Trésor de la Sierra Madre décroche un joli score de trois trophées, passant malheureusement à côté de l’Oscar du meilleur film, attribué à Hamlet, de Laurence Olivier. Walter Huston obtient, au passage, l’unique statuette de sa carrière. Une consécration pour cet ancien ingénieur à qui l'histoire du cinéma doit beaucoup, à commencer par son fils John. Quoi de mieux pour lui que d’offrir à son père une fin de carrière avec les louanges de l’Académie ? Comme souvent, le cinéaste s’offre un caméo et les plus attentifs peuvent le reconnaître en costume blanc, dans plusieurs plans de rue où Dobbs lui fait l’aumône à trois reprises.
Pour incarner Dobbs, John Huston fait encore une fois confiance à son ami Humphrey Bogart. Quelques mois avant de jouer ce rôle, ce dernier déclare à un journaliste du New-York Times : « Attends un peu de me voir dans mon prochain film, je joue le pire salaud que tu n’aies jamais vu". Il est vrai qu’avec ce rôle antipathique, Bogart incarne un héros sombre et déploie toutes les facettes de son jeu d’acteur : tantôt séducteur ou blagueur, il lui suffit d’une fraction de seconde pour se transformer en monstre de cruauté dans une crise de paranoïa soudaine. Encore une fois, Bogart impressionne grâce à son charisme nonchalant, alors que l’acteur a déjà été consacré par Casablanca et plusieurs polars à succès.
Huston résume ainsi le personnage de Dobbs : il est l’aventurier dénué de morale, celui qui ne vit que dans l’obsession futile du gain. Le final du personnage est mis en scène dans une ville en ruines symbolisant sa propre existence. La boucle est bouclée : Dobbs est de retour en ville, son trésor est perdu, ses espoirs anéantis et sa vie détruite. Le message de Huston est clair : l’aventure selon cette voie est dénuée d’espoir.
Avec le personnage d’Howard, ancien prospecteur, on retrouve l’essence même de la thématique de John Huston pour lequel l’aventure n’est positive que dans sa construction et l’objectif (trouver un filon d’or, un faucon maltais ou une baleine géante) n’est qu’un prétexte. Howard est un aventurier épicurien et certainement le plus Hustonien des trois personnages.
Est-ce un hasard si John Huston offrit ce rôle à son père ? Certainement pas. En interprétant ce héros, Walter Huston signe ici une prestation remarquable. Tout en énergie et en joie de vivre (il suffit de le voir danser lorsqu’il a trouvé le filon), il insuffle une force époustouflante à son personnage, légitimement récompensée par un Oscar.
Initialement, le rôle du jeune Curtin était destiné à Ronald Reagan. Mais après avoir vu la performance de Tim Holt dans La Splendeur des Amberson (1942), d’Orson Welles, Huston lui propose d’interpréter le troisième aventurier de la Sierra Madre. Abonné aux westerns, Holt troque quant à lui son Colt contre un look d’aventurier qui lui sied comme un gant.
Des trois héros, il est sans doute le plus moderne et le moins romanesque. Il reflète la réalité d’une génération en devenir, celle qui construira l’Amérique après-guerre (le film est tourné en 1947).
Au final, Curtin n’a peut-être pas amassé d’or, mais il a enfin réalisé que sa jeunesse est une force qu’il va pouvoir utiliser à bon escient. Dans l’éclat de rire (peut-être un peu trop forcé) qu’il partage avec Howard avant le clap de fin, il affiche une confiance qu’il n’avait pas au départ. A l’inverse de Dobbs, Curtin a pris conscience de ses capacités et décide de partir à la recherche d’un autre trésor : après la mort de Cody (l’intrus qui vient tenter de faire un chantage auprès de nos trois héros), il réalise que cet homme avait une épouse et un avenir. Il décide de partir à la rencontre de cette femme auprès de laquelle il espère construire son avenir.
Pour l’anecdote, son père, Jack Holt, est également de la partie avec un rôle discret. N’ayant qu’un Golden Boot Award à son palmarès, Tim Holt livre une prestation sublimant celle de ses co-équipiers et en particulier d’un Bogart déjà consacré par Casablanca et ses polars à succès.
Finalement, les trois compagnons de la Sierra Madre offrent chacun une approche de l’aventure bien différente. Pour Dobbs, c’est une fuite en avant, pour Howard une raison de vivre, et pour Curtin un moyen d’arriver à ses fins. En décrivant le destin de ces personnages, John Huston démontre ici qu’il n’est pas le cinéaste de l’échec comme certains critiques réducteurs le laissent trop simplement entendre. Il est d’avantage le cinéaste de l’aventure, comme il s’est d’ailleurs toujours présenté lui-même, celui pour lequel l’objectif n’est pas l’objet de la quête mais l’expérience qui y mène. Il est donc temps d’oublier la critique désobligeante de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans "50 ans de cinéma américain" ("Le trésor de la Sierra Madre est un monument d’ennui académique"), Le trésor de la Sierra Madre se présente en effet comme un film pivot dans la filmographie de John Huston. Spectacle de tous les instants, ce film époustouflant, qui a inspiré Steven Spielberg pour sa saga Indiana Jones, est porté par trois comédiens au firmament de leur art.
BettyB
BettyB

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2020
Porté par des dialogues d’une rare intelligence, ce « trésor » est une farce pittoresque autant qu’une fable tragique sur l’échec existentiel et sur la nécessité d’en rire, coûte que coûte. Mais Huston est aussi le cinéaste de l’aventure, et chacun de ses trois anti-héros en symbolise une vision différente : l’absurde fuite en avant (Bogart, assoiffé d’or, sans dessein ni morale), une étape dans la réalisation d’un projet (Tim Holt, parfait en candide qui rêve d’un ranch) ou une raison de vivre. C’est évidemment cette troisième vision que défend le cinéaste en la faisant incarner par son propre père.
HibouDesNeiges
HibouDesNeiges

7 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 avril 2020
Ce film est un réel laboratoire expérimental sur le désir, l'avidité, la funeste passion, l'échec inhérent à toute relation humaine enfin. Que deviennent la morale, l'intelligence et les relations humaines face au désir insatiable de la richesse ? C'est à cette question que le film se propose de répondre en proposant un scénario bien soutenu, un trio d'acteurs très doués, chacun ayant une personnalité bien campée (la prestation d'Humphrey Bogart est d'ailleurs exceptionnelle). Le film, après une scène prophétique dans laquelle un vieux prospecteur se rit des vices de l'âme humaine, qui est par nature insatiable, progresse lentement, mais sûrement, vers un dénouement riche et, en fin de compte, plutôt optimiste. Magnifique film sur la nature humaine !
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2020
Un excellent film avec de très bons acteurs ou la fièvre de l or corromp les esprits
Humphrey Bogart grandiose
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2019
Pressenti pour être définitivement intégré à la bibliothèque du Congé des Etats-Unis pour son importance culturelle, ce "Trésor de la sierra madre" est un très bon film d'aventures. Peut-être ce qui se fait de mieux dans le genre. Jusqu'à présent, je n'avais jamais été pleinement convaincu par le cinéma de John Huston. Là, j'ai trouvé godasse à mon pied. Le baroudeur nous propose une aventure à la fois aride et froide frappée du sceau de l'échec. On ne sait faire aucun illusion : tout un chacun sait que, même s'il prétend le contraire, l'Homme finira toujours par se laisser gagner par l'ivresse de l'argent, avec des conséquences graves. La mort au bout. Il n'y a qu'à voir comment évolue le trio. D'abord complice, chacun devient suspicieux et deux d'entre eux en viennent même à l'affrontement. Cependant, au beau milieu de tout ce pessimisme, Huston apporte une touche d'humanité. Dans un tel contexte, la scène où est lue la lettre écrite par la femme du chercheur d'or tué par les bandits est émouvante. Comme le sont les envies de céder le quart des bénéfices à la veuve. Où le fait qu'un des deux restants (sur la suggestion de l'autre) soit d'accord pour aller trouver la dite veuve à Dallas, malgré la perte de l'or récolté. Comme quoi, ils se comportés comme des sagouins, mais font preuve d'humanité aussi. Ce qui les rend attachants. Porté par un trio hyper solide (Bogart dans l'un de ses meilleurs rôles), malgré une baisse de régime sur la fin, ce film reste un classique à consommer sans modération.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2019
Il suffit de connaître un peu le cinéma de John Huston pour savoir que le désir de richesse des trois aventuriers mis en scène en restera à son stade onirique, sa concrétisation ayant des obstacles majeurs à dépasser : l'arrivisme et la paranoïa. C'est avec une certaine ironie que Huston feint d'opposer aux trois chercheurs d'or d'autres convoiteurs (des bandits, des indiens, un mystérieux texan) pour mieux abonder dans le sens d'Howard, le plus expérimenté et le plus sage de la bande, qui affirme que nous sommes notre pire ennemi. Doté d'un schéma classique (présentation des personnages en ville et leur ambition de chercher l'or; succession de scènes dans la Sierra Madre; conclusion avec la division du groupe et une morale qui désamorce quelque peu l'échec de l'entreprise), le film gagne en tension au fur et à mesure que l'argent s'amoncelle : les visages deviennent plus tendus, l'amitié se dilue et devient méfiance. Si Howard et Bob prennent conscience de la nécessité à rester unis pour garder l'or intact en bas de la montagne, le personnage de Dobbs sombre quant à lui dans la folie. Dans la plus grande scène du film, après qu'il s'est cru débarrassé de son dernier rival et pensant donc être le seul possesseur du gain, le visage d'un Humphrey Bogart possédé se fond dans les flammes du feu de camp qu'il a lui-même allumé, image diabolique d'un homme qui croit parvenir à ses fins alors que le spectateur le sait perdu. Le film perd toutefois légèrement en intensité dans un final plus attendu, cruel en un sens mais dont la leçon tend à Howard une fin de vie apaisée et à Bob la perspective de rencontrer une femme brièvement évoquée (la magnifique scène de la lettre); en somme, le dénouement prend autant la forme d'une punition que d'une accession à la sagesse.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2018
Revoir Le Trésor de la Sierra Madre (Noir et Blanc 1948) avec Bogart et Walter Huston (le père), c’est l’occasion de redire la grandeur de John Huston comme metteur en scène d’atmosphères incroyablement prenantes mais surtout comme directeur d’acteur. Il faut se pencher sur l'historique de ce réalisateur pour apprécier vraiment Sierra Madre. Certes dans ses 40 films ils y a quelques navets commerciaux réalisés à la va-vite comme dans un brouillard. Mais résistent une bonne dizaine de chefs d’œuvre dont Le Faucon Maltais 41 (très étrange film noir avec Bogart et Peter Lorre) ; Key Largo 48 (splendide film d’aventures immobiles et d’amour intouchable avec Bogart, Baccall et EG Robinson : quel festival !) ; Alsphat Jungle 50 (l’archétype du film de cambriolage préparé où brille étonnamment ... Marilyn) ; African Queen 51 (l’opposition imprévue et ironique entre la forte et puritaine Katherine Hepburn et l’alcoolique Bogart) ; Misfits 51 où Huston a su porter Marilyn au firmament malgré ses manquements à l’horaire ; La Nuit de l’Iguane 64 (un des chefs d’oeuvre du cinéma où Huston maîtrise encore une fois un cocktail explosif et érotique d’un curé défroqué Burton, d’une tenancière de vieil hôtel au Mexique Gardner, d’une fille de poète démunie Déborah Kerr et d’une jeune nympho égarée Sue Lyon) ; et je passe pour aboutir à un des trois ou quatre plus grands films de tous les temps, son dernier chef d’oeuvre Les Gens de Dublin d’après Joyce (1987). Dans Sierra Madre, John Huston transforme le roman d’aventure de chercheurs d’or écrit magnifiquement par Traven en un incroyable huis clos de deux heures où s’affrontent un vieux creuseur désenchanté et héroïque, rôle construit en hommage à son père, (W Huston), un cynique (Bogart) et deux autres gold diggers bien campés dans un paysage de cactus, de sécheresse et de bandits patibuliares. Mais ce film sec part paradoxalement du cœur et nous parle depuis son premier plan où Bogart, totalement à contre-emploi, quête lamentablement auprès des Américains de Tampico jusqu’au fou rire final de Walter Huston devant le désastre qui se révèle le vrai trésor de la Sierra Madre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 juin 2018
Un de mes films preferes de tout les temps, un film inoubliable et tellement insidieux une grande lecon de cinema et de vie par la meme occasion. Jaimerais le redecouvrir pour la premiere fois John Huston etait tout un realisateur. En passant ce film a aissi remporter le meilleur scenario par Huston et le meilleur second role masculin pour son pere qui est formidable dans son role vous devriez verifier vos renseignements.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2018
Film d'aventure à l'ancienne assez sympa. Humphrey Bogart joue a contre courant de ses rôles habituels et ça en est que plus plaisant. La fin est assez surprenante et le rythme est bien mené.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2018
La soif de l'or entraîne la folie !
Ce film de John Huston n'aura pas la carrure de son premier long-métrage ("Le faucon maltais"), tout comme Humphrey Bogart ne campera pas un rôle aussi remarquable, même si pourtant très intéressant sur le comportement humain qu'il dénonce. "Le trésor de la Sierra Madre" restera agréable à découvrir, mais ne se hissera pas (plus) vraiment dans les indispensables du genre. Un classique de l'aventure qui restera certainement intemporel dans son scénario, mais peut-être pas dans son traitement (qui plus est parsemé de nombreuses lenteurs) !
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2018
Super intéressant de voir H. Bogart dans différents rôles au sein d'un même film : SDF, ouvrier, prospecteur et j'en passe. L'évolution de la personnalité de son personnage qui tourne peu à peu vers spoiler: la démence
est très jouée ! Ses associés sont également sujet à être suspecté lorsque l'or entre en jeu tout comme chaque nouveau venu dans le film. On appréciera tout le film et l'intensité des trente dernières minutes avec l'évolution de chacun, les animosités et une tension qui monte sur la destiné des uns, des autres et surtout de l'or, le précieux butin qui attire convoitise et tentation. Parfaitement construit, le scénario et son déroulé ne souffre aucune longueur ni aucun défaut. On appréciera le personnage d'Howard, le vieil homme qui a le sens moral, la méfiance, l'humanité et le bon sens des gens sage et encore vivant dans une conscience que le temps passe mais qu'il faut se satisfaire du nécessaire sans être trop gourmand. Très très bon !
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2018
Datant de 1948, "Le Trésor de la Sierra Madre" est déjà en soi une première reconnaissance pour John Huston puisque le film obtient l'oscar du meilleur réalisateur. À partir du roman de Traven, le cinéaste devient l'un des premiers américains à poser ses valises hors du pays pour nous conter l'histoire de ces trois chercheurs d'or improvisés. Sa peinture du Mexique rongé par le banditisme, où se forment les fameuses polices chargés d'éradiquer le phénomène est d'ailleurs très juste. L'inventivité du cinéaste laisse toujours sans voix, maîtrisant aussi bien les codes du western, du huis-clos ou de la comédie. Les trois protagonistes principaux sont quant à eux à la fois touchants, repoussant ou irrésistibles, témoignant d'une réelle profondeur d'écriture. Le personnage de Bogart en est le symbole, tour à tour parano, lâche et dangereux. Film majeur de Huston, "Le Trésor de la Sierra Madre" est enfin un des incontournables où se retrouve sa thématique fétiche à savoir l'échec. Celle-ci doit se compléter d'une évocation de l'aventure humaine et sa persévérance qui vont permettre aux hommes de repousser leurs limites le plus loin possible. Ce film est en soi un véritable trésor !
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2017
Le Trésor de la Sierra Madre est un bon western.
L'histoire est bien écrite, et créé de bons moments de tensions. Elle offre beaucoup de réalisme sur la soif d'or dans le rêve américain. Le final est en ce sens parfaitement choisi.
Le film tient très bien en haleine et l'évolution des personnages, notamment celui de Bogart, est parfaitement maîtrisée.
Humphrey Bogart est toujours impeccable. Les autres acteurs (dont j'ignore le nom) était d'un bon support, mais c'est bien Bogart qui illumine l'écran.
Bon western.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 décembre 2016
Ce film est sauvé par l'interprétation magistrale d'Humphrey Bogart. Déjà j'avais aimé sa composition d'un commandant de navire paranoïaque dans Ouragan sur le Caine, il récidive ici et j'avoue, il est très convainquant. La réalisation est bonne et la réflexion sur les dégâts occasionnés par l'appât du gain est bien retranscrite. Malheureusement, cette œuvre souffre d'incohérence, dont une de taille. spoiler: Quand on a affaire à un homme devenu fou qui attend que vous vous endormiez pour vous tuer,
je trouve absurde de le laissé libre de ses mouvements. Deuxième bémol, je n'ai pas aimé non plus le traitement des mexicains que l'on fait un peu trop passer pour des idiots naïfs. Donc, je le conseille quand même vivement car Humphrey balaye tout et nous emporte dans sa folie. Superbe acteur.
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