Van Gogh
Note moyenne
3,5
950 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

86 critiques spectateurs

5
15 critiques
4
18 critiques
3
21 critiques
2
11 critiques
1
12 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juillet 2015
Pialat était peut-être le plus grand cinéaste français de la fin du XXème et "Van Gogh" son meilleur film. On y retrouve le style unique de l'auteur de "La maison des bois", marqué par le naturalisme et une certaine improvisation, ou plutôt à la recherche des moments hors cadre, lorsque les acteurs oublient presque la caméra. Son "Van Gogh" est riche des ces temps-là, aussi moderne que "Loulou" et "A nos amours" car tout est axé sur l'action - au détriment de la reconstitution historique qui plombe tant de métrages - et sur les dialogues, réalistes, en phase avec le milieu social dépeint.
Cette exigence, cette pureté de ton trouvent aujourd'hui des échos dans le travail de Kechiche, voire dans celui de Quillévéré.
Dire que Dutronc est ici habité par son personnage est un euphémisme : il est génial et a face à lui des comédiens qui entrent dans leurs habits avec la même détermination (épatant Gérard Séty).
heathledgerdu62
heathledgerdu62

173 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2015
Jacques Dutronc joue à la perfection ce célèbre peintre. Le biopic se transforme en drame grâce à l'histoire d'amour entre lui et la jeune fille. Un très beau portrait d'un génie de l'art contemporain. Chef d’œuvre.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2015
Bien que n'appréciant pas spécialement Jacques Dutronc comme acteur, il faut reconnaître un talent de conteur de Pialat qui nous livre ici une période spécifique de la vie de Van Gogh, entouré avec bienveillance du docteur et de sa famille. C'est moins didactique que le film avec Kirk Douglas; ici on s'attache à la fragilité du peintre de façon très romantique. Un beau film qui marche d'ailleurs aussi très bien sans s'attacher absolument à la biographie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 mars 2015
Van Gogh entre déception et satisfaction

Genre : Biopic* des derniers instants

Aujourd'hui, je me suis intéressé au film Van Gogh du réalisateur Français Maurice Pialat, c'est l'un de ses films qui à fait le plus d'entrées au box offices avec Nous ne vieillirons pas ensemble. Il faut noter aussi que le casting du film, est alléchant avec Jacques Dutronc incarnant le rôle de Vincent Van Gogh, et Bernard Le Coq qui quand à lui incarne d'une façon pur Théo son frère. Ce duo de comédiens, ajoute un petit plus au film du fait de leur justesse dans le jeu ce qui rend les scènes de disputes entre Vincent et Théo touchantes et poignantes. La performance d' Alexandra London et celle d'Elsa Zylberstein sont de même très impressionnantes, ce qui compense un scénario trop faible et trop long à mon goût.

Pour ceux qui n'auraient pas vu le film, je vous résume l'histoire : Le film est une biopic des 67 derniers jours de la vie de Van Gogh depuis son arrivée en train à Auvers-sur-Oise jusqu'au jour de sa mort. Pialat nous présente les derniers moments de la vie de Van Gogh et met en avant la détérioration de son état mental tant que physique, sa relation avec son frère, et sa dépendance à l'absinthe et aux femmes. Cette emprise pour les femmes est mis en avant par le réalisateur en montrant la double relation amoureuse de Van Gogh, celle avec Adeline Ravoux la prostituée et celle avec Marguerite. Il est aussi intéressant d'observer le choix du réalisateur pour les costumes, si l'on observe bien on s'aperçoit que Adeline est souvent habillée d'une robe rouge qui rappelle l'amour, la passion et le péché (qui dans ce cas ci est la prostitution) alors que Marguerite arbore des robes ou des vêtements blanc ce qui signifie la pureté, l’innocence et la jeunesse. Le choix des vêtements correspond donc à la personnalité des personnages.

En décidant de mettre en avant les moments sombres de la vie de Van Gogh, Pialat s'intéresse plus à l'homme torturé qu'au peintre, il ne met pas assez en avant son œuvre : peu de tableaux de Van Gogh apparaissent dans le film, alors qu' à mon sens c'est sa peinture qui le définit le mieux. La plupart des personnes qui connaissent Van Gogh connaissent le peintre et non l'homme et donc s'attendent à voir dans le film, des tableaux célèbres comme Les Tournesols, La Chambre ou encore la Nuit étoilée (peint alors qu'il était à Auvers-sur-Oise), heureusement le portrait du Docteur Gachet apparaît dans le film. Ce qui démontre un casting de très bonne qualité c'est que Gérard Séty l'acteur qui joue le Docteur ressemble fortement au Docteur Gachet du portrait de Van Gogh.
La seule scène qui rend hommage au travail du célèbre peintre est la toute première scène du film où il peint une toile et ensuite s'en va prendre le train. Dans cette scène le plan de la caméra est rapproché, et l'on ne voit que les mains de Van Gogh, ce qui est voulu par le réalisateur, car sur tous les plan rapprochés où l'on voit Van Gogh travailler, c'est en fait Maurice Pialat lui même, peintre à ses heures perdues qui joue les scènes. A travers ces plans rapprochés, Pialat a essayé de reproduire les coups de pinceau de l'artiste et d'adopter le style de peinture qui lui est propre, afin de lui rendre hommage.

En conclusion on peut noter qu'il était risqué de ne représenter que les derniers jours de la vie de Vincent Van Gogh, car en faisant ce choix Pialat passe à côté de moments importants et connus de tous comme la nuit où Van Gogh se coupe l'oreille, événement brièvement évoqué dans le film. De plus rester assis pendant 2h38 à regarder un homme sombrer dans la folie pour enfin mourir seul dans une chambre, tout en sachant qu'il ne sera jamais reconnu de son vivant, cela fait bien réfléchir d'autant qu' aujourd'hui la valeur d' une seule toile de ce grand Monsieur est indécente. Si l'on s'intéresse au réalisateur on s'aperçoit que Maurice Pialat lui aussi ne fut reconnu pour l'intégralité de son œuvre qu'après sa mort. Au final même si le scénario est beaucoup trop lent, s'il n'y a pas assez de rebondissement et que l'on s’ennuie vite, je vous conseille quand même de le regarder pour le jeu des acteurs qui est excellent du fait d'un casting parfait. En 2 mots Déception et Satisfaction.

*Biopic : Anglicisme_ Film biographique d'une personne
Captain fantastic
Captain fantastic

32 abonnés 285 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 février 2015
Ouh la la le moment de solitude !! Il ne se passe rien et Dutronc est trop mou comme d habitude !!! Moi qui raffole habituellement de tout genre de biopic là c 'est trop indigeste mais pas étonnant avec Pialat !!
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2023
Van Gogh, ce film est tellement grand que je ne sais de quel coté commencer ... D'ailleurs tout ce film ressemble à la fois tant au cinéma de Maurice Pialat dans ces approches et de par son style qu'il en synthétise absolument tout ! Sa première scène, cette toile " peinte " au couteau, ce bleu étalé, sa coulure grisâtre, le passage est court, il dit cependant déjà l'essentiel.

A la fois enragé et empreint de lâcher prise, l'avant dernier film de la main du plus grands des réalisateurs Français est une longue plongée dans l'intime de cet Artiste dont les douleurs le rongent, en phase avec un ce même Pialat dont on imagine une introspection déguisée de sa propre histoire. La colère cohabite avec la douceur du cadre, moins cynique et dur que dans son précédent film, Van Gogh est au contraire charpenté avec un bois plus facile à sculpter. La peine et la souffrance sont pourtant identique, une extravagance pudique comme paradoxe d'une vie peinte dans l'outrance avant et après avoir flancher.

La langue est encore de la partie, ces réparties, son phrasé, ses dialogues, chacune de ses intonations raconte le parcours et l'opinion d'un homme qui analyse ses états d'âmes sous la lampe minutieuse d'une conception plus globale d'un rapport à l'autre, comme à soi-même. J'aime particulièrement cette citation tiré du film : " - On viens vous dire à table et voilà que vous êtes déjà au garde à vous ! " Un rapport de force sous couvert d'une fragilité.

Jacques Dutronc, le Van Gogh de ce film y est mémorable ! Ces compagnons aussi, mais lui seul ce montre aussi hypnotique. Il est magnifique, grandiose, touts les superlatifs n'ont pas assez de poids face à l'impact de son aura.

Les décors, costumes, les chants et les danses de ce film sont un autre enchantement qui bouleverse avec un sourire. Le portrait est encore plus beau de par les choix pris la direction de rendre naturel les impressions et la joliesse de cette narration qui en a question cran.

Un immense film !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 février 2015
Un film de Pialat qui séduit par son austérité et sa simplicité, du cinéma intimiste pour ceux qui aiment, néanmoins le rôle de Van Gogh est bâclé son personnage est peut fouillé.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 juin 2014
Une manière étrange de traiter la vie de Van Gogh , assurément ce film n'est pas un biopic comme les autres et n'est peut-être même pas un biopic tant on a le sentiment que l'essentiel se situe ailleurs que dans la vie du peintre Hollandais . J'ai personnellement trouvé que l'un des sujets les plus mis en avants au dela de la peinture était surtout les différences entre classes sociales et professionnelles de la fin du 19e avec leurs codes , leurs métiers , leurs langages etc mais c'est un ressenti personnel . L'utilisation massive d'ellipses et le fait d'avoir coupé des scènes importantes pour n'en montrer que la suite c'est vraiment très particulier , le fait de s'être concentré uniquement sur la fin de la vie du peintre et de ne montrer finalement que peu de peintures c'est également assez surprenant . L'interpretation de Jacques Dutronc est réellement impressionnante on ne peux pas le nier et peut suffire à satisfaire je pense certains spectateurs . J'ai été sensible à ce film mais je reste surpris et un peu sceptique .
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2015
Les trois derniers mois de la vie du peintre à Auvers-sur-Oise. Une biopic buissonnier émouvant, parfois un peu trop austère, qui aide à comprendre la personnalité complexe d’un génie, interprété par un Dutronc (césarisé) habité.
Teresa L.
Teresa L.

21 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2014
Bien sûr que ce film prend des libertés avec l'existence réelle de Van Gogh; si le film s'était appelé Vincent il n'aurait jamais été fait. Pourtant c'est bien de Vincent qu'il parle, plus que de l'homme illustre dont la biographie est censée être connue de tous (et là-dessus que bien des nez s'allongent). Le tournage du film fut chaotique, cessé deux fois, et pourtant peu de films donnent cette impression d'unité.
Un immense cinéaste (et Pialat fut le plus grand au monde) est un être qui fait coïncider son être intime avec son alter ego à l'écran ainsi qu'une obsession intime et en tire une logique narrative indépendante. C'est bien le cas ici. On ne voit pas la mer d'Auvers-Sur-Oise en se penchant de la fenêtre d'une mansarde; et quand le cheminot parle de gares distantes d'Auvers de plus de 500 kilomètres comme étant du voisinage immédiat c'est pas grave: Pialat mêle son histoire personnelle à celle qu'il met en scène. Ce n'est pas un hasard si Pialat est vu au tout début du film, dans un caméo à la Hitchcock, avec un clope à moitié éteint sur les lèvres, sur un quai de gare. Nul doute qu'il attendait le train où "les pauvres auraient d'aussi grosses fesses que les riches" tout en étant persuadé intimement qu'il n'y avait plus de trains. En 1991! Mauvaise foi ou symbiose parfaite avec son art? Les deux. Sans oublier d'évoquer le fait que ce "Van Gogh", en dépit d'une scène du cabaret deux fois trop longue, et imprudemment enténébrée, est une ode à la lumière. Pied de nez magistral à la naissance de la légende de l'artiste maudit? Je préfèrerais parler d'une immersion totale, qui pourrait tout permettre mais n'inclut pas tout.
Et Dutronc est suprême dans le rôle-titre.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 décembre 2013
Pialat a fait très fort. Faire un film sur Van Gogh et reléguer la peinture à un simple accessoire. C'est fort, très fort. Il a choisi en plus de ça de réinventer le personnage et sa vie. V. Gogh devient un type bien de chez nous à travers Dutronc. Mais oui, pourquoi pas Will Smith, Cate Blanchett, ou Woody Allen dans la peau du peintre? Une légère coloration de cheveux, un peu de barbe et le tour est joué. Pialat vide le personnage de tout ce qui le rend unique pour en faire un type plat, lisse, et d'une banalité ennuyeuse. Son film devient du même coup lui aussi ennuyeux à mourir. A quoi ça sert de filmer le personnage dans sa vie de tous les jours? Dutronc marche, parle, boit un coup au bistrot, danse, va chez le docteur, se tape des filles et de temps en temps peint. Bon et alors? Alors rien ou presque pendant 2h30...
Pialat vivait il dans un autre monde? Est ce de l'arrogance de sa part de vouloir s'attaquer à un tel personnage. Je ne sais pas. Pour des raisons artistiques tout est possible, on peut transformer, changer, ou inventer. Si le résultat est bon, on crie au génie, par contre si c'est raté...
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2013
Le célèbre cinéaste Maurice Pialat s'attaque ici aux derniers jours de la vie du peintre impressionniste Vincent Van Gogh. Dans ce film, le réalisateur français tente de capter l'état d'esprit du peintre sur la fin de sa vie. Grâce à un Jacques Dutronc transcendé par son personnage, le spectateur découvre un artiste malheureux (car conscient de sa solitude) et génial dans son travail (Van Gogh conscient aussi de son talent), entouré de personnages attachants, désillusionnés, ou encore égoïstes. Pialat, à l'aide de sa mise en scène très réaliste, parvient à créer des liens à la fois forts et diverses entre tous ces personnages. Et même si tous ces rapports ne sont pas aussi intéressants les uns que les autres, on reste émerveillé par la poésie et la douleur qui en ressortent. Si le film devient un peu moins passionnant sur la fin, notamment à cause d'un point de vue (celui de Van Gogh) qui diverge quelque peu, il reste émouvant, notamment grâce à la relation d'empathie poignante du spectateur pour ces personnages.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 avril 2013
Plus difficile d' accès que le biopic de Minnelli (avec K Douglas) . Pialat verse plus dans l'austérité sur la forme et prend le temps de "peindre sa toile" (le film dure 2h 30). Dutronc verse dans un style tout en intériorisation, mélancolique bien adapté à son personnage. Pialat s'est concentré sur les deux derniers mois de la vie du peintre à Auvers sur Oise, sa relation avec le docteur Gachet . Si parfois, certains passages semblent un peu inventé (la relation avec la fille du doc'), on retrouve en revenche la relation faite de méfiance, de rancoeur avec son frère Théo.
Un film complémentaire donc selon moi à celui de Minnelli, plus personnel
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 octobre 2012
Et voilà, j'ai enfin vu le dernier long métrage de Pialat qu'il me restait à voir. C'est bizarre de savoir que plus jamais je ne pourrai m'extasier pour la première fois devant un de ses films. C'est un peu triste.

Je dois dire que si j'aime bien Van Gogh en tant que peintre, que ça vie je la trouve intéressante, ici ce n'est pas sa vie à Van Gogh qui m'intéresse, mais bel et bien ce que Pialat peut en faire. Cette capacité folle à créer le sublime dans des moments ordinaires avec toute la crasse et la vulgarité qu'elle implique.

Et là les moments de narration pure, qui sont rares il faut le dire, la plupart des scènes sont juste des scènes de vie, Pialat ne s'enquiquine pas à filmer ce qu'il n'a pas envie de filmer, ne sont pas forcément ce qu'il y a de mieux dans le film. On comprend l'histoire, simple, sans qu'on en rajoute, alors le film possède de nombreuses petites ellipses passant sous silence les moments qui auraient pu causer au film quelques longueurs.

Pialat fait sans nul doute parti des grands parmi les grands pour cette capacité à filmer quelque chose que nul autre ne peut filmer (si ce n'est un cercle très réduit). Il peut filmer Jacques Dutronc et Alexandra London, qui jouent respectivement Van Gogh et Marguerite, sans que l'on voit les acteurs jouer, ou bien que l'on croit voir les vrais Van Gogh et sa vraie maîtresse, ou que l'on croit aux personnages, il arrive à filmer quelque chose de beau : pas seulement une représentation de la tendresse, mais bel et bien la tendresse elle même.
Lorsque dans les champs de blé l'on voit Marguerite en contre-plongée avec son chemisier grand ouvert ne laissant que peu de place à l'imagination sourire et Vincent Van Gogh couché derrière elle, on accède à une dimension absolument magistrale dans le cinéma.

Lorsque j'y réfléchis les seuls qui y sont parvenus à ma connaissance sont Pialat (bien sûr), Dumont, Bresson, Godard (de temps en temps lorsqu'il arrive à revenir à quelque chose de plus simple) ou bien encore Grandrieux. Bonello peut également y parvenir grâce à l'utilisation de la musique. Mais c'est les seuls et encore les deux derniers c'est dans une moindre mesure.

Il faut arriver à un cinéma tellement simple, tellement pur qu'il en devient transcendantal. C'est le cinéma que j'aime. Même si j'avais détesté le reste du film (ce qui est loin d'être le cas), ce genre de scène dans le film le sauveraient complètement.

Je dirai même que c'est dans ces instants de communion entre toutes les composantes qui font le cinéma et qui lui permette de jaillir hors de l'écran qui rendent parfois l'art plus vrai que la vie réelle et qui nous font envier la vie de ces personnages, leurs petits moments de bonheur.

Comment ne pas sentir son coeur s'envoler dans sa poitrine lorsque Marguerite pose pour la première fois son épaule sur Van Gogh ?

Contrairement aux autres Pialat comme Nous ne vieillirons pas ensemble ou à nos amours où j'adorai les scènes de cruauté ordinaire entre les personnages que je trouve incroyablement vraie et touchante, ici les disputes ne m'ont pas forcément émues. Ce que je voulais voir c'était cet amour pur, unilatéral naître. J'ai retrouvé ce qui m'avait ému dans Flandres de Dumont.

Il a aussi ce souci du détail, ce plan où un type ramasse Van Gogh agonisant, ce cadre parfait où on voit cette vieille bicyclette posée sur le côté, ou bien ce petit vieux qui donne de l'alcool à Van Gogh, des moments qui sont authentique par essence.

Ce Van Gogh n'est sans doute pas mon Pialat préféré, je lui préfère à nos amours, nous ne vieillirons pas ensemble et surtout la maison des bois, mais Van Gogh aura une place de choix dans mon coeur parce que justement c'est le genre de film qui laisse croire au bonheur.

Du cinéma du vrai. On est pas au théâtre, on est pas au spectacle, on est dans le réel, dans la beauté des moments simples et profanes.

Et je ne peux pas finir cet avis sans parler d'Elsa Zylberstein qui sans diffamation trouve enfin le rôle parfait pour elle, un rôle de …
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2012
Ce film retrace les soixante dix derniers jours de la vie de Van Gogh et se concentre sur ses relations avec la fille du docteur Gachet. Mais où est passée la passion dévorante de peindre ? Elle n'est presque jamais retranscrite par Pialat qui préfère s'éterniser sur des moments interminables de repas, de fêtes et de soirées décadentes.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse