Scènes de la vie conjugale
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HibouDesNeiges
HibouDesNeiges

7 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 avril 2020
Film bouleversant, mais dont la fin verbeuse me déçoit quelque peu. J'ai dû regarder ce chef-d'oeuvre une dizaine de fois et je ne me lasse vraiment pas de la force des dialogues, du duel des deux amants qui sont en pleine dialectique hégélienne, passant de bourreau à victime en une fraction de seconde, de la beauté plastique qui auréole le film et de cette histoire de couple qui a une portée absolument universelle. La scène où Johan annonce son départ pour Paris est d'une modernité furieuse et d'une force incroyable. La froideur qu'affecte Erland Josephson, le trouble de Liv Ullmann, les suppliques, la colère, les sentiments déçus, les échecs inévitables de toute vie de couple routinière et bourgeoise... Il n'est plus possible de voir cet aspect de l'existence de la même façon après avoir vu un tel film.
que du cinéma
que du cinéma

6 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2019
Film traitant des sentiments humains dans un couple sur plusieurs années. Film tourné à la base pour la télé, donc pas très bonne qualité d'image. Sinon bonne histoire et bon rythme.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2019
En presque 3 heures extrêmement tendues mais pleines d'humanité, Bergman dissèque et révèle les forces, les faiblesses, les hauts, et les bas d'un couple en apparence idéal. Filmé avec une extrême précision, 'Scènes de la vie conjugale' est dur, mais aboutit à une conclusion d'une grande beauté.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2018
Vu en version longue de 5h, les 6 épisodes télé d’origine. Chef d’œuvre. Radiographie du couple à la fin du XXème siècle. 5 heures de problèmes de couple sans qu’on s’ennuie. Dispositif simple : presque toujours en intérieur autour des deux personnages principaux. En dépit de la domination des épisodes de dialogue, Ingmar Bergman n’utilise presque pas le champ/contre-champ contrairement à nombre de téléfilms paresseux. Liv Ullman est splendide.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2017
Une succession de scènes sur la vie de couple où les discussions parfois futiles nous emmènent dans des considérations profondes sur le bonheur humain ou la façon d'être heureux quand le temps qui passe sépare ou consolide les êtres.
Parfois très dur.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2017
Ingmar Bergman au sommet de son art et de sa reconnaissance internationale livre sa vision du couple en six chapitres. Deux couples sont en réunion amicale. Le premier (Erland Josephson et Liv Ullman) vient de faire la une d'un magazine pour le modèle d'équilibre et de réussite sociale qu'il représente, le second (Bibi Andersson et Jan Malmsjö) semble au bord de la rupture et ne parvient plus à communiquer qu'en donnant en spectacle ses déchirures. Mais contrairement aux apparences exposées de prime abord par Bergman c'est dans le couple modèle que le gouffre va se révéler béant. Le réalisateur lucide et pessimiste comme jamais, expose les différentes phases de ruptures et de réconciliations avortées qui jalonnent cette séparation qui n'en finit pas . Sa caméra comme toujours au plus près des visages, révèle tout des tourments de chacun des personnages. Liv Ullman et Erland Josephson sur le gril pendant près de trois heures sont magnifiques et bouleversants tous les deux, ne parvenant pas à se résigner à voir disparaître le douillet confort des habitudes né de la connaissance profonde qu'ils ont l'un de l'autre. Bergman qui a multiplié au cours de sa longue vie les expériences amoureuses, livre une vision sans illusion sur l'union des êtres qui revêt selon lui toujours du factice. Sublime de lucidité mais aussi de désespoir.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2016
Incroyable projet que de filmer la vie d'un couple en cinq heures (six épisodes d'une cinquantaine de minutes) et de ne garder que très peu de personnages secondaires autour de Johann et de Marianne, incarnés par le merveilleux duo d'acteurs Erland Josephson-Liv Ullmann. En épurant sa mise en scène, notamment au niveau de l'échelle des plans avec une quasi-exclusivité de plans moyens, de plans rapprochés et de gros plans, Bergman mise avant tout sur l'expressivité de ses acteurs afin de saisir les moindres nuances qui parcourent leurs visages et installe une atmosphère anxiogène, renforcée par l'absence de musique et par l'idée du huis-clos. Il s’agit donc, au fil des réflexions abordées et des tensions accrues, de montrer le passage d’une relation-modèle à un couple fracturé, qui se rend compte qu’il ne tenait que grâce aux non-dits et à une hypocrisie jamais avouée mais secrètement partagée. C’est donc le sujet de l’infidélité qui fait basculer le film dans le drame, sans toutefois que la rupture entre Johann et Marianne ne remette en cause l’amour (ou l’affection) qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, comme en témoigne une fin étrangement apaisée, qui fait écho à une ouverture montrant la complicité du couple; sauf que ce moment dans une « maison obscure quelque part sur terre » laisse derrière lui des flots de larmes, de cris et de coups qui se seront immiscés au milieu d’une parole exigeante, laquelle aura exploré avec une intelligence et une maturité impressionnantes les questionnements existentiels des deux personnages. Quant à Johan et Marianne, s’ils sont si émouvants, c’est parce que leurs problèmes sont les nôtres et parce que Bergman aura réussi à créer une langue à la fois singulière (quels films, sinon ceux du maître suédois, sont écrits de la sorte ?) et complètement universelle pour les exprimer. « Scènes de la vie conjugale » est donc une des œuvres les plus passionnantes du cinéaste, parce que sa mise en scène s’efface au profit des personnages, qu’il laisse s’aimer, se battre et se réunir avec une compassion et une tendresse des plus vibrantes.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2016
Bon, évidemment, ce parcours psychologique et émotionnel de 2h40 en immersion aux côtés d'un couple qui se déchire et se retrouve dans un confort loin de tout absolu bénéficie de toute l'intelligence d'Ingmar Bergman, metteur en scène attentif à l'humain jusque dans les moindres détails, et déjà fort à l'époque d'un parcours personnel qui lui permet une vraie crédibilité sur un sujet aussi complexe. D'ailleurs, à bien des reprises, les situations et les comportements de Scènes de la vie conjugale sonnent vrai, même dans les cas où certains d'entre eux paraissent au premier regard un peu exagérés (la cruauté de Johan, la tendance sacrificielle de Marianne). Évidemment, il s'agit quand même de souligner toute la profondeur des contradictions humaines dans son rapport à un partenaire censé tout lui apporter sans rien lui retirer, équation si difficile à résoudre de façon symétrique. Rien de mieux, dans ce cas, que de mettre en lumière les extrémités auxquelles les attentes émotionnelles peuvent pousser des êtres qui, dans l'amour, essaient de se livrer totalement. Rien n'est toutefois grotesque ou outrancier, parce que Bergman partage les torts, évitant un discours unilatéral et acerbe, mais aussi parce qu'il désamorce lentement la violence de certains gestes en faisant inévitablement graviter ses deux personnages l'un autour de l'autre, entre recherche perpétuelle, déchirement et réconciliation. Ce que Johan et Marianne ont trouvé l'un en l'autre, c'est la forme la plus proche de l'amour tels qu'ils le convoitent, et c'est pour ce Graal sur lequel chacun tire si fort de son côté que leurs démêlés ou leurs attitudes peuvent a priori et injustement se révéler outrancières par moments. Le problème n'est pas dans l'écriture, mais plutôt dans le support. Assez proche du travail de Milan Kundera, par exemple dans l'Insoutenable légèreté de l'être, Scènes de la vie conjugales se prêterait sans doute mieux à la littérature, medium psychologique pratiquement par essence, qui porte toujours en lui le questionnement séminal de l'écrivain. Ici, l'image n'apporte pratiquement aucune plus-value, même si les comédiens se débrouillent bien. Je sais bien que l'idée est de venir chercher un côté brut que n'aura jamais un livre, en mettant le spectateur face à une image tangible et inarrêtable qui s'approche de la vérité autant par sa matérialité que par l'absence de contrôle qu'on a sur elle (l'image défile sans retour en arrière possible, et la proximité qu'on sent vis à vis d'elle ravive le désir de changer ce qui ne nous y plait pas). Pour moi, ce côté est sabordé par un aspect catalogue qui cherche à regrouper sous une seule relation une multitude d'égarements amoureux, faisant souffrir les personnages qui, coincés entre cette prétention à la vérité et une volonté de trop en dire, perdent parfois leur caractère inviolable, leur spontanéité et leur liberté. Tout est vrai, d'une vérité parfois un peu trop lourde pour qu'un seul couple puisse la porter de façon si intense tout en restant indubitablement crédible et touchant. Ça n'empêche pas le final d'être magnifique, et l'ensemble des dialogues de témoigner d'une conscience délicate, tout en sachant rester interrogative et vivante, du déséquilibre des amours humains. Intelligent, mais assez peu cinématographique.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2018
Un très bon Bergman, compliqué à digérer vers le milieu mais les deux derniers chapitres selon moi réhaussent l'ensemble. Toute la troupe a Bergman est présente, il est agréable de les découvrir au fur et à mesure. La réalisation, l'éclairage et les décors sont soigné comme d'hab, peut être l'un de ses plus beau film en couleur après Fanny et Alexandre. Erland Josephsson et Liv Ullman y jouent un couple formidable en proie à des problèmes classiques au cinéma du moins, le genre de trucs ennuyeux pour rester poli que seul Bergman pouvait rendre vibrant, passionnant. C'est très bavard comme souvent, un peu trop parfois mais avec Bergman c'est un effort à faire qui vaut le coup. Les couleurs sont magnifiques par moments, les scènes tranchantes (le repas d'amis, la dispute du divorce). Bref Ingmar Bergman dans ce qu'il fait de mieux nous régales une nouvelle fois.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2015
Un film passionnant qui dissèque avec brio la dislocation de l'amour et du couple. Bergman, le chirurgien s'autoanalyse en mettant en scène Liv Ullmann et lui-même à travers Erland Josephson, dans une histoire qui intrigue et permet à ses personnages d'évoluer inexorablement mais de manière très délicate. Tout s'écroule autour du spectateur qui est plongé dans l'évolution inévitable des sentiments et vit avec ce couple parfait qui voit la fin de l'utopie que représente pour le cinéaste suédois le couple éternel. C'est magnifiquement mis en scène, et superbement joué, souvent déchirant, parfois drôle, en tout cas très marquant.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2015
Initialement réalisé pour la télévision en 6 épisodes, Scènes de la vie conjugale est sorti en 1974, dans une version raccourcie – de 2h50 tout de même. Porté par les magnifiques Liv Ullmann (vraiment superbe) et Erland Josephson, le film est une œuvre puissante sur le couple, exposé sous toutes ses coutures : ses moments de tendresse, d'amour, de joie, mais aussi ses tensions, ses non-dits, ses petites hypocrisies, et ses épisodes de violence, y compris physique. Ingmar Bergman, qui fut marié cinq fois, s'est ici fortement inspiré de sa propre vie amoureuse.
Marian88
Marian88

2 abonnés 190 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2015
Film de dialogues très surprenant dans le fond comme dans la forme. Peut plaire comme déplaire pour son côté un peu dérangeant entre un couple en passe de divorcer.

La continuité des 6 chapitres du film est totalement abracadabrantesque.

La belle Liv Ullmann a quand même un rôle assez nunuche.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2015
Avec Scènes de la vie conjugale, Ingmar Bergman n’y va pas avec le dos de la cuillère. C’est violent, âpre, sauvage dans l’exploration des sentiments mais aussi, de par l’aspect féminin qui s’en dégage, empli de compassion et d’intelligence. C’est presque un polar des sentiments avec son lot de meurtrissures et l’œuvre, puissante, n’épargne aucun détail dans la cruauté de son analyse du couple. Pire, un désespoir profond y guette l’homme dans la sorte de cannibalisme glacé qui habite son âme face à la toute puissance de la femme dans sa douceur et sa spiritualité. Avec Bergman si l’amour n’est envisageable que par instants fugaces, c’est parce que la figure féminine dans son pardon, à la fois femme et génitrice, parvient à transcender des peines et qui sont les maux de l’humanité toute entière.
« Attends-toi à ce que je parte au minimum sept mois, mais je reviendrai peut-être dans huit jours… » nous dit le personnage de Liv Ullmann. Si le dialogue semble être la seule issue au milieu du silence, il est en même temps la somme de tous les tourments de par son incapacité à résoudre les maux. Et si le silence ressemble à une crucifixion, c’est une re-découverte de l’autre comme après une mort consumée qui débouche sur la vie, et c’est aussi le temps qui fait office de guérison. Tout est exploré dans ce film du désir, de la sexualité et de la frustration. « L’amour c’est ce qui commence après que l’on se soit aimés et quittés ». Voilà ce que nous dit encore le personnage de la femme dans cette œuvre passionnante qui opère une véritable dissection de la relation amoureuse.
Pierre Olivier D
Pierre Olivier D

12 abonnés 71 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2014
J'ai découvert l'oeuvre de Bergman grâce à ce film, c'est pourquoi j' y éprouve un sentiment particulier.
Les premières minutes, ma première impression fut plus que mitigée, trop cérébral, trop figé, ce couple de notables suédois qui s'autogratulent est d'un ennui profond... Puis, petit à petit chaque personnage se dévoile, l'atmosphère y devient lourde et dramatique, on plaint la femme puis l'homme puis les deux !
On espère une réconciliation, on s'attire de nouveau puis tout explose encore, les rôles s'inversent les reproches et les aveux aussi, situations qui évoluent crescendo atteignant presque son paroxysme.
Film à la limite du machiavélisme. Liv Hullman, à la fois soumise,sensuelle parfois perverse y est magistrale.
guifed
guifed

75 abonnés 286 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2014
Ne vous attendez pas à être surpris par le scénario: ce sont des tout bonnement des scènes de vie conjugale. Est-ce pour autant aussi banal qu'un catalogue de scènes de vie conjugale? Non! Bergman réussit à captiver le spectateur pendant près de 3h (!!!) avec des... scènes de ménage. Comment cela se fait-il? Premièrement, la caméra de Bergman est à l'affût. Quitte à bousiller un peu les codes esthétiques de la mise en scène et à rendre l'impression d'ensemble un peu rêche et saccadé, il parvient à se mettre au plus près des ressentis des acteurs, de leurs réactions, et donc des attitudes typiques de couple. En plus de l'intelligence et de la clairvoyance du réalisateur, il a donc fallu un jeu d'acteur proche de la perfection. Et Liv Ullmann s'en charge à merveille. Certains plans sont magistraux. Les dialogues le sont encore plus, même s'ils ont parfois tendance à s'étirer en longueur. La vision du réalisateur est certes plutôt pessimiste (pour lui la vie en couple tue l'amour, et ce de manière inexorable; ce n'est qu'en créant le manque que l'amour revient, autrement il tend à s'estomper et à laisser place à une affection qui se transforme en amour feint) mais le fait est que son regard acéré, servi par une caméra non moins acérée,a permis un vrai tableau du couple moderne, lucide et intense autant dans le fusionnel que dans le dégoût mutuel, alternance nécessaire dans le couple à la Bergman.
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