Mon AlloCiné
Scum
note moyenne
4,0
193 notes dont 35 critiques
34% (12 critiques)
43% (15 critiques)
20% (7 critiques)
3% (1 critique)
0% (0 critique)
0% (0 critique)
Votre avis sur Scum ?

35 critiques spectateurs

stebbins

Suivre son activité 298 abonnés Lire ses 1 783 critiques

5,0
Publiée le 08/10/2011
Un choc intégral hautement subversif pour son époque et pour la nôtre, un bloc de haine sculpté dans la pierre brute d'une maison de redressement britannique : voilà ce qu'est ce Scum, titre ordurier en forme de crachat véritable, pamphlet anti-carcéral réalisé par le grand maître du cinéma " made in britain ", l'incontournable Alan Clarke. Dans ce microcosme ultra-politisé au sein duquel les dignitaires donnent les mauvaises réponses au lieu de ( se ) poser les bonnes questions la loi de la jungle et celle du silence semblent être les seules échappatoires narratives d'un film à la maîtrise inouïe, d'une fluidité et d'une précision remarquables et implacables. Si Scum est un grand chef d'oeuvre formaliste il possède en outre un regard rigoureux et documenté sur les borstals qui n'aurait rien à envier d'un Orange Mécanique. Au pied du mur de l'institution et des réformateurs, les jeunes n'ont d'autre occupation que celle de supporter. Par tous les moyens. Entre violences extrêmes, corruptions et monologues stériles à l'adresse des gardiens ces derniers peuvent au mieux conserver leur liberté d'esprit : c'est ce que représente la figure d'Archer, martyr insolent et impertinent cherchant vainement à bousculer l'ordre établi, rejetant avec lucidité les raisons absurdes d'un tel fonctionnement avant de se résigner comme ses compagnons de galère. Dans ce drame à sens unique, froid comme la mort, dans lequel le faible degré de justice se trouve réduit à une minute de silence dérisoire la colère gronde de part en part. Impressionnant.
gimliamideselfes

Suivre son activité 841 abonnés Lire ses 3 668 critiques

4,0
Publiée le 04/09/2015
Ah, je savais que c'était possible de faire des films dans une prison (ou centre de redressement ou ce que tu veux) sans que tout le monde ne soit des gentils innocents. C'est le genre de film qui change avec les trucs où tout le monde est gentil, tout le est beau et ce sont les vilains gardiens qui sont très méchants. Ici tout le monde (ou presque) a quelque chose contre lui, il n'y a pas réellement de type droit, juste des gens qui tentent de survivre, qui obéissent, qui font ce qu'on leur demande, ou qui refusent de faire ce qu'on leur demande, qui obéissent à la loi du silence. Et c'est ça qui est fort dans le film d'Alan Clarke, c'est que c'est viscéral, ça prend aux tripes, ça cogne dur, ça ne fait pas semblant, mais contrairement à un autre film "du genre" : The Tribes que j'avais détesté les personnages existent il n'y a pas cette impression de rajouter du glauque pour rajouter du glauque. Ici le monde va mal, mais il existe ce monde, ce n'est pas juste un fantasme de réalisateur. Clarke arrive à faire exister ses personnages dans cet enfer. Il sait mettre en scène, ça c'est certain, toute la fin est absolument grandiose... le plan où tout le monde refuse de manger, la caméra qui revient sur le surveillant, le regard sur Carlin pour savoir ce qu'il va faire... c'est d'une tension folle, mais vraiment... Tu sens que tout est prêt à craquer, qu'on a atteint un point de rupture juste avec la mise en scène. Et la séquence qui a provoqué cette scène de la cantine est quant à elle sublime aussi, avec ce plan fixe sur le drap... ça glace le sang. Cependant il n'y a pas que la fin qui est à saluer, tout le film est comme ça, mais ça suit un crescendo, il n'y a pas réellement d'intrigue et ça c'est bien... mais on suit au jour le jour ce qui se passe dans ce centre de correction et finalement je pense que chacun pourra un peu s'identifier à un personnage... Pour ma part se fut Archer, l'insolent souriant. Et c'est assez fort de réussir à mettre des personnages qui existent dans un lieu de déshumanisation. Ce que dit Archer justement au directeur de la prison est très fort également, ça empêche finalement tout manichéisme, tous ces gens, jeunes, gardiens, etc ne sont que des individus qui font ce qu'ils peuvent pour survivre, et tenter de supporter leur horrible condition. Bref pas un portrait glorieux de la société. Mais un film puissant. Je verrai bien Dog Pound du coup vu que j'ai apprécié à ma grande surprise la crème de la crème, bien que je ne pense pas que Chapiron puisse avoir l'intelligence et le génie de mise en scène de Clarke ça peut valoir le détour.
Maitre Kurosawa

Suivre son activité 176 abonnés Lire ses 1 243 critiques

4,5
Publiée le 07/02/2017
La force inouïe de "Scum" est de ne pas éviter les passages obligés du film de prison tout en les sublimant par la mise en scène. En effet, ce centre de détentions pour mineurs est une prison où gardiens et détenus sont tous pris dans l'engrenage de la haine et de la violence. Au-delà de la description très froide du lieu et de son règlement, Clarke pose la question suivante : comment y survivre ? Le cinéaste apporte deux réponses opposées, équivalentes à deux attitudes différentes : celle de Carlin, qui décide de prendre les choses en main et de se comporter en tyran, soit tabasser les autres pour être respecté; celle d'Archer, végétarien marchant pieds nus, marginal qui joue au simplet (on lui confisque d'ailleurs "Crime et Châtiment" et "L'Idiot" de Dostoïevski), insolent se faisant passer pour fou. Parmi ces deux voix, Clarke adopte la seconde, celle qui pointe un dysfonctionnement total d'un établissement censé redresser ces jeunes alors qu'il les détruit. Si les plus forts moralement peuvent s'adapter et subir le traitement qu'on leur accorde, les plus faibles sont poussés à l'issue la plus terrible : le suicide. C'est sur ce point que le film met en évidence les contradictions et les paradoxes qui animent le directeur du centre de redressement; spoiler: alors qu'il dit au milieu du film qu'il ne tolère aucune violence, il minimise la mort de Woods en disant que ce genre de drame arrive également à l'extérieur. Mais c'est précisément le problème, ces actes ne devraient pas arriver dans un établissement dont le but est de s'assurer de la protection des mineurs et non pas de les anéantir. Face à l'inacceptable, il ne reste plus qu'un silence dérisoire, étouffant car imposé, dépourvu d'une quelconque marque de respect mais plutôt une énième démonstration de cette autorité fasciste. Intensément rigoureux dans sa mise en scène, ne cédant jamais à l'émotion facile - ce qui n'empêche pas le film d'être bouleversant dans ses dernières minutes - "Scum" impressionne par sa réflexion critique et par sa faculté à faire réfléchir autant par les images que par son dispositif formel.
Cliff554

Suivre son activité 73 abonnés Lire ses 691 critiques

5,0
Publiée le 23/03/2013
Lorsque Alan Clarke signe en 1977 la première version de "Scum" pour la télévision anglaise, la BBC, alors productrice du film, prend peur des conséquences que le film peut avoir envers le peuple anglais (mais surtout envers le gouvernement). Jugé trop réaliste, trop trash pour la télévision, "Scum" première version sera censuré. C'est que le sujet traité y est dur, à savoir la vie de jeunes délinquants dans une maison de correction, chose courante dans la société anglaise des années 70. Deux ans plus tard, Alan Clarke réalise ce qui sera la version définitive de "Scum", destinée à l'exploitation en salles. Mettant en scène Ray Winstone (le futur Beowulf de Zemeckis dans un de ses premiers rôles), et gardant le même thème, "Scum" agit comme un upercut ultra violent dans la figure du spectateur et de la société anglaise. Car "Scum" est un film dur, à la limite de l'horrible. La réalisation est simple, la mise en scène d'un grand niveau, et l'interprétation des acteurs très juste. Avec ces caractéristiques, Alan Clarke parvient à immiscer le spectateur dans un univers ou la justice est remise en cause (qui sont les véritables délinquants entre les gardiens ou les gosses?) et où la loi du plus fort règne. "Scum" prend aux tripes, autant qu'il révolte. En utilisant un critère de réalisme et en s'inspirant de divers témoignages d'anciens détenus, Clarke parvient à être le maître de son propre cinéma, une cinéma emprunt d'humanité et de véracité face à une société anglaise malade, pleine de haine et de violence. Certes, dans "Scum", ce n'est pas la violence comme on en voit dans la plupart des films qui nous est présenté (simples bastons, etc...). Il s'agit d'une violence psychologique particulièrement, envers ces jeunes paumés qui, pour leurs délits, ne méritaient pas un tel traitement. "Bordel, réagissez!" semble gueuler le film d'Alan Clarke, "réagissez face à ce sadisme! Face à autant de cruauté gratuite!". De par ses idéaux et sa réalisation fantastique, ainsi que de par son scénario, Alan Clarke a fait de "Scum" un chef d'oeuvre du cinéma anglais.
RENGER

Suivre son activité 313 abonnés Lire ses 5 433 critiques

3,0
Publiée le 30/08/2012
Scum (1979) était prévu pour être un téléfilm diffusé sur la BBC (en 1977), mais le film étant d’une rare violence (trop réaliste), la chaîne préféra ne jamais le diffuser. Alan Clarke dût alors réaliser un second film, reprenant la même trame, mais cette fois-ci destiné au cinéma. Il y dépeint avec beaucoup de réalisme l’univers glacial, austère, ultraviolent et inhumain d’un établissement pénitentiaire pour mineurs (ou maison de correction). Rien à voir avec les établissements que l’on a en France. En Angleterre, ils sont gérés de manière très radicale où aucune erreur n’est tolérée, au risque de se voir frapper par un des membres du centre et de voir son séjour se terminer au placard. Bien évidemment, avec un tel encadrement, les peines ne servent absolument à rien à ses jeunes en pleine perdition. Au lieu de les mettre dans le droit chemin, leur séjour ne fait que renforcer leur haine contre le système, au risque de les perdre à jamais. Alan Clarke est radical et va droit au but (pas de générique de début, on entre de plein fouet au cœur de cet établissement pénitentiaire, un monde véritablement coupé du monde et qui n’obéit qu’à ses propres règles). Un huis-clos oppressant qui ne devrait pas vous laisser de marbre, par tant de violence exacerbée (aussi bien physique que morale). A signaler enfin, l’excellent remake : Dog Pound (2010), signé Kim Chapiron. Et dans le même registre, un brillant film norvégien (inspiré de faits réels), à savoir Les Révoltés de l’île du Diable (2010).
btravis1

Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 541 critiques

4,5
Publiée le 24/09/2015
Le film prend aux tripes et ne nous lâche jamais. Alan Clarke réalise un film très réussi qui décrit de façon très réaliste le fonctionnement d'une maison de correction pour mineurs dans les années 70. La violence physique et psychologique est très présente, notamment de la part du personnel pénitencier, qui jamais ne permet à ces jeunes de penser à une possible réinsertion malgré des délits mineurs. Les acteurs sont très bien choisis et les rôles de Carlin et Archer notamment savamment écrits et interprétés. La réalisation d'Alan Clarke est de grande qualité; Kim Chapiron ne s'est pas trompé en reprenant dans Dog Pound tous les ingrédients de Scum (comme Gus Van Sant avec Elephant).
pierrre s.

Suivre son activité 35 abonnés Lire ses 2 314 critiques

3,5
Publiée le 16/02/2017
Tous les ingrédients du film carcéral sont là. Caïds, victimes, matons corrompus, violence, amitiés, la différences avec beaucoup d'autres films c'est que celui-ci est arrivé avant. Scum, a donc du être un choc à sa sortie. Aujourd'hui ça a un peu vieilli, mais ça reste très percutant.
Max Rss

Suivre son activité 55 abonnés Lire ses 1 386 critiques

5,0
Publiée le 07/08/2014
Finalement, en dehors des informations qui nous ont été relayées par les médias lors du gouvernement Tatcher (ayant débuté en 1979, étant également l’année de sortie du film au cinéma), on ne sait finalement pas grand-chose sur la société anglaise. Alan Clarke nous éclaire donc un peu plus à l’aide de ce « Scum », qui se passe dans une maison de détention pour mineurs qui voit Carlin, ado violent, répondre aux provocations des matons et des autres détenus. « Scum: », rien que le titre annonce la couleur. Attendez vous à un film qui se présente sous la forme d’un film violemment anti carcéral et qui crache tout bonnement à la gueule d’une société totalement à la dérive. Ici, pas de romance, pas de dentelle, c’est l’heure de la subversion. Dans cet univers inhumain qu’est la prison, plusieurs questions se posent? Qui sont les vrais voyous? Les adolescents ou les surveillants généraux, matons et autres connards du genre? La justice existe-t-elle? Doit-elle simplement se résumer uniquement à une minute de silence hypocritement ordonnée? Originellement prévu pour la télévision anglaise en 1977, « Scum » fut recalé car jugé trop trash, trop violent et surtout trop réaliste, tout le monde sait très bien que dire la vérité, ça fait chier beaucoup de monde. Et franchement, quand on regarde le produit cinématographique fini, on comprend très bien pourquoi la BBC n’a pas eu les couilles de se mouiller. Certaines scènes, que je ne citerai pas ne manqueront de tournebouler la tripaille des âmes les plus sensibles. « Scum » avait trois objectifs très clairs: dénoncer, faire réfléchir et révolter. Les trois sont atteints. Voila la définition d’un film réussi et maitrisé de bout en bout. Une pièce maitresse.
chrischambers86

Suivre son activité 1033 abonnés Lire ses 10 061 critiques

2,5
Publiée le 11/11/2007
Une oeuvre froide quasi-documentaire de la fin des seventies sur la jeunesse en milieu carcèral!Le film britannique d'Alan Clarke a pris un lèger coup de vieux mais la prestation du jeune Ray Winstone est très impressionnante et relève du coup le niveau du film...
jrm15-bordeaux

Suivre son activité Lire ses 84 critiques

3,5
Publiée le 03/11/2018
Scum est un film violent, douloureux et sans concessions. Alan Clarke n'y va pas à moitié, au contraire, il va au bout de ce sujet quitte à déplaire ou choquer. Il a le mérite de proposer une oeuvre riche et très intéressante. Il y a beaucoup de choses à dire sur ce film et les thèmes abordés. Alan Clarke ne cherche pas, semble-t-il, à faire mal gratuitement. Certaines scènes sont très difficiles, et par moment, on frôle même l'insoutenable mais on se situe malheureusement assez proche de la réalité. Les personnages y sont tout aussi marqués que marquants. Ils ont chacun une vraie identité. Le film est aussi porté par de très bons acteurs. Alan Clarke réussit à créer une oeuvre vouée à demeurer dans le temps car elle témoigne d'une époque avec énormément de vérité.
ludovic-50

Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 337 critiques

4,5
Publiée le 18/02/2018
Scum nous plonge dans le milieu carcérale des années 70 en Angleterre ou l'on suit notamment trois jeunes arrivés récemment et dont leur incarcération va être un enfer. Ce huit-clos des années 70 poignant et pesant met le spectateur dans la dure réalité des centre de détention de l'époque. Une mise en scène très bien servie et efficace avec une ambiance qui donne un ton assez pesant et stressant, le spectateur et lui aussi choqué, renversé et désorienté dans cet univers malsains. Les plans sont très bien filmés et nous voyions différents personnages tous au tempérament différents. La séquence finale est vraiment horrible et tragique. Violent, traumatisant, puissant ce film m'a vraiment marqué et c'est l'un des plus durs sur le milieu carcérale avec Dog Pound (qui d’ailleurs est le remake de celui-ci) . Film très choquant mais à voir absolument
Attila de Blois

Suivre son activité 111 abonnés Lire ses 2 848 critiques

4,5
Publiée le 27/02/2017
Ayant pour cadre une maison de correction pour jeunes délinquants, "Scum" est ce que l'on pourrait appeler un film "coup-de-poing". Hautement subversif par sa violence et les thèmes abordés, l'histoire présente tout ce qu'il faut pour secouer le spectateur et lui insuffler ces sentiments d'injustice et de rebellion ressentis par les protagonistes. "Scum" est un des meilleurs films dans ce genre et Kim Chapiron en retira un bon film avec son remake, "Dog pound".
JR Les Iffs

Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 1 091 critiques

3,5
Publiée le 19/01/2016
Le thème : la vie dans un centre éducatif fermé, en Angleterre dans les années 60/70. Impressionnant film anglais où une violence inouïe et une hypocrisie totale ont lieu dans les centres de détention pour jeunes délinquants. Cela semble pire que la prison. Tout est rapport de force. L'attitude des autorités : gardiens, chefs et directeur, est certainement très réaliste et le film dénonce ce comportement hyper-violent et déshumanisant venant d'adulte sur les jeunes. La réalisation est très efficace. Les dernières minutes sont affreuses. A voir néanmoins, car ce fut une réalité ... en Angleterre.
Santu2b

Suivre son activité 96 abonnés Lire ses 1 519 critiques

4,0
Publiée le 03/12/2015
Travaillant pour la BBC, Alan Clarke tourne en 1979 "Scum", initialement prévu pour la télévision. Face au refus de la chaîne en raison de sa violence, le cinéaste ne se décourage pas et décide de refaire pour le cinéma. Le film devint culte à tel point qu'en 2010, Kim Chapiron en réalisera un remake intitulé "Dog Pound". Mais malgré les indéniables qualités de ce dernier, entre les deux, préférez largement l'original. Contrairement à la démonstration de Chapiron, "Scum" se démarque par sa franche authenticité ; on y suit le jeune Ray Winstone et une pléthore d'autres au sein d'une maison de correction anglaise. Sans surcharge démonstrative, Clarke conte avec facilité le quotidien de ces adolescents. Son œuvre choqua la société à l'époque en raison de sa violence contenue dans ses scènes de viols et de lynchage. Mais le cinéaste ne se laisse pas enfermer dans ce cercle vicieux ; la prison, ce sont aussi des phases de silence et d'ennui, voire de réflexion, symbolisée par le fascinant personnage d'Archer. Sa vision de la ségrégation raciale, la frontière floue entre autorité et autoritarisme ne font que rajouter à cet uppercut d'une grande intelligence. Un des meilleurs films sur l'univers carcéral.
Ristobop

Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 95 critiques

4,5
Publiée le 10/10/2015
On est à la fin des années 70, dans une Angleterre rongée par le néo-libéralisme thatchérien. C'est ce climat social d'alors qu' Alan Clarke, réalisateur méconnu en France, va dépeindre dans le sillage des films de Ken Loach. C'est d'abord pour la télévision qu'il va réaliser un film sur une institution centenaire qui enferme les jeunes délinquants (les borstals). "Scum" fut d'ailleurs censuré par le gouvernement de la dame de fer, le réalisateur va alors contourner l'interdiction en transformant son film pour le cinéma. On n'est pourtant pas dans la surenchère de violence, mais notre mémoire restera marquée par certaines scènes comme un drap blanc qui s'imbibe de sang, un jeune qui se fait lire et relire une des rares lettres qu'il reçoit, ou encore spoiler: ce viol d'un autre qui a juste le malheur d'être le plus gringalet...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top