Le Deuxième souffle
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Hulufo
Hulufo

7 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juin 2020
L'univers Melvillien est un empire. Les bases d'une grande civilisation, appelé le Cinéma. Génie intemporelle, Melville nous touche avec sa grâce habituelle. "Le Deuxième Souffle" est un film unique, d'une élégance peu commune, contrasté par une violence presque admirable. Une atmosphère étrange, une fumée onirique, un jazz prenant forme humaine. Le charisme inéluctable, d'un casting transcendant l'écran. C'est ça, le cinéma, un grand moment de frissons et de corrélation des sens.
Obligeance française
Obligeance française

7 abonnés 200 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 avril 2020
Ce n'est pas parce qu’il y a Lino Ventura que je vais dire que ce film est bien. C'est long et pénible. L'histoire est basique et je n'ai pas éprouvé beaucoup de plaisir en le visionnant. Tout cela pour ça ? Très étonné de l'aura positif dont bénéficie cette œuvre. Navrant.
marmottefurieuse
marmottefurieuse

12 abonnés 523 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 avril 2020
Un excellent polar français en noir et blanc des années 60 avec les impeccables Lino Ventura (dans le rôle de Gu, un mafieux ayant certains principes même s'il peut tuer de sang-froid) et Paul Meurisse (dans la peau d'un commissaire à l'esprit vif et qui manipule à merveille l'ironie) sans oublier le reste de la distribution (avec notamment Raymond Pellegrin, la voix de Fantomas). Une bonne surprise.
DanDan
DanDan

97 abonnés 272 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2021
Classique de Melville..à voir et revoir...Lino Ventura en Gu est mythique !!!
Le film n'a pas vieillit même au noir et blanc..et L'intrigue est magistrale..
Fêtons le cinéma

851 abonnés 3 661 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2020
Le Deuxième souffle est une œuvre de vengeance dont la finalité est de laver un honneur préalablement sali par les calomnies ; et sa grande originalité, sa grande force aussi, c’est qu’elle aborde la vengeance avec distance, sang-froid, calcul. Jean-Pierre Melville refuse de laisser libre cours au sentimentalisme ou aux explosions de violence : ses fusillades sont brèves et brutales, ses cavales mécaniques, à l’image de Gustave abandonnant son compagnon de fuite sans lui dire un mot avant de s’allumer une cigarette, l’air de rien, assis dans le wagon de marchandise d’un train en marche. Les personnages sont avant tout des gueules, des fortes têtes qu’on ne trompe pas comme ça, qui en ont déjà vu, et des pires. Le film s’achemine peu à peu vers l’abstraction qui constituera l’évolution esthétique de la carrière à venir du cinéaste ; nous assistons à un règlement de comptes qui prend l’aspect d’une transition, d’une mise en suspens du temps avant un renouveau. « On aborde un sacré tournant », entend-on au comptoir du bar. Le titre laisse entendre un écho au chef-d’œuvre de Jean-Luc Godard, sorti six ans plus tôt ; mais il n’indique plus l’agonie et la mort à venir, non au contraire c’est la renaissance symbolique d’un genre dont il est question, une renaissance abstraite dont Melville se fera le héraut. Malgré quelques longueurs, Le Deuxième souffle reste une œuvre passionnante et mise en scène avec brio, s’appuyant sur des acteurs au sommet de leur art.
christophe B
christophe B

11 abonnés 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2020
Un grand polar des années 60. Une mise en scène précise, des dialogues ciselés et des acteurs parfaits. Lino Ventura crève l'écran au service d'un grand Melville.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 918 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 avril 2020
Melville à la baguette, Giovanni au scénario, Ventura et Meurisse devant la caméra, ce ne pouvait être qu’un grand moment de cinéma, et on n’est pas déçu. Bien sûr, c’est du noir et blanc, mais on l’oublie vite, et on oublie aussi les quelques invraisemblances. Tout est fignolé aux petits oignons, prise de vue, ambiance, et on a peine à croire que ce film a plus de 50 ans. En plus, il y a de l’humour (la tirade de Paul Meurisse en début de film est vraiment jubilatoire). Incontournable.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2020
Un pur plaisir de cinéma, avec une galerie de personnages hauts en couleurs, de multiples rebondissements, et une vision du monde aussi pessimiste que convaincante - si les truands tuent, ce n'est pas par appât du gain, c'est l'expression d'une pulsion de mort.
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2020
Un vrai polar qui m’a laissé une impression mitigée. Voulant atteindre à l’épure, Melville délaisse toute psychologie, et l’on a peine à comprendre les mécanismes et les motivations des comportements des différents personnages ; en même temps, les événements manquent de crédibilité. Plusieurs grands polars ont été assimilés à la tragédie, mais pour que cela fonctionne, il faut un scénario plus élaboré, que les faits s’enchainent par une logique et un mécanisme dépassant les volontés humaines. Or là, le scénario est banal, hormis deux belles trouvailles (la « marque » du tueur et l’imposture policière). C’est la faiblesse du film, avec ce regard gênant frisant l’admiration sur la « morale » du milieu, probablement dû à José Giovanni.
La force du film, c’est son rythme, sa réalisation, un Paul Meurisse mémorable et quelques dialogues savoureux : grâce à cela, Melville parvient à conserver à cette histoire un intérêt constant et un certain souffle ; ce souffle contenu dans le titre, et que le personnage principal, Gu, peine à retrouver dès la première scène.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mars 2020
"5 h 58, un condamné s’est échappé. Si « le deuxième souffle » a peu de thématiques communes avec l’adaptation cinématographique du récit autobiographique d’André Devigny, il cultive un sens du détail, une minutie qui évoque le film de Robert Bresson.

Au point de départ, l’évasion de trois prisonniers. Tels des ombres furtives, ces trois corps ne doivent faire qu’un pour déjouer les pièges tendus, pour rendre les sentinelles aveugles à tout mouvement suspect. La coopération est donc de mise, elle sera un des fils conducteur du film à venir. Pourtant, il ne faut pas totalement s’y fier. Une fois la liberté acquise, les destinées se séparent. Pendant que l’un peine à agripper l’autre pour monter dans le train de la liberté, le troisième choisit tout bonnement de tailler sa propre route. Il sera ici question de distinguer le petit truand de bas étage du véritable professionnel du crime. Sur les trois évadés, deux périront brièvement. Ces derniers appartiennent à la première catégorie, celle qui inclut également deux malfrats mandatés pour intimider l’héroïne du film, la sœur du rôle principal. Ces deux anonymes seront abattus comme des chiens à l’arrière d’un véhicule. Dans l’autre catégorie, il y a les pros, c’est Lino, et quelques autres…
Il s’agit d’une poignée d’hommes qui ne doutent de rien, qui ont toujours un temps d’avance.
Toutefois, dès le premier quart d’heure, une sentence est prononcée : « personne n’est irremplaçable ». Cela signifie qu’une épée de Damoclès sera toujours placée sur la tête de « celui qui a basculé ». C’est sur ce constat menaçant que débute réellement la trajectoire de Gu (Lino Ventura).

Notre héros vient de s’échapper de prison et c’est déjà, de Marseille à Paris, tout un microcosme qui s’agite. Dans un bar, une tuerie a lieu, elle servira d’introduction à l’antagoniste du film, le commissaire Blot, incarné par Paul Meurisse. Ce dernier nous gratifie une nouvelle fois de son sens légendaire de la répartie, bien aidé par le cynisme des dialogues composés à son égard.
À Paris, tout réussi à Gu. Évidant, car il est bien entouré par sa sœur Manouche et par Alban, un homme de main des plus habiles. Nous retrouvons l’esprit de coopération de l’évasion, l’un sert de lanceur d’alerte, l’autre de chauffeur disponible à tout moment. Ainsi, Gu trouve facilement une planque, et n’est jamais inquiété par les forces de l’ordre lancées à sa poursuite.

Par la suite, ce ne sera plus tout à fait le cas. Car l’évadé Gu n’a plus de ressources financières. Il a donc besoin de « se refaire » avant de fuir à l’étranger et de couler des jours heureux. Pour cela, grâce à sa réputation dans le grand banditisme, il sera mêlé à un gros coup situé dans la région de Marseille. Ce casse, scène pivo du film, fait l’objet d’un préambule suffisamment conséquent pour être souligné. En effet, une longue attente inaugure le passage à l’acte. À l’instar de l’acteur qui s’isole avant de rentrer en scène, il s’agit pour le gangster d’un instant où le doute est encore permis, même pour celui dont la renommée n’a pas été entachée par quelques années de réclusion.
Désormais, c’est l’heure de vérité, car dégainer son arme dans le vide n’est pas pointer son arme sur une personne bien vivante. Le braquage est méticuleusement orchestré. Chacun est à sa place, tous battent la mesure sans aucune fausse note. La coopération est à son paroxysme. Le temps d’une séquence, je me surpris à y voir une répétition du fameux « Heat » de Michael Mann.
Mais si la difficulté résidait véritablement après cet exploit ?

Aussi professionnel soit-il, le gangster reste un homme, et cet homme là a des besoins. En effet, celui qui a passe huit années de sa vie en réclusion ne saurait rester quelques instants confiné. Le temps, d’une partie de pétanque, un anonyme l’aura repéré. Il ne faudra guère plus de temps pour une police avide de revanche pour préparer un stratagème. Et quel stratagème ! Ce dernier donne lieu à la scène la plus mémorable du film. Celle où la franchise du malfrat est confondue avec la duperie du représentant de la loi. En bordure de mer, un gangster arrêté, quelques voitures embourbées… Et cet instant vital où l’authenticité passe de l’autre côté. Le hors la loi dira la vérité pendant que le commissaire Fardiano, représentant de cette même loi fera du mensonge une opportunité. Il s’agit de cet instant charnière où le film de qualité devient film d’anthologie. Ce moment où la Morale peine à choisir son camp.

Pour le reste, notre héros aura le choix existentiel entre fuir malgré le statut honteux de revêtir le manteau « d’une balance » ou de payer, tel un Socrate moderne, le prix de la vérité. Notre Gu n’assumera pas une vie exilée couverte d’opprobre, mais se dirigera vers la réhabilitation, un temps bref qui passera à la postérité. Entre temps, un ponte a lui aussi été confondu. Ses frères et associés réclament leur dû. Cette suspicion généralisée au cœur d’un lieu clos n’est pas sans évoquer le « Reservoir dogs » de Quentin Tarantino, particulièrement lorsque l’on connaît l’admiration qu’éprouve l’ancien ouvreur de la boutique de location d’Hermosa Beach pour le cinéma de Melville.

Un carnage est annoncé, l’issue sera fatale pour notre héros en quête de réhabilitation. En ce monde où tout est noir, il reste malgré tout un soupçon de blanc. Il s’agit de l’instant où le commissaire Blot fait lui aussi le choix de publier, par l’entremise d’un journaliste, les aveux du commissaire Fardiano extirpé par un Gu maître de son destin. Au prix de l’authenticité, le commissaire Blot contribue à entacher sa profession, et à rendre le gangster idéaliste.
Ce Melville là est net et sans bavure."
Timon Houvrard
Timon Houvrard

41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2020
Une très bonne distribution menée par un tres bon réalisateur avec un très bon scénario!
J’ai beaucoup aimé.
Attention, j’étais proche de couper le film après 30 minutes : trop de personnages, l’intrigue complexe, les enjeux obscures... puis peu à peu, on cerne mieux ce qui se passe et on prend beaucoup de plaisir.
Du très bon vieux cinéma
Tometclo
Tometclo

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2020
Un polar de Melville avec des acteurs remarquables. Bandits et policiers jouant au chat et à la souris jusqu'au dernier souffle. L'ambiance des années 60 à Paris et Marseille, on ne s'en lasse pas. Et enfin de belles répliques... Le tout nous donne un chef d'œuvre à voir où à revoir.
pimpon58
pimpon58

5 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2020
Rien que pour la tirade préliminaire de Paul Meurisse pour le reste un bon classique que je vous conseille vivement de revoir
calliphilus
calliphilus

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2018
Je m'appesantirai pas sur les qualités strictement cinématographiques du film: prises de vue travaillées au millimètre, montage proche de la perfection, jeu des acteurs fabuleux, etc. D'autres l'ont fait à merveille. Non! juste un mot sur le fond. Nous avons affaire à une tragédie grecque. Et l'une des plus belles du cinéma mondial. Un homme (Lino Ventura) se trouve prisonnier de son destin: ancien truand évadé, il est condamné à vivre en marge de la société . Cette société de gens corrects incarnée par le commissaire (Paul Meurisse) tellement bien élevé que son langage est digne des meilleurs auteurs français. Pourtant, ce truand dispose de son code d'honneur: ne pas trahir les siens, ne pas les balancer. Et là, il va se trouver face à une machination. Grâce à un astucieux stratagème, le commissaire parvient à l'enregistrer en train de commettre une énorme bourde: il cite l'un des siens croyant parler à un autre truand. Blessé au plus profond de lui même, il va chercher par tous les moyens à effacer cette terrible réputation qui risque de lui coller à la peau: être une balance. Il règle ses comptes avec les faux frères mais reste la réputation. Je n'en dis pas plus. Regardez le film et relisez après cela "Antigone" ou "Œdipe roi" et savourez cette étrange filiation.
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mars 2018
On retrouve les classiques de Melville : les bons, les méchants et les brutes (les méchants sans honneur). Les personnages sont de pures icônes de leur catégorie, sans réel soucis de vraisemblance. Ils accomplissent le destin auquel leur catégorie les a prédestiné. On a donc un film, à l'ancienne, mais ayant beaucoup vieilli, notamment à cause de son rythme très lent.
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