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Toutou to you
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2,5
Publiée le 27 novembre 2012
Entre Le Bûcher Des Vanités (1990) et le culte L'Impasse (1993), voici notre bon vieux Brian De Palma aux commandes de l'un de ses films les moins aboutis, les moins intéressants. L'Esprit De Cain a pour lui un scénario, à la base, alléchant : un éminent pédopsychiatre qui utilise sa fille pour ses recherches et aussi partagé entre 4 personnalités. Il découvre l'infidélité de sa femme... Résumer ce film est une gageure, Raising Cain est continuellement en évolution et son scénario, qui aurait pu être sa force, le dessert au final. En effet, De Palma semble s'amuser, il est bien le seul. Tout apparaît artificiel dans sa démonstration alors que le propos était pertinent voire audacieux. Il reprend des idées de ses films précédents, réécrit la scène du berceau du Cuirassé Potemkine (scène qu'il reprit, en hommage, dans Les Incorruptibles), il s'enfonce dans des incohérences malvenues ou des situations grotesques. Mais Brian, c'est Brian, un mec qui connaît la chanson et qui se permet un long plan séquence explicatif, des plans travaillés au maximum ou de courtes scènes de tension rappelant qu'il peut être un génie. Malheureusement, tout ça est peu en face d'un métrage où il a échoué, comme il échouera avec son Mission To Mars en 2000. L'Esprit De Cain, de même que d'autres oeuvres, est une anomalie dans la filmographie de ce grand cinéaste malgré des thèmes qui lui sont chers et qu'il traita bien plus intelligemment dans Soeurs De Sang version 1973 ou encore Blow Out. 2,5/5
Le moins bon et le moins connu de De Palma. Ce film est très moyen au niveau de la double personnalité ce film est très moin moyen,il ne vaut pas le psychose du Maître du suspense ,Alfred Hitchcock.
Après avoir navigué entres plusieurs genres, De Palma retourne à son dada : le thriller psychologique hitchcockien. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que "Raising Cain" est original, malgré ses quelques empreints assumés à "Psycho". L'histoire de ce père de famille rangé en apparence, et tourmenté par ses personnalités, est ainsi complètement imprévisible, à tel point que certains rebondissements frisent avec la parodie. L'effet est appuyé par la prestation de John Lithgow, parfait en père dérangé, et un peu excessif dans ses autres personnages. Question mise en scène, on retrouve les habituels ingrédients du thriller à la De Palma (double focale, grand angle, ralentis, etc.), avec en prime un plan séquence particulièrement réussi et quelques scènes qui nous glacent le sang. En somme, "Raising Cain" est un thriller mi-sérieux, mais habilement mené.
Depuis les années 80, Brian De Palma n'a cessé d'alterner les genres cinématographiques, passant du thriller à la comédie en jonglant avec le film de guerre et le polar. En 1992, il laisse donc à nouveau tomber la comédie et son Bûcher des vanités pour revenir à ce qui l'a propulsé : le thriller hitchcockien. Et c'est désormais sur la schizophrénie et Psychose que va se porter son nouveau film dès le début très déroutant. L'Esprit de Caïn s'avère être en effet un film complexe et parfois difficile à suivre tant le cinéaste brouille les pistes (parfois maladroitement il faut le dire). Porté par l'excellent John Lithgow (qui retrouve le réalisateur pour la troisième fois), le long-métrage s'intéresse à Carter Nix, un père de famille aimant plus que tout sa fille unique qu'il va très bientôt envoyer en Norvège pour y faire des tests approfondis. Nous découvrons dès le tout début que ce cher Nick en apparence lambda, est en réalité un schizophrène qui laisse parfois s'échapper son double maléfique, Caïn, meurtrier décomplexé s'accommodant des situations les plus délicates. Et lorsque Carter découvre que sa femme le trompe avec un ancien amant, tout va dégénérer et Caïn va échafauder un plan machiavélique... Et si le film comporte des défauts de rythme et de linéarité évidents, on ne pourra reprocher à Brian De Palma de nous servir ici une histoire sacrément tordue et finalement très bien menée, déroutant à chaque fois le spectateur pour que ce dernier n'en devine jamais l'issue. Nous assénant d'un nouveau monstrueux plan-séquence dans les locaux de la police ainsi que plusieurs plans tout simplement DePalmesques, le réalisateur livre avec L'Esprit de Caïn un excellent thriller psychologique hélas bien trop sous-estimé.
Un film assez angoissant et surprenant ! John Lithgow est vraiment excellent , je l'avais decouvert dans "dexter" il m'avait deja fait forte impression . Le film manque un peu de clarté , de rythme et de cohérence mais globalement ca m'a pas mal captivé et j'ai beaucoup aimé . La toute derniere scene est choc !
J'imagine que cela fait partie de ces quelques films que je suis le seul à aimer... Et bien tant pis, j'assume totalement ! Je pense que le souci de cet « Esprit de Caïn », c'est qu'il a été beaucoup trop pris au premier degré. Pourtant, cela m'est apparu évident très rapidement : De Palma s'auto-parodie, et en ce qui me concerne, cela a été jubilatoire. En plus de plans saisissants et de travellings dont il a le secret (dont un absolument génial au milieu de l'oeuvre), le réalisateur de « Scarface » et de « Carrie » s'est plu à nous offrir une intrigue complètement dingue, où les rebondissements sont aussi nombreux que réjouissants et où il est quasiment impossible de tout deviner. J'ai personnellement pris un pied d'enfer devant un spectacle faisant autant référence aux précédentes œuvres du cinéaste (« Pulsions » notamment) qu'au maître absolu de ce dernier : Alfred Hitchock, et en particulier son mythique « Psychose ». Citer les autres tout en se citant soi-même, le tout avec du recul, du second degré, et ce avec un talent admirable : rares sont les cinéastes capables de le faire : Brian De Palma en fait partie. Mais comment terminer sans citer l'interprète principal du film ? John Lithgow, acteur génial hélas trop souvent sous-exploité, livre ici une quadruple composition magistrale et inoubliable, sans aucun doute l'une des plus fortes que j'ai pu voir ces dernières années... Bref, une œuvre à réévaluer d'urgence, jubilatoire car excessive, marquante car brillantissime.
Il y a deux bonnes scènes dans ce film : celle de la voiture au début et celle qui fait fortement référence à "Psychose". Autrement, le reste est à jeter. Brian De Palma est (était ???) le cinéaste du "grostesque". Mais il a un talent unique pour rendre le "grotesque" sublime. Difficile de ne pas pousser des "ouah" les yeux embués d'admiration devant certains morceaux d'anthologie de ce type dans "Body Double" ou "Pulsions" par exemple. Or ici, le "grotesque" est juste grotesque. Donc au lieu des "ouah" aux yeux embués d'admiration, on n'a envie de donner ici que des "phffft" les yeux embués de moquerie. La non-présence d'acteurs charismatiques ne fait qu'accentuer le naufrage. "Ridicule" est un terme très dur mais néanmoins il correspond hélàs très bien au film.
Beaucoup d'ajouts intempestifs et toujours c'est difficulté chez De Palma d'introduire naturellement des nouveaux éléments dans ses intrigues, donc le film alterne le bon et le moins bon à l'image de la scène finale.
On se laisse embarquer avec plaisir dans ce thriller psychologique, joué et filmé avec talent. L'intrigue sur fond de schizophrénie et d'enlèvements d'enfants est plutôt intéressante, mais c'est surtout la mise en scène qui est remarquable. Si les sueurs froides ne sont pas au rendez-vous et que le suspense n'est pas aussi insoutenable que dans un Hitchcock, force est de reconnaître que "Raising Cain" est un film très efficace dans sa construction et franchement divertissant.
On sent bien la virtuosité de de Palma quand il filme son dernier acte se déroulant sur 3 étages différents d'un même bâtiment, chaque action effectuée à un étage en entraînant une à un étage différent. Plus amusant dans sa façon de changer d'intrigue à tout bout de champ (du rapt d'enfant, on passe au maquillage d'un crime pour finir en traque stressante), L'esprit de Caïn prend plaisir à pervertir peu à peu notre personnage principal, le rendant vite très ambigu aux yeux du spectateur (John Lithgow assure vraiment ! Il joue plusieurs personnages avec une facilité déconcertante). Et ce final attendu mais tétanisant, c'est avec bonheur qu'on termine ce sympathique thriller. Plutôt recommandable.
J'ai rien vu de bon dans ce De Palma, John Lithgow que j'apprécie est ici sans envergure et il me donne aucun enthousiasme d'en savoir plus sur son personnage. L'histoire aide pas non plus, c'est brouillon à souhait, voir parfois si burlesque que cela en devient agaçant.