Shadows
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Note moyenne :   3,8 pour 189 notes dont 23 critiques  | 
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Ricco93

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  2.5 - Moyen

Un classique du cinéma indépendant américain. Ce film est un exemple type de la volonté de faire un film en toute liberté (il se présente comme une improvosation) pour un budget très réduit à l'image du Néo-réalisme italien et surtout de la Nouvelle vague française. Mais ce film expérimental est plus intéressant d'un point de vue sociologique (les rapports entre noirs et blancs sont traités de façon intéressante même si trop fugacement) et historique (début du cinéma indépendant) mais hélas malgré toutes ses bonnes intentions, on n'est pas passionnée et on s'ennuie un peu. Dommage mais le principe de l'improvisation amenait facilement à cela

Sergio-Leone

60 abonnés | Lire ses 948 critiques |

  2 - Pas terrible

Première expérience de cassavetes peu académique et improvisée, "Shadows" ne joue pas avec les mêmes règles hollywoodiennes sans aucune crainte. Cependant le rendu me laisse tout de même perplexe avec des blancs assez frappant et un manque de dynamisme évident. Une ouverture à une nouvelle façon de tourner? Sans doute un pas important pour l'histoire de la cinématographie indépendante, mais rien de très emballant honnêtement pour le spectateur.


willydemon

21 abonnés | Lire ses 1086 critiques |

  3.5 - Bien

Une simplicité et un rythme de tout les instants, malgré ses nombreux défaut et son gros manque de moyens, Cassavates nous sort une œuvre marquante, malgré son côté inabouti. De grands débuts pour ce génie.

Cathedrale

16 abonnés | Lire ses 138 critiques |

  4.5 - Excellent

Hey, Benny, un triste mégot s'écrase au fond de ton verre , du bout des lèvres Lelia le repêche, les hommes en costumes papotent, les ombres, avec fracas, se meuvent, le ton est posé. Des gloussements idiots des bien pensant, surgit la peine du Noir délaissé, bouillonnant d'une envie irrépressible de chanter, voix chaleureuse, rires caustiques sur fond de contre basse rugueuse, tu sens, ce vent frais, qui s'échappe de l'écran? Emmitouflé d'une veste en cuire sonore, Benny rigole, Hugh s'affole, Lelia s'autorise alors, quelques instants frivoles, l'amour? WHO DO YOU BELONG TO? aux cous des femmes lisses scintillent de coûteux colliers de perles, en arrière plan, quelques fourrures jouent à cache cache, mais le regard, notre regard s'accroche sur ces femmes qui sourient, les yeux en l'air, le teint frémissant, la peau laiteuse, attirante femelle aux lèvres boudeuses qui rougissent en un soupir..

JeffPage

6 abonnés | Lire ses 526 critiques |

  4 - Très bien

Premier film de John Cassavetes sorti en 1959, celui-ci nous présente une tranche de vie d'une fratrie au désirs différents. La première chose qui frappe dans ce film est la façon dont le film est joué et réalisé : le jeu d'acteur comme, semble t'il, la façon de filmé, sont totalement improvisé par les acteurs. De même que la musique, impro jazz typique de la fin des années 50, qui vient renforcé ce coté "libre" du film. Du fait de ces éléments,il émane une aura étrange de l'ensemble, dû aussi au fait que le film n'a pas de réel début ou de fin. Cassavetes capture une tranche de vie sans l'introduire ni la conclure, rapprochant le film d'un documentaire pris sur le vif. Cassavetes débute au cinéma à grands éclats grâce à ce film terriblement original.

La_Mort_Dans_L_Oeil

12 abonnés | Lire ses 275 critiques |

  4 - Très bien

Ben Carruthers est un James Dean au sang mélé, qui traîne avec ses potes dans les coffee-shops et diners New-Yorkais en quête de bières à écluser et de filles à draguer. Tantôt il rejoint son frère noir, chanteur de jazz qui trouve tant bien que mal des clubs où gagner quelque cachet, et sa soeur à la peau plus claire, qui se pique de fréquenter les salons littéraires, les milieux bohèmes blancs intellectuels et artistiques. La situation se tend lorsque Lelia tombe amoureuse d'un jeune homme blanc pas très à l'aise avec les noirs... Un film teinté de jazz, de liberté existentialiste made in USA. La légende veut qu'il ait été tourné dans l'improvisation, mais la mise en scène de Cassavetes est bien sensible, particulièrement dans les scènes tournées dans l'appartement, où transparait avec beaucoup de charme l'influence de tout son passé théâtral

Arthur de Bussy

12 abonnés | Lire ses 476 critiques |

  2.5 - Moyen

Contemporain de la Nouvelle Vague, «Shadows» est lui aussi un film jalon dans l'histoire du cinéma : son intérêt se trouve d'ailleurs peut-être plus dans les possibilités qu'il a laissé entrevoir à sa sortie pour le 7e art que dans ses qualités intrinsèques, quoiqu'indéniables. À la fois rigoureusement écrit et basé sur des séquences d'improvisation, c'est un long métrage qui fait la part belle à l'expérimentation. Cassavetes cherche, tâtonne, hésite afin de s'approcher le plus possible de la vérité de ses interprètes et de son histoire éclatée. En résulte un long métrage bancal, souvent maladroit, mais tout autant touchant dans sa sincérité, comme si c'était plus le chemin parcouru que l'issue du voyage qui importait (on sent que Cassavetes et sa troupe d'acteurs apprenaient en même temps leur métier). Mais si l'apport formel de «Shadows» est l'une de ses plus notables qualités, son aura doit par ailleurs grandement au portrait de jeunes en quête d'identité et d'eux-mêmes qu'il brosse, en rupture avec les conventions de l'époque. À noter que si la question raciale est abordée, avec justesse et subtilité soit dit en passant, elle ne constitue « qu'un » enjeu parmi les autres : le long métrage ne peut se résumer à une simple histoire de racisme ordinaire, c'est plus un film sur l'incompréhension (et l'identité encore) de ce point de vue. Certains passages sont particulièrement joyeux et enjoués, portés par une bande-son jazz survoltée, d'autres sont par contre complètement désenchantés, à l'image de la fameuse scène de lit au sortir d'une « première fois » plus que décevante pour la jeune héroïne Lelia. Malgré les défauts inhérents aux conditions de sa réalisation (inexpérience, manque de moyens,...), «Shadows» met un point d'honneur à tenter de retranscrire avec le plus d'exactitude possible les sentiments de l'époque, des moments d'insouciance ou de désoeuvrement à ceux plus tragiques... comme il en va dans la vie "réelle" en somme. Incontournable. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/

nekourouh

22 abonnés | Lire ses 724 critiques |

  3 - Pas mal

De belles qualités mais l'ensemble n'est pas encore assez abouti (par rapport aux grandes qualités de Cassavetes).

TCovert

41 abonnés | Lire ses 383 critiques |

  2.5 - Moyen

Sorti en 1959, Shadows fait immédiatement penser aux films français de la même année : les 400 coups et A Bout de Souffle. En effet, Cassavetes tente de détruire les règles cinématographiques d’alors en déstructurant le récit mais surtout en donnant au film un ton spontané obtenu par une grand part d’improvisations. Encore plus que les films de la nouvelle vague cités, Cassavetes veut décrire une situation et non une intrigue (très maigre ici). La question est de savoir si le réalisateur réussi son coup ou non, pour ma part j’aurais tendance à répondre par la négative. La liberté donnée aux acteurs n’est que partiellement positive, elle donne l’aspect spontané et réel recherché dans certains cas, mais bien trop souvent elle tue la scène car les comédiens ne savent pas assez bien gérer la liberté qui leur est accordée. Quant à la réalisation, tout est dans cette logique qui la rend approximative, des cadrages douteux au montage semblant un peu hasardeux. La musique de Charlie Mingus est évidemment dans la même optique, encore heureux, car Cassavetes affirmant qu’il essayait de faire un film improvisé reprenant la façon de faire du jazz. La bande originale du contrebassiste apporte ce qu’il faut au film en termes d’ambiance et colle parfaitement à l’ensemble mais on retiendra surtout qu’elle ne fait pas partie des œuvres les plus intéressantes de Mingus. Un film intéressant mais loin d’être réussi au final, on ne m’ôtera pas de l’idée que jusqu’à preuve de contraire le cinéma n’a jamais été à l’aise avec une place importante accordée à l’improvisation, un système qui a pourtant fait plus que ses preuves dans l’art musical.

cinephile74

10 abonnés | Lire ses 177 critiques |

  3 - Pas mal

Un premier film brouillon mais attachant. Un regard assez inédit sur la Grosse Pomme.

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