Anna Paquin n'est qu'une gamine ici, mais elle est insupportable ! De la sensualité à travers quelques jeux érotiques et un peu douteux ... mais aussi beaucoup de romantisme, Holly Hunter signe une prestation d'exception, son personnage d'Ada cache une large palette d'émotions et de chaleur sous cette frigidité et cette froideur apparente. Keitel comme très souvent est génial, Sam Neil se démerde pas mal non plus. Des images magnifiques, ternies et sombres d'une beauté rare ( le piano sur la plage avec les vagues en arrière fond qui se déchaîne, une claque !). La musique est divine et toujours utilisé à bon escient, des notes d'un lyrisme rarement égalable. Second film que je vois de Jane Campion après Bright Star ( dont j'ai toujours du mal à m'en remaitre, dans le mauvais sens du terme ), ici je vois les qualités et des défauts similaires, accentué dans le positif et moins présent dans le négatif. Le Silence !
L'histoire est pauvre et certaines scènes sont prodigieusement ridicules: la tentative de viol en pleine forêt interrompu par l'arrivée miraculeuse de sa fille, le nettoyage du piano par nu Harvey Keitel dénudé, la scène de la main coupée... Quand on cherche a choquer on recherche la facilité car on a peut-être pas les moyens de faire rire ou d'émouvoir en racontant une belle histoire. Une histoire d'amour peut apporter beaucoup dans une histoire mais ça doit être un fil rouge il doit y avoir autre chose. Malheureusement beaucoup de réalisatrices ont tendance a l'oublié. Alors pour finir, oui le film est mauvais.
Le récit abracadabrantesque d’une femme déjà pas aidé par la nature, qui va s'enliser dans une folle et palpitante histoire d’amour. Une sensibilité propre se cache derrière la caméra, qui au final ne peux être que féminine. Jane Campion nous embarque dans une romance comme il s’en fait peux. Maintenant, de là à avoir la palme? C’est discutable.
Le pire film que j'ai jamais vu loin devant Paris Texas. 2 heures de Richard Clayderman dans les oreilles, une trivialité jamais démentie pendant tout le film. Une histoire affligeante de pauvreté, des objets posés là juste pour faire une image (piano sur la plage). Une femme qui se prostitue juste pour pouvoir jouer du piano !!??!!?? L'actrice est vraiment mauvaise. Mais qu'est donc allé faire dans cette galère l'excellent Harvey Keitel ? Quelle horreur ! Si vous avez l'occasion de le voir... passez votre chemin.
Une femme perdue, un amant fou amoureux d'elle, et un mari jaloux: on est alors en droit de se demander comment Jane Campion va mettre en scène un schéma loin d'être original. Et bien, tout le problème est là. Sa réalisation n'est pas banale, et parvient même à créer de très belles idées (comme la femme qui touche son amant à travers son mari), mais manque cruellement d'émotions. Il s'agit d'un film sur la sensibilité, sur la naissance et la progression de la passion amoureuse, et on ne ressent presque que du froid. On a, par instants, le sentiment que Campion saisit le fond du problème, mais malheureusement, elle s'en éloigne trop souvent pour aller dans une direction scénaristique plus facile et par conséquent, moins surprenante. Un mot, pour finir, sur Holly Hunter, épisodiquement bouleversante, mais qui finit par tomber dans la performance. Malgré tout, un film qui se laisse voir, car celui-ci parvient à trouver son rythme très rapidement et car il garde un enjeu dramatique de taille.
Ça pour être un sujet original, c'est un sujet original. Déjà c'est esthétiquement superbe et le visage de l'actrice principale Holly Hunter est magnifiquement mis en valeur, la direction d'acteurs est remarquable (y compris la petite fille énervante à souhait, mais c'est volontaire) La musique de Michael Nyman est superbe. Quand à l'érotisme discret il est bougrement efficace. On ne nous casse pas les pieds avec le mythe du bon sauvage et le film ne fait aucune concession au politiquement correct, pire qu'immoral il est jubilatoirement sulfureux. L'auteur est très lucide sur son œuvre, elle sait qu'elle fait du cinéma et nous montre qu'elle sait en faire en ajoutant quelques scènes chocs et en nous bluffant avec quelques fausses fins. Chef d'œuvre.
Un film touchant, beau et poétique qui met véritablement en avant une histoire d'amour désespéré entre deux êtres que le piano en quelque sorte réuni. C'est subtil, les comédiens sont épatants et la musique magnifique et bouleversante. Certains pourraient sentir quelques longueurs mais l'ensemble donne tout de même une oeuvre sensible, bien réalisée, dans laquelle se mêle la beauté de la musique avec la disgrâce des corps. Un triangle amoureux où chacun est doté d'une grande épaisseur psychologique. Un film qui mérite amplement son prix au Festival de Cannes.
LA Bande originale, inoubliable Les scènes oniriques du piano sur la plage de cette île d Nouvelle Zélande Les fantaisies auxquelles l’héroïne se prête pour récupérer son piano
D'habitude ce serait le genre de film que je porterais en louange, le genre de films que j'apprécierais, mélangeant amour et poésie. Mais en faite non, c'est juste chiant, les personnages ont absolument aucun charisme (sauf bien évidemment Harvey Keitel qui nous offre là une magnifique interprétation) d'ailleurs j'ai presque envie de dire que les personnages m'énervent tous ! Ils sont tous incompréhensible dans leur comportements, la gamine est insupportable, la mère (bien que muette) l'ai encore plus ! Puis c'est tout une ribambelle d'acteurs qui jouent mal au milieu d'un excellent Keitel ! Bref, très déçu.
Un pur chef-d'oeuvre! Une musique splendide, des décors et des costumes à couper le souffle, d'excellents acteurs et un scénario brillant. Ce film mérite largement sa popularité et ses récompenses! A voir!!!
Il faut aimer Jane Campion, c'est un style spécial, c'est une évidence, et voilà moi je sais rien qu'en regardant ce film que ce ne sera pas une de mes réalisatrices préférées... Mais bon c'est un bon assez bon film même si je m'attendais à mieux.
C'est un grand film que j'aime beaucoup. L'un des rares où c'est le regard d'une femme sur un homme, contrairement à la majorité des films. L'actrice est bouleversante, et la conclusion éblouissante alors qu'on s'attend à une fin en queue de poisson. Jamais voix off n'est aussi bien utilisée. Jane Campion me fait beaucoup penser à Volker Schlöndorff dans la façon de filmer et d'agencer les moments clés.