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La sphère cinématographique
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4,5
Publiée le 8 février 2025
La leçon de piano nous emmène au siècle dernier en Nouvelle-Zélande pour une histoire d'amour très particulière qui se fait au fil du temps. Une direction artistique dirigée de main de maître par Jane Campion, une photographie sublime, une réalisation ultra-poétique et un brun sensuel parfois un peu cru Ce long métrage marque les esprits, tant par sa beauté que par sa violence psychologique. Histoire troublante et chef-d'œuvre du cinéma qui a fait longtemps partie de mon top 10.
C'est une histoire d'amour qui s'ébauche dans un décor insolite et qui s'appuie sur des incidents dramatiques tout à fait singuliers. Dans une forêt dense et marécageuse de Nouvelle-Zélande, l'existence d'une jeune veuve muette, médiocrement remariée à un colon, ne semble plus s'exprimer que par la voix de son enfant et par les notes d'un piano. L'instrument, objet surréaliste quand il est posé sur une plage ou transporté au coeur de la forêt est, par son étrange présence, un personnage à part entière par lequel Ada etspoiler: son amant -puisqu'amant il y a- apprendront à s'aimer malgré la jalousie de l'époux humilié.
On ressent, au début du film, comme une certaine affectation dans la gravité; mais la suite produit, par la qualité humaine, psychologique, de personnages attachants, de beaux et véritables élans dramatiques. La mise en scène de Jane Campion est forte par sa capacité à restituer sans emphase ni pathos la douleur des protagonistes, leur émotion simple et vraie, tout en procurant des scènes d'une grande beauté formelle. D'autres fois, la cinéaste mêle à l'âpreté des sentiments une sensualité inattendue. Au-delà de sa réalisation très sensible, on découvre un casting remarquable, parmi lequel la très talentueuse Holly Hunter substitue à son mutisme des regards d'une profonde intensité. Une belle histoire indéniablement.
Être déplacée d’un lieu à un autre comme un meuble : veuve, elle n’a pas d’autre choix que de se remettre en couple car pour une femme cela ne se fait pas d’être seule, encore moins avec un enfant. Son seul échappatoire : le piano. Le voisin l’a bien compris : un triangle relationnel va se mettre en place… L’isolement, l’exploitation forestière : le cadre se prête à une atmosphère pesante où toute liberté est bonne à prendre, peu importe le prix.
J'avoue ne pas saisir "l'amour" censé flotter dans ce film puisque je n'y vois qu'une relation dérangeante, gênante par ces personnages et par la manière dont ils se sont rencontrés, ce qui est d'autant plus surprenant quand on sait que la réalisatrice est une femme... Le côté romantique est donc complètement tombé à l'eau, il n'en reste alors que ce drame classique avec un trio amoureux où une femme se retrouve au centre. Ce film a été grandement encensé mais j'avoue ne pas trop en comprendre les raisons. Il est esthétiquement joli, nul doute, et les acteurs sont tous plutôt bons mais l'histoire racontée n'a rien de bien original et on tourne un peu en rond.
Les personnages sont désincarnés, la réalisation est passable et le romantisme est au niveau de ceinture. Dans le genre, je préfère très largement un film comme "The Young Lady" par William Oldroyd. C'est une véritable pépite à coté de ce navet.
Absolument magnifique ! La Leçon de Piano est d'une beauté sublime ! Que cela soit visuellement ou par son histoire, Jane Campion tient un film vraiment magnifique ! L'interprétation de Holly Hunter est plus que remarquable. Tous les autres acteurs/actrices sont du même niveau. Le film possède une magnifique photographie. les paysages montrés sont d'une justesse. La mise en scène de Jane Campion est également d'un tres haut niveau ! Mais ce que je trouve encore plus fort, c est la profondeur de l'histoire : l'histoire d'une femme dépendant d'elle même où seule le piano, vient la réconforter. C est brillant et d'une justesse rare ! Magnifique
Un film qui déborde de romantisme (dans la notion littéraire du terme)avec des sentiments exacerbés et de la violence. La leçon de piano est un film à la fois cru et délicat avec une photo remarquable qui font passer beaucoup de scènes pour de la peinture. Les trois principaux acteurs sont formidables avec bien sûr une mention spéciale pour Holly Hunter qui nous fait ressentir la moindre de ses émotions sans prononcer le moindre mot. Du très beau cinéma tout simplement.
Je me suis encore très peu penché sur la carrière de Jane Campion puisque hormis son récent Power of the Dog, je n'avais encore jamais vu un de ses films. C'est chose faite maintenant avec l'un de ses films les plus connus, La leçon de piano, et quelle découverte ! J'aurais beaucoup de mal à faire une longue critique dessus car c'est une oeuvre dans laquelle toutes les émotions passent en subtilité, dans une ambiance sobre et mélancolique. Il y a toujours ce rythme lent comme c'était le cas dans son dernier film mais franchement, c'est magnifique et envoûtant, je ne peux que recommander.
Un choc ce film ! La violence des vagues, la plage, une mère et sa fille, un piano abandonnée, les habits victoriens, une forêt primaire, le langage des mains et celui de la musique de Michael Nyman. Un casting parfait, une participation musicale haut de gamme, minimaliste, en répétition fusionnant touche par touche à l’état d’âme d’Holly Hunter sublime. Un diamant brut ou l’hostile s’entrelace au sensuel. Chef d’œuvre 朗
Certainement la preuve que le nombre de récompenses que peut recevoir un film n'est pas proportionnel à sa qualité, Une jeune femme prise de passion pour un instrument de musique est contraint de se marier avec un colon, malheureusement elle perdra son piano donc elle se prostituera pour le récupérer ! Finalement vous ne savez pas quoi, elle tombera amoureux de son agresseur et délaissera son mari ! Ce film est malheureusement souvent associé au féminisme alors qu'il n'en défend pas du tout les principales convictions ! Tous les personnages sont médiocres, la fin aussi banale que l'intégralité du film qui est trop long pour ce récit si peu qualitatif, j'écrirai un meilleur scénario le soir accoudé à ma table de chevet, quelle idée de montrer un personnage qui tombe amoureux de son violeur au cinéma.
J'ai vraiment l'impression que la popularité de ce film est en grande partie due au sexe de sa réalisatrice. Techniquement déjà, c'est très moyen : la réalisation est on ne peut plus banale et complètement effacée, et visuellement c'est assez inégal : globalement assez laid si ce n'est quelques plans inspirés. Pour le reste, c'est loin d'être mieux : pour faire court, un homme fait du chantage sexuelle à une pianiste complètement aphasique. C'est tout. Le film de raconte rien d'autre. Tous les personnages principaux sans exception sont détestables, même la femme muette qui réussi l'exploit d'être agaçante sans prononcer un seul mot, du coup on ne prend aucun plaisir à suivre leur parcours. Cela étant dit, la musique est très belle, c'est pourquoi je ne peux me résoudre à lui mettre moins de 2,5.
La leçon de piano", de Jane Campion, tout à la fois gracieux, élégant et majestueux. Du grand cinéma, façon fresque affective grandiose, avec une évidente débauche de moyens, mais aussi une exigence scénaristique et littéraire puissante.
Ce portrait de femme si forte par-delà les apparences par une autrice si talentueuse, est bouleversant de sensibilité et s’impose comme un modèle du genre.
« Je n’avais pas besoin de parler, je pouvais inscrire des pensées en lui comme sur une feuille ». C’est ici la folle alchimie de l’amour. A défaut du son d’une voix, c’est la parole du cœur et des émotions qui se font entendre, à travers les traits de douceur et de douleur de Ada, mais aussi le son si précieux de ses silences et celui, déchirant de son piano.
C’est aussi la fièvre des corps, le désir brulant et l’amour paralysant. L’autre, ici Ada, ne devient presque plus que souffrance pour le personnage de George. Même présente, la peur de son départ est une terrible déchirure, une indélébile meurtrissure. C’est l’irrationalité de l’amour qu’on ne choisit pas, et la violence du sentiment envahissant. Plus rien ne compte, tout est dérisoire et inutile, seul compte son battement de cil…
Jane Campion filme sublimement ses formidables amants maudits, Holly Hunter et Harvey Keitel, couple passionnel et iconique.
Tout est art dans ce chef d’œuvre… C’est le bruit des flocons de neige sur l’eau… c’est inoubliable…