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stans007
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3,0
Publiée le 5 avril 2021
Toujours du mal avec la Nouvelle Vague godardine, son « insolence » libertine et choque-bourgeois, sa narration confuse… Cela dit, exposition originale et de bonnes scènes (le voyage chanté, « Avanie et Framboise », …)
Je vous promets que j'essai d'apprécier la Nouvelle Vague, mais il ne fait pas grand chose pour m'aider à changer d'avis sur sa qualité. Tirez sur le pianiste me semblait posséder une prémisse capable de faire disparaître mes préjugés (on repassera sur la publicité mensongère que constituent le titre et l'affiche), mais la première scène aura vite fait d'envoyer la couleur et de ternir mes illusions. Malgré sa très courte durée, Tirez sur le pianiste pourrait facilement n'être que le premier acte d'un film plus passionnant si il n'était pas rempli de dialogues inutiles sonnant systématiquement faux. En fait, tout sonne faux, des tirades à rallonge sur les relations de couple, du commencement aux conclusions des instants cruciaux (Aznavour empêche des gangsters d'attaquer son frère devant témoins ? Aucune conséquence. Une femme avoue sa relation adultère ? Récitation hors-sujet façon gamine de primaire. Un homme aide une victime blessée ? Discours interminable sur le mariage. Etc.), impossible de prendre au sérieux cette histoire de regrets tant les personnages sont en décalage constant avec les événements. Le flashback au milieu donne un éclairage intéressant sur la personnalité du personnage principal, un réveil inattendu mais qui ne fait que confirmer que l'intrigue criminelle et les questionnements amoureux n'ont aucun rapport les uns avec les autres et ne sont là que pour meubler un film qui reste paradoxalement trop léger pour avoir un quelconque impact. Quelque chose sort du lot, l'utilisation de la voix-off, omnisciente et interagissant avec le pianiste, mais rien de plus. Un mélange bancal de plusieurs idées hétérogènes et non traitées.
Avec son deuxième long-métrage sorti en 1960, François Truffaut réalise une œuvre étonnante renforcée par la narration non linéaire de l’histoire. Si l’on s’intéresse à sa trame policière on peut être déçu tant le scénario est laborieux et comporte de grosses ficelles. Par contre, quelques messages sur la place de la femme dans la société de l’époque, le doute des hommes, les relations amoureuses sont distillés tout au long du film avec une certaine dose d’humour. Ajoutons à cela une prestation honnête de Charles Aznavour en tant que pianiste échoué et nous voici devant un cinéma représentatif de la Nouvelle Vague. Bref, une production certes secondaire du réalisateur mais non dénuée d’intérêt.
Truffaut est un réalisateur très accessible pour des films toujours très clés dans l'histoire du cinéma. Mais ça j'en sais rien.
Par contre j'aime beaucoup les 400 coups. Tirez sur le Pianiste est un peu moins captivant. Parce que c'est un film plus pauvre. Il y a pleins d'idées de mise en scène ce qui ne change pas la donne. Le film parle beaucoup, et les fulgurances se font attendre par moments. J'aime malgré tout tout ce qui a été construit autour de ce personnage mystique du pianiste star déchu. Et c'est très intelligent malgré certaines apparences qui font passé le film pour une tentative de thriller très peu sérieux. Au final, il s'agit d'un compte. Il faut le voir comme t-elle et c'est cela que l'on perçoit si l'on laisse le thriller de côté.
Mis appart si l'on aime pas les comtes; rien est désagréable. Pleins de volonté d'innovation rythme le film lui donnant une proximité avec un cinéma moins conventionnel. J'aime bien ce tout. Je ne suis pas fan de la voix qui explique certaines pensée du pianiste malgré tout. Ce n'est pas explicatif pour autant. J'ai juste un peu de mal avec ce procédé; du moins comme ici. Au delà je ne suis pas fan. Le sujet m'intéresse sans me faire rêver et c'est beau sans pour autant me satisfaire. Ce qui en soit ne concerne que mes attentes. Et dieu sait que j'en ai lorsque je découvre un Truffaut.
Tirez sur le pianiste est adapté d'un roman de David Goodis qui ne m'avait pas passionné des masses et ce film ne m'a pas non plus énormément plu. On sent que l'aspect polar n'intéresse pas vraiment Truffaut qui se vocalise davantage sur ses personnages et justement Charles Aznavour sauve ce film dont la courte durée évite de s'ennuyer, son personnage et celui joué par Marie Dubois nous touche par leur histoire d'amour et apporte de l'émotion à ce film. Le final est une fusillade qui nous laisse de marbre.
Un scénario bancal qui tourne à l’ennui dans le dernier tiers, quand le film de gangsters prend le pas sur les déambulations très Nouvelle vague du héros. Il y a des choses, dans le rythme, le montage, qui ont très mal vieilli. D’autres m’ont paru très modernes et c’est de toute façon visuellement assez beau. Mais c’est surtout pour ses dialogues que je recommande le film. Les quelques brefs passages en monologue intérieur notamment sont d’une précision et d’une beauté totales.
Rompant avec le cinéma conventionnel de l'époque , ce film de la nouvelle vague qui casse les codes traditionnels de la narration a séduit et continue à séduire. Charles Aznavour a comme on dit un physique intéressant. Marie Dubois incarne une certaine fraicheur naturelle. Boby Lapointe fait un numéro détonant. Les deux tueurs incompétents qui déambulent sont plutôt sympa .Est ce que tout cela fait un véritable film? Pour beaucoup, oui qui le trouveront poétique. pour moi ,non qui ai trouvé le film très disparate sans cohésion et sans véritable style. Sortir des sentiers battus c'est bien mais faut il encore que c'est un sens et tout me parait un peu anecdotique dans ce film tant au niveau des péripéties que des personnages secondaires qui n'ont pas beaucoup d'intérêt. J'ai eu presque l'impression de voir un film de débutant. Quitte à voir un film de rupture datant de cette époque , à bout de souffle me parait nettement plus réussi et novateur avec un vrai style original et nouveau qui lui est propre même si je suis loin d'aimer tout le cinéma de jean luc godard
Avec tirez sur le pianiste Truffaut rend hommage aux polars américains qu’il aime mais à la sauce nouvelle vague. Cela paraît seulement amusant et léger au premier abord, mais sont film est en réalité un peu plus étoffé. Tout d’abord au niveau de l’écriture de son personnage principal lui aussi plus complexe que la première impression qu’il nous donne. Mais aussi dans la mise en scène qui sans faire d’esbroufe nous offre quelques plans de toute beauté (surtout dans le final). Sans être extraordinaire, c’est un très bon film et une des excellentes utilisation de Charles Aznavour au cinéma.
Après le succès des Quatre cents coups, François Truffaut prend le contre-pied de celui-ci en signant Tirez sur le pianiste. Ainsi, après le film personnel sur l’enfance, il adapte cette fois un roman policier de David Goodis et utilise une star de la chanson et du cinéma, Charles Aznavour. Truffaut décide cette fois (il l’a reconnu en interview) de faire un film destiné avant tout à des cinéphiles plus qu’au grand public. Il s’amuse donc à jouer avec différents codes : sous-titrage de la chanson Avanie et Framboise de Bobby Lapointe préfigurant le karaoké, pensées du personnage illustrer par une voix-off (qui n’est pas la sienne), flashbacks, transition à l’iris, multiplication de ces mêmes iris (trois dans le même plan montrant trois fois le même personnage), jeux de montage (un personnage jure sur la tête de sa mère et le plan suivant montre celle-ci mourant)… Truffaut joue également à multiplier les citations (une camionnette affiche une publicité pour Les Cahiers du cinéma, on cite un film visiblement inventé s’intitulant Torpilles en Alaska avec John Wayne…) et à écrire des dialogues typiques de la Nouvelle Vague utilisant des jeux de mots et donnant parfois un sentiment d’improvisation (un comble pour un film post-synchronisé) lié à la banalité d’autres. Truffaut cherche visiblement à s’amuser et ne traite pas sérieusement l’intrigue de son film. Cela est dommage car, malgré une belle musique de Georges Delerue (en particulier l’entêtant thème principal), le résultat se suit sans ennui mais sans passion également, ce qui justifie sûrement l’échec commercial que le film rencontra.
Aznavour est excellent, mais il est le seul ! Le scénario n'est pas crédible et la fin est bâclée, gâchée par cette voix off. Restent quelques effets de mise en scène intéressants (cadrages, flash back...)
Cela vient de moi je n'arrive pas à apprécier les films à Truffaut. C'est un peu toujours le même scénario, des amourettes entre un homme et une femme au centre de Paris. En général les histoires tournent en rond. Là il y des hommes qui tentent de créer des problèmes au pianiste, mais pas trop, c'est mou, on voit qu'il fallait quelque chose pour pimenter la sauce. Après il y a l'apparition de Boby Lapointe qui est rigolote. Charles Aznavour joue bien mais il manque de charisme pour jouer le premier rôle d'homme. Mais bon, il faut aimer Truffaut pour apprécier le film.
Tirez sur le pianiste est un geste manqué sans cesse répété, celui d’une main n’osant prendre la main de sa bienaimée, d’un adieu jamais prononcé aux trois beautés, d’un coup de feu tiré en vain, d’un coup de poignard dans le dos qui provoque une fuite inutile. Par son image au noir et blanc superbe, François Truffaut capte la grandeur du petit. Acteur du timide, Charles Aznavour parle avec son regard, ce miroir de l’âme qui ne laisse échapper qu’une expression de passivité teintée de mélancolie devant le burlesque tragique d’une existence ; son personnage intrigue et fascine à la manière de ce film unique qui saisit, non sans magie, le quotidien dans sa force extraordinaire pourtant banale.
Un petit Truffaut, un peu viellot. Aznavour s'en sort pas trop mal et le film surfe habillement sur plusieurs genres en même temps (policier, burlesque, drame, mélo etc...) mais bon je l'ai vu une fois et je pense pas que je le reverrai !
J'ai peut être manqué quelque chose mais ce film ne m'a pas du tout atteint. Je me refais pourtant la filmographie de Truffaut et il faut dire que sa période d'A bout de souffle jusqu'à 1965 est excellente, mais pour moi il y a une ombre au tableau, une tâche, Tirez sur le Pianiste. Aznavour joue comme un pied on ne lui en veut pas chacun son métier, par contre les intentions de Truffaut ici restent incompréhensibles ...